Je me casse !

Pas pour très longtemps, rassurez vous: 3 semaines de vacances en France.
Si vous notez une pénurie de fromage dans tous le pays, c’est que je suis bien arrivé. Menu: Paris, Marseille, plein d’escalade, peut-être même de la montagne si j’ai le temps.

De plus, par le plus grand des hasards, Oni Oni et moi serons dans le même avion. S’il se crashe, on vous fera un reportage photo.

En attendant:

(S’il y a bien un truc torride avec le kimono, ce sont les découverts de nuque qu’ils permettent…)

Les prochaines photos seront avec yeux débridés !

First Hanabi of the Year: Success…

Les Feux d’artifice (Hanabi), ça commence toujours pareil: essayer de trouver une place où assister à l’événement. Sachant que la moitié de Tokyo a décidé de faire pareil, avec un bon quart qui l’a fait avant vous, c’est pas facile. Un peu comme Hanami, mais en plus chaud et encore plus difficile: il y a plus de monde et moins de place pour placer sa fameuse bâche bleue (oui, car si on se la joue vraiment japonais, il faut une bâche bleue, c’est comme ça).

On arrive à placer sa bâche, on se fait plus ou moins virer par des flics en vadrouille, on repart pour un autre site que des amis d’amis d’amis ont trouvé, etc… Je ne sais pas ce que ça donnerait sans téléphone portable. Comme il faut réserver sa place tôt (voire la veille) les gens dorment directement sur site en attendant le début, les trains sont bondés de demoiselles en yukatas et il y a toujours un touriste pour te demander ce qui se passe.

Cette année, on a échoué au pied du musée Edo Tokyo, ce qui n’est pas le mieux pour voir le feu d’artifice mais au moins il y a de la place. Et puis juste avant que ça commence on a sorti l’essentiel: foie gras et Cahors 15 ans d’âge (avec verres à pied, faut pas déconner). Oui, je vous l’avais dit: ici, tout n’est qu’un prétexte pour manger.

(Pas vraiment de photo du Hanabi, en fait…)

_ Demo watashi ha, konna kanji ga aruyo !
_ Eeeee, uso !

(Pas facile de passer après Oni Oni. Mais bon, je me bats avec mon 50…)
(Haha, je pars à Kyoto toute la semaine, pour le boulot. On va crever de chaud, mais ça devrait être sympa)

Hisashiburi…

Je ne voulais pas vraiment y aller mais bon, ça faisait longtemps. Et puis pour un anniversaire, faut faire un effort quand même.

Y’avait tout le monde et un peu la même ambiance que d’habitude. Le genre d’atmosphère complêtement décalée que j’ai découvert ici: uniquement des gens que tu n’aurais jamais rencontré normalement, et qui t’aurais intéressé encore moins. Mais là ? Bof, ça passe avec l’alcool. Comme d’habitude: majoritairement étrangers masculins et locales féminines. Comme d’habitude c’est nomihodai et il y a trop d’alcool.

Y’avait Subtilité de tractopelle qui profitait que sa copine ne soit pas là pour brailler des insanités en mauvais japonais sur la serveuse. Y’avait les Amis d’amis d’amis qui sont là en vacances et qui parlent uniquement de leurs nuits et conquêtes à Roppongi. Ils se vantent en disant que ce soir ça finit en partouze. Y’avait Un peu perdue, la japonaise transie. Il y’en a toujours une: celle qui rêve de se barrer avec un étranger, mais pas assez jeune, jolie ou rigolote pour attirer suffisamment l’attention. Elle rit avec tout le monde, mais elle ne fait pas le poids et elle le sait.

Y’avait Complêtement tarée, qui n’avait pas changée: elle a fini la soirée à marcher sur la table en relevant sa robe, montrant son absence de sous-vêtements et en criant ‘I’m smelling good’. Et encore, elle s’est retenue: y’avait son copain. Complêtement tarée, c’est la petite qui parait tout à fait normale étant sobre. En fait, elle gagne sa vie en faisant des shows sado-masochistes. Et il parait qu’elle est douée. Quand elle s’est affalée sur les Amis d’amis d’amis et leur a dit qu’elle était d’accord pour participer à leur soirée même si elle était toute seule, ils sont partis la queue entre les jambes. Que de la gueule, mais je les comprends un peu.

Et puis après 4 pichets d’Umeshu et 3 japonaises qui m’ont dit que je tenais super bien mes baguettes pour un étranger, tout le monde s’en va en boite.

Pas moi. Ca fait du bien de vous revoir, mais je n’inverse plus les nuits et les jours.

(Je suis stupide, en fait j’avais les photos du sol. C’est quand même mieux comme ça).

De noir, de blanc et de bruit.

Essai d’appliquer la suggestion de PositiveFunk: haut ISO et Noir & Blanc pour ne pas trop montrer le bruit. Ca ne marche pas si mal.

Par contre, pas facile de faire les photos dans le noir, en manuel (l’AF est dans les choux à cause du manque de lumière), sans profondeur de champ, dans un environnement qui bouge beaucoup et sans me faire voir…

Note: le pastis marche très mal avec les japonaises. Ca leur rappelle leurs caries dentaires…

Gagaku

Faudra que je vous raconte un jour, que j’ai rencontré une descendante d’une des plus grandes familles du Japon, et dont les parents possèdent un temple à Tokyo. Un peu comme pour Lu: l’impression de rencontrer des gens ‘normaux’, et en fait la surprise vient un peu plus tard.

Mais en tout cas, elle nous a invité à assister à un concert de Gagaku, l’ensemble orchestral le plus vieux au monde. Réalisé par sa famille, dans une des salles d’opéra de Tokyo.

Je ne dirais pas que j’ai trouvé ça ‘bien’: c’est trop lent et incompréhensible pour nous. Mais assister à ça dans une salle imposante, avec un son qui transperce, est quelquechose d’impressionnant et d’hypnotique.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Txmb3Ch6DRM[/youtube]

Photos interdites dans la salle, désolé.

Mais un portrait pris en dehors (non, ce n’est pas elle):

Sur ce, je pars à Kyoto. Désolé, je ne pourrai pas participer au prochain thème ‘Pix-O-Matic’ à propos de formats 6*6…

Non, rien à faire…

Sans c’est flou, mais j’ai toujours horreur du flash.

Vous remarquerez dans la dernière une tentative de ‘Tu l’as vu mon gros bokeh ?’ mais une pub super lumineuse est passée à ce moment là…

Tora tora tora !

Chez moi, on appelle ça avoir le cul bordé de nouilles. Moi j’appelle ça connaitre les bonnes personnes, en l’occurence Pumpkin-tchan.

Elle nous a invité à un Omotenashi: un repas léger dans la tradition Edo, avec représentation de Geishas, Houken (leurs homologues masculins, là pour distraire les invités en faisant des blagues et jouant des scénettes). A Nihonbashi, un des plus vieux quartiers de Tokyo, avec des Geishas d’Asakusa (car il y en a aussi à Tokyo). Elle ne m’a pas dit le prix d’un truc pareil, mais en fait elle n’a pas payé pour nous: elle organise, et deux clients se sont décommandés au dernier moment.

C’était très impressionnant: danses, chant, performances de Shamisen, jeux de lancer d’éventail et ‘Tora tora tora’ (Une sorte de Papier-Caillou-Ciseaux dansé). Vraiment magique.

Il faut que j’offre une énorme boite de chocolats à Pumpkin-tchan !