Développer un jeu vidéo (FPS) en 24h

Ce weekend Christophe et moi avons participé à notre premier Game in a Day (GID). Le principe est extrêmement simple : réaliser un prototype de jeu en 24h.
Ces GID sont organisés tous les mois et réunissent la plupart du temps une demi-douzaine d’équipes gravitants autour de GarageGames. Le thème de ce 15ème GID était : "impaling". Comme nous avions déjà plus ou moins réfléchit à ce que nous voulions faire durant ce GID avant d’avoir vu le thème nous avons du adapter un chouia notre plan, pour autant ni l’idée de base ni le gameplay n’ont pas été modifié.
L’idée principale était de faire un FPS (si possible avec des pingouins) relativement standard mais avec tout de même quelques point "originaux" :
– 2 équipes s’affrontent, chacune d’elles est composée de 6 joueurs (complétées par des bots)
– Pour gagner il faut être le dernier joueur sur la map
– La seule facon de perdre est de tomber de la plateforme (pas de points de vie)
– Les armes sont utilisées pour pousser et faire tomber les ennemis
– Lorsque un joueur tombe, il peut prendre le contrôle d’un bot pour continuer à jouer jusqu’à la fin de la partie

Nous avons finalement passé exactement 12h d’affilé à travailler sur ce prototype, ca s’est très bien passé et c’est même très encourageant pour la suite. Je ne sais pas si nous en ferons un vrai jeu mais il y’a de fortes chances pour que nous repassions au moins 12h sur ce projet pour aller jusqu’au bout de notre idée !

Une version Mac et une version PC sont téléchargeables sur notre site (8Mo).
Soyez indulgents, n’oubliez pas qu’il s’agit d’une version non finalisé d’un prototype fait en 12h ! Il y’a de nombreux bugs et le gameplay n’a pas été travaillé plus que ca.

Si vous voulez en savoir plus sur le développement de ce prototype allez jeter un oeil sur mon .plan.

Mais où sont passés les pingouins ? Ca, ce sera peut-être le thème d’un futur article…


Dasher : information-efficient text-entry interface

Cette semaine j’ai découvert un logiciel qui m’a laissé sur le cul. En fouillant les différents sites traitant du Nokia 770 je suis tombé sur le Dasher Project.
"Dasher est une interface de saisie de texte efficace, dirigé par une gestuelle continue et naturelle de pointage."

C’est l’outil idéal lorsque l’on ne peut pas utiliser de clavier, que ce soit sur un petit ordinateur de poche (genre Nokia 770, hehe) ou dans des opérations nécessitant l’usage d’une ou deux mains. Beaucoup d’interfaces ont déjà été développées pour manipuler Dasher, cela va du pointeur de la souris au pointeur oculaire en passant la respiration et la voix ! Et comme il n’est pas idiot ce petit logiciel peut être utilisé dans une cinquantaine de langues et si cela ne suffit pas il sait apprendre votre style d’écriture.
L’apprentissage est très rapide et avec un peu d’entraînement on peut écrire jusqu’à 25-40 mots par minute. Haha je rigole de vous SMS dorks, f43r mY l33t typ1ng sk1llz!!!

Et maitenant qu’on sait à quoi va ressembler le controleur de la Revolution je me demande si ce ne serait pas l’application parfaite pour discuter dans les jeux en ligne.

Nokia 770 (Rhaaa lovely)

Ca y est, j’ai enfin trouvé le gadget qui va m’offrir une excellente excuse pour casser mon PEL.
Depuis que j’ai acheté mon iPod il y’a un peu plus d’un an je me suis senti comblé numériquement. Aucun appareil ne m’avais autant séduit depuis…
Mais voilà, c’est le coup de foudre :

* Weight: 230 g
* Dimensions: 141 x 79 x 19 mm
* High-resolution (800×480) touch screen with up to 65,536 colors
* Internet Tablet 2005 software edition (http://maemo.org/)
* WLAN: 802.11b/g
* Bluetooth specification: 1.2

Applications (in 2005 software edition)

* Web Browser
* Flash Player version 6
* Email Client
* Internet Radio
* News Reader
* Media players, Image viewer
* PDF viewer
* File Manager
* Search
* Calculator
* World Clock
* Notes
* Sketch
* Games

Supported File Formats

* Audio: MP3, MPEG4-AAC, WAV, AMR, MP2
* Image: JPEG, GIF, BMP, TIFF, PNG, Animated GIF format, SVG-tiny, ICO
* Video: MPEG1, MPEG4, Real Video, H.263, AVI, 3GP

Ce petit bijou répond à toutes mes attentes d’un gadget de ce type :
Petit, léger, écran suffisamment large pour que la lecture soit agréable, Wifi, lecteur audio et vidéo, OS open-source et fonctionnalités PDA-like.

Le gros avantage du Nokia 770 est son système d’exploitation qui est entièrement (enfin presque) en open-source. De nombreux développeurs ont déjà mis les mains dans le cambouis alors que le Nokia 770 n’est pas encore sortit !
Ca bouge aussi du côté des jeux puisque DOOM a été porté il y’a quelques semaines et ScummVM (Day of the Tentacle ! Monkey Island !) est déjà utilisable.

Bon ok ce n’est toujours pas un écran OLED et la batterie n’est pas révolutionnaire, mais j’ai vraiment l’impression qu’il va falloir encore attendre quelques années avant de voir débarquer (en Europe) ce genre de choses…

Au début du mois le Nokia 770 à recu l’autorisation de la FCC (Federal Communications Commission), dernière étape avant la mise sur le marché aux US.
Vivement Noël !

A moins que…

Casual Games (jeux occasionnels)

Le mois d’août n’a pas été très informatisé pour moi. Entre mes deux semaines de vacances, ma copine qui est venu s’installer chez moi et mon disque dur principal qui à rendu l’âme… peu de temps à consacrer à mon Mac ! Et l’air de rien ca fait du bien de décrocher, surtout quand on voit se profiler le mois de septembre avec son lot habituel de projets à faire pour la veille.

J’ai tout de même profiter de mes petites vacances pour feuilleter le 2005 Casual Games White Paper de l’IGDA (International Game Developers Association).

Si on jette un oeil aux personnes ayant participé à la rédaction de ce papier on se rend vite compte qu’une bonne partie sont des distributeurs de jeux sur internet (AOL, Real, GG, Pogo…).
En gardant cela à l’esprit on voit se dégager deux axes dans leurs discours :
– Toi, petit développeur, tu peux réussir et gagner beaucoup d’argent.
– Toi, petit développeur, tu n’as pas les épaules assez larges pour publier toi même ton jeu sur internet, laisse nous (éditeurs) t’aider.

Si ces deux points peuvent se révéler exactes le second laisse tout de même un petit goût d’amertume. En choisissant d’être développeur indépendant on ne s’attends pas à être aussi vite rattrappé par les vautours de l’édition !
Il ne faut pas se voiler la face, la distribution sur internet c’est un métier à part entière qui nécessite de très bonnes connaissances dans le marketing web comme dans les solutions techniques de paiement et d’hébergement. Les petites équipes de développeurs de jeux sont loin d’avoir suffisamment de temps et d’argent à investir pour rivaliser avec des portails comme Shockwave.com ou Yahoo.

Ce papier reste très intéressant pour ceux que l’aventure tente, mais gardez à l’esprit qu’il a été (en partie) biaisé à l’écriture et vous orientera dès que possible dans les filets des gros éditeurs.