Sairento VR – Ninja du turfu Simulator 2018

Note: J’ai commencé la rédaction de ce test la semaine de sa sortie (février déjà), mais le jeu étant dans un état peu jouable pendant des mois, j’ai donc repoussé, repris, et changé beaucoup de choses durant les sorties des divers patch. Vous voilà prévenu.. Note à moi même, ne plus jamais faire ça.

LE TURFU

6 février 2018 .. 2260 .. le futur, Tokyo. Je suis « nom générique de film d’action » de l’organisation Sairento (et pas du tout un mec buvant une bière en caleçon équipé d’un casque VR).

Notre objectif ? Contrôler et arrêter les contrevenants qui se pensent tout permis dans le métro !

Nous sommes préparés à toute éventualités. Wall Run pour esquiver les punks à chiens, double jump pour traverser les voies et empêcher un deal de crack électronique. Et le plus important, notre capacité à ralentir le temps afin de ne rater aucuns criminels fraudeurs ! Niveau équipement, nous ne sommes pas en reste. Double katanas, flingues, fusils à pompes, , shurikens, fusils d’assauts, et même un arc font parti de notre arsenal afin de préserver la sérénité de nos usagers.

Mais ce jour hivernal changea les règles.

Je foutais une amende à un sale rasta blanc joueur de djembé holographique quand les explosions retentirent. Les deux cadavres cubiques et à moitié ancrés dans le sol témoignaient de la violence de l’attaque terroriste. C’était un coup des Geishanar psychotique qui souhaitaient les transports gratuits. Armé de ma haine et de mon sens de la justice, je dégainais mes sabres et OH MON DIEU !! MES POIGNETS ? ILS SONT TOUT RETOURNÉS à 90°,  je peux plus bouger après un saut et c’est quoi cette lumière stroboscopique qui m’aveugle J’arrive même pas à lire les menus qui sont en même temps ingérables.. Je aaaah..

Heu mec, ça va ? – Ouais tranquille, je ressors d’une petite partie de Sairento.

Retour à la réalité, Early access et studio indépendant.

Une heure après une lutte vaine, me revoilà en 2018, la tête plongée dans le forum steam de Sairento où l’un des développeurs est était très actif. Sa réponse à ma grande question « marche pas ton jeu, pourquoi ? » fut assez rapide.

Pour faire simple, le jeu était en early access depuis décembre 2016 sur steam VR et le 6 février 2018 signifiait sa sortie sur l’oculus store, ainsi que sa version 1.0 (Version que je me suis donc dégoté, profitant ainsi d’une petite promo).  Sauf que, l’oculus a un devkit différent de steam VR et que Mixed realm (le studio derrière Sairento), malgré tout le temps qu’ils avaient, ont sorti le jeu en l’état. Sans parler du fait que c’était une version antérieur à celle disponible sur steam d’où cette légère frustration ressenti en serrant mes prémolaires.

Heureusement, comme annonçait par ce charmant développeur, le jeu fut mis à jour, puis remis à jour puis.. bref un peu moins d’un an après, la version 1.0.trouzemilles sort et le jeu est devenu enfin jouable après de longs mois de galère.

Campagne, massacre et décapitations et meurtres et démembr…

L’histoire parle de heu… une ninja ! qui doit heu…

La 1.0 devait lancer la campagne solo tant vanté par le studio. Sauf que Mixed Realms et Swagsoft, ce sont des développeurs de jeux mobiles et ça se ressent totalement dans la progression et la narration inexistante du jeu. J’ignore qui je suis, pourquoi je suis dans un dojo ni qui est dans cette case flottante qui me parle comme « Batou » (Ghost in the shell) et mon grand regret c’est qu’on ne puisse sauter ces passages la première fois. Bref, vous l’aurez compris, l’histoire importe peu, seul votre équipement, vos capacités et ce que vous pouvez en faire comptent, et bordel… y’a du choix ou du moins un potentiel de choix.

Que vous préférez trancher dans le lard, faire des petits trous à l’aide de vos flingues ou bien faire siffler votre flèche au travers des différents ennemis du jeu, seul votre imagination sera votre limite.

Yaaaaah ! – nope.

Sairento est un gros medley de ce qui est possible de faire en terme d’éviscération en VR sans être non plus innovant, voir parfois bancal sur certains points. Lancer des shuriken, kunai devient une mission à part entière, les armes à feu manquent de patates et il vous arrivera souvent de tuer par erreur du cyber samouraï en rangeant vos sabres. et sur ma ve rsion Oculus, bander mon arc me demande de tordre mon poignet à 90° de mon corps, sans quoi, mon arc se barre dans tous les sens et devient donc injouable (malgré un énorme sentiment de satisfaction quand ça fait mouche). Mais en ce qui concerne ce dernier point, j’espère, une fois de plus, une mise à jour (que j’attends encore depuis).

Mais qu’est ce qui fait donc le sel de ce jeu et qu’on en redemande ?

Sa direction artistique ?

Loin de là! Malgré une inspiration très marqué d’œuvres comme Ghost in the shell, Akira et autre univers Cyber Punk. Ce néo-tokyo dégouline de platitude visuelle et répétitives vous gerbant à la gueule ces néons criards dans des décors quasi in-différentiable malgré la génération procédurale des niveaux offrant, cela dit, une rejouabilité infini.

Seul le design des ennemis, malgré un manque d’originalité, sont assez réussi pour vous donner envie de les transformer en sashimi.

Musicalement, heu.. comment dire ? J’ai mis un mois avant de me demander si il y en avait. Globalement, le sound design est transparent au possible tant il est générique et ne marquera absolument pas les esprits sans parler du voice  acting nanardesque.

Le jeu vous permet tout de même de couper la musique et ainsi pouvoir mettre en fond sonore ce qui conviendra le mieux à vos pulsions meurtrières.

Ses graphismes ?

Sairento utilise le moteur unity qui a déjà fait ses preuves plus d’une fois, quand bien utilisé. Car ici, les textures bavent, les ombres vous font de l’escalier, les effets de lumières vous agressent la rétine et l’optimisation est un crachat à la gueule de votre pc. Voir le résultat du produit et une gtx 1080 en configuration recommandée vous fera rire jaune.

À savoir qu’il est compliqué de réellement montrer le jeu. Toutes les images, vidéos et screenshot sont tirés du clone miroir permettant aux personnes non équipés de voir vos performances de ninja au travers de filtres de netteté, motion blur et autres.


Mise à jour: Une mise à jour en septembre améliore nettement les graphismes en optimisant également le jeu, ça n’en fait pas le jeu le plus agréable pour nos mirettes, mais c’est déjà mieux que la moyenne.


Mais alors quoi capitaine ? QUOIIIIIIIIIIII ????

Son putain de système de déplacement !!! Désolé pour le langage mais j’ignore comment l’exprimer autrement. La plupart des jeux VR font en sorte que l’utilisateur ne ressente pas de gêne, comme une grosse envie de gerber après 5mn par exemple. Mais Sairento prend tout le problème à l’envers et propose des mouvements inédits et une liberté de mouvement déconcertante tout en étant fluide.
Si vous êtes un peu curieux envers la VR, vous savez sûrement que le système privilégié des développeurs est la téléportation, permettant ainsi de se mouvoir sans difficulté. Certains jeux comme Robo Recall ou Killing floor le justifie d’une manière et d’autres comme Doom VFR (avant son patch free locomotion) absolument pas.

Sairento reprend le système de dash de Raw data mais y ajoute des sauts, wall run, glissade avec en option le free locomotion (se déplacer avec le joystick) proposant ainsi un large panel de combinaison de mouvement selon vos envies. Après un petit temps de compréhension de tout ce système, le plaisir pris à liquider une bande de méchants samourai en slip sera sans limite, le tout avec un système de ralenti au poil et vous ne pouvez être que grisé par vos actions.
Ça peut paraitre anodin pour les joueurs de FPS que nous sommes, mais en réalité virtuelle c’est une tout autre histoire.

Pour les estomacs sensibles, les déplacements sont entièrement configurable et permettent selon son confort en VR de pouvoir profiter du jeu. Si comme moi, vous ne ressentez plus le motion sickness, je vous conseille de laisser activer le salto arrière contre un mur qui vous retournera certainement le crâne la première fois, mais offre de beaux moments au ralenti avec vos mitrailleuses en akimbo.

En conclusion

Le jeu n’est pas original, a encore des bugs à régler et est peu joli à regarder mais grâce à son système de déplacement poussé, il est sans aucun doute un incontournable en VR. Si vous tombez sur une promo, n’hésitez pas !
De plus, malgré la campagne inintéressante dont je n’ai pas eu la force de finir. Il offre une rejouabilité infini via son mode mission qui propose des défis divers et variés. Il parait qu’on peut y faire de l’infiltration mais l’ia étant tellement débile, ce point est quasi inexistant. Pour ce qui est du multi co-op, j’ai pour l’instant pas eu cette chance. Le matchmaking me montre à chaque fois seulement un joueur en Australie à des heures pas possible. Il vous faudra sûrement vous organiser en amont si vous voulez en profiter.

 

 

 


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