Raté (ter)

Cette fois-ci, c’était quand même moins sérieux.
Plus vraiment les 5 poilus armés jusqu’aux dents prêts à bondir: on partait à 9, dont plusieurs n’ayant qu’une idée toute relative de ce que peut-être la montagne au-dessus de 3000m. Mais bon, on verrait bien. Après tout, le Fuji c’est facile à part le froid, il y’a bien un typhon qui venait de passer, mais le temps s’annoncait très beau. Certes, les températures avaient beaucoup baissé cette dernière semaine mais restaient autour de -5, ça devait être faisable. Même -V- était de la partie, ce qui était une preuve supplémentaire qu’il ne pouvait rien nous arriver d’affreux.

C’est le matin même du départ, quand j’ai réalisé qu’il était en train de neiger là-haut, que j’ai décidé de prendre le matériel lourd. L’inconvénient d’inviter des demoiselles, c’est qu’elles prennent froid très vite.

Et ça n’a pas loupé: arrivé au pied, on voit aussitôt qu’il est couvert d’une fine couche de sucre glace, du genre à fondre le jour et à verglacer la nuit. Il va falloir se rendre à l’évidence: ce n’est pas cette fois-ci non plus que je verrai le lever de soleil du sommet. Par contre, j’aurai l’insigne honneur de fouler la toute première neige de l’année au Mont Fuji, c’est qui est d’un romantisme torride mais d’un piètre réconfort pour le froid aux pieds.

Mais déterminé à faire ce qu’on peut, on part vers 23h et commençons à monter, jusqu’à ce que ce soit trop froid ou trop glissant pour continuer. L’ambiance est légère: on est tellement lents qu’on peut chanter, on fait tellement de pauses que je ne fais pas assez d’efforts pour me réchauffer. Mais progressivement, on atteint les environs de la huitième station et la limite de notre matériel: trop de neige et de glace, personne n’est équipé pour continuer en sécurité dans ces conditions. Comme en plus il commence à faire sérieusement froid, on redescend. Le temps est superbe (là au moins, je ne me suis pas trompé), ce qui nous permet de contempler un superbe lever de soleil.

Et puis descente, plus ou moins interminable, avec attente du bus en dormant parmi les touristes qui nous regardent curieusement. Je commence à tellement bien connaitre l’endroit que je peux parler des fois où je me suis perdu. Mais c’était bien, au moins personne n’était stressé et on a quand même gagné un lever de soleil.

Mais moi, faut encore que j’y retourne.

10 réponses sur “Raté (ter)”

  1. Bon écoute… Je l’ai déjà fait, mais j’ai raté ce putain de coucher de soleil. Donc ça se retente, que veux-tu 🙂

    Arrivée le 22, j’ai toujours mon anorak et des pompes auxquelles je fais entièrement confiance. J’investis dans un pantalon étanche histoire de pas renouveler l’expérience du Jean _trempé_ qui me gèle à moitié dessus… Et c’est reparti, zou! (Et contrairement à d’autres, la bouffe n’est pas ma motivation première 😉 )

    Par contre la dernière fois j’ai récolté du sable dans mon 50, et maintenant l’AF galère un peu…(putain de vent!!)

  2. 222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222

  3. Pas hautes résolutions mais vachement plus grand quand même:

    NicDumz – Coucher ou lever de soleil ? Quoiqu’il en soit pourquoi pas, mais je n’irai pas en période officielle (trop de monde, faire la queue pour aller sur un sommet, c’est pas mon truc). Donc on verra, mais il se peut que tu doives aussi utiliser crampons et piolet :] Ca va beaucoup dépendre de l’enneigement: cette année, ils ont du déneiger le sommet à la main pour pouvoir commencer la saison.

    Et nous on n’a pas eu de problème de sable, vu que tout était gelé…

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