Taïga

J’avais prétexté ne plus savoir où elle habitait pour lui demander de venir me chercher à la gare. Qu’elle me pardonne cette petite hypocrisie, j’ai toujours aimé observer les gens m’attendant. Elle m’avait ensuite invité dans un restaurant tranquille, pas loin, où nous avions discuté. Je ne sais pas comment, je ne sais plus pourquoi, la conversation s’était orientée vers nos visions du Paradis.

Son sourire avait fait remonter ses fossettes au coin de ses yeux clairs.
– Comment je le vois ? Très chaud. Avec de l’eau et des bulles, une torpeur amniotique. Tu connais les bains de V. ? Demain c’est dimanche, je t’y emmène.

(Photo n’ayant rien à voir: Salar de Uyuni, Bolivie)

4 réponses sur “Taïga”

  1. Aliocha – Je conseille, c’est vraiment un endroit hors de l’espace. Un froid glacial, une planitude parfaite, une immensité telle que l’on voit la courbure de la terre.

    Fopa – On était trois. Corsée (dont je parle un peu ici) nous a fait un oedême de Quincke en bordure de Salar, au milieu de nulle part à 4200m d’altitude. On a failli lui faire une trachéotomie d’urgence au leatherman (je n’invente rien). Maintenant on en rigole, mais on a eu très très chaud. Surtout elle. Faudra que je raconte ça plus en détail, un jour.

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