Jusqu’à les toucher

Récemment, je me rapproche de plus en plus. Ces photos ont toutes été prises à 1m-1m50, en visant.

Et le but du jeu est de n’en prendre qu’une.

Deux ans après

Mince, mais il fait froid dans ce pays.

Deux ans, 14h de voyage et 7h de décalage horaire plus tard: c’est quoi, déjà, mon code de carte bleue ?

Le métro fait vraiment pays sous-développé.

C’est assez étrange de comprendre les gens sans avoir à se concentrer: presque une intrusion, qu’est ce qu’ils foutent dans ma bulle ?

Marrant: les japonais qui arrivent se posent les mêmes questions stupides que nous chez eux: on doit se mettre du côté droit ou gauche, dans un escalier mécanique ?

Haha, j’ai un peu la même perte de repères qu’en arrivant au Japon: je trouve toutes les filles super jolies.




En fait, c’est comme revenir de mes vacances, avec une très grosse claque de temps en temps: non, ça ne fait pas un mois que tu es parti, mais deux ans.

Putain, CINQ bébés arrivés ou en cours depuis la dernière fois qu’on s’est vus. Il suffit que je m’absente cinq minutes et ils font n’importe quoi…

Non, rien à faire, malgré tous les efforts de Crème-Noisette, je n’arrive pas à aimer le durian.

Je me souviens des lieux, mais plus du nom des rues. Des visages, mais pas forcément des noms.

Evidemment, il y en a un qui m’a demandé comment ça se passe chez les chinois.





Il me semble bien qu’il y a plus de filles en mini-jupe/short, mais elles sont encore largement battues par les japonaises.

Evidemment: je viens de sortir mon téléphone pour consulter les horaires de passage des bus pour aller… aux Goudes. Dans 50 ans peut-être, ou même jamais, grand naïf. Je ne suis pas sur que ce soit un mal.

Ce qui me manquait le plus, c’était peut-être les odeurs. Le Japon ne sent pas.

La France, c’est quand même super beau partout.

La Teigne avait assorti ses yeux à ses boucles et à sa robe. Et elle arrive toujours à oublier en même temps son portable, ses clés de voiture et toute bonne foi.

Ouf, j’arrive encore à passer dans le quartier et que quelqu’un me reconnaisse pour discuter. Même un jeudi soir.

‘L’étrange reblochon’: vous prenez un reblochon entier, fourré à la confiture d’oignon, avec du magret de canard par-dessus. Vous gratinez au four et vous rajoutez une feuille de salade et tomate cerise pour les 5 fruits et légumes par jour. Une atrocité diététique, mais maintenant j’en rêve la nuit.





Avec Je ne serai pas Campagnarde, on se raconte nos malheurs et elle me bat encore haut la main. Pourtant, j’étais pas parti vaincu sur ce coup là.

Deux restos à sushis qui ont ouvert pendant mon absence. Mais je n’irai plus.

Y’avait une soirée japonaise organisée par les japonais de la ville. Ils étaient 6 mais c’était sympa quand même.

Tiens, il n’y a pas que pour moi que c’est passé vite. Je cite: ‘Ca se passe bien, depuis avril ?’

J’ai échangé du rock japonais contre du rap yiddish.



Il faut déjà rentrer ? Et rentrer, c’est où maintenant ?

Mes voisins de métro

Authentique: 3 photos prises en attendant le métro, et dans la rame qui me ramenait chez moi.

La première aurait été super bien dans le thème ‘courbes’.
(J’ai encore plein de photos de France, ça arrive…)

J’adore le métro de Tokyo.

Et si on ne se crashe pas ?

_ Faudrait absolument que je me repose, tu crois que si on se bourre la gueule on pourra dormir plus facilement ?
_ Ouais mais faut faire gaffe, avec la faible pressurisation on tient pas l’alcool.
_ C’est clair que si on passe le voyage à vomir, c’est raté…

_ Bon alors on est bien d’accord: en cas de pépin, tu prends des clichés des gens en gros plan ?
_ Oui, ça aidera pour l’identification des corps.
_ Voilà, moi je mesure l’étendue des dégâts avec mon grand angle, on complête tous les deux au 50 si y’a un sujet qui nous plait. Si on n’a pas le prix Nobel du photojournalisme posthume, avec ça…
_ Oui mais si on ne se crashe pas ?

Marrant: comme les européens te regardent dans les yeux, on a l’impression de se faire tout le temps découvrir quand on prend les photos sans viser…