Loppu !

On s’était donné rendez-vous au Meiji-Jingu Bashi, pour aller farfouiller dans des magasins de montagne. Il me fallait une corde et à elle des gants. J’aime bien Kaori, quand elle est concentrée elle se met à me parler japonais, en oubliant totalement que je n’y comprends encore rien. Et elle essaie les sacs de montagne comme elle le ferait d’un Jean, en vérifiant si cela lui fait de belles fesses (Alors que, en tant que japonaise, elle n’a pas à s’inquiéter de ce côté là).

Fin d’après-midi en salle d’escalade, histoire d’étrenner ma nouvelle corde. Pump2 est nettement mieux que la première, mais nettement plus loin aussi. Majoritairement grandes voies, avec du dévers à foison. Ca fatigue mais très bonne salle.

Fin de soirée au ‘Petit Tonneau’, à Azabu-Juban. Allez-y, c’est comme à la maison. Ils ont plein de vins du côté de chez moi et on peut commander en français, ce qui rajoute une touche de classe quand on est le seul :] gagnez des points de frenchitude avec le vin, en sentant, goutant, approuvant et expliquant aux autres comment on fait.

Nihongo wa kantan desu…

… enfin presque.

Ochanomizu, 17h30. Complêtement perdu et voulant me rendre à Ryogoku, j’avise une dame pas trop loin de moi sur le quai. Je lui décoche mes meilleurs sourire et japonais, lui demandant si le train suivant y conduit. Elle prend un air terrifiée, et me sort en bafouillant ‘I’m sorry, I don’t speak english’.

J’étais tout vexé, mais j’adore le métro de Tokyo. (et le titre veut dire ‘Le japonais c’est facile’)

Chichibu Yo-Matsuri

Le Matsuri (festival) de Chichibu, c’est un des plus grands de l’hiver, il nous fallait donc y aller. Même si c’est un peu fou, un lundi soir à plus de 2h de train de Tokyo.

Hé bien on a réussi à tous y partir, tout le monde du labo, sauf les chefs évidemment, n’exagérons rien. On avait même réussi à persuader Impassible et à débaucher Sérieuse; et Rigolote avait menti à son chef pour pouvoir nous rejoindre. Pour une japonaise, respect. Après plein de changement de trains bondés, on arrive à Chichibu dans le froid, pour voir défiler tous les temples portatifs. Complêtement oublié le nom: ce sont de minis temples qu’ils portent sur l’épaule, mais des trucs quand même corrects: à vide ils doivent faire 800kgs, et il y a plein de gens dessus. Donc plus d’une centaine de personnes pour porter chaque temple, tous plus ou moins bourrés, à crier et faire de grands gestes.

Les photos sont floues, mais j’avais Haute comme trois Pommes sur les épaules, et elle bouge beaucoup. A regarder en écoutant ça.

S’en est suivi un feu d’artifice de 2h, à regarder en train de boire du saké chaud pour essayer de se réchauffer. Puis la course pour avoir le dernier train et un retour très fatigué. Haute comme trois Pommes m’a même fait une déclaration fracassante sous le coup de l’alcool (et m’a envoyé un mail le lendemain disant qu’elle ne savait plus trop ce qu’elle avait dit, mais qu’elle s’excuse).

Heureux, quoi.

Shiodome

Shiodome, c’est un peu la vision futuriste de ‘Metropolis’ ou de ‘Brazil’. Du verre et du béton, des lignes pures et des reflets froids. C’est impressionnant, très esthétique, un peu trop beau et propre pour être vivable. On n’y voit pas de voitures car elles sont en dessous. Les humains ont leur passerelle à eux prenant parfois toute la largeur de la rue, avec accès aux immeubles. On oublie que l’on est en fait au quatrième ou cinquième étage. Il y a même des jardins.

Nous finissons par la Tokyo-Tower, réplique pas très réussie de la Tour – Eiffel. Elle est mal mise en valeur et a la mauvaise habitude d’être floue la nuit. Au retour sur la gare de la Yamanote, on croise la demoiselle au regard triste et aux vélos.

Hamari-Kyu

Le parc d’Hamari-Kyu, c’est un parc comme Tokyo sait si bien les faire: coincé entre les buildings et la mer, assez petit, bruyant parfois. Moins de monde qu’à Yoyogi ou au Meiji-Jingu.

Mais avec des arbres choisis pour leurs couleurs d’automne et de printemps, des allées taillées au cordeau et des lacs artificiels fait pour être plus beaux que les vrais.
Et il y a une maison de thé au milieu du lac, avec des dames en kimonos mangeant une glace au thé vert, évidemment. Il faisait beau et chaud ce samedi.

Où comment être sur…

… de manger des sushis frais.

C’est que la petite bête est sensible, et un bon sushi doit être très frais pour fondre sous la dent. Voire encore vivant, mais ce sera un autre article.
Pour cela, allez à Tsukiji, le grand marché aux poissons de Tokyo.

C’est une fourmilière à l’image du Tokyo: 4000 tonnes de poisson vendues chaque jour, pour nourrir une des plus grandes villes du monde. La plupart des poissons ont été pêchés la nuit même, on les retrouve encore vivant dans les bacs de vente.

Les crabes essaient de claquer des pinces malgré les liens qui les enserrent, les langoustes pointent les antennes hors de bains bouillonnant, les coquillages crachent leur eau salée à l’encontre des passants, les poissons frétillent encore et pourraient presque être relachés. On croise des holothuries se prélassant mollement dans des bacs, des poulpes et seiches encore parcourues d’ondes colorées. Les seuls méconnaissables sont les thons, découpés et congelés sur le bateau, écarris à la hache, à la scie sauteuse, parfois même avec un ou deux katanas de cuisine.

Etant déjà venu, je m’étais imposé un thème histoire de ne pas refaire les mêmes photos: rouge. Il y a possibilié de faire encore bleu, vert, blanc, noir, humains et machines. Les prochaine fois.

Et pour les prochaines fois, vous aurez droit aux récits sur (oui, je sais, je tease comme un fou mais surtout je manque de temps):