Encore plus de kawaï

Figurez vous qu’il m’est arrivé un événement improbable pas plus tard que lundi dernier: je me suis égaré dans un bowling.
Oui, tout de suite ça fait léger comme événement. Mais j’utilise les termes ‘improbables’ et ‘égaré’ car la dernière fois que je suis allé faire un bowling, c’était… il y a plus de 15 ans.
Et déjà à l’époque, j’avais considéré ça comme une erreur. Tout ce que j’appelle les ‘Jeux de bars’: bowling, billard, fléchettes, baby-foot, etc… ce n’est vraiment pas mon truc. Les cartes, encore, ça va car je peux tricher comme un goret. Je joue pour le groupe d’amis, si chacun est à 3g d’alcool ça passe mieux, mais ne me demandez pas de me passionner.

Mais bref, je me suis laissé entrainer dans un bowling, d’une part car de toute façon il pleuvait à pierre fendre, mais de plus on m’avait promis des ramens mémorables (et qui peut se targuer de résister à l’attrait d’un bon ramen ?).

La salle de bowling était standard, si tant est que je puisse juger de la question: néons qui ne laissent aucun coins d’ombre, des grosses boules de couleur, des quilles au bout de plein d’allées et des chaussures qui glissent. Moi qui ne porte que des chaussures de randonnée, j’ai horreur de ces saloperies: si on ne peut pas courir / sauter / faire le con sans risquer de se casser la gueule, ces accessoires sont impropres à mes pieds. Mais trêve de digressions.

On avait à peine commencé que j’ai remarqué une amélioration notable du tableau des scores: l’écran affiche certes le nom du joueur, les quilles restantes et les points, mais en plus il rejoue chaque scène à la ‘Pokémon’ ou ‘Final Fantasy’. Chaque joueur est représenté par un avatar de son choix, les quilles apparaissent comme des monstres et il faut les dégommer. Avec la même mise en scène que Final Fantasy: les méchants monstres d’un côté, nos valeureux héros de l’autre, chacun en animation ‘idle’ en attendant le coup suivant. Et selon le résultat, on voit le valeureux héros envoyer un truc kawaï (exemple: un poussin, si si) et dégommer les monstres équivalents aux quilles tombées. Quand on fait un strike, ça déclenche une animation genre ‘super combo’.

Moi qui n’aime justement pas les combats de Final Fantasy car mous et longs (comme le bowling), j’ai trouvé ça extrêmement bien choisi. Si au moins ils étaient allé au bout de leur idée: on n’envoit que des boules sur de bêtes quilles, alors qu’ envoyer vraiment un poussin ça m’aurait fait marrer.

Photos qui n’ont rien à voir. Ah, et puis pour prévenir les débordements: FinalFantasy les images peuvent être très impressionnantes, le scénario bon, les musiques bonnes aussi, bref ce sont sans doute d’excellents jeux. Mais les combats, je ne peux pas. A la limite, vous les supprimez tous, je veux bien y jouer pour découvrir l’histoire.

Des gueules

A Tsukiji, il est agréable de croiser des hommes semblant insensibles à la mode et sans costard. Ca change du minet de Shibuya et du salaryman cloné.

L’hiver revient !

Il y a des signes qui ne trompent pas: un jour sur deux, on croise une frileuse a écharpe parmi les tenues encore légères d’été. Voire même avec un masque à cause d’un coup de froid inopportun. Le Zettai Ryôiki revient petit à petit au fil des jours.

Aucun doute: l’hiver arrive.

Que des filles ce coup-ci, mais j’assume. Par contre, je viens de parler de Zettai-ryôiki sur mon propre blog, je vais bientôt passer pour un otaku…

Votre attention s’il vous plait…

Cette année encore, il est question de célébrer l’élite, la crème qui émerge du gratin de cerises sur le gâteau.
Plutôt que d’essayer d’améliorer la bombe à neutrons, des Âmes nobles ont préféré se concentrer sur des questions que le monde entier attendait avec une impatience non dissimulée. Des questions dont la trivialité de premier abord ne masquait que le fracas qu’elles auront dans nos vies prochaines.

Amis Scientifiques, je suis certain que travaillant de concerts, main dans la main et épaules contre épaules, nous pourrons fouler d’un pas sûr la pente périlleuse mais ô combien gratifiante qui nous ménera vers un futur rayonnant qui nous attend de pied ferme. Nous pourrons alors dire aux jeunes générations, regardant droit dans leurs yeux humides mais confiants, que même en étant au bord du gouffre la Science peut toujours faire un grand pas en avant et promettre à ses fervents défenseurs des lendemains qui chantent et des aubes qui rosent.

Bref, j’ai dix jours de retard, mais les distinctions des IgNobel ont été publiées. Petit florilège:

IgNobel de Médecine Vétérinaire: Catherine Douglas et Peter Rowlinson de Newcastle University, Newcastle-Upon-Tyne, UK. Pour avoir démontré que les vaches avec un nom produisent plus de lait que les vaches non nommées.
Je cite: ‘Catherine Douglas was unable to attend the ceremony because she recently gave birth; she sent a photo of herself, her new daughter dressed in a cow suit, and a cow.’

IgNobel de la Paix: Stephan Bolliger, Steffen Ross, Lars Oesterhelweg, Michael Thali et Beat Kneubuehl, University of Bern, Switzerland. Pour avoir déterminé expérimentalement s’il valait mieux être frappé sur la tête avec une bouteille de bière vide ou pleine.

IgNobel d’Economie: Les Directeurs et Executifs de 4 banques Islandaises (Kaupthing Bank, Landsbanki, Glitnir Bank, and Central Bank of Iceland) pour avoir démontré qu’une petite banque peut rapidement se transformer en une énorme, et vice-versa, et pour avoir démontré qu’on peut faire la même chose avec l’économie nationale.

IgNobel de Chimie: Javier Morales, Miguel Apátiga et Victor M. Castaño de la ‘ Universidad Nacional Autónoma de México’. Pour avoir créé des diamants synthétiques exclusivement à partir de Tequila.

IgNobel de Médecine: Donald L. Unger, de Thousand Oaks, California, USA. Pour son enquête sur les causes de l’arthrite des doigts, en se faisant craquer les doigts de sa main gauche mais jamais sa main droite, tous les jours pendant 60 ans.

IgNobel de Santé Publique: Elena N. Bodnar, Raphael C. Lee, et Sandra Marijan of Chicago, Illinois, USA. Pour avoir inventé un soutien-gorge qui, en cas d’urgence, peut rapidement être converti en deux masques à gaz. Un pour la porteuse dudit soutien-gorge et le deuxième pour un proche nécessiteux.

Collègues Chercheurs de tous horizons, Confrêres Scientifiques de tous les continents, je suis fier de vous !

Raté (ter)

Cette fois-ci, c’était quand même moins sérieux.
Plus vraiment les 5 poilus armés jusqu’aux dents prêts à bondir: on partait à 9, dont plusieurs n’ayant qu’une idée toute relative de ce que peut-être la montagne au-dessus de 3000m. Mais bon, on verrait bien. Après tout, le Fuji c’est facile à part le froid, il y’a bien un typhon qui venait de passer, mais le temps s’annoncait très beau. Certes, les températures avaient beaucoup baissé cette dernière semaine mais restaient autour de -5, ça devait être faisable. Même -V- était de la partie, ce qui était une preuve supplémentaire qu’il ne pouvait rien nous arriver d’affreux.

C’est le matin même du départ, quand j’ai réalisé qu’il était en train de neiger là-haut, que j’ai décidé de prendre le matériel lourd. L’inconvénient d’inviter des demoiselles, c’est qu’elles prennent froid très vite.

Et ça n’a pas loupé: arrivé au pied, on voit aussitôt qu’il est couvert d’une fine couche de sucre glace, du genre à fondre le jour et à verglacer la nuit. Il va falloir se rendre à l’évidence: ce n’est pas cette fois-ci non plus que je verrai le lever de soleil du sommet. Par contre, j’aurai l’insigne honneur de fouler la toute première neige de l’année au Mont Fuji, c’est qui est d’un romantisme torride mais d’un piètre réconfort pour le froid aux pieds.

Mais déterminé à faire ce qu’on peut, on part vers 23h et commençons à monter, jusqu’à ce que ce soit trop froid ou trop glissant pour continuer. L’ambiance est légère: on est tellement lents qu’on peut chanter, on fait tellement de pauses que je ne fais pas assez d’efforts pour me réchauffer. Mais progressivement, on atteint les environs de la huitième station et la limite de notre matériel: trop de neige et de glace, personne n’est équipé pour continuer en sécurité dans ces conditions. Comme en plus il commence à faire sérieusement froid, on redescend. Le temps est superbe (là au moins, je ne me suis pas trompé), ce qui nous permet de contempler un superbe lever de soleil.

Et puis descente, plus ou moins interminable, avec attente du bus en dormant parmi les touristes qui nous regardent curieusement. Je commence à tellement bien connaitre l’endroit que je peux parler des fois où je me suis perdu. Mais c’était bien, au moins personne n’était stressé et on a quand même gagné un lever de soleil.

Mais moi, faut encore que j’y retourne.

Je mêle de l’essence de la lavande et du vodka

Je travaille un peu avec Souriante en ce moment, ce qui me permet de découvrir de nouveaux horizons musicaux.

Des étendues encore vierges, sur lesquelles la main de l’Homme n’a jamais mis le pied. Enfin, l’oreille. Et on comprend un peu pourquoi, y’a des étendues qu’on devrait laisser enfouies, faut pas déconner.

J’ai déjà parlé de l’attrait maladif qu’ont les Japonais pour le français ? Hé bien ils le font aussi en musique.

Autant, quand c’est Shiina Ringo qui chante, c’est beau. Il faut oser mélanger du Edith Piaf avec de la musique 8-bits, mais le résultat est impressionnant. L’accent japonais lui va super bien, quand même. La preuve, à écouter avec un casque, pour qu’elle respire près de votre oreille:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=EyQjAtDsOTM[/youtube]

Vous remarquerez que les paroles ne sont pas d’elle, à mon avis pour une simple raison: elle est prudente.

Il peut y avoir un petit côté charmant, quand ce sont des reprises de chansons désuètes. Et puis j’avoue: comme les paroles sont simples, je comprends à la volée, ce qui n’est vraiment pas le cas avec le japonais de Shiina Ringo.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=FjTgFWY8JTU[/youtube]

Là aussi, pas vraiment de prise de risques: simple traduction des paroles originales. Mais faites écouter ça à vos grands parents: je suis certain qu’ils trouveront ça amusant, ce qui est déjà bien.

Mais j’ai découvert une perle rare. Le genre de trucs qui fait regretter que les huitres existent. Le groupe s’appelle ‘Mondialito’, sans doute une assez astucieuse association entre ‘Mondial’ et ‘Hito’ (‘personne’, ‘être humain’). Etant d’un naturel sarcastique, je n’ai pas résisté à expliquer que depuis quelques mauvaises blagues à base de trisomiques, chez nous on évite les noms finissant en ‘lito’.

Mais foin de considérations vaseuses, la demoiselle chante donc en français. Et je pense sincèrement que c’est elle qui écrit les textes. Si si, il y a des signes qui ne trompent pas, je vous laisse juges:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=iZfBSvYvDxg[/youtube]

Dans tout le processus de création de leur soupe, y’a pas eu un seul instant où ils ont pensé faire relire à un français ?

‘Je mêle de l’essence de la lavande et du vodka’ Sérieux, ça expliquerait pas mal de choses, fillette.