Woku – Kulaimbingu

J’ai réussi à dénicher une salle d’escalade pas trop loin du labo. Je m’y suis rendu hier, hé bien ils arrivent à transformer même une salle d’escalade en quelque chose de sacrément japonais. C’est fou.

Je passerai sur le fait qu’il y avait des prises de résine sur des murs avec circonvolutions compliquées, ça c’est la partie connue. Avec des tapis en-dessous. Il y a aussi une petite partie ‘Grandes voies’ de 15-20m, ça ressemble à ce qu’on connait chez nous et c’est à ça que j’ai reconnu une salle d’escalade, ne le cachons pas. Mais il y a des différences subtiles :

* D’abord, c’est sur trois étages, ils manquent de place partout. Donc il y a une salle de pan au-dessus de la zone grande voie. Sais pas pourquoi, j’aurais fait le contraire, mais je ne suis pas japonais. Et puis ça ne change rien, en fait.

* Evidemment, on se déchausse tout le temps : chaussons sur les tapis, mais quand on veut circuler on met d’autres chaussures pour passer aux étages, à la caisse, etc… A ne pas oublier ou bien tu te fais engueuler (à la japonaise, hein, donc ils haussent un sourcil).

* Il y a des mangas en libre disposition à côté des tapis, pour ceux qui s’ennuient entre deux jetés sur réglette infâme.

* Je m’étais déjà fait la remarque : on ne voit pas de grimpeurs (ou très peu) dans Tokyo. Vous voyez le genre : le gars, tu sais qu’il grimpe en un coup d’œil. Hé bien j’ai la réponse. C’est qu’en fait, ils viennent à la salle en costume-cravate, et repartent de même. Ambiance assez inédite dans les vestiaires : il y a des cintres avec tous les costards impeccablement acrochés. Et ne pas s’étonner quand ils se mettent entièrement à poil. Mais ça, après les Onsens, on est habitués.

* Le truc le plus furieusement japonais concerne les voies elles-mêmes. Dans une salle française, la couleurs des prises ainsi que les stickers collés à côté désignent les voies. Vous avez ce marquage pour les mains et les pieds, et toutes les voies sont désignées ainsi. En un coup d’œil sur le pan, vous voyez qu’il y a deux bleues, trois rouges, etc… Ici, non. Ce serait désespéremment occidental. Il y a quelques voies désignées ainsi, mais très peu. Pour les débutants ou les étrangers, je suppose. En fait, il y a des cahiers en bas des pans, avec le plan des prises à prendre pour réaliser certaines voies. Donc ça demande d’apprendre d’abord la voie, de repérer les prises (surtout qu’elles sont de couleur désaccordées au possible) et de faire sa voie. Ou bien d’avoir un ami qui te désigne obligeament les prises.

Mais c’était bien. Et la possibilité d’en faire toutes les semaines n’est pas négligeable.
Et pour ceux n’ayant rien à carrer de l’escalade, grande allée de Shinjuku la nuit et brochette de pieuvres caramélisées sauce soja.

4 réponses sur “Woku – Kulaimbingu”

  1. Ralala.
    Il est a peu pres certains que j’irais visiter mes amis japonais la bas (en plus ils sont bien distribues dans l’archipel : Tokyo, Kyoto, Sapporo).
    Mais bon rien a voir avec y vivre quelques annees …

    Sacre veinard.

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