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[AAR] Tropico

Tropico, ou une utopie communiste
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Avant toute chose, une petite playlist pour accompagner l’article :
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Deuxiemement, j’ai hésité à "écrire" l’accent cubain le long du texte, mais ce serait illisible au final. Si ça vous chante, vous pouvez lire la suite à haute voix en immitant l’accent des caraïbes. J’ai seulement laissé quelques mots evidents en espagnol, comme "presidente" par exemple.
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– Voila une heure que le tyran pendouille sur la potence, Señor … ou devrais-je dire … Presidente ! Nous nous félicitons de cette révolte populaire. Esperons que toutes vos promesses seront tenues. Le peuple s’est révolté et vous a mis à la tête du gouvernement de Tropico. Leur espoir en vous est trop important, ce serait domage de les décevoir.

– Je sais mon petit Pablo. Je sais … Mais il faut d’abord s’activer à ranger ce palais. Je veux que l’on me débarasse des corps, et que l’ont ôte cette baillonette, plantée sur mon nouveau bureau.

– Ce sera fait, Presidente. Au fait, voici le dossier vous concernant, je vais le poster parmis les archives du registre constitutionnel de Tropico.

Tropico … Une ancienne île coloniale espagnole, envahie par les anglais, puis un bref moment par les français, et ayant acquis sont indépendance en même temps que la pluspart des îles des Caraïbes. Voyons dans l’état des lieux.

Des cabanes en tôle, des champs minables n’ayant produit que du maîs d’exportation depuis tant d’années, de l’argent disparu, envolé en Suisse ou je ne sais où. Le cochon capitaliste ne souillera plus jamais Tropico. Il était temps de remettre cette île entre les mains du prolétaires, et je serais le petit père de ce peuple tropiquéen, en me marchant dans les traces du grand camarade Staline.

– Pablo ! Pablo !!!
– Si si presidente, j’arrive, j’arrive.
– Pablo, notre entrevue avec le ministre du developpement urbain est terminé.
– C’est qui le ministre du developpement urbain, presidente ?
– Euh … moi. Bref, Pablo, vas donner l’ordre au chef de chantier de construire des maisons neuves pour le peuple ! Ces cabanes vestiges du féodalisme qui nous a précédé doivent être détruites ! Voici les plans du projet de logement que nous avons établi durant ces deux dernières semaines. Et voici aussi les nouveaux ordres sur l’agriculture, que tu apporteras à chaque fermier du village. Nous allons aussi remettre en état la mine de bauxite au Sud-Est.

– Regarde moi ces salaires Pablo … Il est temps de supprimer les classes sociales.
– C’est quoi une classe sociale presidente ?
– Tu es vraiment sous-éduqué Pablo. Mais tu fais du bon café, c’est pour ça que je te garde dans mon gouvernement.

– Presidente, une statue en votre gloire a été érigée au milieu du quartier residentiel.
– Parfait, en récompense pour le dévouement du peuple, nous allons édifier une église, et installer un hopital. Le tropiquéen n’a plus foi en rien depuis qu’il est exploité par le vers-de-terre actionnaire. Et nous devons soigner le peuple malade et mourrant de faim depuis tant d’années.

Nous ne pouvons réduire les couts de la nourriture. Tropico fonctionne encore sur un système capitaliste. Nos effectifs sont réduits, une didacture du prolétariat est à exclure. Nous allons offre de l’or au peuple et nous endetter en faisant venir des etats-unis divers medecins et prêtres.

– Le plan logement doit aussi progresser, il faut offrire un logement de qualité au peuple ! C’est le fondement du monde selon le petit père du peuple Russe.
Il faut aussi s’occuper de rééquilibrer les salaires. Cela devra être fait progressivement. Je porte toute l’attention de mon ministre de l’économie…
– Qui ça ?
– Toi Pablo.
– OooOOooOOoh, Muchas Gracias Presidente !
– Je fait porter toute ton attention sur l’équilibre économique de tropico et les conséquences de ces changements de salaire, de loyer et de pouvoir d’achat.

(…)

– Presidente, nous nous félicitons de vous voir diriger Tropico depuis … 10 ans maintenant ! Nous avons une bonne et une un peu moins bonne nouvelle. Le peuple, suffisament nourris et soigné a produit une quantité exemplaire de papaye et de banane. De riches americains sont prêts à nous racheter une partie des stocks à des prix suffisement élévés pour nous premettre de renflouer nos caisses.



– Et la moins bonne ?

– Le porte parole populaire a déclaré qu’au nom de la liberté, nous devons organiser des élections.

– *Tousse !* Comment !? Ce peuple ingrat ose demander un changement de président !? C’est contre tous les fondements de notre nouvelle société !

– Presidente … soyez raisonnables, il est d’une grande certitude que vous serez réélu. Le peuple vous aime, mais il aime aussi la liberté. Si les choses tournent mal, nous pourrions donner un petit … disons … "coup de pouce" en votre faveur.

– Prend les mesures nécéssaires, Pablo. Je te laisse carte blanche, mais agis discrètement !

Vous voyez, presidente, les résultats sont plus que satisfaisant

– Nous allons batir une école afin que les enfants perdent à jamais cette éducation sinistre, et qu’ils soient conscient des efforts à fournir afin de vivre dans un monde marxiste.

Comment peut-on ne pas se rendre compte de l’avancée qu’a fait le peuple tropiqueen depuis ces 10 dernières années ?

– Le peuple ne trouve plus du tout amusant de regarder pousser l’herbe, presidente.
– C’est normal, le prix des repas dans les restaurants et des bouteilles dans les bars sont trop élevés. Les lieux de divertissement ne sont fréquentés que par les médécins et autres bourgeois. Il est grand temps de prendre les mesures qui s’imposent.

Continuons d’augmenter progressivement le salaire des classes populaires et de baisse celui des medecins, des pretres, des journalistes et des militaires.

Il faut aussi baisser les loyers, et diminuer le prix d’achat de la nourriture.
– Ma … porque, presidente ? Les marchants ils ne vont plus avoir d’argent du tout, si ?
– Imbécile ! Fouette-toi Pablo ! Si le marchant va aussi avoir un salaire fixe, il ne sera plus récompensé sur sa compétitivité, mais seulement sur son travail et son effort pour faire marcher la machine tropiquéenne !
– Pardon présidente. Je prends quoi ?
– Le martinet à clou.

Le plan de logement est un cuisant échec. Une grande partie du peuple tropiquéen déplore l’absence de résidence et vit encore dans le gettho.

Heuresement, le café que j’ai fait planté il y a un an va bientot être récolté, et le fonds seront rapidement débloqués pour battir de nouvelles maisons.

– Presidente, un émissaire désire vous rencontrer.
– Dis-lui que je n’ai pas le temps de parler avec un impérialiste yankee, que j’ai déjà viré les autres et que je ne changerai pas d’avis. Ah, et envoyez une lettre au President Nixon. Je dicte :
"Salut Richard, bon tu vas arreter de me spammer, je veux pas laisser entrer tes deux portes avions nucléaires dans mes eaux …"
– Presidente ! Il s’agit de Dimitri Karlaskanov, un émissaire Russe !
– Triple buse !!! Pourquoi n’est-il pas déjà dans mon bureau !?

Eh bien voilà qui devrait mettre définitivement un terme aux problemes de logement.
Deux beaux immeubles de conception soviétiques vont surveiller d’un regarde bienveillant le peuple tropiquéen

Il est temps d’en finir avec la transition politique

On peu admirer les deux courbes des salaires minimum et maximum formant presque exactement ce que l’on appelle une transition :

– Mission accomplie presidente !

– Tres bien Pablo. En 20 ans, nous avons fait de Tropico un avant-poste de la mère Russie. Tu sais ce que se doit de faire tout bon président ayant accompli un tel travail ?
– Il va se reconvertir dans le rock n’ roll presidente ?
– Pas du tout ! Je vais prendre des vacances. Combien on a touché avec l’argent amassé durant mon mandat ? Parfait . Parfait … Fais tes valises Pablo, on part pour la Floride !

13 réponses sur « [AAR] Tropico »

C’est extremement dur et ellitiste. Mais je considere que du coup, c’est sympa et 100 fois plus interessant que sim kikoo city ou autre kikoo 1701, ou encore Settlers V : Kevin. (qui sont de bons jeux, mais je doute qui puissent durer 8 ans sur mon pc comme tropico l’a fait.)

Ma c’est pas dur dans le sens "aaaaah c’est quoi ce truc tout pourris !? C’est injouable et mauvais !"
mais plus dans le sens "aaaaah c’est chaud la politique !!"

C’est tres fun sinon, y a de gros stéréotypes que je n’ai absolument pas présenté dans la petite histoire.

Disons que depuis 2000, on n’a aucun jeu de gestion eco/politique digne de ce nom. A part des bouzes pour gogols en 3D qui se jouent avec un doigt dans le cul, et tropico est tres clairement le dernier jeu que l’on peut appeller "jeu de gestion economique et politique" qui est sorti jusqu’à présent.

Et je suis serieux, j’ai n’ai jamais vu un seul test de ce jeu qui arrive à présenter tous les aspects de celui-ci telement il est profond et complexe. Rien que là dans l’histoire je n’ai présenté qu’un infime facette de ce titre, ceux qui y ont joué me donneront raison j’en suis certain.

Y a des modes plus ou moins faciles apres, meme un bac à sable, cela dit.

Oui il faut bien savoir que si on veut jouer "normalement" c’est à dire avec du challenge, les niveaux de difficulté sont assez finement réglables.

Si l’on veut juste se marrer sans se prendre la tête, on peut décider de mettre l’économie ou la politique en bac a sable. L’intéret par exemple de mettre l’économie sur bac à sable, c’est qu’on a des fonds illimités. Du coup, on peut se permettre de mettre la politique en mode "impossible (ayez toujours un DC-3 prêt à décoller", ce qui augure rebelles, révolutions, coups d’état, ingérences américaines ou russes etc :).

En tout cas, rien de plus fun que de traquer la famille d’un rebelle et d’emprisonner sa femme et ses enfants, assassiner ses grands parents et expulser ses cousins de leur superbe maison en front de mer pour qu’ils se retrouvent dans une cabane pourrie au milieu d’un champ de papayes.

je me souviens de ce jeux , et meme du magasin ou je l’avais acheté!! puis rentré chez moi un samedi apres midi pour l’installer et y jouer , souvenirs…

C’est plutot un bon jeu bien sympa , qui grouillent de bonnes idées , et aussi de moins bonnes. C’etais l’epoque ou les jeux video dediés PC avait encore le vent en poupe , ou les devellopeurs soutenus par les editeurs sa casser encore le fion pour faire des jeux au game play original et non pas juste des demos de moteur 3D.

Pour le game play en lui meme , malgré les bonnes idées , j’ai trouvé une durée de vie plutot courte car vite lassant. ( 1 mois de jeux quand meme ) dommage qu’il n’y a jamais eu de veritable Tropico 2 , comme pour civilization.

Le seul mauvais souvenir que je garde de ce jeu c’est les constructions qui se font à un rythme très très lent. On attend parfois quelques années la construction d’une structure pour laquelle il a déjà fallu économiser assez longtemps. Sinon c’est vrai que l’ambiance du jeu est vraiment pas mal (à conseiller à tous les amateurs de Junta)

oui c’est un des gros truc crispant : le chantier qui met des années a se faire . Et pour cause , les ouvriers n’arrivent presque jamais sur le chantier si il est trop loin : sois ils ont autre chose a foutre ( ! ) et en general il font demi-tour en cours de route pour faire quelque chose de bien plus important pour eux comme aller a l’eglise ou dans un bar a pute… ( me demandais pas pourquoi !! )

J’ai passé des mois sur ce jeu, m’a bien fait triper si j’enlève les crises d’énervement du à la longueur que prend la construction d’un bâtiment…

Je crois que j’ai encore la boite du jeu qui traîne quelque part, ça me donné envie de le réinstaller.

Je n’ai jamais essayé Tropico 2, il est moins bon que le 1?

Le 2 n’a rien à voir, c’est un vague truc avec des pirates ou je sais plus quoi.
Rien à avoir avec une simulation Castriste comme le 1.

<<Parfait, en récompense pour le dévouement du peuple, nous allons édifier une église, et installer un hopital. Le tropiquéen n’a plus foi en rien depuis qu’il est exploité par le vers-de-terre actionnaire.>>

Oui….., mais les communistes sont athées.

Un économiste a fait deux petits papiers sur l’aspect réellement économique de ces simulations (il n’a pas l’air de parler de Tropico).
Ca se passe ici.

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