Yukiguni

Les petites gares glacées de campagne ont leur charme bien à elles.
L’odeur du seul petit chauffage à essence autour duquel tout le monde se serre, à l’étroit sur des bancs de bois. Pas de distributeur de café en conserve, mais une machine antédiluvienne dans un coin, avec des gobelets proposés à côté. Parfois on donne simplement cent yens au chef de gare, et il vous en fait un avec la machine présente dans son local.

Le ticket est poinçonné à la main en entrant dans l’unique wagon moite et surchauffé. La contrôleuse a accroché deux ‘Hello Kitty’ à son badge, histoire de tempérer la sévérité de sa fonction. Elle peine à cacher ses baillements sous son masque et trébuche lors des coups de frein.

Et derrière les vitres opaques de buée, il neige.

5 réponses sur “Yukiguni”

  1. Aliocha – Dans les grandes villes tout se fait par machines mais dans les campagnes reculées c’est tout à la main.

    Caroline – En fait, je ne sais pas si ton intervention est un jeu de mots foireux ou une vraie question :]

  2. les deux (tadaaa) !

    c’est un jeu de mot à la con mais j’aimerais surtout comprendre s’il y a une raison autre qu’esthétique à ces constructions au dessus des pins (style éviter que les prochaines neiges pètent les branches).

  3. Les deux. C’est pour protéger les branches d’un surpoids de neige, et c’est devenu ensuite un accessoire de décoration. Dans certains jardins, on les voit toute l’année.

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