Hisashiburi…

Je ne voulais pas vraiment y aller mais bon, ça faisait longtemps. Et puis pour un anniversaire, faut faire un effort quand même.

Y’avait tout le monde et un peu la même ambiance que d’habitude. Le genre d’atmosphère complêtement décalée que j’ai découvert ici: uniquement des gens que tu n’aurais jamais rencontré normalement, et qui t’aurais intéressé encore moins. Mais là ? Bof, ça passe avec l’alcool. Comme d’habitude: majoritairement étrangers masculins et locales féminines. Comme d’habitude c’est nomihodai et il y a trop d’alcool.

Y’avait Subtilité de tractopelle qui profitait que sa copine ne soit pas là pour brailler des insanités en mauvais japonais sur la serveuse. Y’avait les Amis d’amis d’amis qui sont là en vacances et qui parlent uniquement de leurs nuits et conquêtes à Roppongi. Ils se vantent en disant que ce soir ça finit en partouze. Y’avait Un peu perdue, la japonaise transie. Il y’en a toujours une: celle qui rêve de se barrer avec un étranger, mais pas assez jeune, jolie ou rigolote pour attirer suffisamment l’attention. Elle rit avec tout le monde, mais elle ne fait pas le poids et elle le sait.

Y’avait Complêtement tarée, qui n’avait pas changée: elle a fini la soirée à marcher sur la table en relevant sa robe, montrant son absence de sous-vêtements et en criant ‘I’m smelling good’. Et encore, elle s’est retenue: y’avait son copain. Complêtement tarée, c’est la petite qui parait tout à fait normale étant sobre. En fait, elle gagne sa vie en faisant des shows sado-masochistes. Et il parait qu’elle est douée. Quand elle s’est affalée sur les Amis d’amis d’amis et leur a dit qu’elle était d’accord pour participer à leur soirée même si elle était toute seule, ils sont partis la queue entre les jambes. Que de la gueule, mais je les comprends un peu.

Et puis après 4 pichets d’Umeshu et 3 japonaises qui m’ont dit que je tenais super bien mes baguettes pour un étranger, tout le monde s’en va en boite.

Pas moi. Ca fait du bien de vous revoir, mais je n’inverse plus les nuits et les jours.

(Je suis stupide, en fait j’avais les photos du sol. C’est quand même mieux comme ça).

10 réponses sur “Hisashiburi…”

  1. Aliocha> de ce que j’ai compris Syla parle d’expats/touristes qui se la joue de pouvoir lever des locales et baiser comme des fous avec cette vantardise un peu malsaine qui donne l’impression qu’ils ont des comptes a régler avec la gente féminine. Mais peut être que j’ai mal compris et que j’y ai collé ce que j’ai entendu de la part de certains expats (pas spécialement au Japon).

  2. Sylario – Ca dépend de ton état d’esprit. Avec des potes et de l’alcool, ça passe et ça peut même être marrant. Après, si tu t’attardes sur tous les détails en étant sobre, oui, c’est un peu glauque. J’ai passé une bonne soirée, mais y’a toujours un côté ‘grand n’importe quoi’ qui surprend quand on rassemble ses idées au réveil.

    -V-, PopHip – Ca va pas, non ? J’ai que des photos Facebook: gueule cramée au flash et regard abruti d’ébriété. Si Niepce et Daguerre avaient vu ça, ils se seraient faits pompistes.

  3. Ah OK, j’avais pas vu ça comme ça effectivement. Bon, en même temps, c’est un pays riche avec des filles libres, pas un pays du tiers-monde où on va faire croire à des gamines qu’elles vont changer de vie en leur agitant des liasses de billets et des passeports sous le nez.

  4. Aliocha, Sylario – On en a deja discute sur ce blog, mais ce cote ‘mec qui se la joue’ est en effet assez present a Tokyo (et surtout Roppongi). Mais oui, les filles sont largement assez intelligentes en general pour faire la difference. D’ailleurs, la plupart des japonais n’aiment pas Roppongi.

    Desole pour les accents, pas sur mon ordi. Captcha: ‘Cheeseof weed’, haha !

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