Might & Magic – Clash of Heroes

2010 et 2011 sont des années plutôt calmes au niveau des sorties intéressantes sur DS, les bons titres se faisant rares à part dans le genre des RPG et des puzzle-game. (En parlant de ça, j’en ai profité pour mettre vaguement à jour ma liste de bons jeux DS, les images ont disparu avec l’hébergeur pix.nofrag, je les remettrai à l’occasion)

On sent la venue de la 3DS ! Mais vu le prix abusé je ne vais pas me jeter dessus.

Finalement, mon jeu DS de l’année aura été un mélange de RPG et de puzzle-game.

Might & Magic – Clash of Heroes !

Cette excuse de jeu de l’année est en fait plus pour parler de ce jeu qui avait tout pour mal partir : Ubisoft comme éditeur, un style manga niais pour les personnages, et les restes fumants de la série Heroes of Might & Magic.
Mais les petits amoureux de pixels de Capybara Games, les développeurs, ont vraiment assuré leur coup.

Le design des unités, lui, est au top : du pixel-art tout mignon, associé au design des magnifiques créatures de Heroes V (le seul bon point de ce dernier). Les musiques sont bien. L’histoire n’est pas incroyable, mais se laisse suivre avec plaisir en proposant certains passages épiques ou d’autres très sympathiques (mention spéciale aux chapitres de la nécromancienne et du maître des démons). La durée de vie est plus que raisonnable, sans tirer en longueur (une campagne pour chacune des 5 races) et sans demander de faire de nombreux combats inutiles pour se monter en niveau.

Les héros n’ont pas grand chose à explorer car ils se déplacent uniquement de « case » en « case », mais il y a néanmoins des secrets à découvrir (comme la cache des Licornes). Et puis, ils se déplacent à reculons !!!§§!1 Si ça c’est pas awesome !

Enfin bon, le jeu mélange le principe de la série des Heroes of Might & Magic (univers, troupes) avec des éléments de RPG classique (expérience, items, quêtes) et des combats au tour par tour qui mélangent tactique et puzzle (il faut placer ses unités dans des conformations particulières pour lancer les attaques). De nombreux pouvoirs permettent d’enrichir le gameplay des combats. Les graphismes mignons cachent vraiment un jeu profond et original. La difficulté est bien dosée, certains puzzles ou certains boss sont assez exigeants.

La part importante du hasard au placement de départ des troupes peut donner lieu à des situations difficiles, mais permet de ne pas avoir un jeu répétitif, notamment lors des duels en multijoueur. Ces duels en multi sont d’ailleurs bien fichus, il est juste comme d’habitude dommage que ça ne soit possible qu’en wifi local et pas online.

En conclusion, une perle qui mélange RPG, tactique et puzzle. Un jeu original bien réalisé de bout en bout auquel je n’ai pas trouvé de défaut. Pour moi un must-have de la DS, qui en plus fait honneur à la série des Might & Magic.

Shin Megami Tensei (DS) – Devil Survivor

Tiens, un dérivé de la série japonaise des Shin Megami Tensei (connus en occident pour les Persona) arrive sur DS !
Devil Survivor est sous forme de Tactical RPG, c’est-à-dire que les combats se jouent avec une petite vue stratégique et du tour par tour.
Je ne suis pas vraiment qualifié pour parler de ce jeu, c’est à la fois mon premier Shin Megami Tensei, et mon premier TRPG !

Néanmoins je devine quand même que la structure du jeu est assez différente des TRPG traditionnels, voir même un peu modernisée/inspirée de The World Ends With You. (Le personnage principal a lui aussi en permanence un casque pour écouter de la musique ??)

L’histoire est vraiment la force de ce jeu, et c’est aussi ce qui va faire que vous allez continuer d’y jouer ou non.
Trois jeunes se retrouvent appelés en plein centre de Tokyo par le cousin du héros. Il leur transmet d’étranges PDA (en forme de DS !)  appelés COMPs. Et disparait.
Une fois le programme cracké par l’ami du héros (pas mal de choses tournent autour du piratage et de l’informatique, mais le jeu reste parfaitement accessible aux néophytes), ils se retrouvent face à des démons. En fait, ces COMPs servent d’intermédiaires à l’invocation de démons, système au coeur du jeu.
Ils découvrent aussi un étrange mail annonçant les évènements à arriver dans la journée, calculés par un algorythme. Et annoncent par exemple les morts à venir. Ce programme permet aussi de calculer quand va mourir chaque personne. Et ce qui est bizarre, c’est que tous les gens alentours ont un numéro maximal de 7…
En effet, peu de temps après le début du jeu, une explosion a lieu et Tokyo est plongé dans un blackout total : plus d’élélectricité, plus de réseau pour les téléphonnes, rien.
Plus inquiétant encore, l’armée fait un blocus et interdit toute sortie de la zone. Et eux, ils n’ont pas de mort annoncée dans les 7 prochains jours.
Les événements au centre de la zone sont de plus en plus inquiétants. Entre les rassemblements d’une secte, l’arrivée de démons, les prédictions journalières, les protagonistes vont se battre pour leur survie dans un Tokyo de plus en plus ravagé. Si au début tout est tranquille, le jeu plonge de plus en plus dans un univers d’ambiance post-apocalyptique.
La situation des gens sur place tourne de plus en plus mal et va les pousser aux émeutes, aux meurtres.
Le groupe des personnages principaux va tout faire pour survivre, au début ils vont essayer de s’échapper, puis quand ils comprendront qu’ils ne peuvent pas, ils vont essayer de trouver pourquoi tout est bouclé, et comment empêcher ça. Et se retrouver embarqués dans une situation de plus en plus apocalyptique et épique.
L’histoire est vraiment passionante et se laisse dévorer comme un bon manga. Par contre, ceux qui n’accrochent pas au fait que les personnages (pour une fois pas trop neuneus) parlent beaucoup (les dialogues sont extrêmement nombreux) auront du mal (ndr : il est même possible de draguer un peu certains personnages) La musique est pas mal, et renforce les moments de tension ou de révélation/mystère. Mais lors des combats il ne faut pas être allergique à la guitare électrique !
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La structure du jeu est aussi un peu modernisée, car il n’y a pas de déplacements. Les lieux apparaissent sous forme de liste, avec les endroits où il est possible d’intéragir avec d’autres personnages, et les endroits où il y a une bataille. La progression est donc très fluide sans voyages et sans monstres aléatoires.
Il est possible de choisir vraiment ce qu’on veut faire : suivre l’histoire de tel personnage secondaire plutôt qu’un autre, choisir les réponses aux personnages. Le joueur sera donc amené à des choix, pouvant par exemple déterminer une alliance ou la mort d’un personnage qui avait rejoint la troupe du héros. Et ultimement, vers la fin, suivant les intrigues suivies, il y a de très nombreuses fin possibles. Pas dans le sens « bonne fin » ou « mauvaise fin », mais plutôt dans le sens de suivre une voie plutôt qu’une autre, chacune ayant des conséquences différentes parfaitement assumées par le joueur. Je ne voudrais pas en dire plus pour ne pas dévoiler l’intrigue (mais c’est épique).

Passons au côté un peu plus piquant, les combats. Fidèles à la série de Shin Megami Tensei, le jeu est hardcore. Les combats obligatoires ne sont pas tellement nombreux (ils ponctuent la lutte pour la survie des protagonistes, ou leur envie d’aider d’autres personnages), mais ils sont très difficiles. Il faudra par exemple défendre des civils attaqués par des démons, et couvrir leur fuite. Et les démons sont souvent très puissants, forçant le joueur à répéter sans cesse des « Combats Libres » (d’entrainement) pour monter en niveau ses personnages, que ça soit pour apprendre des attaques plus puissantes, être plus résistant, ou avoir accès à des démons de niveau supérieur.
Les combats se déroulent donc au tour par tour, et quand des  groupes attaquent ils passent en face à face, le temps de balancer un ou deux tours d’attaques puis ça revient sur la carte stratégique. Les démons possèdent de nombreux types d’abilités (soin, attaquer de plus loin, etc), et les attaques suivent différents éléments (danse de glace, éclairs, feu, etc) avec chaque démon ayant ses faiblesses (comme dans Pokémon ! sauf que là c’est affiché).
Si les combats sont plutôt pas mal, il va hélas falloir énormément les répéter en « Combat Libre » pour monter ses personnages de niveau et bien customiser les pouvoirs/attaques. Et ça prend énormément de temps. Et c’est toujours la même musique.
Une petite vidéo pour montrer le début d’un combat : lien.

Les démons constituent le coeur du jeu, et de l’intrigue. Contrairement à Pokémon il ne s’agit pas de les attraper, mais de les acheter et de les fusionner. Le système d’achat n’est pas terrible (le mode « enchères » est trop aléatoire), mais le mode fusion est vraiment très intéressant, et permet de toujours recycler ses démons, et d’en obtenir des toujours plus puissants. Le but du jeu n’est pas de les élever pour qu’ils soient surpuissants, en effet la montée en niveau des démons montre rapidement ses limites, et il vaut mieux passer à la génération suivante plutôt que de se trainer un démon faible.  Mais comme dit plus haut, pour invoquer des démons de niveau plus haut, il faut que le héros ait atteint ce niveau, ce qui donne lieu à un grinding très long pour atteindre ce niveau.
J’ai juste un reproche pour certains démons qui ont l’abilité spéciale d’attaquer à partir de plusieurs cases de distance, ce qui force parfois à utiliser des démons du même genre pour pouvoir riposter.
Les héros disposent des mêmes attaques que les démons lorsqu’ils ont « cracké » leur pouvoir (quand je disais que le vocabulaire informatique/pirate est assez fréquent).
Le look des démons est assez variable, on sent l’inspiration de différentes mythologies. Démons ne veut pas dire forcément bêtes cornues, on peut aussi trouver des fées, des anges, des dieux nordiques, des vampires, etc Les dessins les représentant sont très beaux, et il n’y a que quelques rares concessions au Kawaii.
Pas de possibilité de connexion multijoueur, ce qui est en fait plutôt rassurant parce que ça évite d’avoir des démons ou des fusions accessibles uniquement lors de l’utilisation la connexion multijoueur (le seul défaut de The World Ends With You, où certains pouvoir n’évoluent que grâce au multi, à moins de trouver leur équivalent plus tard dans le jeu).

La durée de vie est considérable, vu qu’il m’a fallut environ un jour réel pour un jour de jeu. (Le début est quand même plus rapide, mais après certains moments sont plus longs à cause du grinding abusif) J’ai vu sur un guide que finir le jeu permet un New Game + où la limitation d’expérience (en fait, lorsque les personnages ont un niveau trop élevé par rapport aux monstres en face, ils ne gagnent quasiment plus de la précieuse expérience nécessaire à monter les niveaux) est enlevée, et ce guide conseille de faire la « fin facile » (celle proposée par l’amie du héros) afin de recommencer le jeu et d’aller plus rapidement. Car un certain choix de fin rend le dernier jour particulièrement violent dans une superbe montée en puissance.

En conclusion, un jeu particulièrement immersif malheureusement entrecoupé de phases de grinding hardcore pour monter en niveau son héros.
La structure du jeu est un peu modernisée, avec un joueur parfaitement maître de tout ce qui se passe, et l’absence de voyages/déplacements intempestifs.
Le contexte est très bon, un univers de démons et pas mal de références avec l’informatique, dans un Tokyo qui sombre dans la violence avec une sacrée ambiance post-apocalyptique. Les personnages sont intéressants et parlent beaucoup. L’histoire est vraiment passionante, c’est vraiment un manga dans lequel on se plonge, et où on agit. (ndr : par rapport aux mangas ça manque tout de même de gore et d’ecchi, huhu) Il faut néanmoins être bien accroché par l’histoire pour supporter les phases de combat répétitives pour monter de niveau son héros. (Parfois une véritable grindfest)
En tout cas, moi j’ai bien accroché à ce jeu.
Il n’est pas disponible en Europe, et donc pour y jouer c’est obligatoirement en anglais ou en japonais.

Les + :
-Univers, ambiance post-apocalyptique à notre époque
-Histoire passionante, personnages travaillés
-Montée en puissance
-Combats plutôt dynamiques
-Démons !
-Quand même assez mature/sombre

Les – :
-Grinding grinding grinding grinding, il va falloir beaucoup se battre pour monter le niveau des héros
-Très chronophage
-Certains combats sont particulièrement difficiles, notamment quand il faut vite venir protéger quelqu’un
-Accrocher à l’histoire est nécessaire pour aimer le jeu

Linker DS

/!\ /!\ Cet article est ancien et n’a pas été mis à jour, il y a de nouvelles générations de Linkers qui sont sorties, notamment pour la DSi (-> Aceckard 2) /!\ /!\

Petit résumé global : M3 Simply (= R4 Revolution) était un excellent Linker, le plus populaire et quasiment parfait, et son successeur le M3 Real s’avère en fait très peu pratique. C’est maintenant le CycloDS qui fait l’unanimité et devient plus intéressant que le M3 Simply, car le M3 ne supporte que jusqu’à 2 Go de mémoire micro SD alors que le CycloDS peut en supporter largement plus (la mémoire dite « HC »).

Simple à utiliser, les versions plus récentes du M3 (ici pour le Cyclo) (ce sont les liens vers le téléchargement de leurs programmes, à mettre sur la carte microSD accompagnant leur cartouche) permettent de ne plus avoir à patcher ni ses jeux (ROMs), ni ses homebrew (programmes amateurs). (si version ancienne, il faudra patcher les homebrew soi-même comme expliqué au point 3) de cet article, mais les dernières mises à jour des linkers laissent le linker patcher les jeux tout seul, et corrigent au fur et à mesure le problèmes de certains jeux qui ne se lancent pas). Pas besoin de flasher sa DS ni de passkey ou quoi que ce soit.

Le M3 Simply/CycloDS est sous la forme d’une cartouche DS, où on rentre une carte mémoire de type Micro SD (à acheter aussi, 1Go, 2Go ou plus). On peut lire la carte mémoire Micro SD sur son PC (pour y ajouter des choses par exemple) grâce à une sorte d’adaptateur USB fournit avec le linker.

On copie les fichiers (jeux, homebrews, etc) sur la micro SD via l’adaptateur, on introduit la micro SD dans la cartouche M3/Cyclo, on met la cartouche M3 dans la DS et ça marche.

Le prix du M3 ou du Cyclo + cartes micro SD varie de 40€ à 80€ suivant les sites où vous achetez et la carte Micro SD.

Par contre, le M3 Simply a un défaut : il ne gère pas les cartes SD HC, donc forcément celles de plus de 2 Go (donc jusqu’à 2 Go ça marche).

Le M3 Real les gère, mais personnellement je n’aime pas son interface et sa prise en main. Il n’est pas très pratique et a une assez mauvaise finition. En plus encore pas mal de bugs gênants, et pas très rapide/réactif. Le CycloDS en revanche a l’air d’avoir les faveurs en ce moment, si vous voulez plus de 2Go c’est vers lui que vous devriez vous tourner.

Si vous voulez des liens pour acheter, c’est dans les commentaires, ou ici.