Velours

Samedi soir, nous sommes allés applaudir Lu au Velours.

[flash]http://www.youtube.com/v/uD015XyzpV4&hl[/flash]

(Pas la vraie video, mais elle n’est pas sur le net)

Plus loin que le spaghetti

Je savais que Takeshi Miike est un grand touche-à-tout timbré, mais je ne savais pas qu’il avait même fait du Western spaghetti.

‘Sukiyaki Western Django’, c’est le recensement de tous les codes du genre en un seul film, avec une petite ville paisible déchirée par une guerre entre deux clans, un héros qui se vend au plus offrant, qui tire plus vite que son ombre mais se fera forcément tabasser pour ensuite revenir plus fort que jamais. Les pistolets sortent des manches et on saute par la fenêtre pour atterrir sur son cheval.

On retrouve tout de même les ‘petits riens’ qui permettent de reconnaitre un film de Miike à tous les coups: les situations complêtement absurdes (le shérif véreux est trouillard et schyzophrène, les méchants tirent au 6-coups en tenant compte du vent) et les détails inutiles et glauques (voire immondes, mais je n’en citerai pas).

Il faut rajouter à ça des combats au katana et parfois sous la neige et des personnages qui parlent anglais (souci d’authenticité, je suppose) mais comme des japonais. C’est à dire, heuu… pour certains, c’est vraiment mauvais.

C’est donc un grand foutoir qui ne se prend pas au sérieux. Et il est priceless de voir Tarentino dans la séquence d’introduction, réciter des passages du ‘Dit du Heike’ avant de refroidir 3 méchants et se préparer un sukiyaki.

[flash]http://www.youtube.com/v/HZrr-bKVErA&hl[/flash]

(Migration sur la nouvelle plateforme de Blogs bientôt, j’espère)

Posez vos stylos

J’ai toujours bien aimé la période des examens, en fac.

Pas au point de ne faire que ça, mais j’aimais bien la légère tension qui se dégageait. On se sentait l’esprit aiguisé, arrivé à une étape où il allait falloit prouver ce dont on est capable. En plus ayant toujours travaillé régulièrement, quand les amis s’enfermaient pour un mois, moi j’allais grimper. Ca permet de crâner en étant bronzé aux examens. Les années passant, on connait suffisamment les professeurs pour anticiper leurs pièges préférés. Ca devenait un jeu intellectuel, encore plus poussé dans les dernières années, où nous nous retrouvions à 15 face à un professeur que nous tutoyions au labo. Les spécialisations étant telles, ce dernier proposait un cours ‘tronc d’arbre’ et c’était à nous de garnir, chacun ajoutant sa branche de connaissances.

Mais ça commence à faire quelques années. J’étais curieux de retrouver cette ambiance ici, au Japon. A nouveau derrière un bureau mais cette fois-ci avec des rêgles que je connais moins et un genre de tests où je ne suis pas bon du tout: les QCM. J’ai horreur de ça.

Hé bien les examens de japonais, c’est beaucoup moins détendu. Pas que je déconsidère le truc, mais devant tant de minutie et de solennel dans l’organisation je ne peux m’empêcher de penser que j’aurais du prendre un coucou suisse comme montre.

Comme d’habitude mais dans un référentiel qui n’a plus aucune valeur, j’arrive 3 minutes avant. sauf que là, évidemment, j’étais le dernier. je m’asseoie à la première place que je trouve, et une aimable dame me fait remarquer que je dois être à une place avec numéro. Je me décale donc d’un cran. Sur la feuille d’instructions je m’aperçois que seul le crayon HB (à l’extrême limite le 2B) est autorisé. Coup de chance, je venais d’en acheter: j’avais été pris d’un doute subit et salvateur. Et comme je n’avais pas trouvé de taille-crayons, j’en avais acheté 3.

C’est en voyant arriver les ‘copies’ que j’ai noté une différence: ce ne sont pas des copies anonymes que l’on identifie soi même par son numéro, mais des copies déjà à votre nom et numéro, numéro qui correspond à celui de votre place, place où je n’étais évidemment pas. Me voilà donc avec une copie appartenant à chinois que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, et obligé de chercher péniblement ma vraie place. Evidemment bien devant, l’aimable dame qui me l’a indiquée avait l’air un peu peinée.

Le test s’est assez bien passé, il y a toujours des trucs où je suis incapable de répondre. Il y a évidemment des situations bien tordues, comme par exemple deux gamins qui discutent jeux-vidéos: « Et alors là, je dois appuyer sur le petit bouton rouge au-dessus de la croix ? _Celui entre le carré noir et la LED Bleue ? _Oui. _Non, il faut appuyer sur celui à l’opposé de croix verte qui n’a pas de LED. » Avec les réponses aussi tordues: « Il faut appuyer sur 1) La croix qui clignote. 2) Le bouton à l’opposé de la LED rouge 3) Tous les boutons sauf la croix 4) NON, PAS LE BOUTON ROUGE !. » J’avoue avoir choisi la réponse 2) car cela faisait longtemps que je ne l’avais pas fait. Il faut toujours garder une certaine harmonie dans ses réponses, je suis sur que la machine qui corrige m’en sera reconnaissante.

Bon, et alors, ce Sankyuu ? Hé bien je suis incapable de me juger sur ce que j’ai fait. Faudra peut-être compter sur le facteur chance, et celui-là je lui ai suffisamment fait confiance pour savoir que c’est un enfoiré.

Mais comme ça finissait tôt, je suis allé faire des photos. Les cieux sont enfin beau à Tokyo.

Mori Tower

(Oui, il y en a une que j’ai déjà montré. Et une un poil floue, aussi: je n’ai pas réussi à caler correctement l’appareil)

Sexy girls

(La première et le titre sont un clin d’oeil à Oni-Oni, qui ma déclaré ‘Le plus sexy chez les japonaises, c’est quand même l’appareil photo argentique’. De plus et sans frais supplémentaires, si vous imprimez cette photo et l’affichez sur un mur, cela permet de réaliser une triple mise en abîme).

Kôyô

Depuis que je suis à Tokyo, je préfère l’hiver: la vue porte loin, les journées sont tièdes et les nuits d’un froid étoilé. Au moindre rayon de soleil, les japonais sortent dans les parcs pour y admirer les couleurs. En ce moment, certains recoins font nature de carte postale, jungle pour photographe timide.

En compagnie d’un Oni-Oni armé jusqu’aux dents prêt à bondir (vous admirerez l’importrait), nous sommes allé au Shinjuku-Gyoen.