Nouvel appareil photo

Salut !

Je cherche des avis pour m’acheter un nouvel appareil. Cette fois-ci un reflex, un vrai. Le mien est bien, mais je commence clairement à en atteindre les limites.

Je voudrais un appareil relativement petit, qu’il tienne dans un petit sac (la poche, même grande, je pense que je rêve). De toute façon, je n’utiliserai pas de pied et pas de flash, il me faut un truc polyvalent qui passe partout.
A titre d’exemple, ma limite ‘haute’ en matière d’encombrement et de prix serait un Nikon D80. Mais j’ai beaucoup de mal à savoir si c’est trop haut pour moi ou pas: un D40 serait peut-être largement suffisant au point de vue des fonctionnalités, mais j’ai peur d’être alors limité par les optiques disponibles.

Un ami m’a conseillé le Pentax K10D, par son côté solide et prévu pour les voyages. Mais je ne sais pas trop ce qu’il vaut. Et je ne connais rien aux autres marques, je suis certains qu’il doit y’avoir des trucs biens chez les Canon EOS ou chez Olympus, mais je ne connais pas. Et j’ai beaucoup de mal à choisir simplement en regardant les fiches techniques, car par rapport à mon précédent appareil ils seront de toute façon nettement mieux: rien qu’un D40, ce sera un pas de géant.

En ce qui concerne les optiques, lors de mon voyage en Bolivie j’ai pu essayer un D200 équipé d’un 18-250 et c’est clair que c’est un plaisir: jamais besoin de changer d’objectif, c’est vraiment le truc à tout faire. C’est super gros, mais je préfère ça que me trimballer la sacoche avec trois objectifs dedans, et devoir en changer toutes les 3 minutes.

Pour le genre de photos que je prends, vous avez vu pas mal d’exemples. En gros, je veux un bon zoom pour pouvoir prendre des gens de loin. Et toutes mes photos de nuit sont prises au 1/4s ou 1/5s, ce serait bien de pouvoir monter au moins au 1/20s. C’est possible au 1/5s, mais pas facile et j’ai souvent des photos floues (et des gens qui râlent ensuite :] ). Et vous avez peut-être remarqué que je n’ai jamais montré d’intérieur de métro: je ne peux pas prendre de photos, c’est forcément flou à cause des secousses et de l’éclairage faible.

[edit: j’oubliais un truc super important: le bruit. Il me faudrait un truc le plus silencieux possible, surtout que je vais prendre les photos en rafales de 3-4…]

Voilà voilà, merci bien si vous avez des conseils ou des trucs à éviter absolument. Je pense qu’en fait, n’importe quel appareil fera l’affaire en gros, c’est moi qui m’adapterai au besoin (comme avec le précédent) mais je voudrais savoir s’il y’a des trucs vraiment bien ou pas bien (et pas trop cher, évidemment).

(Et ce genre de photos sera enfin net, Yay \o/ C’est un bar à Shibuya)

Sugoï sugoï sugoooooooï !

On est allés au grand feu d’artifice de la baie de Tokyo, avec -V- et plein d’autres aussi. L’ambiance est très sympa: vraiment plein de gens sont en yukatas, et les japonais sont très bons publics pour les feux d’artifice. Ca crie, ça applaudit, ça rigole, de vrais gosses. J’avais une voisine hyper enthousiaste ! Bref, presque deux heures de feu d’artifice, un très bon moment.

(Faut être vraiment chanceux, pour cadrer correctement un feu d’artifice)

Petit manuel de torture

… à l’usage des japonaises.

1) Faites leur répéter (ou essayer de répéter) des ‘r’. Après trois ou quatre fois, elle s’étouffe ou bien finit en quinte de toux. Pour des mots rigolos tels que ‘Dnepropetrovsk’, on atteint l’incompréhension totale.

2) Et là, ça fait cinq heures qu’elle râle à propos de nourriture immangeable et qu’elle proteste contre les immondices insalubres: elle est malaaaaaade. Elle a mangé un huitième de picodon. (A sa décharge, après 15h de trajet dans un avion, ledit picodon était bien corsé).

Je crois qu’elle n’est pas très solide, tout de même.

(encore une photo volée, elle a horreur que je la prenne en photo)

Je ne serai pas campagnarde

Elle est originaire d’un département de France profonde, du genre à abriter le dernier tourneur de bouchon en bois de senteur véritable. Et quand on lui demande comment elle imaginait son futur, elle se voyait mariée à 21 ans et deux gosses à 25. Et puis un jour elle a tout plaqué: le copain qu’elle avait depuis 5 ans, la famille installée depuis trois siècles et son boulot qui était prévu depuis des années. Elle s’est fâchée avec l’intégralité de sa famille (et certains ne lui ont toujours pas pardonné), mais a hérité de son pseudonyme et de mon estime (certaines mauvaises langues diront que c’est quand même pas lourd). J’aime bien les gens qui savent ce qu’ils veulent et avec assez de force de caractère pour l’obtenir.

Elle dort enfouie sous un tas de draps et de couvertures, avec parfois un pied ou une main qui dépasse. Quand on en soulève un coin on est assailli par l’odeur de ses cheveux, avant de rencontrer son regard ensommeillé, tout au fond.

Technique de survie numéro trente-douze

Bon, c’est fini les billets vaporeux à base du bout du monde, de solitude et de romantisme d’écorché vif.

Même voyage, même jour et au même endroit: alors qu’on installe le camp, on s’aperçoit que la source est presque à sec. Tout ce qui reste est un très mince filet d’eau pas vraiment clair. On reste et on boit ce truc saumâtre ? On fait demi-tour ? C’est plus sur, mais va falloir marcher pas mal sans eau.

Après concertation entre téméraires et prudents, on décide de rester. J’ai des pastilles de purification, mais il faut filtrer l’eau d’abord et on n’a rien du tout. Etant aux dernières extrémités, nous avons finalement filtré l’eau avec le seul linge propre que nous avions: la culotte de rechange de Dame enjouée. Elle a un peu fait des manières car c’est une culotte pas très sexy, mais c’était ça ou mon caleçon (sale).

Un peu plus loin, Je ne serai pas campagnarde faisait de même avec sa propre culotte de rechange… On a bien ri.

Moralité: Messieurs, partez toujours avec une demoiselle, elles sont souvent pleines de ressources. Mesdemoiselles, ne faites pas de randonnée ou de montagne en string, cela vous sauvera peut-être la vie.

Bon, dans 10 ans je vous parle de mon échinococcose alvéolaire.

Pins et soufre

Deux jours de randonnée entre pins rabougris par le vent et végétation alpine. Pour s’apercevoir qu’au sommet de la crête, nous sommes à la limite entre blanc et bleu. A droite la mer de nuages dont seules émergent les pointes des îles Kourilles, qui roule et coule pour se dissoudre à gauche, dans le bleu de la mer d’Okhotsk, vers Sakkaline.

Deux jours à croiser ou deviner daims, renards et ours. Ces derniers nous obligent à laisser toute nourriture hors des tentes et à l’écart, dans des boites blindées prévues à cet effet.

Deux jours pour finir en équilibre sur les pentes d’un volcan zébré de couleurs, dont le pied émet encore des fumerolles.

1000 kilomètres plus tard

Mer d’Okhotsk. Entre Sakkaline et les îles Kourilles.

Pour moi, un nom pareil avait toujours été agressif. C’est rapeux et aguisé, froid et rouillé. Un peu comme un crissement d’iceberg sur de l’acier. Mais pas en ce moment.

Il ne fait pas très chaud, mais les berges basaltiques sont vertes et grouillent de vie. Des cormorans font sécher leurs grandes ailes au soleil, des daims paissent dès qu’il y a de l’herbe disponible. Parfois on croise un ours, ce qui déclenche toujours une grande effervescence parmi les japonais.

Des bois, de la roche et de l’eau. Ici, le bout du monde c’est ça.

Destination là-bas, terminus plus loin

Ca commence comme un album de Tintin: debouts sur le pont, le commandant de bord avait choisi du Strauss lors du départ et l’on a observé les remorqueurs nous tirer jusqu’à la mer. Milou n’est pas tombé dans la manche à air pour découvrir le passager clandestin, mais en route vers de nouvelles aventures.

Brrr…

Je ne serai pas campagnarde désirant un peu de fraicheur et comme j’aime bien prendre les gens aux mots, je l’ai emmenée au carrefour entre Scandinavie et Russie. A savoir le ‘Absolut Ice Bar’ de Tokyo. Concept: un bar entièrement en glace, la pièce est maintenue à -5 degrés (alors qu’il fait 35 à l’ombre dehors, avec beaucoup trop d’humidité).

Vous êtes servis dans des verres en glace, devant un comptoir en glace avant de s’asseoir sur des sièges de glace tout en écoutant de la musique cristalline. Les cocktails sont juste assez forts pour ne pas geler dans les verres. Le tout dans une ambiance feutrée et des lumières d’iceberg. Au très grand soulagement de Je ne serai pas campagnarde, ils fournissent des vestes et des gants: elle n’aurait pas tenue longtemps dans sa mini-robe estivale.

A noter le deuxième effet Kiss-kool: on se refroidit entièrement quand on passe son temps là-dedans, normal. La peau est donc très froide, et quand on sort toute l’humidité de l’air se condense dessus. On se retrouve trempé en une dizaine de secondes. Mais c’était bien.