Catégories
Non classé

[AAR] Tropico

Tropico, ou une utopie communiste
_____________________

Avant toute chose, une petite playlist pour accompagner l’article :
[flash width= »240″ height= »240″]http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/dewplayer-multi.swf?mp3=http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/cuba/xps127_02%20ella%20arresto%20-%20inst.mp3|http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/cuba/xps127_07%20para%20ti%20nengon%20-%20(inst).mp3|http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/cuba/xps127_05%20anoche%20llore.mp3|http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/cuba/xps127_08%20la%20celebracion.mp3|http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/cuba/xps127_09%20las%20damas%20de%20la%20noche.mp3|http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/cuba/xps127_10%20los%20ojos%20de%20pepe.mp3|http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/cuba/xps127_11%20el%20sungambelo.mp3|http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/cuba/xps127_13%20santiago%20carnival%20-%20(inst).mp3|http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/cuba/xps127_20%20la%20bella%20cubana.mp3|http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/cuba/xps127_22%20cha%20cha%20cha.mp3|http://adhocc.free.fr/olipro/musiques/dewplayer/cuba/xps127_26%20tres.mp3&volume=40[/flash]
Deuxiemement, j’ai hésité à "écrire" l’accent cubain le long du texte, mais ce serait illisible au final. Si ça vous chante, vous pouvez lire la suite à haute voix en immitant l’accent des caraïbes. J’ai seulement laissé quelques mots evidents en espagnol, comme "presidente" par exemple.
_____________________

– Voila une heure que le tyran pendouille sur la potence, Señor … ou devrais-je dire … Presidente ! Nous nous félicitons de cette révolte populaire. Esperons que toutes vos promesses seront tenues. Le peuple s’est révolté et vous a mis à la tête du gouvernement de Tropico. Leur espoir en vous est trop important, ce serait domage de les décevoir.

– Je sais mon petit Pablo. Je sais … Mais il faut d’abord s’activer à ranger ce palais. Je veux que l’on me débarasse des corps, et que l’ont ôte cette baillonette, plantée sur mon nouveau bureau.

– Ce sera fait, Presidente. Au fait, voici le dossier vous concernant, je vais le poster parmis les archives du registre constitutionnel de Tropico.

Tropico … Une ancienne île coloniale espagnole, envahie par les anglais, puis un bref moment par les français, et ayant acquis sont indépendance en même temps que la pluspart des îles des Caraïbes. Voyons dans l’état des lieux.

Des cabanes en tôle, des champs minables n’ayant produit que du maîs d’exportation depuis tant d’années, de l’argent disparu, envolé en Suisse ou je ne sais où. Le cochon capitaliste ne souillera plus jamais Tropico. Il était temps de remettre cette île entre les mains du prolétaires, et je serais le petit père de ce peuple tropiquéen, en me marchant dans les traces du grand camarade Staline.

– Pablo ! Pablo !!!
– Si si presidente, j’arrive, j’arrive.
– Pablo, notre entrevue avec le ministre du developpement urbain est terminé.
– C’est qui le ministre du developpement urbain, presidente ?
– Euh … moi. Bref, Pablo, vas donner l’ordre au chef de chantier de construire des maisons neuves pour le peuple ! Ces cabanes vestiges du féodalisme qui nous a précédé doivent être détruites ! Voici les plans du projet de logement que nous avons établi durant ces deux dernières semaines. Et voici aussi les nouveaux ordres sur l’agriculture, que tu apporteras à chaque fermier du village. Nous allons aussi remettre en état la mine de bauxite au Sud-Est.

– Regarde moi ces salaires Pablo … Il est temps de supprimer les classes sociales.
– C’est quoi une classe sociale presidente ?
– Tu es vraiment sous-éduqué Pablo. Mais tu fais du bon café, c’est pour ça que je te garde dans mon gouvernement.

– Presidente, une statue en votre gloire a été érigée au milieu du quartier residentiel.
– Parfait, en récompense pour le dévouement du peuple, nous allons édifier une église, et installer un hopital. Le tropiquéen n’a plus foi en rien depuis qu’il est exploité par le vers-de-terre actionnaire. Et nous devons soigner le peuple malade et mourrant de faim depuis tant d’années.

Nous ne pouvons réduire les couts de la nourriture. Tropico fonctionne encore sur un système capitaliste. Nos effectifs sont réduits, une didacture du prolétariat est à exclure. Nous allons offre de l’or au peuple et nous endetter en faisant venir des etats-unis divers medecins et prêtres.

– Le plan logement doit aussi progresser, il faut offrire un logement de qualité au peuple ! C’est le fondement du monde selon le petit père du peuple Russe.
Il faut aussi s’occuper de rééquilibrer les salaires. Cela devra être fait progressivement. Je porte toute l’attention de mon ministre de l’économie…
– Qui ça ?
– Toi Pablo.
– OooOOooOOoh, Muchas Gracias Presidente !
– Je fait porter toute ton attention sur l’équilibre économique de tropico et les conséquences de ces changements de salaire, de loyer et de pouvoir d’achat.

(…)

– Presidente, nous nous félicitons de vous voir diriger Tropico depuis … 10 ans maintenant ! Nous avons une bonne et une un peu moins bonne nouvelle. Le peuple, suffisament nourris et soigné a produit une quantité exemplaire de papaye et de banane. De riches americains sont prêts à nous racheter une partie des stocks à des prix suffisement élévés pour nous premettre de renflouer nos caisses.



– Et la moins bonne ?

– Le porte parole populaire a déclaré qu’au nom de la liberté, nous devons organiser des élections.

– *Tousse !* Comment !? Ce peuple ingrat ose demander un changement de président !? C’est contre tous les fondements de notre nouvelle société !

– Presidente … soyez raisonnables, il est d’une grande certitude que vous serez réélu. Le peuple vous aime, mais il aime aussi la liberté. Si les choses tournent mal, nous pourrions donner un petit … disons … "coup de pouce" en votre faveur.

– Prend les mesures nécéssaires, Pablo. Je te laisse carte blanche, mais agis discrètement !

Vous voyez, presidente, les résultats sont plus que satisfaisant

– Nous allons batir une école afin que les enfants perdent à jamais cette éducation sinistre, et qu’ils soient conscient des efforts à fournir afin de vivre dans un monde marxiste.

Comment peut-on ne pas se rendre compte de l’avancée qu’a fait le peuple tropiqueen depuis ces 10 dernières années ?

– Le peuple ne trouve plus du tout amusant de regarder pousser l’herbe, presidente.
– C’est normal, le prix des repas dans les restaurants et des bouteilles dans les bars sont trop élevés. Les lieux de divertissement ne sont fréquentés que par les médécins et autres bourgeois. Il est grand temps de prendre les mesures qui s’imposent.

Continuons d’augmenter progressivement le salaire des classes populaires et de baisse celui des medecins, des pretres, des journalistes et des militaires.

Il faut aussi baisser les loyers, et diminuer le prix d’achat de la nourriture.
– Ma … porque, presidente ? Les marchants ils ne vont plus avoir d’argent du tout, si ?
– Imbécile ! Fouette-toi Pablo ! Si le marchant va aussi avoir un salaire fixe, il ne sera plus récompensé sur sa compétitivité, mais seulement sur son travail et son effort pour faire marcher la machine tropiquéenne !
– Pardon présidente. Je prends quoi ?
– Le martinet à clou.

Le plan de logement est un cuisant échec. Une grande partie du peuple tropiquéen déplore l’absence de résidence et vit encore dans le gettho.

Heuresement, le café que j’ai fait planté il y a un an va bientot être récolté, et le fonds seront rapidement débloqués pour battir de nouvelles maisons.

– Presidente, un émissaire désire vous rencontrer.
– Dis-lui que je n’ai pas le temps de parler avec un impérialiste yankee, que j’ai déjà viré les autres et que je ne changerai pas d’avis. Ah, et envoyez une lettre au President Nixon. Je dicte :
"Salut Richard, bon tu vas arreter de me spammer, je veux pas laisser entrer tes deux portes avions nucléaires dans mes eaux …"
– Presidente ! Il s’agit de Dimitri Karlaskanov, un émissaire Russe !
– Triple buse !!! Pourquoi n’est-il pas déjà dans mon bureau !?

Eh bien voilà qui devrait mettre définitivement un terme aux problemes de logement.
Deux beaux immeubles de conception soviétiques vont surveiller d’un regarde bienveillant le peuple tropiquéen

Il est temps d’en finir avec la transition politique

On peu admirer les deux courbes des salaires minimum et maximum formant presque exactement ce que l’on appelle une transition :

– Mission accomplie presidente !

– Tres bien Pablo. En 20 ans, nous avons fait de Tropico un avant-poste de la mère Russie. Tu sais ce que se doit de faire tout bon président ayant accompli un tel travail ?
– Il va se reconvertir dans le rock n’ roll presidente ?
– Pas du tout ! Je vais prendre des vacances. Combien on a touché avec l’argent amassé durant mon mandat ? Parfait . Parfait … Fais tes valises Pablo, on part pour la Floride !