The World Ends With You

Je le dis dès le départ : on a affaire à l’un des meilleurs jeux DS.

Et pourtant, j’étais sceptique quand je l’ai essayé.

Il provient de Square Enix/ Jupiter, et sort de la fantasy pour un univers très urbain, moderne et stylisé.

Le scénario me fait penser à Gantz : le héros se réveille dans le quartier de Shibuya, et a des missions : rejoindre un endroit et éliminer des monstres, les noises, en un temps limité.
C’est un solitaire misanthrope qui doit pourtant se lier avec une partenaire, car les « joueurs » de cette farce aux règles obscures doivent forcément être en équipe liés par un pacte. Ils vont rencontrer d’autres joueurs, et les Reapers, des personnages très puissants qui sont derrière tout ça et dont certains sont là pour encadrer les joueurs, d’autres pour les tuer…
Les joueurs sont piégés dans une réalité alternative, ils peuvent lire les pensées des gens, mais à part les Reapers, personne ne peut les voir.
Il y a pas mal de dialogues, les règles et les personnages se dévoilent petit à petit. Les dialogues ne sont pas mielleux, et le héros n’est pas du tout un gentil : son but, c’est de survivre, et le reste n’est qu’une gêne. Il serait prêt à tuer sa partenaire pour s’en sortir.

En dehors des combats, on déplace le héros dans les rues, les boutiques et la foule. A part les combats qui font avancer l’histoire, on choisit soi-même quand et quels monstres combattre.
L’historie est découpée en chapitres découpés en jours. Ce rythme de jours permet d’arrêter sa session de jeu et de reprendre à un autre moment sans se retrouver perdu et ne plus savoir quoi faire.

Les phases d’action contribuent à marquer la différence avec les autres jeux.
Un combat dure en moyenne entre 10 et 30 secondes. Oui, c’est hyper rapide, et le gameplay est lui-même très nerveux.
Il y a une spécificité : chaque personnage combat sur un écran. On contrôle le héros en bas au stylet, chaque « pouvoir » se déclenchant en traçant d’une certaine manière. En haut, le deuxième personnage est contrôlé avec les boutons, ou alors contrôlé automatiquement si on le lâche pour se concentrer en bas. Les deux combattants, en gagnant des combos, peuvent booster l’autre, et sous certaines conditions faire une attaque synchronisée dévastatrice sur les deux écrans à la fois.

Si les premiers combats apparaissent brouillons et bordéliques, au fur et à mesure notre maîtrise et notre technique s’étoffent, mais ça reste particulièrement bourrin.

Les pouvoirs (sous forme de petit badges) sont divers et variés, et on ne peut avoir qu’un seul set de quelques uns lors d’un combat (le nombre possibles à mettre dans un set augmente au fur et à mesure, mais rien de très mirobolant : il faudra faire des choix). Il y a des trainées de flammes, des pics de glace, des boules de feu, des coups de sabre, des éclairs, le fait d’utiliser des objets du décor (barrières, voitures, motos) en les balançant sur un ennemi, etc. Et chacun s’active d’une manière différente avec le stylet : tapoter pour lancer les boules de feu, faire un trait vers le haut pour faire jaillir un pic de glace, rester pointé sur une cible pour l’électrocuter, parcourir le sol pour créer une barrière de flammes, etc.
Il y a aussi quelques pouvoirs passifs, ou à utiliser de temps en temps en cliquant dessus.

C’est très nerveux et rapide, et c’est vraiment une expérience à tenter, tellement dynamique et rapide que farmer n’est même plus une torture…

Pourquoi farmer ? Pour monter de niveau ses pouvoirs, mais la plupart sont limités à quelques niveaux (beaucoup seulement un), donc ça n’est pas trop problématique. Pour se monter de niveau le perso, et si on fait exprès de baisser sa barre de niveau et être plus faible, on a un pourcentage de chances plus élevé de gagner de l’argent sur les ennemis. Et pas besoin de faire ça pendant une heure, ça vient vite.

Pourquoi de l’argent ? D’autres spécificités du gameplay, qui ne se dévoilent que petit à petit afin que le joueur ait le temps de tout maîtriser. Ainsi, on pourra s’acheter des vêtements et de la nourriture, à la fois pour augmenter ses stats, mais aussi parce que suivant l’endroit où on se trouve, un style de vêtements va booster les attaques, et un autre va les diminuer. (C’est très simple, le style favorisé est affiché dans le menu, le problème c’est que les styles sont nombreux !)

Le système d’achat est particulièrement intéressant… En fait, pour la plupart des items, on ne sait pas du tout quelle est l’influence sur les stats, c’est le commerçant qui va nous le dire à mesure qu’on regarde les items. Mais il faudra devenir un bon consommateur pour qu’il en révèle un plus grand nombre et d’autres secrets…

Ah et en parlant des choses bien pensées… Quand on éteint sa console et que plus tard on revient dans le jeu, on a la surprise de voir que les pouvoirs placés dans le set, et qui pouvaient encore évoluer, ont gagné pas mal de points pendant notre absence…

Les musiques sont résolument modernes et dans le contexte, principalement de la jpop (pas de rock dommage), et pour l’instant à part 1 morceau lors d’un combat, j’ai tout apprécié alors que je ne suis pas très fan du genre.

Au final, un jeu extrêmement dynamique et rafraîchissant, très nerveux et bourrin mais avec un gameplay très riche (et complexe tout en restant facile à utiliser) qui se dévoile petit à petit, et une histoire intéressante qui nous change un peu. On tient là une nouvelle perle pour la DS, un jeu exceptionnel dans son traitement et son gameplay.

Note : le jeu n’est pas traduit en français. Et on peut sauvegarder quand on veut, mais seulement à partir du moment où le jeu nous autorise à le faire pour la première fois, donc lorsque vous commencez pour la première fois veillez à avoir quand même un peu de temps devant vous.

Note 2 : le multijoueur consiste en un mini-jeu, assez dispensable.

Note 3 : finalement, il y a des défauts…

4 commentaires à propos de “The World Ends With You”

  1. Ok j’essaye de te contacter entre vendredi et dimanche via mail ^^ (Je viens d’avoir le badge pour le multi et je n’aurai pas progressé d’ici là)

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