Dossier – Faut-il un seau à gerbe quand vous jouez en réalité virtuelle ?

– Dis Billy, t’as déjà gerbé dans un vaisseau spatial de combat ?
– Heu..?
– Moi ouais,  j’en avais plein les lentilles!
– C’est dommage, j’aime bien les lentilles corail.
– Mais non Billy! Les lentilles de mon Oculus.
– Aaaah, c’est pour ça l’odeur, mais le bruit ?
– Je sais pas comment tu fais Billy mais dès que ça bouge en jeu, j’ai les dents du fond qui baignent.
– C’est le motion sickness.
– C’est sûrement ce que j’ai mangé hier..
– C’est le motio…
– Ou peut-être le bourbon du bon vieux Jack
– C’est le M..
– Mais bordel, pourquoi toi t’as rien ?
– Otion sickness!
– Quoi ?

MOTION SICKNESS!!

Ou cinétose pour être plus précis dans la langue de Booba. C’est un phénomène bien connu lié au mal des transports résultant nausée, vertige, etc… Des symptômes qui montrent le bout de leur nez quand une divergence se crée entre votre oreille interne qui contient le système vestibulaire (en gros le truc qui gère l’équilibre de votre corps et plus précisément de votre tête) et ce que vos yeux perçoivent.

Petit exemple visuel :

À gauche, rien ne bouge vos yeux et votre système vestibulaire correspondent, à droite, votre tête est inclinée mais vos yeux n’ont aucun indice de l’angle de l’avion ou de votre corps.

En résumé, vous pouvez avoir des nausées dès que votre corps est en mouvement et que vous n’avez aucune visibilité sur le pourquoi votre corps est en mouvement. Vous pouvez donc être malade en voiture, avion, bateau etc… d’autant plus si vous êtes passager sans aucun contrôle sur votre moyen de transport.

Pro-tip : si vous vous faites enlever par un gang albanais et jeter de force dans un fourgon plongé dans le noir total, n’hésitez pas à demander à vos ravisseurs un petit sac pour gerber, ils vous en seront reconnaissant et peut-être que vous garderez toute votre dentition.

Il dit qu’il voit pas le rapport

Si j’en parle ici, c’est parce que la cinétose est devenu un des premiers « problèmes » connu et récurent de la réalité virtuelle étant donné que de nombreux utilisateurs ont ressenti à un moment donné une certaine gêne ou carrément une envie de repeindre les toilettes. À la différence près que ce n’est pas votre oreille interne qui capte le mouvement, mais votre sens visuel qui indique au cerveau que vous êtes en train de bouger tandis que le système vestibulaire ne l’entend pas de cette oreille (tu l’as?).
  Autrement appelé « Cinétose visuellement induite » (CVI)  qui est souvent lié aux technologies :  simulation, réalité virtuelle et également films sur très grand écran, Imax, found footage ou le cameraman nain de « Irréversible ».

Mais Billy, pourquoi t’es pas malade en VR toi ? 

Parce que…

Je suis Batman!

Nous sommes tous atteints à un moment ou un autre de cinétose, mais notre morphologie individuelle influe sur nos degrés de résistance ainsi que nos habitudes, un pilote de chasse peut avoir le mal de mer tandis qu’un marin sera mal dans un train.

En réalité virtuelle, c’est plus ou moins la même chose. Certaines expériences passeront comme une lettre à la poste alors que d’autres vous retourneront le cerveau avant même que vous ayez eu le temps de dire burp.
À titre personnel, j’ai toujours la nausée sur Lucky’s Tale (un jeu de plateforme 3D enfantin) tandis que je peux enchaîner moult acrobaties sur IL2 : Battle of Stalingrad. C’était loin d’être le cas lors de mes premières parties, une pirouette faisant tourner autant mon cerveau en vrai qu’en virtuel.

Qu’est-ce qui a été fait contre la CVI  ? 

Les débuts de la VR grand public ont fait tourner à toute berzingue les méninges des développeurs et surtout sur la question de CVI.
En 2015,  c’est Cloudheadgames, derrière la série The gallery, qui développera le système « blink ». Un système de téléportation en VR qui sera encore utilisé aujourd’hui par les jeux les plus populaires du marché.
Cette téléportation vous permet de vous mouvoir dans les niveaux du jeu sans subir une quelconque nausée. Votre corps et votre cerveau ne sont pas en mouvement direct donc pas de cinétose, tadaaa !

Bien que ce système fut une avancée pour les utilisateurs en terme de confort, ce ne fût pas vraiment le cas concernant la liberté de mouvement en VR, malgré l’inventivité de certains développeurs pour rendre ce système plus fun ( à l’instar de Budget cuts, dont la téléportation s’effectue via un pistolet qui tire une balle rebondissante).
D’autres, au contraire, n’ont fait que copier le blink ne laissant que peu de choix pour se mouvoir dans les jeux, comme « Doom VFR » à son lancement qui en a déçu plus d’un (Heureusement sauvé par des moddeurs de l’enfer qui ont pu faire comprendre aux développeurs qu’on avait pas tous l’estomac fragile !

Au-delà de ce système interne, il existe également plusieurs manière externe de prévenir la cinétose, relayé par des centaines de vidéos et articles qui grosso merdo vous disent : 

– De pas vous bourrer la gueule avant
– De faire des expériences « confortables » c’est-à-dire sans « free locomotion » ou qui ne soit pas Dirt Rally.
-De manger du gingembre (attention si vous prenez des sushis, vérifiez, que ces derniers soient frais).
-De faire de courtes séances et s’arrêter quand les premiers moments de malaises font leurs apparitions !

De plus, Oculus a également mis un petit sigle sur les pages des jeux dans le store afin de prévenir les utilisateurs de l’expérience à laquelle ils vont donner corps et âme.

Mais ?

M’enfin, c’est bien beau tout ça, mais si on veut tuer tout en straffant ? Découvrir la compétitivité des serveurs d’Onward, Contractors ou le fun des différents mods de Pavlov qui ne se jouent qu’en free locomotion ?
Déglinguer les chronos de Dirt rally  ou miner sur Elite  and Dangerous ?
Arracher le disque des mains de vos adversaires dans des arènes zéro gravité ? 

Et bien, c’est simple, il suffit de jouer.

– Ah bah merci Billy, je suis bien avancé avec tes conneries !

Et pourtant, c’est tout aussi simple que ça. Le corps humain est un organisme merveilleux qui peut s’habituer à tout (sauf aux radiations, mais ça c’est une autre histoire, quoi que vue certaines babushka dans la zone d’exclusion de Chernobyl, on peut encore avoir des surprises).

Mais en soit, avec le temps et de la pratique, votre cerveau s’y habituera.

Pour cela il faut tout de même respecter certaines conditions : 

  • Dès les premiers signes de nausées, de malaises ou autre, arrêtez tout de suite ! Il ne sert à rien de se forcer pour ensuite être malade parfois plus d’une heure.
  • Jouez quotidiennement, et surtout à des jeux qui feront de votre cerveau une toupie, même si ce n’est que 5mn/10mn cela suffit pour votre cerveau de commencer à s’y habituer.
  • Allez-y progressivement ! Certains jeux permettent d’ajouter un vignettage ou un « masque » qui d’après certains développeurs, aiderait à améliorer le confort. Si cela peut vous aider et que cela ne vous gêne pas en jeu, n’hésitez pas. Personnellement, ça me gâche le champ de vision et je m’y suis habitué de la manière forte.
  • Apprenez vos limites ! Avec le free locomotion, il y a plusieurs manières de se déplacer en pointant le touch/wand ou en regardant avec votre casque ou bien tourner physiquement ou à l’aide de votre joystick (dans mon cas personnel, ça me pique un peu le cerveaux de tourner avec le joystick, mais aucun souci pour le strafe etc..) Sachant cela, vous éviterez des désagréments !
  •  Ça, c’est maison, mais accompagnez le mouvement soit en sautillant sur place soit en bougeant les bras. C’est bête, mais le but est de piéger votre cerveau!
    N’oubliant que toute cinétose vient d’une divergence entre votre oreille interne et votre vision, combler le manque en bougeant peut s’avérer utile.
  • Réglez bien vos capteurs, je sais que maintenant ceux qui sont sur oculus rift S ou Quest n’ont plus ce souci, mais sachez qu’un mauvais réglage peut faire sauter un angle, ou décaler la perception en jeu. Aussi, si vous sentez que le jeu rame, ou que vous n’êtes pas à minimum 75fps, réglez les paramètres afin d’avoir un jeu aussi fluide que possible, ça aide le cerveau à mieux s’intégrer !

Ces conseils ne sont qu’à titre indicatif, en effet, chaque individu aura sa propre manière de s’habituer ainsi que son temps d’adaptation propre !

La bonne nouvelle, c’est qu’une fois que vous aurez chopé ce qu’on appelle les « VR LEGS » (l’habitude d’être dans un univers virtuel) Vous ne les perdrez jamais  et ouais, cadeaux et surtout vous aurez de quoi apprécier beaucoup plus de titre de manière plus fluide et libre.

D’après un rapide retour d’un petit sondage fait dans les forum de nofrag, la plupart des personnes ayant eu de la cinétose ne sont plus dérangé par celle-ci pour jouer.

À noter que, d’après le forum Nofrag, le jeu le plus difficile à prendre en main à ce niveau est, sans surprise, Dirt Rally.

 

 

 

Sairento VR – Ninja du turfu Simulator 2018

Note: J’ai commencé la rédaction de ce test la semaine de sa sortie (février déjà), mais le jeu étant dans un état peu jouable pendant des mois, j’ai donc repoussé, repris, et changé beaucoup de choses durant les sorties des divers patch. Vous voilà prévenu.. Note à moi même, ne plus jamais faire ça.

LE TURFU

6 février 2018 .. 2260 .. le futur, Tokyo. Je suis « nom générique de film d’action » de l’organisation Sairento (et pas du tout un mec buvant une bière en caleçon équipé d’un casque VR).

Notre objectif ? Contrôler et arrêter les contrevenants qui se pensent tout permis dans le métro !

Nous sommes préparés à toute éventualités. Wall Run pour esquiver les punks à chiens, double jump pour traverser les voies et empêcher un deal de crack électronique. Et le plus important, notre capacité à ralentir le temps afin de ne rater aucuns criminels fraudeurs ! Niveau équipement, nous ne sommes pas en reste. Double katanas, flingues, fusils à pompes, , shurikens, fusils d’assauts, et même un arc font parti de notre arsenal afin de préserver la sérénité de nos usagers.

Mais ce jour hivernal changea les règles.

Je foutais une amende à un sale rasta blanc joueur de djembé holographique quand les explosions retentirent. Les deux cadavres cubiques et à moitié ancrés dans le sol témoignaient de la violence de l’attaque terroriste. C’était un coup des Geishanar psychotique qui souhaitaient les transports gratuits. Armé de ma haine et de mon sens de la justice, je dégainais mes sabres et OH MON DIEU !! MES POIGNETS ? ILS SONT TOUT RETOURNÉS à 90°,  je peux plus bouger après un saut et c’est quoi cette lumière stroboscopique qui m’aveugle J’arrive même pas à lire les menus qui sont en même temps ingérables.. Je aaaah..

Heu mec, ça va ? – Ouais tranquille, je ressors d’une petite partie de Sairento.

Retour à la réalité, Early access et studio indépendant.

Une heure après une lutte vaine, me revoilà en 2018, la tête plongée dans le forum steam de Sairento où l’un des développeurs est était très actif. Sa réponse à ma grande question « marche pas ton jeu, pourquoi ? » fut assez rapide.

Pour faire simple, le jeu était en early access depuis décembre 2016 sur steam VR et le 6 février 2018 signifiait sa sortie sur l’oculus store, ainsi que sa version 1.0 (Version que je me suis donc dégoté, profitant ainsi d’une petite promo).  Sauf que, l’oculus a un devkit différent de steam VR et que Mixed realm (le studio derrière Sairento), malgré tout le temps qu’ils avaient, ont sorti le jeu en l’état. Sans parler du fait que c’était une version antérieur à celle disponible sur steam d’où cette légère frustration ressenti en serrant mes prémolaires.

Heureusement, comme annonçait par ce charmant développeur, le jeu fut mis à jour, puis remis à jour puis.. bref un peu moins d’un an après, la version 1.0.trouzemilles sort et le jeu est devenu enfin jouable après de longs mois de galère.

Campagne, massacre et décapitations et meurtres et démembr…

L’histoire parle de heu… une ninja ! qui doit heu…

La 1.0 devait lancer la campagne solo tant vanté par le studio. Sauf que Mixed Realms et Swagsoft, ce sont des développeurs de jeux mobiles et ça se ressent totalement dans la progression et la narration inexistante du jeu. J’ignore qui je suis, pourquoi je suis dans un dojo ni qui est dans cette case flottante qui me parle comme « Batou » (Ghost in the shell) et mon grand regret c’est qu’on ne puisse sauter ces passages la première fois. Bref, vous l’aurez compris, l’histoire importe peu, seul votre équipement, vos capacités et ce que vous pouvez en faire comptent, et bordel… y’a du choix ou du moins un potentiel de choix.

Que vous préférez trancher dans le lard, faire des petits trous à l’aide de vos flingues ou bien faire siffler votre flèche au travers des différents ennemis du jeu, seul votre imagination sera votre limite.

Yaaaaah ! – nope.

Sairento est un gros medley de ce qui est possible de faire en terme d’éviscération en VR sans être non plus innovant, voir parfois bancal sur certains points. Lancer des shuriken, kunai devient une mission à part entière, les armes à feu manquent de patates et il vous arrivera souvent de tuer par erreur du cyber samouraï en rangeant vos sabres. et sur ma ve rsion Oculus, bander mon arc me demande de tordre mon poignet à 90° de mon corps, sans quoi, mon arc se barre dans tous les sens et devient donc injouable (malgré un énorme sentiment de satisfaction quand ça fait mouche). Mais en ce qui concerne ce dernier point, j’espère, une fois de plus, une mise à jour (que j’attends encore depuis).

Mais qu’est ce qui fait donc le sel de ce jeu et qu’on en redemande ?

Sa direction artistique ?

Loin de là! Malgré une inspiration très marqué d’œuvres comme Ghost in the shell, Akira et autre univers Cyber Punk. Ce néo-tokyo dégouline de platitude visuelle et répétitives vous gerbant à la gueule ces néons criards dans des décors quasi in-différentiable malgré la génération procédurale des niveaux offrant, cela dit, une rejouabilité infini.

Seul le design des ennemis, malgré un manque d’originalité, sont assez réussi pour vous donner envie de les transformer en sashimi.

Musicalement, heu.. comment dire ? J’ai mis un mois avant de me demander si il y en avait. Globalement, le sound design est transparent au possible tant il est générique et ne marquera absolument pas les esprits sans parler du voice  acting nanardesque.

Le jeu vous permet tout de même de couper la musique et ainsi pouvoir mettre en fond sonore ce qui conviendra le mieux à vos pulsions meurtrières.

Ses graphismes ?

Sairento utilise le moteur unity qui a déjà fait ses preuves plus d’une fois, quand bien utilisé. Car ici, les textures bavent, les ombres vous font de l’escalier, les effets de lumières vous agressent la rétine et l’optimisation est un crachat à la gueule de votre pc. Voir le résultat du produit et une gtx 1080 en configuration recommandée vous fera rire jaune.

À savoir qu’il est compliqué de réellement montrer le jeu. Toutes les images, vidéos et screenshot sont tirés du clone miroir permettant aux personnes non équipés de voir vos performances de ninja au travers de filtres de netteté, motion blur et autres.


Mise à jour: Une mise à jour en septembre améliore nettement les graphismes en optimisant également le jeu, ça n’en fait pas le jeu le plus agréable pour nos mirettes, mais c’est déjà mieux que la moyenne.


Mais alors quoi capitaine ? QUOIIIIIIIIIIII ????

Son putain de système de déplacement !!! Désolé pour le langage mais j’ignore comment l’exprimer autrement. La plupart des jeux VR font en sorte que l’utilisateur ne ressente pas de gêne, comme une grosse envie de gerber après 5mn par exemple. Mais Sairento prend tout le problème à l’envers et propose des mouvements inédits et une liberté de mouvement déconcertante tout en étant fluide.
Si vous êtes un peu curieux envers la VR, vous savez sûrement que le système privilégié des développeurs est la téléportation, permettant ainsi de se mouvoir sans difficulté. Certains jeux comme Robo Recall ou Killing floor le justifie d’une manière et d’autres comme Doom VFR (avant son patch free locomotion) absolument pas.

Sairento reprend le système de dash de Raw data mais y ajoute des sauts, wall run, glissade avec en option le free locomotion (se déplacer avec le joystick) proposant ainsi un large panel de combinaison de mouvement selon vos envies. Après un petit temps de compréhension de tout ce système, le plaisir pris à liquider une bande de méchants samourai en slip sera sans limite, le tout avec un système de ralenti au poil et vous ne pouvez être que grisé par vos actions.
Ça peut paraitre anodin pour les joueurs de FPS que nous sommes, mais en réalité virtuelle c’est une tout autre histoire.

Pour les estomacs sensibles, les déplacements sont entièrement configurable et permettent selon son confort en VR de pouvoir profiter du jeu. Si comme moi, vous ne ressentez plus le motion sickness, je vous conseille de laisser activer le salto arrière contre un mur qui vous retournera certainement le crâne la première fois, mais offre de beaux moments au ralenti avec vos mitrailleuses en akimbo.

En conclusion

Le jeu n’est pas original, a encore des bugs à régler et est peu joli à regarder mais grâce à son système de déplacement poussé, il est sans aucun doute un incontournable en VR. Si vous tombez sur une promo, n’hésitez pas !
De plus, malgré la campagne inintéressante dont je n’ai pas eu la force de finir. Il offre une rejouabilité infini via son mode mission qui propose des défis divers et variés. Il parait qu’on peut y faire de l’infiltration mais l’ia étant tellement débile, ce point est quasi inexistant. Pour ce qui est du multi co-op, j’ai pour l’instant pas eu cette chance. Le matchmaking me montre à chaque fois seulement un joueur en Australie à des heures pas possible. Il vous faudra sûrement vous organiser en amont si vous voulez en profiter.

 

 

 

Est-ce le moment de se mettre à la réalité virtuelle ?

Quasiment deux ans après la sortie des deux ténors de la réalité virtuelle sur PC, la question peut se poser.

Si vous vous posez réellement cette question, je vous laisse le soin de voir par vous-même via les nombreuses vidéos qui pullulent sur YouTube, tant cette question n’a de sens que si vous vous êtes premièrement regardé dans votre miroir en vous demandant,

« est-ce que tuer en réalité virtuelle donnera un sens à ma morne vie ?”

La réponse, évidemment, est non. Votre vie n’aura toujours pas de sens, mais avec un casque RV sur votre tête, au moins, vous tuerez de votre propre capacité physique et mentale  des hordes de zombies, robots, gladiateurs ou que sais je encore.  Cela restera toujours plus sympa que d’aller à la boulangerie pris d’un élan holistique afin de trouver votre raison d’être intérieur. Et au moins chez vous, il fait meilleur.

Toby est très content, grâce à son casque RV il est un robot géant et écrase par centaines ces êtres huma.. Toby?! lâche ce chat !

La réalité virtuelle, ça ne date pas d’hier et pratiquement tout le monde voit ce que c’est. Elle est fantasmée au cinéma, elle apparaît en pub, et même votre mère, qui ne sait pas envoyer de mails, en a déjà vue à la télé de ces choses là que les jeunes mettent sur leur tête.

Mais en voyant les nombreuses annonces de casques quasi neuf sur les sites de reventes, la RV n’est pas fait pour tous et de ce fait, le marché ne décolle pas malgré des milliards investit par les grandes firmes dans son développement.

Les différentes gammes onéreuses de casques RV et toutes les contraintes liées à l’installation, l’espace et le confort d’usage variant selon l’utilisateur, en font également une technologie difficile d’accès.

Aaah les années 90.. « Lawnmower man – 1992 »

Néanmoins, si vous pensez avoir l’espace nécessaire chez vous et la configuration PC d’un E-PENIS digne de ce nom, il ne vous reste plus qu’à l’essayer avant de vous lancer.

Cela peut sûrement paraître évident pour certains, mais il y a tellement de paramètres à prendre en compte, qu’il est préférable de savoir à quoi s’attendre afin d’éviter cette terrible frustration d’un achat regretté parce qu’on ne supporte pas Hervé, heu la RV.

Avant toute chose, pour quoi faire  la RV ?

La réalité virtuelle s’avère finalement polyvalente, si on choisit un des casques sur pc, à savoir actuellement, la ribambelle de Windows mixed reality (cherchez pas, seul lenovo tire son épingle du jeu), l’Oculus rift et le HTC Vive.

Ces derniers permettent actuellement de faire de manière accessible, tout ce qui est possible en réalité virtuelle, connecté à nos pc. De la simulation, au porno VR en passant par de simples expériences (court métrage, trip psychédélique etc..) au roomscale 360° ce qui, selon les jeux, vous fait devenir le “contrôleur”.

Avant on se lavait les mains après avoir touché un pad, maintenant on ira prendre sa douche.

Si rien cité ci-dessus ne vous attire ou parle, il vous est inutile de continuer la lecture de cet article. À moins d’une curiosité passagère, vous vous retrouverez sûrement embarrassé d’un gadget coûteux et prenant la poussière à côté de votre chat, lançant une fois de plus ce méprisant regard dont lui seul a le secret.. petit con.

Pour les autres, plusieurs solutions s’ouvrent à vous :

 

  • Soit t’en meures d’envie depuis l’annonce du DK1 et tu craques, donc tu sautes ce passage.
  • Soit tu te trouves via les forums de Nofrag, un membre équipé et assez sympa pour vouloir te le faire essayer chez lui.
  • Soit tu cherches dans ta ville où l’essayer.

La réalité virtuelle se démocratisant petit à petit, plusieurs endroits voient le jour et sont assez faciles à trouver. Il vous suffit de taper, “réalité virtuelle [nom de votre Bled]” dans google (pas sûr qu’on en trouve dans Montcuq cela dit).

Les tarifs varient selon l’expérience proposée (Arcade VR, escape game etc..) comptez entre 15 et 35€ pour un temps limité. Mais en contre-partie vous aurez  une expérience “optimale”, du moins dans un lieu comme le MK2VR sur la capitale.

À titre personnel, je vous conseille de l’essayer chez un particulier. Vous aurez moins de pression à vouloir tout essayer et prendrez plus de temps à découvrir l’ensemble et la sensation que vous ressentez après une plus ou moins longue période notamment le motion sickness qui à force peut être plus ou moins géré en y passant du temps.

Certaines personnes ne supportent même pas le fait d’avoir un écran collé aux yeux. 

Pour ma part, j’ai dû fomenter un plan des plus machiavéliques afin d’amadouer un ancien de la rédac en lui vendant mon vieux joystick. Après avoir établi le contact, j’ai déclenché l’opération “Houblon” qui fut d’une efficacité totale.

Cet après-midi passé sur des jeux, me remémorant ma consommation lointaine de psychotropes fût sans appel, il me fallait un casque..

MAIS LEQUEL ?

On va pas tortiller du cul pour chier droit, les trois casques offrent globalement la même expérience, du moins visuelle et de ce point de vue là, ce n’est pas prêt de changer.

Je n’ai, à mon actif, pu mettre la main que sur le HTC vive et l’oculus rift, du coup, je ne m’attarderais que sur ces derniers. Le lenovo explorer semble offrir un bon compromis mais vue la baisse tarifaire de l’oculus vendu avec ses « controler touch” et deux capteurs, il serait vain d’en parler.

Reste donc l’oculus et le Vive. Leur plus grosse différence ?

Le prix.

Neuf, l’oculus rift est actuellement à 449€ et le Vive à 699€, et pour avoir une expérience proche de ce que propose nativement le vive, il vous faudra acheter un troisième capteur au prix de 69€ chez oculus. Ce qui en soit, laisse toujours l’oculus bien en dessous du Vive question prix.

L’installation

Le Vive est plus cher, certes, mais à raison d’une surface de jeu bien plus grande que l’oculus, de capteurs plus précis, et d’une installation beaucoup plus simple.

Voyez vous même:

– HTC vive : 1 port usb 2.0 + 1 HDMI ou displayport

– Oculus Rift : 3 port USB 3.0 + 1 port Usb 2.0 + 1 Hdmi.

Question contrainte, le rift bat des records, sans parler qu’il vous faudra sûrement acheter une carte USB 3.0 afin de ne pas surcharger la bande passante 3.0 de votre carte mère.

10mn après la réception de l’oculus rift.

De son côté, le vive n’a pas de système audio inclus hormis un micro et les deux capteurs vous demanderont d’être, soit un brin bricoleur pour les fixer aux murs, soit l’achat de pieds lumière pour les installer en hauteur.

Sur le papier, le Vive semble bien supérieur et simple d’installation, surtout que si vous êtes malin, vous pourrez le trouver au prix d’un oculus.

 Mais toute cette technologie ne vous est utile que si vous avez la place nécessaire ou si vous comptez faire beaucoup de jeux “roomscale 360°”.

Depuis l’installation de l’oculus rift chez moi, une dizaine d’amis ont attenté à la vie de mon bureau, de mes guitares et ainsi de ma personne.

En dehors de ces cas, ce serait comme acheter une AK-12 pour l’accrocher au-dessus de la cheminée. C’est onéreux, inutile et ça prend de la place.

Pour ces raisons, je suis personnellement parti sur un Oculus Rift, plus adapté à ma chambre d’adolescent approchant dangereusement de ses 30 ans.

Mais ce qui différencie vraiment les deux pionniers de la VR c’est

Son catalogue exclusif.

Mais en fait, non. Avec Revive, l’utilisateur Vive peut lancer des jeux oculus et de son côté , steam, voulant être la plateforme VR de référence, fait en sorte que tous les casques soient compatibles à leur bibliothèque de jeux.

Sauf les jeux Bethesda qui, d’un patch, peuvent exploser le faible support Rift comme sur “Doom VFR”, afin de garder un semblant d’exclusivité sur un marché déjà petit et qui n’a donc pas besoin de ce genre de division.

Le Playstation VR ? ça existe ça ?

Alors tuer ou pas tuer ?

Objectivement, les deux casques restent trop cher au prix du neuf. Surtout au vu de leur catalogue qui, certes, commence à se remplir, mais demande en moyenne une forte somme par titre. Si vous souhaitez passer le cap, je vous conseille d’attendre des promos sur les casques voir même une période de solde général afin de pouvoir profiter de plusieurs expériences variées. J’ai pour ma part eu la chance de prendre l’oculus rift juste avant noël et donc de profiter de pleins de jeux en solde. Cela dit, il existe plein de jeux/courts métrages et autres expériences gratuites sur le store oculus/steam et certains vieux jeux ont même était converti en RV via des mods comme Doom 3 BFG.

Subjectivement… MAIS BORDEL QU’EST CE QUE VOUS ATTENDEZ ? J’ai découpé des zombies à coups de hache puis jonglé avec leur tête, évité plus de balles que Néo Anderson le fait en trois films, enfoncé le crâne de tellement de gladiateurs que je songe à me reconvertir en neurologue. J’ai piloté des BF 109 à échelle 1:1, balancé des disque volants dans un roller ball en zéro gravité, retenu ma respiration avec Kip et Darko pendant que notre sous-marin prenait la flotte et j’en passe.

10 ans d’études ? Que néni, j’ai vu bien plus de cervelles sur Gorn que ce charlatan !

Depuis l’achat de l’oculus rift en décembre 2017, je n’ai pratiquement plus touché à un jeu “flat” et c’est loin de changer. Le marché actuel est un poil en stagnation, le million de casques tout support confondu n’a été atteint qu’il y a trois mois. Mais j’ose espérer qu’avec l’arrivé du HTC Vive pro, l’éventuel rachat de la firme par google, l’ouverture plus grand public et abordable des casques amènera plus de jeux de qualité ou du moins plus de possesseurs. 

Les trois incontournables (pour tuer tuer tuer).

Que ce soit l’un ou l’autre, voici trois incontournables qu’il faut absolument faire pour plus ou moins 20€.

Superhot VR :

Si vous suivez l’actualité de nofrag.com, vous connaissez le nom et le principe. Sa version VR est la version ultime du jeu, bien qu’un peu court, il dispose tout de même de modes de jeux qui proposent une rejouabilité “infini”. Comme mise en jambes, il n’y a pas mieux.

Doom 3 BFG

Il vous faudra acheter le jeu dans sa version BFG sur steam puis d’installer le mod “fully possessed”. Le jeu est entièrement configurable selon son confort RV, téléportation, smooth locomotion etc.. L’immersion y est immédiate et le jeu est bien meilleur que certains jeu VR natif (oui oui, c’est de toi dont je parle Arizona Sunshine).

Onward

Encore dans sa version Early access,, il n’en reste pas moins le jeu multi RV de guerre de référence. Vous pensiez que faire un full team sur CS:go était grisant ? Attendez de le faire en VRai.

Les petits bonus:

Sur Oculus, si vous l’achetez neuf, vous aurez de base 4 applications offertes. Seul Robo recall vaut le détour et Lucky’s tale si vous n’avez rien de mieux à faire et aimez tripoter des petits renards.

Sur Vive, certains packs proposent Fallout 4 VR et the lab est obligatoirement proposé dans steam, il contient quelques mini-jeux ma foi pas désagréable, mais tout à fait passable comparé à la multitude d’expériences trouvable sur les différents stores.

Conclusion : Allez viens, on est bien en VR !

à suivre sur ce blog, des tests, et peut-être des vidéos si je suis pas iVRe.