Souriez !

Je fais beaucoup dans la photo de groupe, en ce moment…

Toujours des astrocytes, hippocampe de rat, marquage sulforhodamine, parfois on voit la pipette d’enregistrement de champ.

Echelles: 100 ou 20 micromètres.

Survival guide

Les buffets japonais, c’est auand même assez particulier. Vous prenez une occasion de célébrer, vous prenez plen de gens et pas assez de nourriture pour tout ce monde, et surtout deux ou trois pontes qui vont avoir à discourir.
Car il faut imaginer la scène: tout le monde est affamé et aux aguets car il n’y a pas assez de nourriture. Les personnalités se succèdent, avec leurs discours. En général, au bout du quatrième, certains craquent nerveusement et osent se servir un cracker. Méfiance: la première fois qu’ils disent un truc du genre ‘Help yourself’, il s’agit de la boisson uniquement, car il va falloir porter un toast.

La première fois, j’ai commencé à remplir mon assiette à ce moment. La pile de nourriture avait déjà atteint une taille raisonnable quand je me suis aperçu qu’il y’avait un grand silence gêné autour de moi. Bon, de toute façon ils savaient déjà que les français étaient des goinfres. Mais là où ça peut être intéressant, c’est qu’il va falloir ouvrir le tonnelet de saké au marteau, et certains ne savent pas qu’en fait il est déjà ouvert et qu’il suffit de taper un petit coup symbolique. Donc avec un peu de chance un gars va taper comme un sourd et tout le premier rang va se retrouver aspergé de saké, ce qui peut être assez sympa quand le maire est invité.

Une fois qu’on a applaudi suffisamment et fait ‘Kampei’, il faut être rapide. Déjà, être à proximité d’une table où poser aussitôt sa coupe à saké, car on va avoir besoin de ses mains. Ensuite, un bon sens de l’observation. Ce qui disparait en premier, c’est systématiquement le saumon et les profiterolles. Prenez en deux de chaque, les profiterolles dans un coin de l’assiette en attendant le dessert (ignorez superbement ceux qui vous regardent intrigués par une telle combinaison). Ensuite ce seront les sushis et sashimis, les gyozas et raviolis chinois. Les frites-saucisses peuvent être laissées de côté pour le moment, de toute façon il en restera, ainsi que les minis sandwichs et les yaki-sobas. La méthode est simple: votre assiette doit être toujours remplie aux deux tiers (sans compter les profiterolles, ça c’est du bonus) et ne jamais faire un aller-retour pour un seul aliment. Au pire, si votre assiette est pleine et que vous voyez qu’il y a du rab de maki-crevette (laissez le maki-avocat aux autres), revenez avec un ami. Il faut fureter, car les différents aliments ne se vident pas à la même vitesse selon la table du buffet.

Le dessert est un peu particulier, et il faut être encore plus rapide. En effet, les japonais mangent moins donc ils auront fini avant vous, et ils n’ont pas l’habitude des desserts, donc il y en aura très peu. A ce point, je préconise l’ami en béquilles ou fauteuil roulant, qui doit donc se faire aider (et votre dévouement à l’aider est exemplaire). Ainsi, partir avec trois ou quatres desserts en même temps peut presque passer inaperçu, ou bien vous avez une explication. En tout cas, allez y avec une autre assiette, comme ça vous pouvez reprendre des profiterolles sans attirer l’attention. Pour le fromage, en général pas d’inquiétude: soit c’est du savon et donc n’en prenez pas, soit il est bon (donc fort) et personne à part vous ne le mangera.

Pour le vin c’est délicat: honnêtement, évitez. Si vous êtes vraiment en manque, le blanc est moins pire que le rouge. Le saké est honnête, profitez en pour piquer les verres car vous n’avez pas de service à saké à la maison.

En suivant ces petites indications et en s’y mettant à trois ou quatre, vous verrez que votre table aura bientôt plus de nourriture que le buffet.

Et j’attends impatiemment qu’ils nous fassent faire ‘Tejime’. je sens qu’il y a moyen de faire pas mal de bétises, avec ce truc.

[flash]http://www.youtube.com/v/B_NiCqHbT40&hl[/flash]

(oui, désolé, le son est décalé, pas trouvé mieux). J’adore ces humoristes japonais.

Lundi au soleil, dimanche au labo

L’inconvénient majeur de la recherche, c’est que ça ne marche pas. On pourrait comparer nos expériences, mais de mon côté ça a toujours marché juste assez pour ne pas tout plaquer et finir pompiste ou choeur de l’Armée Rouge. Ce qui n’est pas toujours folichon.
Un autre inconvénient, c’est que quand ça marche c’est passionnant. Donc là je viens de me taper 12h de boulot hier samedi, et ce sera sans doute le même tarif aujourd’hui dimanche.

Vous pouvez aller voir ça aussi, je ne me souviens plus comment on affiche les vidéos… C’est à la fin que c’est intéressant (enfin, faut être attentif et vous attendez pas à StarWars, hein…)

(L’avantage de faire de l’imagerie, c’est que même si ça a foiré, tu as toujours gagné un nouveau fond d’écran…)

Je dois avouer que travailler maintenant me permet aussi de partir 4 jours à Kyoto la semaine prochaine sans dépenser de jours de vacances car j’ai besoin de ces jours pour partir à Hokkaido cet été. Donc je ne suis pas complêtement à plaindre :]

Images de haute précision (houlà)

Je suis assez fier de moi, tiens.
Il ya toujours des incohérences pas très graves mais rigolotes. On a des microscopes biphotons, on peut stimuler tout ce qu’on veut par lasers et à des échelles de l’ordre du micron ou même du nanomètre, mais pas encore de carte DAC pour acquérir les images en lumière simple sur ordinateur :]

J’ai donc du illustrer tout mon topo d’hier par des images prises avec mon téléphone portable…

Utiliser son téléphone pour montrer les résultats d’un appareil photo de deux millions de dollars, c’est quand même la classe.

Qu’est ce qu’on rigole, depuis Babel !

Evidemment, partir travailler dans un pays aux antipodes, ça donne une bonne idée de la mondialisation. Mais il y a plein de détails qui se surimposent à ce simple fait. Ma voisine d’en face est coréenne, il y a deux russes et un ukrainien. On écorche tous joyeusement l’anglais, mais la communication passe. Avec un mot du langage d’origine de temps en temps. Par contre, je vais avoir un accent vraiment immonde, après tout ça.

Les ordinateurs sont des mélanges infernaux : parfois système de base en japonais, puis passé en anglais (mais certains résistent encore et toujours à l’envahisseur, la preuve sur Winamp et l’Explorateur Windows).

Thunderbird ? En français, c’est moi qui l’ai installé. Sur chaque ordi, sont présentes les langues d’entrée anglaises et japonaises, ajoutées du français ou du russe. Un sacré bordel quand il s’agit de taper un mot de passe et qu’on ne sait plus comment est configuré le clavier. Et on trouve des accessoires exotiques comme un clavier originel en hiraganas/katakanas avec les caractères cyrilliques rajoutés au feutre. Pour trouver un ‘ù’ là-dessus, ça demande une certaine concentration.

Et le pire reste le ‘z’ et le ‘w’, ou ‘a’ et ‘q’ inversés entre claviers azerty et qwerty. Sous Thunderbird, dès que je veux sélectionner l’intégralité d’un mail, je quitte le programme. Et sous Labview, je ferme la fenêtre quand je veux annuler. Je me suis gaussé des années durant des messages inutiles genre ‘Etes vous sûr de vouloir quitter ?’, et maintenant je les bénis car sinon j’aurais déjà perdu pas mal de travail.

Mais il y a pire encore. Là, mon voisin (taïwanais) a voulu me faire plaisir en mettant ‘Notre Dame de Paris’ dans le bureau. Il va me falloir de la patience et du tact, je sens.

Labview (3) et questions…

Pffff, ça avance.

C’est que c’est un peu plus complexe qu’un feu rouge, le matos qu’on a. Réarrangé l’acquisition de données, réécrit quelques sous-routines, et programmé le bousin pour pouvoir enregistrer sur les 4 canaux analogiques alors qu’il n’en permettait qu’un avant. Oui, c’est en dessous… Et le reste du programmetient sur une surface d’écran qui fait à peu près 2m². Et le problème de la programmation, c’est que je ne dors plus.

Brêfle, je voulais savoir: j’aimerais bien acheter Portal, maintenant que j’ai une bécane. J’ai déjà un compte Steam avec même des jeux dessus, mais je n’ai pas vraiment de connexion internet (au boulot, je peux trimballer mon ordi de temps en temps, mais je n’ai pas de connexion permanente pour le moment). Faut il une connexion tout le temps pour jouer, ou seulement un bref moment (activation…) et après on peut s’en passer ?
De plus, ça me dit bien d’acheter la ‘Orange Box’ ici, mais peut-on changer la langue du jeu ? En japonais, je ne vais malheureusement pas y comprendre grand chose.

Au pire, je peux amener mon ordi au labo, l’acheter sur Steam en français, mais ça va prendre du temps. Merci !

Et pour finir, les petits seaux qui servent à arroser les plantes des tombes japonaises, au cimetière du Shogun, et la grande baleine du musée des sciences de Ueno.

Les vieux rats

Un jeune ça tient dans la main, et il suffit de dix secondes d’anesthésique volatile pour l’endormir. Un vieux est trop résistant, il faut le piquer en IP et il te fait savoir qu’il n’aime pas ça. Un vieux il faut le peser pour connaitre la dose d’anesthésique, et tu risques de le tuer par arrêt cardiaque si tu as trop forcé la dose. Un jeune ça n’a pas encore de dents, parfois ça n’ouvre pas encore les yeux et n’a même pas de poils. Un vieux c’est rapide, robuste, et quand tu te trompes ça mord à te transpercer la main de part en part. Un vieux nécessite d’être perfusé pour atténuer la mort neuronale, et ça rajoute une manip pas forcément simple. Un vieux parfois ça se réveille alors qu’il a la cage thoracique ouverte et le cœur au bout des doigts.

Un jeune à décapiter, ça se fait avec une paire de ciseaux, les mêmes que ceux qui vous servent à couper du papier. Un vieux il faut aller chercher la guillotine, celle dont personne ne se sert et qu’il faut tout le temps aiguiser. Mais une fois, elle était tellement émoussée que tu as été obligé de finir le rat au ciseau, et du coup tu l’aiguises. Toujours. Un jeune ça ne saigne presque pas, une goutte sur le papier absorbant. Un vieux tu peux repeindre l’évier et le mur en face si tu n’es pas assez rapide, et encore laisser quelques gouttes sur le sol. Un crâne de vieux c’est très dur, tu risques tout le temps d’abîmer le cerveau en l’ouvrant. Et si la pince rippe et que l’os se rabat, tu prends du sang plein la figure. Réflexe apprit très vite : ne pas se passer la langue sur les lèvres lors de ces manips. Jamais.

Un jeune tu peux faire tes tranches sur le cerveau entier, ça résistera. Un vieux il faut d’abord disséquer la région cérébrale d’intérêt, sinon l’oxygénation n’est pas suffisante. Un jeune c’est tellement solide que tu peux faire ça vite sur un coin de paillasse, dans des conditions pas top, presque aller boire un café entre les étapes. Les tranches seront bonnes et les neurones vivants. Un vieux il faut réfrigérer tout, couper les tranches en milieux sucrose ou choline, vérifier pH et osmolarité, recommencer, faire des chambres d’incubation compliquées pour que l’oxygénation soit parfaite. Voire même couper en APV, mais c’est trop cher. Et les tranches sont mortes, les neurones survivants se comptent sur une main alors qu’il devrait y’en avoir des milliers.

Putain, je hais les vieux rats, quand est ce qu’on fait enfin un projet sur du jeune ? Je veux du 12 jours, pas un de plus. Mais pas trop jeune non plus, car quand il faut ouvrir la mère, c’est pire -_-

Bienvenue dans la réalité de la science expérimentale \o/ Le prochain article sera kawaï voire mièvre, c’est promis.

Labview (2)

Je commence à appréhender la bestiole, c’est vrai que c’est intéressant ce truc. Mais ça demande une approche mentale vraiment différente de la programmation ‘standard’ (j’ai transpiré, pour trouver comment faire un simple ‘If… Then… Else…’).

Donc hop, celui qui me trouve à quoi sert le bout de code suivant gagne deux demoiselles en mini-short à Shibuya.

Et pour adoucir la geekerie de ce blog, une petite famille en photo au Meiji-JinguMae:

Mal de crâne

Les neurones mourant avec enthousiasme (je pense que les rats font partie d’une secte préconisant le suicide de groupe, c’est pas possible autrement), je me suis mis comme je peux à un autre instrument de torture. Ca s’appelle Labview, c’est un ‘Environnement Graphique de Programmation’ et ça permet de parler le binaire et l’analogique en plus du japonais. Tout ça pour pouvoir taper la causette avec les cartes DAC, envoyer des requêtes en hexadécimal (et espérer une réponse parfois, ohééé ??) et pouvoir programmer les machines à café. Accessoirement, ça permet de faire des programmes abscons en interface 8bits, ce qui explique le choix judicieux des couleurs.

Bref, ça ressemble à ça.

Heureusement, le café est gratuit. Je pense sérieusement à me faire rembourser l’aspirine aussi.

Ah, et puis le sourire de la journée: je viens de découvrir les pubs japonaises pour ‘Pocky’, ce qu’on appelle chez nous les Mikados. Greuuuh.

Une avec les Momusu, faites pas gaffe au papier peint des années 80.

Et une avec Nakama Yukie, greuuuuh derechef.

Equipe russe

L’avantage (ou l’inconvéneint, je sais plus bien) d’être dans une équpe russe c’est l’alcoo. Sayonaraz party pour un gars de Nijni Novgorod, ça DEVAIST être conséquent.
Donc on a commencé à la vodka (40 degrés), on a continué au KnagLiao (c’est ta£iwanais et ça titre du 58 degrés fillette), on a fini à l’avsinthe (c’est beaucoup trop,de degrés, je m’éatais promis de jamais recommencer, raté). Bref, je suis dans un état de décomposition avancé.

Mais très sympa. J’en ai profité (y’avait des chinophones et des nippophones) pour leur delmander des kanjis pour mon nouveua nom japonais. J’en ai besoin pour les signautures japonaises, en kanjis exclusivement. J’ai trouvé deux combinaisons assez sumpas, je vous expliquerai et montrerai à quoi ça ressemblre dés que je pourais afficher des kanjis ici.

Bref, il est 21h et je ne tiens plus ndebout (pour information, je me sius amusé à écrire ce billet sans correction, ça vous donne une idée de mon état). Mais mon état n’est rien à cîté de celui du chef.

Ah, cadeau, une image pas prise par moi mais par un pote au Matsuri de Chchibun lors du feud ‘artifice.

Je sens que demain va être très difficile /o\