Huayna Potosi

Jeudi 9 août 2007 à 01:41

Le Huayna Potosi, c’est un peu le Dome des Ecrins de la Bolivie: il y a un refuge, avec meme des fleches sur le sentier pour y aller, plein de touristes qui dorment et mangent dedans, pas besoin de potasser le topo pour savoir ou est le sommet et l’itineraire: il n’y a qu’a suivre la trace. Et elle est tellement bien damee, que si on met un pied a cote on s’enfonce jusqu’aux cuisses. Mais c’est beau quand meme.

Evidemment, nous avons dedaigne le refuge et son confort de satrapes, preferant trainer nos sacs de 20 kilos au nom d’une ethique montagnarde extremement rigoureuse. Non, en fait c’est qu’on n’etait pas au courant.

Bref, on monte le camp, on questionne les guides locaux et on decide d’innover cette fois-ci: on se levera a 2h du matin, depart a 3h (les guides et leurs clients partent 1h plus tot). Ca fait toujours bizarre, de se lever quand il est presque encore hier. Le fait d’etre dernier de cordee me permet de monter en pleine lethargie cotonneuse, histoire de finir ma nuit. Mais pourquoi diable s’est on leves aussi tot ? Pas de crevasses sur le glacier pour justifier le gel, on ne percoit que le monde eclaire par sa frontale et la montee est completement uniforme, desesperement monotone. Et il fait froid. Tellement froid, trop froid. Entre -20 et -30 vers 5-6h du matin, quand on approche des 6000m, avec du vent. Claire nous a bien fait peur, un peu plus et on redescendait en catastrophe. Mais vers 6h30 du matin, avec le lever du soleil, les choses s’arrangent et on atteint le sommet.

Redescente au camp, et on s’apercoit qu’on a fait la totalite de la course en 6h30, alors que les guides indiquent la montee seule en 4-6h. Bon, on est acclimates et on a la caisse (on a meme mis 2h dans la vue a un autre groupe de francais, partis une heure avant nous). Mais il est 9h30, je n’ai jamais fini une course aussi tot (ou alors, en se prenant un but) et bon sang, ca ne justifiait vraiment pas le fait de partir aussi tot, de ne rien voir a la montee et d’avoir froid a ce point. Personne n’a perdu d’ongles, mais on y a tous pense. Bizarre.

En tout cas, c’est notre premier 6000m pour Arthur et moi, demain on se bourre la gueule. Et comme on a fait toute la journee avec en tout et pour tout deux verres de flocons d’avoine chacun, la on sort du resto, je finis de rediger ce message et on y retourne. Mais on reste raisonnable: ici, le resto est a moins de 3 euros.

8 jours plus tard…

8 jours de symbiose avec ma doudoune, mon duvet et mon bonnet. Je pense qu’apres ca, mes enfants naitront avec.

C’est qu’il ne fait pas chaud du tout, au camp de base du Condoriri. 4600m d’altitude, a cote d’un petit lac, des tas d’endroits amenages pour le bivouac. On s’en est meme trouve un a l’ecart des autres, avec coin cuisine, table et tabourets de pierre. La vue est imprenable, toutes les faces sont devant nous, platrees de neige, imposantes.

Premier jour, lever a 4h du matin par -10 degres, pour gravir le pic Illusion: un petit sommet pas dur a 5300m, juste pour nous faire les dents. Mais la deconvenue vient assez vite: il n’y a pas assez de neige ou alors sous forme de penitents, trop de glace pour pouvoir passer rapidement, Arthur et son piolet droit ne sont pas rassures, et nos deux uniques broches a glace nous regardent d’un air goguenard. Quand il s’agit de passer sur le deuxieme glacier, fort raide, nous ne pouvons pas faire de longueur avec deux uniques broches et aussi redescendons nous deconfits.

Second jour, nouveau reveil a 4h du matin, avec les sachets de the qui gelent quand on les pose sur la table de pierre. Cette fois ci nous partons pour le Pequeño Alpamayo, bardes de broches a glace et le piolet technique en bataille, pas question de se faire avoir une deuxieme fois. Longue remontee du glacier, avec quelques crevasses vertigineuses, et nous debouchons au sommet du Tarija. C’est le choc: le Pequeño Alpamayo est une impeccable pyramide de roc et de neige, avec une arete arachneenne menant au sommet. 50 degres de pente de neige sur l’arete, ne pas regarder a droite et ne pas penser tomber a gauche. On y est arrive. On en repart fourbus, on rentre au camp epuises, mais ravis.

Troisieme jour, repos. Evidemment, il y a plein de vent et il neige, on se pele correctement. Je deconseille le menu ‘Miette de Thon sur Charpie de Pain accompagne de Sauce Ketchup’ quand on est trois dans une tente un peu juste, a manger au-dessus des duvets, alors que le vent fait tout pour nous renvoyer a La Paz. Sauce Mayonnaise, c’est beaucoup mieux.

Le jour suivant, nous partons pour un camp d’altitude afin de gravir le lendemain la ‘Cabesa del Condor’, le sommet principal du Condoriri. Sacs de 20 kilos avec tente, rechaud et provisions. 3h de marche pour arriver au bivouac, avec entre autre le passage de la beaucoup trop bien nommee ‘Scree slope of Hell’. Une petite horreur de pente raide de graviers traitres et de cailloux mal degrossis, juste sous le glacier du Condoriri. A 5000m d’altitude, avec nos sacs trop lourds et nos haleines trop courtes. Mais nous parvenons enfin au ‘High Camp’: 5200m, une merveille de bivouac sur tables de pierre, expose au soleil couchant, avec une vue fantastique sur le Condoriri. Le bivouac ne vaut pas le detour, il merite le voyage.

Le lendemain, nouveau reveil a 4h, nous nous saturons de the et mangeons jusqu’a la nausee, et nouveau depart sous une lune tiree au cordeau. Pour le lever du jour, nous sommes sous le couloir qui nous menera a l’arete du Condoriri. Tres bonne surprise: on nous avait annonce le faire en 1h-1h30, nous sommes a l’arete en 20 minutes car les conditions de neige sont excellentes. Nous continuons sur l’arete, encore plus vertigineuse que celle de l’Alpamayo. Mais il ya trop de vent, il fait un froid glacial. Le passage cle: l’arete fait 40cm de large, avec 30 degres de pente, ce qui en soi n’est pas enorme. Mais de chaque cote, ce sont des pentes a 60 degres et 300m de vide. Ca revient a marcher sur une poutre en plein ciel, et a s’y dresser sur la fin pour franchir un mur de rocher de 2-3m de haut. Rien de tres difficile techniquement, mais tres impressionnant. Et le vent empeche toute velleite de passer debout. Claire s’y elance d’abord puis renonce. De mon cote, je suis tellement frigorifie que l’idee d’essayer ne m’effleure qu’a peine. Nous redescendons, en sautant quelques crevasses decidement bien beantes.

Nous passons le sixieme jour en repos, a maugreer contre le vent, les aretes de neige, nos incapacites notoires, la malchance (evidemment, les jour suivants sont absolument denues du moindre souffle de vent) et American Airlines.

Et nous revoici a La Paz, apres avoir redescendu notre camp en nous transformant en chevaux de bat. Nous devrions partir apres-demain pour le Huayna Potosi, considere comme le 6000m le plus facile du monde. Ensuite, vraissemblablement le Sajama et l’Illimani.

Par contre, il va falloir penser a contacter un mage vaudou pour de-marabouter Arthur, ou bien se rendre a l’evidence que Dieu existe, qu’il ne veut pas qu’Arthur fasse de la montagne, et entrer dans les ordres: non seulement nous n’avons toujours pas de nouvelles de son sac, mais il s’est fait une entorse en redescendant du camp de base…

Quelqu’un aurait un poulet noir ?

Depart au Condoriri

Samedi 28 juillet 2007 à 23:48

Nous partons demain pour 8 jours dans le massif du Condoriri. Arthur loue tout le materiel (c’est American Airlines qui paie), une jeep nous depose et nous reprendra dans 8 jours. Pas d’autres moyens: aucun bus n’y va.

On devrait faire un camp de base, il y a 12 sommets autour, pas tres hauts (maximum 5900m) mais avec de la neige et parfois un poil difficile. De plus, dormir a 5000m nous acclimatera bien (la c’est fini, on est rodes pour 4000, on ne s’acclimate plus).

Dernieres courses a La Paz (10 jours de bouffe, va falloir louer des mules car on a deja plus de 20 kilos de sac), derniers jus de fruits aussi. Ils ont de petites echopes fantastiques: remplies de fruits jusqu’a la gueule, on choisit son jus ou sa salade sur mesure, avec ou sans lait, yaourt, miel, cereales, quinoa grillee, etc… En ce qui concerne les jus, je recommande fortement Ananas-Kiwi-Fraise ou bien Melon-Fruit de la Passion-Kiwi, bien que Ananas-Banane-Orange soit pas mal aussi. Et on se retrouve chaque fois avec presque un litre de jus de fruits, a deguster avec ou sans paille. Le tout pour… 30 centimes par personnes. En ce qui concerne les salades, c’est Claire la specialiste.

A dans 8-10 jours.

Retour du Tunupa

Jeudi 26 juillet 2007 à 02:08.

Vendredi matin, nous faisons connaissance avec trois bresiliens: deux grands parents (75 et 88 ans pour voyager, respect) et leur petite fille qui nous accompagneront sur le Salar. Depart en 4*4 et passage a Colchani.

Puis c’est l’entree dans un monde binaire. Il n’y a que les degrades de bleu du ciel et l’etendue blanche du sel, d’une planitude parfaite, d’une immensite telle qu’elle laisse apercevoir la courbure de la terre. Et puis le froid. Ce n’est meme pas un desert, c’est un neant. Comme si un dieu capricieux avait raye la geographie de la carte, il n’y a rien. De ce rien, le sel est exploite a la main pour 1 euro la tonne, dans des conditions de froid, de brulure par le sel et le soleil.

Nous parcourons cet autre enfer glacial jusqu’a l’ile d’Incahuasi. Le terme ile est bizarre mais approprie: nous n’avons jamais quitte le sol ferme, mais nous redecouvrons la terre. C’est une petite oasis volcanique ou poussent de grands cactus et des buissons d’herbes seches. Comme le Salar, c’est une abstraction de vie mais avec plus de variations. Tout est d’une beaute stupefiante, abstraite. Le regard porte loin dans l’air tres pur.

Nous en repartons pour notre destination finale: le village de Coquesa, ou nous allons passer 4-5 jours. C’est un hameau fantome, presque abandonne, mais nous avons l’excellente surprise d’y decouvrir un hotel de sel a peine construit ou nous serons tout seul (ou presque) pour les jours suivants. La famille qui le gere est adorable et nous depannera plus d’une fois. Coquesa est a la limite du Salar, sur les flancs du volcan Tunupa, separe du sel par une espece de lagune de goudron noiratre sentant le methane des plantes en decompositions. Le tout, avec les cristaux de glace et de sel, forme des structures inedites. Dans ce noir de goudron, entre le blanc du sel et le bleu du ciel, il y a meme des flamands roses.

A peine arrive, nous courons vers cette lagune pour prendre des photos lors du coucher du soleil. Malheureusement, ceci declenche chez Claire une violente reaction allergique. Elle avait mange de la peche en oubliant qu’elle y etait sensible. Heureusement, les seuls medicaments dont nous disposions etaient des corticoides (pure chance, j’ai oublie de les mettre dans le sac d’Arthur, que nous n’avons pas) et son oedeme s’est limite a la face: Arthur etait pret a baptiser mon Leatherman neuf par une tracheotomie. Mais elle nous a presente un visage de potiron larmoyant pendant presque deux jours.

A toute chose malheur est bon: emu, le chauffeur de 4*4 nous invite pour le repas du soir. Le lendemain, Claire pouvant presque y voir (mais la mamie bresilienne avait priee pour elle, ce qui explique son retablissement), nous montons au Tunupa pour y laisser du materiel de bivouac. Nous rencontrons un bolivien qui nous fait visiter les sepultures traditionnelles et nous rendons compte qu’a cause de l’air pur, toutes les distances sont faussees. Le volcan est en fait a presque 15 kilometres et a plus de 1400m de denivelle. Il presente une gueule beante, bariolee de soufre, herissee de dents, tartrees de neige. Redescente a la nuit tombee.

Le dimanche, repos: a cause des corticoides, Claire a attrape une tourista galopante. Nous marchons vers le village de Jirira, en rencontrant principalement des maisons abandonnees (hameau de Ayque) et des enclos detruits.

Lundi: nous montons tot au Tunupa, esperant le faire dans la journee ou bien dormir a flanc la ou nous avons laisse le materiel. Claire nous suit tant bien que mal mais tient bon. Finalement nous y montons, sur une crete rouge et jaune de soufre, gigantesque pierrier vomit par le volcan. Nous n’irons que sur cette pointe rouge, au bord de la gueule evasee. Les canines sommitales semblent faisables mais nous n’avons pas le materiel d’escalade necessaire. Et puis il commence a se faire tard. Arthur commence a ressentir un mal des montagnes: mal de crane, oppression respiratoire, nous descendons sans demander notre reste, descendant en courrant le pierrier instable. Rentree tard a l’hotel de sel, extenues.

Le lendemain, encore repos. Mercredi, nous nous entassons dans un car local faisant la liaison avec Uyuni. Il devait etre neuf dans les annees 70, on y est assailli d’odeurs lourdes, de regards curieux, on nous offre des feuilles de coca et du bicarbonate de soude. Le klaxon a un faux contact et vu les secousses, une roue doit etre voilee. J’ai a peine le temps de me coincer entre deux sieges que nous arrivons a Ayque, pour y assister a une fete de mariage. Qui l’eut cru, dans ce village ou nous avions a peine vu des vivants ? On en repart en retard, avec la plupart des hommes assez ivres. Mais le conducteur a l’air encore clair, et de toute facon rater un virage est de peu d’importance quand on roule sur une table lisse de 10 000 kilometres carres.

Arrivee tard a Uyuni, ou nous retournons dans le meme hotel. Le temps de rediger ce message, nous apprenons que le sac d’Arthur est vraissemblablement perdu. Il y avait pour plus de 3000 euros de materie dedans, personnel et commun. Il va falloir reflechir a ce que l’on fait ensuite.

Nous partimes fringants

Après le voyage et la requête de Blondin, j’ai décidé de faire quelques billets sur notre voyage en Bolivie l’année dernière. Je vais en fait poster les mails que j’ai envoyés de là-bas, ainsi que quelques trucs que j’ai écrit ensuite, pour faire un carnet de voyage. Et comme c’était écrit pour les familles et que j’ai la flemme de ré-écrire, vous aurez les prénoms véritables (ainsi que nos tronches, d’ailleurs, mais j’assume).

On est partis un mois et demi, de mi-juillet à fin-août, dans le but de faire de l’alpinisme (nous sommes alpinistes tous les trois, à des degrés divers). En effet, la Bolivie a plusieurs sommets au-dessus de 6000m, considérés comme facile. Mais évidemment, ça ne s’est pas tout à fait passé comme escompté…

Pas d’accents car j’écrivais ça sur un clavier espagnol. J’intercale les photos entre les textes, elles ont été prises par nous trois. Si vous en voulez des plus grandes, je ne vous passerai que les miennes.

Dimanche 15 juillet 2007 à 21:21

Evidemment, ca commencait trop bien. On avait eu tous les papiers pour acheter le materiel, on etait pret une semaine avant, on avait meme resolu le probleme des chaussures d Arthur… Et il a fallu qu ils ratent leur avion. La dame au guichet me dit qu ils devraient etre la, que leur avion est arrive, mais pas eux. Je suis curieux de connaitre la reponse qu Arthur va inventer 🙂 ‘Il faut laisser une part de hasard dans les vacances’, qu il disait… Donc tout seul a La Paz a 5h du matin, apres 32h de transit, sans parler un seul mot d espagnol ni savoir ou aller car c est eux qui ont le guide. Je suis heureusement tombe sur un californien d abord, deux francais ensuite, qui m ont donne des infos et m ont meme accompagne pour trouver un hotel, faire un tour de ville et trouver un cyber-cafe.

Bref, La Paz est une ville penchee, toute en pente, et c est pas une bonne idee quand on arrive directement ici, a 4000m. Monter une cote demande un reel effort, faudra s acclimater. Le temps est celui de 4000m: on creve de chaud au soleil, on claque des dents a l ombre.

Et je viens de trouver un mail d Arthur: ils arrivent par l avion suivant, evidemment. Ne leur dites pas que j ai eu le mail, c est bien a eux de s inquieter un peu ^;,,;^

Je pense que l on ne pouvait decidement pas mieux commencer un voyage.

Edit le lendemain: ils sont bien arrives, mais sans le sac d’ Arthur… Donc nous sommes contraints a l’acclimatation forcee en attendant ce sac perdu entre Miami et Santa-Cruz…

Mercredi 18 juillet 2007 à 00:57

Toujours pas de sac, personne ne sait ou il est, et c’est celui qui contenait le rechaud et la pharmacie collective, mais aussi toutes les affaires de montagne et de resistance au froid d’Arthur… Pas de duvet, pas de veste, pas de crampons ou de piolets.

Contre mauvaise fortune bon coeur, nous partons demain au Salar d’Uyuni, pour le paysage et aussi pour gravir un volcan de 5400m, le Tunupa. Avec un peu de chance, il n’y aura pas de neige et cela devrait nous permettre de nous acclimater un peu mieux. Ca commence a aller, mais tout effort laisse extenue, le simple fait de parler trop vite est fatiguant. Le mal de crane est toujours tapi dans un coin du cerveau.

Sommes alles aujourd’hui a la Vallee de la Lune, paysage de glaise erodee par l’eau, laissant de grandes demoiselles coiffees, des colonnes d’argiles taillees au couteau et de grandes fosses beantes au sol. A voir, mais trop touristique a notre gout.

A bientot, peut-etre dans 10 jours, avec surement des photos du Salar et du Tunupa (et de nous, qui sommes deja crames par le soleil des 4000).

Jeudi 19 juillet 2007 à 22:57

Nous sommes partis plein d’espoir pour Oruro, ou nous devions trouver un bus pour Tahua, qui est a cote du Tunupa (le volcan, vous suivez ?). Ca nous a permis de contempler l’altiplano de pres: de grandes plaines vallonnees avec…rien, a se demander si quelquechose pousse. Oruro est une ville miniere, la qualifier de riante serait exagere: il n’y a rien, hormis des maisons accrochees aux collines. Un endroit completement desesperant, a se demander quel est le fou qui a eu l’idee de creuser la alors que tout y est hostile. Il parait que le carnaval y est le plus grand d’amerique du sud apres Rio, je demande a voir.

Nous y apprenons que le bus escompte n’existe pas, nous voila obliges de repartir sur Uyuni. Soit 10h de car, de nuit, et dans le car il gele… Un regal, heureusement que nous avions vestes et sacs de couchage en duvet (enfin, sauf Arthur, mais on s’est debrouilles). Arrivee a Uyuni a 6h du matin et -15 degres. On n’a jamais ete aussi rapides pour trouver un hotel.

Premiere bonne nouvelle: le Tunupa est accessible d’ici. Aussi, nous partons demain pour 5 jours d’ascension et de visite du Salar. Ca s’annonce superbe et tres froid.

Vous n’aviez pas tort

Un 50mm en 1.4, pour les portraits, ça poutre.

(Note:si je me souviens bien, le responsable de Uppix.net traine par là. L’upload de fichiers multiples déconne complêtement chez moi: il n’upload pas tout mais semble choisir les fichiers de façon aléatoire. Deux fois que ça me fait le coup et que je dois vérifier les fichiers, re-uploader, puis encore une fois pour les fichiers qu’il a de nouveau oublié… De plus, les images se retrouvent complêtement dans le désordre ce qui n’est pas très pratique quand il y en a beaucoup)

Yosakoi (2)

Et après, ils dansent.

Le Yosakoi, c’est un défilé de danseurs de tous âges venant de pleins d’écoles et de compagnies japonaises différentes, comme Honda, les travaux public, etc…
Il y a plusieurs parties: des démonstrations sur scène, assez formelles, et ensuite ils parcourent les rues en dansant et chantant, précédé par de gros camions qui passent la musique.
Comme l’avait fait remarquer Caroline, ce qui est vraiment agréable c’est qu’ils s’éclatent. Ils sont vraiment ravis de danser et de le montrer. Il y a des moments où ils se plantent, mais en général c’est très bien réglé et synchronisé. Et ils y mettent une telle énergie, qu’on leur pardonne volontiers.

Quelquechose qui n’apparait pas dans les photos précédentes: ils sont en général suivis par des porteurs de drapeaux gigantesques, qui effectuent de grands moulinets pour que le drapeau ne touche pas le sol et passe juste au-dessus de la foule. C’est très beau. Et les voir manipuler ces trucs très lourds est impressionnant. Exemples, avec des images moins bonnes:

Yosakoi (1)

Le Yosakoi, ça se déroule sur deux jours entre Meiji-jingu, Yoyogi, Harajuku et Omotesando. Et tout d’abord, on peut voir les derniers préparatifs fiévreux. Ils resserrent les derniers noeuds des kimonos, retouchent les maquillages et déroulent les drapeaux.

(Soyez patients, ne cherchez pas ce qu’est ‘Yosakoi’ sur le net, vous aurez la réponse demain 🙂 )

Tsukiji (heuu… n+1)

Quelques pêcheurs et découpeurs de poisson, cette fois ci. Tsukiji est un des rares lieux où les japonais ne sont pas toujours aimables. Ils sont pressés et te font comprendre que tu es bien sympa mais que tu es dans leur chemin. Attention à ne pas bloquer les allées… Et attention aux grands seaux d’eau, douce ou bien mélange de mer et de glace, qu’ils balancent dans les allées.

(Toutes ces images ont en fait été prises par Je ne serai pas campagnarde).

Retour d’Akihabara

Impossible de trouver un Pentax K10, ils n’ont que des K20, 100 ou 200. Du coup, ça fait un peu cher (100 000 le boitier seul). Le K20 tient bien en main, c’est vrai, mais il fait un bruit énorme.
Le E420 d’Olympus est trop petit pour ma main. Le E520 est au même prix qu’un D80, ou presque (75 000 et 80 000). Je pense donc que je prendrai un D80, avec lentille 50 1.4. C’est le moins cher, en plus. Mais je laisse mariner encore quelques jours, je n’achète pas ce genre de trucs sur un coup de tête.

Et Akiba n’a pas changé: toujours la foule et l’électronique, les mangas et les jeux-vidéos. Je me suis fait accoster par deux filles qui faisaient un sondage sur le Nanpa et les Gôkon. J’ai répondu par une argumentation nuancée en trois parties, genre ‘c’est de la balle’. Elles m’ont même pris en photo, ça devrait paraitre dans le prochain numéro de ‘Mina’, me voilà bientôt l’idole des gamines de 16 ans. Mon plan de conquête du monde avance super bien.

Par contre, y’a moins de monde qu’à Shibuya, mais Akihabara ça me fatigue…