Nous partimes fringants

Après le voyage et la requête de Blondin, j’ai décidé de faire quelques billets sur notre voyage en Bolivie l’année dernière. Je vais en fait poster les mails que j’ai envoyés de là-bas, ainsi que quelques trucs que j’ai écrit ensuite, pour faire un carnet de voyage. Et comme c’était écrit pour les familles et que j’ai la flemme de ré-écrire, vous aurez les prénoms véritables (ainsi que nos tronches, d’ailleurs, mais j’assume).

On est partis un mois et demi, de mi-juillet à fin-août, dans le but de faire de l’alpinisme (nous sommes alpinistes tous les trois, à des degrés divers). En effet, la Bolivie a plusieurs sommets au-dessus de 6000m, considérés comme facile. Mais évidemment, ça ne s’est pas tout à fait passé comme escompté…

Pas d’accents car j’écrivais ça sur un clavier espagnol. J’intercale les photos entre les textes, elles ont été prises par nous trois. Si vous en voulez des plus grandes, je ne vous passerai que les miennes.

Dimanche 15 juillet 2007 à 21:21

Evidemment, ca commencait trop bien. On avait eu tous les papiers pour acheter le materiel, on etait pret une semaine avant, on avait meme resolu le probleme des chaussures d Arthur… Et il a fallu qu ils ratent leur avion. La dame au guichet me dit qu ils devraient etre la, que leur avion est arrive, mais pas eux. Je suis curieux de connaitre la reponse qu Arthur va inventer 🙂 ‘Il faut laisser une part de hasard dans les vacances’, qu il disait… Donc tout seul a La Paz a 5h du matin, apres 32h de transit, sans parler un seul mot d espagnol ni savoir ou aller car c est eux qui ont le guide. Je suis heureusement tombe sur un californien d abord, deux francais ensuite, qui m ont donne des infos et m ont meme accompagne pour trouver un hotel, faire un tour de ville et trouver un cyber-cafe.

Bref, La Paz est une ville penchee, toute en pente, et c est pas une bonne idee quand on arrive directement ici, a 4000m. Monter une cote demande un reel effort, faudra s acclimater. Le temps est celui de 4000m: on creve de chaud au soleil, on claque des dents a l ombre.

Et je viens de trouver un mail d Arthur: ils arrivent par l avion suivant, evidemment. Ne leur dites pas que j ai eu le mail, c est bien a eux de s inquieter un peu ^;,,;^

Je pense que l on ne pouvait decidement pas mieux commencer un voyage.

Edit le lendemain: ils sont bien arrives, mais sans le sac d’ Arthur… Donc nous sommes contraints a l’acclimatation forcee en attendant ce sac perdu entre Miami et Santa-Cruz…

Mercredi 18 juillet 2007 à 00:57

Toujours pas de sac, personne ne sait ou il est, et c’est celui qui contenait le rechaud et la pharmacie collective, mais aussi toutes les affaires de montagne et de resistance au froid d’Arthur… Pas de duvet, pas de veste, pas de crampons ou de piolets.

Contre mauvaise fortune bon coeur, nous partons demain au Salar d’Uyuni, pour le paysage et aussi pour gravir un volcan de 5400m, le Tunupa. Avec un peu de chance, il n’y aura pas de neige et cela devrait nous permettre de nous acclimater un peu mieux. Ca commence a aller, mais tout effort laisse extenue, le simple fait de parler trop vite est fatiguant. Le mal de crane est toujours tapi dans un coin du cerveau.

Sommes alles aujourd’hui a la Vallee de la Lune, paysage de glaise erodee par l’eau, laissant de grandes demoiselles coiffees, des colonnes d’argiles taillees au couteau et de grandes fosses beantes au sol. A voir, mais trop touristique a notre gout.

A bientot, peut-etre dans 10 jours, avec surement des photos du Salar et du Tunupa (et de nous, qui sommes deja crames par le soleil des 4000).

Jeudi 19 juillet 2007 à 22:57

Nous sommes partis plein d’espoir pour Oruro, ou nous devions trouver un bus pour Tahua, qui est a cote du Tunupa (le volcan, vous suivez ?). Ca nous a permis de contempler l’altiplano de pres: de grandes plaines vallonnees avec…rien, a se demander si quelquechose pousse. Oruro est une ville miniere, la qualifier de riante serait exagere: il n’y a rien, hormis des maisons accrochees aux collines. Un endroit completement desesperant, a se demander quel est le fou qui a eu l’idee de creuser la alors que tout y est hostile. Il parait que le carnaval y est le plus grand d’amerique du sud apres Rio, je demande a voir.

Nous y apprenons que le bus escompte n’existe pas, nous voila obliges de repartir sur Uyuni. Soit 10h de car, de nuit, et dans le car il gele… Un regal, heureusement que nous avions vestes et sacs de couchage en duvet (enfin, sauf Arthur, mais on s’est debrouilles). Arrivee a Uyuni a 6h du matin et -15 degres. On n’a jamais ete aussi rapides pour trouver un hotel.

Premiere bonne nouvelle: le Tunupa est accessible d’ici. Aussi, nous partons demain pour 5 jours d’ascension et de visite du Salar. Ca s’annonce superbe et tres froid.

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