Où comment être sur…

… de manger des sushis frais.

C’est que la petite bête est sensible, et un bon sushi doit être très frais pour fondre sous la dent. Voire encore vivant, mais ce sera un autre article.
Pour cela, allez à Tsukiji, le grand marché aux poissons de Tokyo.

C’est une fourmilière à l’image du Tokyo: 4000 tonnes de poisson vendues chaque jour, pour nourrir une des plus grandes villes du monde. La plupart des poissons ont été pêchés la nuit même, on les retrouve encore vivant dans les bacs de vente.

Les crabes essaient de claquer des pinces malgré les liens qui les enserrent, les langoustes pointent les antennes hors de bains bouillonnant, les coquillages crachent leur eau salée à l’encontre des passants, les poissons frétillent encore et pourraient presque être relachés. On croise des holothuries se prélassant mollement dans des bacs, des poulpes et seiches encore parcourues d’ondes colorées. Les seuls méconnaissables sont les thons, découpés et congelés sur le bateau, écarris à la hache, à la scie sauteuse, parfois même avec un ou deux katanas de cuisine.

Etant déjà venu, je m’étais imposé un thème histoire de ne pas refaire les mêmes photos: rouge. Il y a possibilié de faire encore bleu, vert, blanc, noir, humains et machines. Les prochaine fois.

Et pour les prochaines fois, vous aurez droit aux récits sur (oui, je sais, je tease comme un fou mais surtout je manque de temps):

Jiyugaoka

La nuit de vendredi a été chargée, samedi fut tranquille, entre balade et achats à Jiyugaoka.

Jiyugaoka est un faubourg de Tokyo, connu pour ses nombreux magasins de mode et d’accessoires de maison, un peu cher mais branché. C’est Tokyo ville presque tranquille: des immeubles bas, des échoppes minuscules, de nombreuses rues piétonnes tresseillées de fils électriques. De la verdure dès qu’il y a un espace possible, même s’il ne peut être que minuscule. Quelques aberrations architecturales se cotoient telle cette reconstitution d’un quartier italien idéalisé, avec gondole esseulée sur plan d’eau artificiel. Juste à côté d’une maison traditionnelle aménagée en café autour du jardin intérieur. Le Maccha y est amer à souhait.

Au retour passage par Shibuya, bien sur, pour prendre la température des publicités et des cris, pour s’arrêter manger des sushis à l’anguille et se perdre dans la foule dense.

Maman

J’avais rendez-vous à Roppongi avec d’autres, mais c’est toujours la même chose: on se donne rendez-vous à une heure précise à une sortie de métro… sauf que des sorties de métro il y en a 12 réparties sur 5 ou 6 patés de maison. Une fois, j’ai fait toutes les sorties d’une station pendant une heure, avant de m’apercevoir que les autres tournaient dans le même sens que moi.

Bref, j’en ai profité pour aller voir la grande Araignée de Roppongi. Elle est gigantesque, noire, projettant ses pattes de part et d’autres d’une place devant la ‘Mori Tower’. On peut passer entre ses pattes grêles de faucheuse, juste sous son ventre boursouflé d’oeufs.

Et elle s’appelle ‘Maman’.