Shimo-kitazawa, 22h

Shimo-kitazawa, c’est un Shibuya en plus humain. Plein de bars et de restaus très sympa, une clientèle jeune mais moins qu’à Shibuya. Dommage que ce soit si loin de mon boulot, c’est vraiment un quartier où je vivrais bien.

Il y’a toujours le vieux conteur de mangas: vous pouvez apporter le vôtre ou bien en choisir un de sa collection, il vous narrera les aventures de votre héros préféré en jouant les scènes et mimant les bruitages. Ce soir là il avait pour public quatre japonais hilares, qui ne perdaient pas ue miette de ses mimiques et de ses gestes.

(Photo floue: pas de lumières, ils bougent, tout ça…)

Les Bas-fonds

Une série de photos que je voulais faire depuis longtemps: les galeries souterraines de Shinjuku. Quand tous les salarymen sont repartis chez eux, elles se remplissent de SDF venant y passer la nuit. Il faut absolument que j’y retourne avec un meilleur appareil, j’étais vraiment limité par la lumière. D’où les petits formats: c’est pour cacher le flou 🙂

Imprévu

Y’a tout de même un truc qui me les brise sévère au Japon. Pour résumer, c’est que tout ce qui est prévu est encadré, tout ce qui n’est pas prévu est interdit.

Exemple d’une conversation eue avec Rigolote alors que je projetais d’aller au sommet du Fuji en hiver:

_ Hééé ? Le Fuji maintenant ? Mais c’est fermé !
_ Comment ça, ‘fermé’ ? Ils ferment les routes ?
_ Non non, on peut aller jusqu’à la 5ème station, mais c’est fermé.
_ Mais comment on peut fermer une montagne ?
_ Je ne sais pas, mais c’est fermé. Ils ouvrent pour juillet-août.

Après vérification, ils ne ferment évidemment rien du tout. Simplement, en juillet-août, ils assurent la sécurité des randonneurs, alors qu’en dehors de cette période c’est à tes risques et périls (comme sur une montagne normale).

Pareil pour les plages: il y a des panneaux ‘baignade interdite’ partout, y compris avec une plage bondée 50m plus loin.

Et ne pas respecter ces indications est impensable pour eux, ou seulement le fait d’une (impardonnable) erreur.

(Et la photo, c’est toujours Hakone)

Totoro !

Je reviens du musée Ghibli (où j’ai appris qu’on disait en fait ‘Djibuli’, mais passons).
C’est très bien, même si la première cible est les gosses, je recommande pour les adultes. On peut y voir des inédits des studios Ghibli (plein de petits films de 20minutes, originaux ou reprenant l’univers des longs métrages).
Tout est fait pour expliquer le principe du film d’animation aux gosses, avec plein de machines rigolotes. On peut aussi y voir plein de leurs sources d’inspiration (dessins animés russes, français, etc…) et de leurs documents de travail (rushs, storyboards…).

Et puis bon, Miyazaki est le seul à réussir à me faire dire ‘kawaï’ avec un sourire niais sur le visage. Alors respect.

[flash]http://www.youtube.com/v/p7OhLvbIZVE&hl[/flash]

(Une des statues du jardin, malheureusement les photos sont interdites à l’intérieur).

Un problème ? Demande à une fille !

J’ai un peu menti en disant que personne ne te regardait dans la rue au Japon. Disons qu’en France, tout le monde se jauge à tout moment, au Japon seulement une personne sur 5 ou 6 te jettera un regard. Et en général c’est discret. Mais sur ce cinquième, 70% sont des filles.

J’en avais parlé avec un ami après avoir remarqué que dans mon annuaire téléphonique, il n’y avait que des japonaises. Aucun japonais. Et ce n’est pas une exception du tout, au Japon on ne connait que des japonaises, ou presque. Il avait une explication plausible:

La pression sociale est énorme envers les garçons, qui se doivent de faire de bonnes études, entrer dans une bonne université japonaise et avoir un métier dans une entreprise japonaise renommée. Une prestigieuse université étrangère vaudra toujours moins qu’une université japonaise. Pas les filles, elles n’ont pas cette pression sociale là: on les encourage moins aux études, et de toute façon elles auront un poste moins important, la pyramide hiérarchique étant très machiste. Hé bien du coup, elles partent un an ou deux à l’étranger, pour apprendre l’anglais ou autre. Et elles sont donc beaucoup plus ouvertes, courageuses et curieuses que les mecs. Les seuls mecs japonais que je connaisse (2) sont ceux ayant fait des études à l’étranger (et ils travaillent maintenant dans des boites internationales ou semi).

Si vous cherchez un renseignement dans la rue, adressez vous à une fille d’environ 20 ans, c’est elle qui a le plus de chance de vous répondre en anglais ou bien un ‘sugoï !’ devant vos 3 mots de japonais (alors qu’un vieux va faire un signe de la main genre ‘je suis pressé’ et se barrera sans un regard).

De plus, les mecs étant en général assez timides peu entreprenants, elles aiment bien voir des gens plus indépendants et qui les dragueront à coup sur. Moins d’efforts à faire et c’est plus confortable 🙂
Attention, je vous vois venir: ça ne veut pas dire que l’on peut se permettre de sauter sur tout ce qui bouge, elles sont aussi exigeantes que les françaises. Disons que par rapport aux mecs, elles sont simplement beaucoup plus ouvertes, presque européennes. Ce sont simplement elles qui vous adresseront la parole et qui vous regarderont dans les yeux lors d’une conversation.

Et pour les étrangères émancipées, c’est pas facile. Funky a essayé, elle m’avait sorti: ‘Une catastrophe… Ils sont incapables de parler d’autre chose que du boulot’.

Les images, ce sont les fameux oeufs noirs de Hakone: en manger un rallonge sa vie de 7 ans !

De la survie par l’indifférence

Bon week-end ? Moi aussi, merci. Un article à prendre avec des pincettes, peut-être certains ont une autre expérience (ou interprétation) de la question.
Je voulais revenir sur l’indifférence globale des japonais. Etant français et même pire, marseillais, une chose choque en arrivant: personne ne te regarde. Ils gardent les yeux au ras des paquerettes, au mieux au niveau de la poitrine. On peut traverser le grand carrefour de Shibuya sans croiser un seul regard (et sans se faire bousculer non plus).

Ca peut avoir des côtés rigolos: certains refusent systématiquement de te regarder. Si tu leur tiens la porte ou même leur parle, ils baissent encore plus la tête. C’est une marque de respect, le gars croit bien faire, mais c’est assez déroutant au début. Montrer ses émotions est une faute, regarder dans les yeux est une insulte.

Ca a un côté rafraichissant: au niveau vêtements et coiffures, pas mal de jeunes se lâchent complêtement (surtout des filles) sans qu’on vienne les emmerder en leur disant quoique ce soit.

On voit certaines personnes entrer dans un métro presque vide, et se mettre en face de la porte opposée, dos au wagon, avec le visage à 5-10cm du mur. Ou bien (très énervant): quand on est seul dans une cantine, parfois un japonais arrive et s’installe aussitôt dos à vous.

C’est aussi une simple question de survie mentale: le Japon est un pays où on peut n’avoir aucune intimité, où l’on n’est jamais seul. Les loyers sont si chers qu’à moins d’avoir un vraiment bon boulot, un japonais vit chez ses parents jusqu’à ce qu’il se marie. Donc on s’isole comme on peut, si besoin en ignorant la foule.

(et la photo, ce n’est pas un incendie mais les fumerolles volcaniques de Hakone)

Higashi Ikebukuro, 22h30

Il y’avait un jeune cadre dynamique, costume de cadre mais encore la coupe de cheveux de la dernière année d’université. Au milieu de la foule, il lisait nonchalament un magasine hentaï où l’on gaspillait vraiment beaucoup de liquide physiologique.

J’adore le métro de Tokyo.

Granit et béton

Le rendez-vous était vendredi soir à Roppongi, hé bien même quand on possède un gros sac et une corde d’escalade, les grands noirs vous proposent d’entrer dans les clubs de strip-tease et de massage. C’est fou. Ca ne se voit pas, que je ne suis pas vraiment venu pour ça ?

Ogawayama, c’est le ‘Ailefroide’ local. Un grand camping où on peut faire du feu, avec plein d’escalade autour. Ailefroide est mieux: plus de voies et beaucoup plus longues, ici ce sont des gros blocs perdus dans une forêt dense. Cela donne des pains de sucre de granit dur pointant le nez au-dessus des arbres. Les voies sont correctes, une petite ambiance montagne: des 6c avec le pas dur bien haut après la dégaine; où l’on clippe un point, on regarde le précédent et on se dit ‘Ah ouais, je tombais là je me prenais un bon 10m de chute. Les enfoirés…’ Mais bon, on ne tombe pas, c’est bien connu. Enfin, pas trop. Je dois avouer qu’il y a quelques mouvements que j’ai fait avec une légère expression crispée.

Retour le dimanche soir, avec le coffre plein de tomates (elles étaient pas chères). Quand ils m’ont déposé à la gare de Shibuya, en ouvrant le coffre, une bonne vingtaine sont tombées sur la chaussée, au milieu des voitures. J’ai fait grande impression.

(et comme je n’ai pas pu prendre de photos d’escalade, vous en aurez du carrefour de Shibuya. J’avoue ne pas m’en lasser. MGS4 est à l’affiche et en gros, mais ce n’est pas encore ça qui va me faire acheter une télé)

La quête continue !

Pas pu entrer dans le restau déco forêt de bambou, mais on a pu en trouver un autre dédié au cochon. Pour la viande, évidemment, mais aussi tout le décor. Y’a un côté réussi, c’est original et sobre. J’avais très peur des cochons rose kawaï. Et les plats valent le détour.

Et sur ce, je pars grimper deux jours à Ogawayama. Il parait qu’il y a des voies, des vraies. Et pas du bloc équipé où l’on a besoin de 4 dégaines dont une (voire deux) pour le relais.

Snuff movie

Attention, c’est gore mais pas trop.

Un film poubelle acquis ces derniers jours. Vous pouvez voir l’activité d’une dendrite au cours du temps, les épines dendritiques s’allumer et s’éteindre sous l’effet des dépolarisations synaptiques ou non. Et puis le marquage calcique augmenter, signifiant que le neurone se remplit de calcium et donc meurt…

[flash]http://www.youtube.com/v/jQsfeVldgP4&hl[/flash]

Une autre: activité des astrocytes près d’un vaisseau sanguin. Même marquage, mais la vitesse d’acquisition n’a rien à voir: une image par seconde, et une vague calcique dure en fait entre 10 et 20 secondes (c’était moins de 500ms pour le neurone précédent). Le marquage diminue au cours du temps, à cause du ‘bleaching’: la molécule perd progressivement son pouvoir de fluorescence quand elle est stimulée par le laser.

[flash]http://www.youtube.com/v/Qjjlm_ggJ2Y&hl[/flash]