Week-end à New-York

Non, en fait pas cette fois, bien que j’irai y faire un tour un jour. Mais à Odaiba il y a l’essentiel, c’est à dire la Statue de la Liberté (celle avec une ampoule grillée dans la main droite et un livre de science fiction dans la gauche *).

Odaiba, c’est la dernière ile artificielle en vogue à Tokyo, avec des buildings non euclidiens et des centres commerciaux hors espace-temps. Vous remarquerez par exemple sur la prochaine image qu’ils sont arrivés à placer dans la même perspective la Statue de la Liberté, le Golden Gate et la Tour Eiffel. Ils sont forts ces japonais, ils sont très forts **.

C’est une ile en bordure de mer et de la rivière Meguro, on peut contempler de l’autre côté les grues du port international, et le survol des avions en phase d’approche d’Haneda. Enfin, quand il fait beau.

Mention spéciale au centre commercial ‘Venus Fort’, qui est… inénarrable. Inqualifiable, indescriptible, je n’ai pas de mots. C’est hors du temps et de l’espace, et surtout ça dépasse le concept même de kitsch (et pourtant, les japonais sont plutôt bons dans le domaine). Il faut imaginer l’idée qui a germé dans le bureau d’études qui a pondu ce projet, c’est trop énorme. Ils ont reconstruit un quartier italien style renaissance, sur deux niveaux. Mais rien d’exact ou de précis, hein, n’exagérons rien, ils ont juste gardé le principe et rajouté du kitsch. Il y a donc de fausses étoiles dans un ciel de carton pâte, des violons langoureux à chaque coin de rue et une fontaine drapée, représentant les trois muses (je les ai appelées Clinquante, Sonnante et Trébuchante). Et puis du français partout, parcequ’il faut rester classe, tout de même.

J’aime beaucoup.

* Celui (celle) qui trouve l’origine de cette citation gagne toute mon estime en plus de prouver qu’il (elle) a une culture de bon ton.
** Ils sont même surpuissants (ceci est un article à citations, même récompense que précédemment sans la culture de bon ton).

Les vieux rats

Un jeune ça tient dans la main, et il suffit de dix secondes d’anesthésique volatile pour l’endormir. Un vieux est trop résistant, il faut le piquer en IP et il te fait savoir qu’il n’aime pas ça. Un vieux il faut le peser pour connaitre la dose d’anesthésique, et tu risques de le tuer par arrêt cardiaque si tu as trop forcé la dose. Un jeune ça n’a pas encore de dents, parfois ça n’ouvre pas encore les yeux et n’a même pas de poils. Un vieux c’est rapide, robuste, et quand tu te trompes ça mord à te transpercer la main de part en part. Un vieux nécessite d’être perfusé pour atténuer la mort neuronale, et ça rajoute une manip pas forcément simple. Un vieux parfois ça se réveille alors qu’il a la cage thoracique ouverte et le cœur au bout des doigts.

Un jeune à décapiter, ça se fait avec une paire de ciseaux, les mêmes que ceux qui vous servent à couper du papier. Un vieux il faut aller chercher la guillotine, celle dont personne ne se sert et qu’il faut tout le temps aiguiser. Mais une fois, elle était tellement émoussée que tu as été obligé de finir le rat au ciseau, et du coup tu l’aiguises. Toujours. Un jeune ça ne saigne presque pas, une goutte sur le papier absorbant. Un vieux tu peux repeindre l’évier et le mur en face si tu n’es pas assez rapide, et encore laisser quelques gouttes sur le sol. Un crâne de vieux c’est très dur, tu risques tout le temps d’abîmer le cerveau en l’ouvrant. Et si la pince rippe et que l’os se rabat, tu prends du sang plein la figure. Réflexe apprit très vite : ne pas se passer la langue sur les lèvres lors de ces manips. Jamais.

Un jeune tu peux faire tes tranches sur le cerveau entier, ça résistera. Un vieux il faut d’abord disséquer la région cérébrale d’intérêt, sinon l’oxygénation n’est pas suffisante. Un jeune c’est tellement solide que tu peux faire ça vite sur un coin de paillasse, dans des conditions pas top, presque aller boire un café entre les étapes. Les tranches seront bonnes et les neurones vivants. Un vieux il faut réfrigérer tout, couper les tranches en milieux sucrose ou choline, vérifier pH et osmolarité, recommencer, faire des chambres d’incubation compliquées pour que l’oxygénation soit parfaite. Voire même couper en APV, mais c’est trop cher. Et les tranches sont mortes, les neurones survivants se comptent sur une main alors qu’il devrait y’en avoir des milliers.

Putain, je hais les vieux rats, quand est ce qu’on fait enfin un projet sur du jeune ? Je veux du 12 jours, pas un de plus. Mais pas trop jeune non plus, car quand il faut ouvrir la mère, c’est pire -_-

Bienvenue dans la réalité de la science expérimentale \o/ Le prochain article sera kawaï voire mièvre, c’est promis.

Labview (2)

Je commence à appréhender la bestiole, c’est vrai que c’est intéressant ce truc. Mais ça demande une approche mentale vraiment différente de la programmation ‘standard’ (j’ai transpiré, pour trouver comment faire un simple ‘If… Then… Else…’).

Donc hop, celui qui me trouve à quoi sert le bout de code suivant gagne deux demoiselles en mini-short à Shibuya.

Et pour adoucir la geekerie de ce blog, une petite famille en photo au Meiji-JinguMae:

Foule, Pubs et Chansons

Je profite de ma réalité temporelle décalée de plein d’heures… Et puis le 25 n’est pas férié ici, au boulot !
Shibuya était tout à fait ‘intéressant’ hier soir vers 16-17h.

Joyeux noël !

Mal de crâne

Les neurones mourant avec enthousiasme (je pense que les rats font partie d’une secte préconisant le suicide de groupe, c’est pas possible autrement), je me suis mis comme je peux à un autre instrument de torture. Ca s’appelle Labview, c’est un ‘Environnement Graphique de Programmation’ et ça permet de parler le binaire et l’analogique en plus du japonais. Tout ça pour pouvoir taper la causette avec les cartes DAC, envoyer des requêtes en hexadécimal (et espérer une réponse parfois, ohééé ??) et pouvoir programmer les machines à café. Accessoirement, ça permet de faire des programmes abscons en interface 8bits, ce qui explique le choix judicieux des couleurs.

Bref, ça ressemble à ça.

Heureusement, le café est gratuit. Je pense sérieusement à me faire rembourser l’aspirine aussi.

Ah, et puis le sourire de la journée: je viens de découvrir les pubs japonaises pour ‘Pocky’, ce qu’on appelle chez nous les Mikados. Greuuuh.

Une avec les Momusu, faites pas gaffe au papier peint des années 80.

Et une avec Nakama Yukie, greuuuuh derechef.

Cosmopolisme

Ca avait très bien commencé, c’est à dire que je n’avais que deux heures de retard (putain de réunion) et que je ne m’étais perdu que trois fois. Mais la carte était très mauvaise, si si si. Et la sortie de métro qui m’aurait fait déboucher au bon endroit était fermée.

Je parviens enfin au resto, où je retrouve une bonne quarantaine de personnes. On reconnait tout de suite les japonais parmi les autres asiatiques: ce sont ceux en costard-cravate. C’est que pour la soirée de départ d’Annalisa, il y a vraiment tous les horizons réunis. Entre les allemands de passage, les philipins qui n’en ont que la nationalité, les japonais de souches, les américains qui parlent mieux qu’eux (avec les ‘ééééééé’ de circonstance), quelques français reconnaissables à l’accent, un québecquois qui fait tout pour perdre le sien (mais il le retrouve dès qu’il est bourré, haha). Y’avait de la science et de la montagne en présence, parfait pour prendre des contacts pour l’alpinisme cet hiver. Me suis même fait chambrer par un anglais à cause de la défaite Marseille-Liverpool.

Bref, très bonne soirée, un peu confuse, très cosmopolite, ça s’est fini très tard, j’ai évidemment raté le dernier train et de toute façon pas dormi chez moi.

Annalisa – Akiko – Kaori, We are small but we are cute

Jogasaki

Bon, Jogasaki, c’est mieux pour grimper. C’est du basalte posé sur la mer, plein sud, ce qui est très agréable pour grimper en hiver. Il fait même chaud, c’est fou. C’est du basalte plissé et fracturé par endroit, on peut donc faire du terrain d’aventure sur de bonnes fissures et de l’équipé juste à côté. C’est bien raide voire déversant, et il y a évidemment plein de monde histoire de te rappeler que tu es au Japon.

Par contre se lever un dimanche à 4h30 et faire presque trois heures de trajet, ça fait un peu mal. Et c’est pas gratuit.
Et avec l’enchainement soirée jeudi, soirée vendredi, lever à 4h30 dimanche et grosse escalade, je suis lessivé.

Portable (suite et fin)

Je voulais écumer Akiba pour me trouver un portable, un ami m’a retardé avec un conseil et un site internet: kakaku.com

Ca demande de lire un peu le japonais, mais c’est devenu ma bible. En effet, le problème d’Akihabara (et en fait de tout le Japon) c’est qu’il faut connaitre pour trouver. Les boutiques sont nombreuses, les prix différents, les machines aussi. Bref, il faut passer beaucoup de temps à marcher, découvrir, questionner, comparer. Et en général, on ne trouve pas. Ou cher.

Mais avec Kakaku, c’est très simple: on compose la bécane de ses rêves, et il te sort toutes les boutiques qui la vendent classées par prix, renommée de la boutique, et même un plan pour s’y rendre. Et à part les Macs (malheureusement), les prix sont presque divisés par deux.

Donc là, je viens de me trouver un portable, Core 2 Duo 1.8 ghz, 2Go de RAM, GeForce 8600 GT, 17′, Wifi etc… Pas de BluRay ni de softwares inutile vendu avec, pour moins de 1000 €. Un Dell.

Content ! \o/

Ah, par contre je me tape un Vista en japonais, heureusement que j’aime les challenges. Pas d’image du jour, je viens d’oublier mon câble de connexion de l’ APN.

Ah si, tiens: Rigolote en train de prendre une photo lors de la dernière soirée.

Equipe russe

L’avantage (ou l’inconvéneint, je sais plus bien) d’être dans une équpe russe c’est l’alcoo. Sayonaraz party pour un gars de Nijni Novgorod, ça DEVAIST être conséquent.
Donc on a commencé à la vodka (40 degrés), on a continué au KnagLiao (c’est ta£iwanais et ça titre du 58 degrés fillette), on a fini à l’avsinthe (c’est beaucoup trop,de degrés, je m’éatais promis de jamais recommencer, raté). Bref, je suis dans un état de décomposition avancé.

Mais très sympa. J’en ai profité (y’avait des chinophones et des nippophones) pour leur delmander des kanjis pour mon nouveua nom japonais. J’en ai besoin pour les signautures japonaises, en kanjis exclusivement. J’ai trouvé deux combinaisons assez sumpas, je vous expliquerai et montrerai à quoi ça ressemblre dés que je pourais afficher des kanjis ici.

Bref, il est 21h et je ne tiens plus ndebout (pour information, je me sius amusé à écrire ce billet sans correction, ça vous donne une idée de mon état). Mais mon état n’est rien à cîté de celui du chef.

Ah, cadeau, une image pas prise par moi mais par un pote au Matsuri de Chchibun lors du feud ‘artifice.

Je sens que demain va être très difficile /o\

Roulette Russe

Prenez un ukrainien et un russe, une japonaise pour faire couleur locale et un français pour raconter l’histoire.

Composez une soirée mixte: draniki et pelmeni (veuillez imaginer ces mots en cyrillique) au repas, à déguster avec des baguettes japonaises en buvant du vin français. A la télé il y avait un vague film américain que nous n’avons pas regardé. Au dessert, roses des sables et thé noir. Puis grand jeu de roulette russe.

Avant de vous mettre à pousser des cris, rassurez vous ce n’était évidemment pas la vraie. Mais elle fait froid dans le dos quand même, c’est une invention japonaise sur une base russe, évidemment. Le principe est simple. Vous prenez des choux à la crème, vous en remplissez 5 de crème au thé vert (excellent à condition d’aimer le thé vert) et le dernier de wasabi (horrible même en aimant le wasabi). Vous préparez 3 ou 4 tournées, vous mélangez tout sur un grand plat sans regarder, vous faites tourner le plat en regardant en l’air. Et au signal, chacun engloutit sans réfléchir un chou à la crème (enfin, il espère que c’est à la crème).

Deux choses: d’une part, il y comme un grand flottement avant de mordre dans le chou. Ensuite, mordre dans un chou au wazabi, c’est abominable.

Mais on a bien rigolé. Et c’est le russe qui a gagné, évidemment.