Oh sa mère…

C’est que j’étais habitué à avoir des falaises à 1/2h de chez moi. Avec des rendez-vous tranquilou à 9h du matin pour aller grimper en hiver, 11h en été. Et le 1/4h de retard classique.

Et puis tu grimpes jusqu’à ce qu’il fasse noir, en gros, donc jusqu’à 22h passée en été, de toute façon il n’y en a jamais pour plus d’une heure de trajet de retour. Et puis même en hiver il fait chaud, T-shirt souvent de circonstance si la falaise est orientée sud. En été on enchaine par un volley – plage – pizza jusqu’à… tard.

Peinard.

Là comment dire… c’est plus pareil. Pas de changement d’heure, donc le soleil se couche à 16h30 en ce moment. Il y a deux heures de train pour aller sur le site. Comme c’est un train, tu oublies le 1/4h de retard compréhensif. Donc tu pars tôt et tu te pèles. Et la gare de départ est à l’autre bout de Tokyo, va falloir que je me lève à 4h30. Un dimanche.

Oh sa mère /o\.

(cette photo n’a pas été prise au Japon, celui qui trouve son origine gagne un sumotori en pleine action)

Raiders of the lost Chestnut Paste

Figurez vous que cette fameuse quête pour le Nutella n’est pas totalement inutile.

Bien sur, il y a les fans inconditionnels de la pâte noisette, les drogués du chocolat, ceux qui ne peuvent envisager un goûter digne de ce nom sans y associer une tartine de Nutella. Et là c’est le coup dur quand on n’en trouve pas, car c’est plein d’anxiolytique ce truc.

Mais c’est pas vraiment mon cas, en fait. Car du Nutella, je n’en mange pas en France. Une fois de temps en temps, chez une amie où le fameux pot trône en place d’honneur, mais c’est tout. C’est pas mauvais, ça ne peut être mauvais car c’est du gras et du sucre et c’est bon par réflexe. Mais j’ai toujours trouvé ça écoeurant, bref j’en mangeais pas.

Sauf qu’au Japon, il y a pas mal de choses qui changent, entre autre toute la nourriture. C’est quoi, votre repas par défaut pendant la semaine ? Quand vous avez ni envie ni le temps de cuisiner ? Moi ça devait être pizza ou kebab, je suis à peu près sur que c’est comme ça pour tout le monde. Sauf qu’ici, mon repas par défaut c’est riz – poisson cru – fruit – thé vert. Les diététiciens applaudissent des deux mains et en redemandent, mais il y a nettement moins de calories dans le riz que dans les pâtes (et ne parlons pas du kebab). Du coup je suis obligé de manger toutes les 5h à peu près si je ne veux pas perdre du poids.

Et c’est là qu’intervient le Nutella, car il n’y a rien de mieux pour apporter d’un coup plein de gras et de sucre. En ce moment, j’en suis réduit à bouffer du chocolat et des corn-flakes devant la télé, vers minuit, sinon j’ai trop faim.

Oui, je sais, je me suis fait lyncher par plusieurs copines pour leur avoir avoué ça. Mais après elles m’ont dit qu’elles viendront, donc je leur pardonne.

Et cadeau:

Fuji

Juste pour dire que le Mont Fuji, ça t’égaie un paysage comme personne.

Pour -V- :

Les lieux dont j’ai entendu parler pour trouver du Nutella, c’est le centre commercial dans la station de Shinjuku, les boutiques Yamaya à Ikebukuro, Le supermarché dans Sunshine City à Ikebukuro et le Donkihote de Shibuya.

Je suis allé voir Les boutiques Yamaya et le Donkihote, rien du tout. J’ai l’impression que les arrivages ne sont pas réguliers, et que donc il te faut arriver le bon jour. Mais c’est assez énervant car tout le monde te dit ‘Ah mais oui, bien sur que je connais, il doit y’en avoir là’. Et rien…

Et c’est pas fini…

En vrac, sans essayer de résumer le début de week-end.

* Escalade jeudi soir, avec retrouvailles dans une Izakaya remplie de japonais rigolards et passablement bourrés. J’ai eu un peu de mal à me débarasser de l’un d’entre eux qui me trouvait décidément très sympathique et voulait m’apprendre le Taïko. Ai pu discuter injures avec AnnaLisa (Philipine). je lui ai confirmé que ‘Va te faire enculer’ peut effectivement être considéré comme une injure. Si si, même à Marseille.

* Un moment très rigolo au Edo-Tokyo Museum, où j’ai commencé à discuter avec une japonaise, avec mes deux mots de japonais et ses trois mots d’anglais, pour savoir où trouver du Nutella. Hé bien elle en mange, elle aime ça, et elle trouve ça très bien que ce soit très commun en France. Elle m’a donné quelques adresses, j’en ai déjà regardé une, mais rien. Ce doit être ça, un moment Nutella. J’en ai profité pour lui demander de m’aider à changer mon adresse mail de téléphone portable.

* Golden Gai Area, Shinjuku, soirée de vendredi. Souriante décide de nous prouver que ce n’est pas parceque l’on est petite et taïwanaise qu’on ne tient pas l’alcool. Hé bien j’ai vraiment cru qu’elle allait s’effondrer, mais au bout d’une heure elle avait même repris sa couleur normale. Soirée à apprendre de l’argot japonais avec la serveuse et un client, en testant un peu tous les alcools disponibles. A 4, on a du faire presque toute la carte. A noter: le Tankatan a un goût de salade.

* Un tour au Mori Museum of Modern Art, pour les oeuvres nouvelles et la vue de Tokyo du haut du 60ème étage de la tour Mori.

Et demain j’ai rendez vous à 7h30 pour aller faire de la randonnée avec quelques japonais, sur ce je vais me coucher.

Conseils contre cadeau (si !)

Figurez vous que je viens d’être payé, et que me voilà donc riche à millions (ahum).
Du coup j’aimerais m’acheter un ordi portable, mais je n’y connais rien du tout en marques disponibles sur le marché. Je voudrais donc savoir ce que vous conseillez.

Je n’ai pas les sous nécessaires pour m’acheter un MacBook, il me faudrait une webcam intégrée. Pas d’ultra-portable, une autonomie correcte.
Ce sera principalement pour bosser, mais j’espère jouer un peu aussi, si j’ai le temps. J’avoue qu’il y avait une présentation de Crysis sur écran plasma au Yodobashi Caméra de Shinjuku, et… gargl. Mais je rêve, là, hein ? Oui, ok. De toute façon je me connais: je passerai plus de temps à finir Deus Ex pour la 11ème fois et à épuiser toutes les répliques de Monkey Island II.

Donc bref, meilleur rapport qualité/prix. Ah, et puis je vais l’acheter au Japon, donc je peux pas trop me permettre des configs exotiques rafistolées au scotch. Ca m’amusait en France avec un ordi classique, mais là j’ai pas le temps ni l’envie.

Et toute réponse valable se verra gratifiée d’une photo de fille en kimono, histoire de motiver le chaland. Et j’en ai de la bonne :]

Mejiro, 14h30

Il y avait une fille cheveux teints en blanc, grand manteau de cuir sur bottes assorties.
Yeux fardés de noir sur regard dur, bouche dédaigneuse soulignée au pinceau.

Malgré ses airs de méchante à la Matrix, elle ne trompait personne: elle avait une figurine ‘Kitty-tchan’ accrochée au portable.

J’adore le métro de Tokyo.

Jiyugaoka

La nuit de vendredi a été chargée, samedi fut tranquille, entre balade et achats à Jiyugaoka.

Jiyugaoka est un faubourg de Tokyo, connu pour ses nombreux magasins de mode et d’accessoires de maison, un peu cher mais branché. C’est Tokyo ville presque tranquille: des immeubles bas, des échoppes minuscules, de nombreuses rues piétonnes tresseillées de fils électriques. De la verdure dès qu’il y a un espace possible, même s’il ne peut être que minuscule. Quelques aberrations architecturales se cotoient telle cette reconstitution d’un quartier italien idéalisé, avec gondole esseulée sur plan d’eau artificiel. Juste à côté d’une maison traditionnelle aménagée en café autour du jardin intérieur. Le Maccha y est amer à souhait.

Au retour passage par Shibuya, bien sur, pour prendre la température des publicités et des cris, pour s’arrêter manger des sushis à l’anguille et se perdre dans la foule dense.

Woku – Kulaimbingu

J’ai réussi à dénicher une salle d’escalade pas trop loin du labo. Je m’y suis rendu hier, hé bien ils arrivent à transformer même une salle d’escalade en quelque chose de sacrément japonais. C’est fou.

Je passerai sur le fait qu’il y avait des prises de résine sur des murs avec circonvolutions compliquées, ça c’est la partie connue. Avec des tapis en-dessous. Il y a aussi une petite partie ‘Grandes voies’ de 15-20m, ça ressemble à ce qu’on connait chez nous et c’est à ça que j’ai reconnu une salle d’escalade, ne le cachons pas. Mais il y a des différences subtiles :

* D’abord, c’est sur trois étages, ils manquent de place partout. Donc il y a une salle de pan au-dessus de la zone grande voie. Sais pas pourquoi, j’aurais fait le contraire, mais je ne suis pas japonais. Et puis ça ne change rien, en fait.

* Evidemment, on se déchausse tout le temps : chaussons sur les tapis, mais quand on veut circuler on met d’autres chaussures pour passer aux étages, à la caisse, etc… A ne pas oublier ou bien tu te fais engueuler (à la japonaise, hein, donc ils haussent un sourcil).

* Il y a des mangas en libre disposition à côté des tapis, pour ceux qui s’ennuient entre deux jetés sur réglette infâme.

* Je m’étais déjà fait la remarque : on ne voit pas de grimpeurs (ou très peu) dans Tokyo. Vous voyez le genre : le gars, tu sais qu’il grimpe en un coup d’œil. Hé bien j’ai la réponse. C’est qu’en fait, ils viennent à la salle en costume-cravate, et repartent de même. Ambiance assez inédite dans les vestiaires : il y a des cintres avec tous les costards impeccablement acrochés. Et ne pas s’étonner quand ils se mettent entièrement à poil. Mais ça, après les Onsens, on est habitués.

* Le truc le plus furieusement japonais concerne les voies elles-mêmes. Dans une salle française, la couleurs des prises ainsi que les stickers collés à côté désignent les voies. Vous avez ce marquage pour les mains et les pieds, et toutes les voies sont désignées ainsi. En un coup d’œil sur le pan, vous voyez qu’il y a deux bleues, trois rouges, etc… Ici, non. Ce serait désespéremment occidental. Il y a quelques voies désignées ainsi, mais très peu. Pour les débutants ou les étrangers, je suppose. En fait, il y a des cahiers en bas des pans, avec le plan des prises à prendre pour réaliser certaines voies. Donc ça demande d’apprendre d’abord la voie, de repérer les prises (surtout qu’elles sont de couleur désaccordées au possible) et de faire sa voie. Ou bien d’avoir un ami qui te désigne obligeament les prises.

Mais c’était bien. Et la possibilité d’en faire toutes les semaines n’est pas négligeable.
Et pour ceux n’ayant rien à carrer de l’escalade, grande allée de Shinjuku la nuit et brochette de pieuvres caramélisées sauce soja.

Il pleut

Il pleut mais quelquechose de correct, parfois le parapluie suffit à peine.
Du coup, de l’administratif: j’ai enfin ma carte bancaire et mon téléphone portable. Pas trop tôt.

Notes pour plus tard: Il est difficile de trouver un parapluie à Harajuku sans qu’il soit rose à perles. Au ‘Bistrot d’Artémis’ (Bistrot de Nord Allée du Temple, sic) près du Yoyogi-Koen, ils ont du Beaumes de Venise, du Pomerol et quelques autres très bons vins. Ca, ça va servir.

Et une Belle de nuit égarée le jour, au Meiji-JinguMae (photo absolument pas prise aujourd’hui, il fait un temps de chien).

Acuité auditive

Visite médicale obligatoire, histoire de voir si en plus de vin et de fromage, je ne leur rapporte pas quelquechose d’encore plus exotique. Checkup complet, visuel, auditif…

_ Avez vous des problèmes à suivre une conversation ?

_ En ce moment oui, tout le temps, mais ce ne sont pas mes oreilles. Plutôt le japonais.

J’ai réussi à faire rire l’infirmière \o/

Et puis parceque c’est triste sans photos, Voici Omotesando Crossroad