Left 4 Dead 2 : Chernobyl

Chernobyl, la zone d’exclusion, le réacteur 4, le 26 avril 1986, Prypiat… En grand fan de la saga S.T.A.L.K.E.R., impossible de passer à côté de cette toute nouvelle campagne custom nommée « Chernobyl ».

Je l’attendais cette campagne… Left 4 Dead 2 malgré ses 10 ans, est un jeu toujours pratiqué par une communauté d’environ 10K joueurs mensuels. Ce chiffre est relativement stable depuis des années (Steamcharts.com).

C’est que le jeu a été bradé plein de fois, voire même donné à une époque et il n’y a toujours pas de Left 4 Dead 3 en vue; aucun jeu n’a réussi à arriver à la cheville de cette saga question coop, d’où le fait que le jeu soit encore présent dans le paysage du jeu multijoueurs sur PC 10 ans plus tard. Le premier volet est lui aussi toujours actif, avec des chiffres qui se situent en moyenne dans les 450 joueurs actifs et ce chiffre ne faiblit pas, largement de quoi trouver des gens avec qui jouer.

J’en ai passé du temps sur ces jeux… 1600 heures sur le deuxième opus, 450 sur le premier… Autant de temps passé grâce à la coop savamment dosée des titres et à tester beaucoup de campagnes créées par la communauté, vraiment beaucoup; jusqu’à créer un guide de sélection des meilleures maps disponibles, toujours en ligne aujourd’hui.

De retour à Prypiat

Revenons à nos moutons, parlons de Chernobyl. C’est une campagne en développement depuis de nombreuses années, en 5 maps et dont l’action se situe essentiellement à Prypiat. La particularité de la campagne c’est le très grand soin apporté à reproduire l’atmosphère si particulière de la Zone. Paysages abandonnées où la nature a repris le dessus, couloirs délabrés, pièces laissées en l’état et places encombrées de débris et d’objets en tous genre… Pour qui connaît la saga S.T.A.L.K.E.R., on est en terrain connu. Certains lieux sont particulièrement bien reproduits, comme les ruelles de Prypiat, la place centrale de la ville, la grande roue et ses auto-tamponneuses, l’hôtel de Prypiat, la piscine municipale..

Tout est fidèlement reproduit sous un moteur Source poussé à ses retranchements,  et le promeneur pourra souvent s’arrêter ici et là pour admirer les multiples détails qui jalonnent les différents niveaux de la campagne.

6 516 zombies tués plus tard…

Passé la joie de se retrouver dans la Zone, il faut bien admettre que malgré le travail titanesque qu’a du nécessiter Chernobyl, l’ennui prend assez vite le dessus… La faute à une campagne globalement déséquilibrée. Préparez-vous à recommencer plusieurs fois certaines maps, comme la deuxième qui est particulièrement longue et difficile.

Les développeurs se sont attelés à recréer fidèlement Prypiat. Mais ils ont oublié que Left 4 Dead ça fonctionne très bien quand c’est équilibré, et c’est tout de suite beaucoup plus chiant quand ça ne l’est pas. Ici les maps sont soit trop longues, soit trop courtes; il y a une telle quantité de zombies à tuer, de hordes aléatoires à affronter et de spéciaux à abattre que ça en devient éreintant : on progresse trop lentement et vu que la plupart des niveaux sont longs, on n’en voit plus le bout. A cela, il faut ajouter que les différentes armes et objets ne sont pas réparties dans les niveaux de façon homogène : parfois c’est la traversée du désert et chaque balle compte, et la map suivante c’est presque trop.

La sortie, c’est où ?!

Le level design quant à lui est correct dans l’ensemble; les niveaux sont rythmés par des passages variés et tout est fléché ingame comme le veut la tradition Left 4 Dead. On ne perd donc pas souvent notre chemin mais ça arrive : certains endroits comme notamment la place centrale de la ville sont tellement ouverts et tellement grands que de prime abord on a du mal à identifier rapidement la direction à prendre. La faute aux manques d’indicateurs visuels qui incident le joueurs à instinctivement suivre telle ou telle direction. Les décors sont reproduits de façon réaliste, et de ce fait il n’y a quasiment aucune aide visuelle hormis les flèches – mais qui sont tellement discrètes et petites qu’on peut facilement les manquer.

Autre chose à noter : les events, ces temps forts vus dans chaque campagne Left 4 Dead sont ici réduits au minimum, manquent clairement de sensations épiques et d’intérêt. Et ce n’est clairement pas la bataille finale qui consiste à camper sagement qui relèvera le niveau de cette campagne qui est au final une semi-déception.

Pour achever le tout, la campagne se passant essentiellement à Prypiat les niveaux finissent inévitablement par se ressembler, et passé la première heure de jeu, on a l’impression de parcourir plusieurs fois les mêmes passages, gris, ternes et répétitifs.

Chernobyl est magnifique et rappellera aux vétérans des S.T.A.L.K.E.R. de très bons souvenirs. Mais la progression trop lente et la difficulté élevée a presque failli venir à bout de notre patience lors de notre session de test. La campagne mérite tout de même d’être jouée : en 2020 et après des années de disettes, ça fait du bien de jouer à quelque chose qui a tout de même une sacrée gueule. Espérons que la campagne soit patchée rapidement afin qu’elle offre tout le fun dont elle n’a encore que le potentiel à ce stade.

Testée en version 1.0.4 (janvier 2020).

Liens

Site officiel
Moddb
Télécharger la campagne (Workshop Steam)
Nofrag : Chernobyl : une nouvelle campagne pour Left 4 Dead 2

Vidéo


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