Machinarium + The Mirror Lied


Machinarium

Machinarium est un point’n’click indépendant. (Trailer)
Il se joue un peu différemment des point’n’click habituels, il vaut mieux réfléchir que cliquer dans tous les sens et les objets inutiles de l’inventaire se vident tous seuls (à quelques exceptions prêt). C’est à la fois bien et pas bien, bien car la progression est plus logique et gratifiante, mais pas bien car il faut vraiment être au bon endroit et cliquer sur le bon pixel, ce qui cause parfois quelques frustrations. Certains choses sont plus difficile, et le joueur peut utiliser une mini-aide, qui permet de voir ce que le personnage a en tête d’accomplir; ou une aide plus complète qui permet de voir directement la solution de toutes les énigmes du lieu. Mais cette dernière aide doit se débloquer à l’aide d’un mini-jeu, une sorte de mini shoot’em’up avec une clef qui doit arriver au bout du niveau pour rencontrer sa serrure. Je vous préviens tout de suite qu’il vaut mieux utiliser le clavier, en cliquant sur les boutons à la souris c’est d’une rigidité à se cogner la tête contre l’écran. Il y a pas mal de référence à d’autres types de jeu, comme Space Invaders sur une bonne d’arcade.

En parlant de maniabilité, tout se joue à la souris. C’est en flash, et donc une fois qu’une animation a commencé en général on ne peut pas l’annuler et on doit attendre qu’elle se joue jusqu’au bout, un peu énervant sur certains passages, mais globalement pas de problème et d’ailleurs les animations sont superbes. Les graphismes aussi, les screenshots parlent d’eux-même. En plus de trouver des éléments et trouver quelle action/quel objet à mettre où pour passer à la suite, il y a des petites phases d’énigmes avec des câbles à raccorder, ou des mini-jeux (plus rares) comme cité plus haut.

L’histoire est minimaliste mais franchement intéressante à découvrir. Le héros se retrouve jeté hors de la ville dans une décharge, il va devoir regrimper tout en haut, retrouver sa copine, et déjouer les plans des méchants robots qui le martyrisent et embêtent tout le monde. L’humour, s’il y a quelque tentatives, ne m’a jamais fait sourire, à part quand on laisse le jeu sans toucher à rien et que le robot a des flashbacks sous forme de bulles. Au passage, tout est raconté par des bulles, il n’y a pas de texte. Le jeu est assez court mais c’est suffisant pour passer un bon moment.

Au final, contrairement à pas mal de monde, je ne suis pas spécialement tombé sous le charme du jeu. J’ai aimé parcourir les tableaux car j’aime beaucoup les graphismes, mais les énigmes/objets à trouver ne m’ont pas spécialement passionné, à part quelques passages bien sentis et originaux. La faute peut-être à un manque d’humour.
Ce jeu plaira à ceux qui aiment se creuser les rouages, et pour ceux qui n’accrochent qu’aux graphismes les aides intégrées permettent d’avancer malgré tout.
Un peu frustrant mais intelligent, bien réalisé, pas exceptionnel mais de très bonne facture. Mignon et bien animé. Ce qui est pas mal c’est qu’on est face à pas mal de situations différentes où il ne faut pas toujours faire la même chose, ce qui est bien et moins bien c’est qu’il faut être à un endroit précis pour accomplir une action précise et que c’est parfois un peu bloquant.
Par contre je ne trouve pas qu’il vaut ses 20$ (site officiel, ou sur Steam)


The Mirror Lied

Je précise d’emblée que celui-là est gratuit et se télécharge sur son site officiel.
Il a été fait sur RPG Maker et se finit en une 20aine de minutes.

Je n’ai pas aimé l’histoire, peut-être qu’en le refaisant je l’apprécierai mieux. Pourquoi en parler ? Parce que l’ambiance est excellente et la réalisation très bonne.
Vous (Leah) vous réveillez dans une maison, et vous ne savez pas quoi faire alors vous l’explorez, vous interagissez pour trouver les clefs qui ouvrent le tiroir suivant. Tout l’intérêt vient du fait que le joueur ne sait vraiment pas à quoi s’attendre, ne comprends pas cet univers, et subit une ambiance pesante, dans l’attente de quelque chose. Et puis le téléphone sonne, avec de mystérieux messages.

Les graphismes sont très jolis (oui moi j’aime voir les pixels), les lumières et la musique apportent un gros plus, et même si il n’y a pas beaucoup d’action et qu’il faut surtout chercher une succession de clefs, la tension est palpable et pousse le joueur à continuer.
Ici il n’y aura besoin d’aller dans l’inventaire qu’une seule fois pour cumuler deux objets.

En conclusion, une petite expérience de tension (pas de peur) bien distillée, avec une très bonne réalisation. Très court, mais qu’aurait-on voulu de plus ? Une histoire plus longue et surtout plus compréhensible ? Ou plusieures mini-nouvelles dans ce style !