Cuisine Royale, PUBG version Lidl

Récemment, votre serviteur s’est essayé à PUBG. Étant plus du genre à me lancer dans une arène remplie de mobs à massacrer au chaingun tout en strafant à 100 à l’heure avec du metal en fond sonore, l’expérience fut intense, mais très douloureuse.

Et même trop. Après avoir enchaîné les échecs cuisants malgré ma persistance, j’ai lâche l’affaire : PUBG, c’est pas bon pour mon p’tit cœur ni pour les oreilles de mes camarades. C’est en feuilletant le dernier Canard PC que j’ai lu un papier sur les battle royale du moment et notamment sur Cuisine Royale, que je ne connaissais pas. Et dans l’article en question c’était le seul qui sortait vraiment du lot avec ses casseroles en guise d’armure et ses caleçons ridicules. Rien que ces seuls arguments m’ont convaincu de tenter une séance de dégustation à l’aveugle.

Un véritable dîner d’cons

Moi qui sortait d’un PUBG dans lequel je n’ai éprouvé que de la rage et du stress, ça me semblait être pile poil ce qu’il me fallait pour passer quelques heures avec des potes bien peinard sur un jeu stupide. C’est qu’on est un peu en manque d’un jeu un peu fun / détente depuis quelques temps, je n’ai donc eu aucun mal à former une équipe de quelques compères irréductibles prêts à en découdre au pays des fous.

Car pour la faire courte, Cuisine Royale est une parodie de PUBG, une vaste blague en early access publiée par des développeurs manifestement complètement tarés. Dans le jeu, les casseroles, gaufriers et autres plats à tarte remplacent les armures, les frigos remplacent eux les caisses de loot; il est possible de sauter très haut avec une paire de bottes spéciales ou d’avoir un bonus de santé de +40% avec une espèce d’auréole greffée au slip qui vous trahira quand vous penserez être à couvert derrière un muret. Et ce n’est qu’un aperçu du potentiel de n’importe quoi qu’offre le titre.

Ici on laisse le sérieux au placard, n’attendez pas même de vos adversaires une course à la performance. C’est équilibré avec le cul (je pense à l’AKM surpuissant par exemple), les collisions sont foireuses, la physique des véhicules est ridicule, notre personnage gueule comme un putois lorsqu’il recharge, siffle très fort quand il indique une position sur la carte, la dispersion de certaines armes les rend difficilement utilisables…. On se marre beaucoup plus que dans PUBG de notre côté tellement c’est du gros n’importe quoi. Il suffit d’avoir en tête ces instants épiques de courses de véhicules, de sauts de toit en toit, d’assaut lancé couvert de casseroles bruyantes révélant notre position, de voir la gueule de nos coéquipiers couverts de casseroles et d’assister à une séance de fails fracassants pour s’en convaincre facilement.

Vous affronterez en moyenne une trentaine de joueurs en solo, duo ou escouade jusqu’à 4 joueurs dans l’unique map du jeu qui vous plongera dans une espèce de campagne française en pleine 2nde Guerre Mondiale, les véhicules et les armes sont donc d’époque (sauf exceptions loufoques). Le déroulement d’une partie est exactement le même que dans n’importe quel autre BR : après le spawn, vous devez trouver de l’équipement et tuer tout ce qui bouge (ou pas) tout en avançant vers la prochaine safe zone, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un.

Tout est bon dans le cochon

Avec les potes on aime aussi le côté immédiat du jeu, on n’attend pas d’embarquer dans un avion, on ne choisit même pas notre point de chute : on spawne directement au sol après un chargement très rapide. Quand on crève – souvent avec panache – on relance aussitôt une partie, on passe nettement moins de temps à attendre que dans le modèle du genre, c’est très appréciable.

Le jeu possède tout de même quelques arguments qui lui donnent de l’intérêt : graphiquement c’est pas fou, mais c’est pas honteux non plus; certaines armes ont un sacré punch, les sons sont impeccables, il y a même du lean, des tas d’armes différentes, quelques bonus bien stupides et des unlocks tous plus débiles les uns que les autres. L’UI est dégueulasse mais intuitive et fonctionnelle, et même s’il y a des bugs et des soucis de finition un peu partout l’univers du jeu à mi-chemin entre l’aspect réalisme et le ridicule de situation crée un décalage délicieusement stupide et addictif. La sauce prend de notre côté, et même si nous n’y passerons pas des dizaines et des dizaines d’heures, c’est sans rechigner qu’on lance régulièrement quelques parties, en mode détente totale.

C’est évident, comparer ce truc avec PUBG ça n’a pas grand sens, ce n’est pas du tout du même niveau d’intensité, de tactique et d’exigence; mais si, comme nous, vous n’avez pas envie de vous prendre la tête et que vous voulez enchainer les parties totalement WTF, Cuisine Royale est fait pour vous ! Ne vous arrêtez pas au faible nombre de joueurs présents sur le jeu, on trouve toujours une partie très très vite. On se marre bien à chaque partie et j’ai gardé le meilleur pour la fin :  le jeu est gratuit sur Steam.

 

Liens

Steam (téléchargement)
Nofrag : Dossier : l’avalanche des battle royale
Nofrag : Cuisine Royale revient en version italienne
Nofrag : Cauchemar en Cuisine Royale

Screenshots faits maison

Well…shit.
La poêle qui one-shot – mais qui reste en plein milieu de l’écran en permanence – fait le bruit… d’un sabre laser.
<3
Ça a beau être très con, c’est pas si moche.
First Person Cigar

Gameplay

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