[Help] Téléphone et Internet

Bonjour tout le monde.
Je vais avoir besoin d’un nouveau téléphone et d’une connexion internet et je n’y connais plus rien (quand je suis parti c’était le tout début de la 3G et mon dernier téléphone est presque en noir et blanc…).

Pour le téléphone, il me faudrait un truc qui lise les mails en plus des SMS, si on peut surfer un peu avec c’est pas plus mal pour trouver le numéro d’un resto. Ce sera mon téléphone principal, fonction GPS pas vraiment utile, pas besoin de jeux ou de musiques (Ça m’amuserait, mais je l’utiliserais 10 minutes par mois).

En gros: un truc de base, mais avec plein d’heures de téléphone et de mails. Et solide: il finira rayé et possiblement trempé (si vous voyiez la tronche de mon portable japonais…).

Pour la connexion internet, j’espère être en zone dégroupée. Vous conseillez quoi ? Pareil, pas envie de me taper des heures avec un service client foireux, mais j’aimerais bien un truc assez rapide (l’habitude du Japon: les sites français étaient plus rapides d’accès au Japon qu’en France…). Par contre, rapidité et service, j’ai bien peur de demander une combinaison impossible…

Merci !

Et comme on en est à la téléphonie, il me faut vous narrer quelques dernières anecdotes à ce sujet.

Quand je suis parti au Japon, il m’a fallu arrêter mon forfait de téléphone (Orange). Comme c’est une rupture de contrat, j’ai du prouver que je quittais la France pour le Japon. J’avais acheté des billets d’avion aller-retour car c’était moins cher, donc ils n’en ont pas voulu comme preuve. Il me fallait un certificat de travail au Japon.
Pas de problème: j’en fais la demande une fois arrivé là-bas (il faut remplir un formulaire en se justifiant), ça prend trois semaines et ils m’en donnent un superbe, en japonais. Comme je me méfiais un peu je leur en demande un autre en anglais (et encore justification: il a fallu que j’écrive pourquoi j’en voulais un en anglais…). Il arrive 3 semaines plus tard, bourré de fautes d’orthographe et de grammaire (par exemple, il y avait écrit en très gros titre ‘Work Cerificate’…).
Évidemment, après envoi à Orange ils l’ont considéré comme un faux grossier et m’ont envoyé chier. J’ai du en redemander un à l’administration (re-justification…) et insister pour qu’ils l’écrivent sans fautes.
Ça a pris 4 mois, heureusement que j’avais des parents compréhensifs pour s’occuper des formalités en France. J’étais prêt à bloquer mon compte français.

Retour en France, je m’attends au même bordel, peut-être pire. J’ai là aussi un abonnement de 2 ans, donc c’est encore une rupture de contrat. J’arrive à l’agence:

_ Bonjour, comme je retourne dans mon pays dans deux semaines, j’aimerais arrêter mon abonnement de téléphone au même moment.
_ Dans deux semaines ? Ah non, c’est pas possible. Vous avez un ‘White Plan’ (abonnement sur 2 ans), on peut pas le faire dans 2 semaines.
_ Ah, c’est ennuyeux, on peut vraiment pas l’arrêter ?
_ Ah non non non, il aurait fallu arrêter votre abonnement il y a 6 mois, lors du renouvellement de contrat.
_ (Hé merde, ne pas s’énerver) Bon, mais c’est quoi le temps minimum pour arrêter un abonnement ?
_ Ben je sais pas, ça dépend, mais je dirais 20 minutes.
_ Hein ? 20 minutes ?
_ Oui oui, je peux pas le programmer pour dans deux semaines car la machine ne le gère pas, mais si vous voulez on peut le faire tout de suite.
_ Donc si je reviens dans deux semaines, on pourra le faire dans la journée ?
_ Oh ben oui, bien sur, vous pensez bien. Vous venez avec une pièce d’identité, vous payez ce que vous nous devez encore, et c’est terminé. C’est pas compliqué, vous savez…

C’est l’exemple de type de réponse ‘à la japonaise’: la réponse exacte à la question posée, sans essayer de se mettre à votre place et deviner ce que vous voulez. Si je n’avais pas demandé combien de temps ça prend, elle aurait continué à me dire que c’est pas possible dans deux semaines.

Je suis revenu 2 semaines plus tard, et j’ai tout arrêté avec des commentaires genre ‘Ah, vous rentrez chez vous ? Ils vont être content vos parents, j’aimerais bien aller en France’, etc…

Adieu Tokyo.

Me voilà avec quelques musiques indissociablement liées à Tokyo ou des personnes y vivant.

L’inconvénient des grandes villes, c’est que les gens sont majoritairement plus proches de ceci que de cela.

Je suis quand même un des rares à pouvoir se vanter avoir passé du temps dans un igloo au sommet du Fuji.

Des regrets ? Plein. Il aurait fallu que cela se soit bien mal passé pour ne pas en avoir.

Des espoirs ? Plein. Ou bien je ne partirais pas.

Pour les curieux, la SHG a marché suffisamment pour s’apercevoir qu’on ne pouvait pas l’utiliser. Mais les techniques apprises m’ont permis de décrocher un autre boulot en France.

A l’aller j’avais fait Bolivie – Madagascar – Japon, au retour c’est Taïwan – Thaïlande – France. Assez fier de moi sur ce coup là. Mais je ne suis toujours pas allé au Kamchatka.

En fait oui, il est parfaitement possible de faire un déménagement international complet en un mois. Mais il faut courir et avoir une secrétaire qui vous aime bien. Tip: commencez par prendre votre billet d’avion sans savoir si vous pourrez être dedans. Ça motive.

Jeter mes plantes fut un calvaire. Chacune me rappelant qu’à ce moment précis, je voulais rester.

J’ai par mégarde envoyé en France par bateau mon dossier qui contenait tous les papiers pour la sécurité sociale, la retraite et les assurances japonaises. Superbe facepalm simultané de deux secrétaires quand je leur ai annoncé ça. Bon, on fera les papiers par mail.

Autre motif de fierté: à trois, on a déménagé mon canapé chez un ami. Par le métro.

Ce qui manque au Japon, ce sont des paysages d’ampleur. Excepté le Fuji, tout est étriqué et décevant.

Évidemment, il y en a une qui croit encore dur comme fer que si je pars, c’est parce-que je vais me marier.

En discutant avec une amie japonaise ayant vécu à New-York, on en est arrivés à la même observation: tout va bien, on peut dire qu’on est heureux, mais finalement on part quand on réalise qu’on n’a pas vraiment de raisons de rester.

Que ce soit en France ou au Japon, c’est lors du départ que l’on s’aperçoit qu’il y a des gens que l’on a toujours raté.

Durant tout mon séjour, j’ai perdu une vingtaine de parapluies. Dont un auquel je tenais et un que j’ai délibérément abandonné: la clé de la consigne me rappelle Funky.

Un soir un peu ivre, je me suis entendu expliquer à une amie qu’entre des gens que je connaissais depuis 20 ans, dans une langue et une société où j’évolue parfaitement, et d’autres que je fréquente depuis 2 ans, dans une langue que j’écorche de frustration, le choix avait été fait. C’était vrai. Je me suis haï.

Il y a déjà deux choses qui me manquent : la Sushi-ya à côté de chez moi, celle avec 30% de remise après 20h. Et les filles à photographier dans le métro.

Évidemment, on ne peut pas passer autant de temps au Japon sans revenir avec quelques goûts de merde.

Le blog, c’est fini pour le moment: je ne vois pas trop ce que je pourrais bien y raconter. Par contre je raconterai le prochain voyage, quand j’aurais le temps d’en faire un. Si j’aime mes futures photos, je pense ouvrir un compte Flickr ou un vrai blog de photos. Et quand j’aurai récupéré mon ordi (qui est dans un carton dans un bateau), il faudra que je fasse une grosse mise à jour du blog.

L’inconvénient des voyages de 16h, c’est qu’on a vraiment trop de temps pour penser. Dans l’avion, les emballages n’avaient déjà plus d’ouverture rapide.

Je conseille l’expatriation à tout le monde. Vraiment, ça a le mérite de tout remettre en question, plus aucune habitude ne va de soi.

En défaisant mes affaires dans mon nouvel appartement, il flottait une forte odeur de tatamis.

Tonsai

Les vacances, c’était très très bien.
Entre plage et grimpe, mais avec des orchidées en décoration des verres d’alcool.

Emploi du temps qui ressemblait un peu à ça: Petit-déjeuner – Jus de fruit – Escalade – Déjeuner – Jus de fruit – Sieste – Jus de fruit – Escalade – Diner – Jus de fruit – Dodo. Trempez dans l’eau de mer de temps en temps, pour rafraichir.

35°C à l’ombre, à la fin de la journée je recommande une douche froide tout habillée, histoire de rincer les vêtements du sel, sueur et poussière accumulée. Bien gérer la magnésie, car on ne peut pas se permettre de tomber à court.

Le retour à Tokyo et ses 8°C a fait comme un choc…