Akibake

Figurez vous que par un hasard qui tombe bien, j’ai été forcé de faire un intervalomètre pour mon D80. Car en fait, après modification massive de notre microscope biphoton pour pouvoir faire de l’imagerie en seconde harmonique, tout se trouve contrôlé par des timers électroniques (y’a des LEDs qui clignotent dans les coins, ça fait tout de suite plus vrai). Et ces conneries, faut savoir les réparer. Donc un jour, on m’a dit ‘Tu bouffes quelques bouquins, et c’est toi qui sera chargé de l’entretien du bestiau. Où trouver les composants ? Non mais tu te fous de ma gueule ?’

Nous voilà donc partis pour Akihabara, évidemment…

En fait, Akihabara, c’est comme tout le reste de Tokyo: faut connaitre pour apprécier. Entre les mini boutiques pleines à craquer de matériel électronique (et attention, la qualité n’est pas la même), les pubs pour jeux vidéo et évidemment les maids qui te refilent toutes les pubs possibles et imaginables.

Faut prendre les chemins de traverse et les rues étroites, rentrer dans les boutiques où on peut trouver le composant rare, bref être accompagné d’un électronicien passionné pour réaliser que c’est aussi un paradis. J’ai du mal à me rendre compte, mais voir des personnes âgées t’expliquer que ce composant de 10g, ils ont passé toute leur thèse à le chercher, ça fait bizarre.


(Oui, vous avez vu ? Ici aussi. Mais pour Xbox 360…)

Pas de maids (cherchez dans Google) mais une voiture qui vaut tout autant…

Et donc, cet intervalomètre ? Ben ça marche, pour environ 70 yens soit… 50 centimes d’euro ? La première version est assez grossière, mais possibilité de choisir l’intervalle et la durée des pulses.

Un énorme inconvénient: impossible de trouver le cable pour le relier à l’appareil. C’est un format propriétaire, le MC-DC1, la seule solution trouvée pour le moment est d’acheter un intervalomètre et de couper le câble… Je souderai tout sur un vrai circuit quand j’aurai trouvé comment le relier de façon solide.

(et vu comme ça s’annonce, vous allez pas tarder à bouffer un vrai billet boulot, avec explication de comment transformer un microscope classique pour en faire un grille pain contrôlé en Labview, je ne vous dis que ça. Oui, je bosse trop en ce moment).

Hommage à AvP

Vous aussi, vous aviez la nausée après en avoir trop fait ?

C’est normal que certaines soient restées penchées: c’est encore pire… Faudrait que j’en fasse carrément une vidéo.

Comme une sensation d’espace…

Je me suis acheté un grand angle \o/
Un Tamron 17-50 conseillé entre autres par -V-. Je suis tellement habitué au 50 que j’ai le mal de mer en visant. Bonus: les gens ne se doutent de rien, car je vise bien au dessus de leur tête…

Je vous préviens: vous allez bouffer du 17mm, dans les jours qui viennent…

Combler les interstices

Pas assez rapide !
Voilà que j’ai des concurrents, je ne peux plus présenter les mêmes photos…
Me voilà condamné à montrer des photos entre celles des autres, pour essayer d’enrichir la vision de la journée. Kamakura, c’est toujours aussi beau.


(Ce sont de simples prénoms)

Diamond Fuji

Pendant qu’OniOni et -V- sont allés à Kawaguchiko pour prendre des photos du Fuji de près, j’étais un peu bloqué à Tokyo. Mais histoire d’avoir ma part de Fuji aussi (y’a pas de raison…), je suis allé  un événement ‘Diamond Fuji’. C’est le nom donné au coucher de soleil quand celui-ci se passe pile sur le Fuji.

Vous me direz: ‘Oui mais l’emplacement du coucher de soleil change selon la saison.’ Certes. Mais les japonais étant des gens organisés avec un fort attachement au Mont Fuji, ils ont des sites web qui recensent tous les lieux d’où on peut voir ça, avec les dates et tout. Genre ’12 janvier, du haut du mont Trifouilly et à 16h35, on peut voir le soleil se coucher sur le Fuji. Et c’est beau (photo de démonstration)’. Oui, moi aussi ça me parait un peu fou, mais en fin de compte c’est pratique.

Nous voilà donc partis pour la ‘Carrot Tower’ à côté de Shibuya (je n’invente rien, et en plus elle est orange).

Le Fuji, ça envoie toujours sacrément du gros…

Un gars du groupe a été assez sympa pour me préter un de ses objectifs: un 100-300 de ouf, le genre de trucs que je dois tenir à deux mains et demander à une copine de presser le déclencheur. Je sais quel objectif je n’achèterai pas: vraiment trop gros, encombrant, lourd, pas discret, et comme j’ai pris toutes les photos en raw, c’est trop lourd numériquement aussi… Et en fait, mes photos préférées sont celles que j’ai prises à l’arrache, autour de l’événement.

Au boulot !

Avec le valeureux -V-, nous sommes allés là: http://blogs.wefrag.com/Syla/2008/02/07/shinjuku-8h/

Pour remonter à contre-courant la foule des pressés.

La vidéo est très mauvaise et à peine regardable: caméra non stabilisée et penchée (je voudrais vous y voir, avec une caméra planquée sous la gore-tex, coincée entre l’écharpe et la polaire). Veuillez donc incliner votre écran d’environ 20 degrés vers la droite. Ou bien contentez vous du bruit des pas dans les sous-sols.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=aOY8mdgjT_U[/youtube]

Et puis cadeau: c’est sur le chemin, mais non visible sur la vidéo.

(Je suis un fan inconditionnel de la ganguro qui latte un T-rex en patin à roulettes)

(Et après relecture, je me dis qu’il faut vraiment que je m’en tienne aux photos et à la limite aux sons. Mais les vidéos, c’est trop compliqué et trop long pour en faire de bonnes)

(Quelqu’un sait faire un lien en html ?)