KSP : Les mods, Mechjeb et tuto Mechjeb pour Mün

Les mods pour KPS sont apparus rapidement après les premières versions du jeu, permettant au quidam lambda de faire un peu ce qu’il veut avec le jeu. Enfin, quidam lambda peut-être, mais un peu compétant quand même.

On trouve une chiée de mods modifiant plus ou moins le jeu, rajoutant des composants, changeant les graphismes, changeant l’arbre de compétence, ajoutant de simple outils d’aide dans le jeu, modifiant la physique du jeu, ou bien remodelant l’ensemble du système Kerbol. Bref, ça ne change de presque rien à presque rien à presque tout niveau gameplay, bouffant au passage quelques FPS ou non.

Il n’est pas possible de passer tout en revu, aussi je pense que je vais essayer d’en parler régulièrement quand j’ai le temps.

Pour commencer, comment ça s’installe ?

Pour la plupart, il suffit de copier un dossier récupéré sur Curse ou Spacedock dans le dossier gamedata du dossier d’installation de KSP. Seulement parfois, certains mods dépendent du travail d’autre mods, et éventuellement en recommande d’autre pour une expérience de jeu optimal.
Il existe un outil qui se charge de pallier en parti ce problème, à savoir CKAN, comme Comprehensive Kerbal Archive Network. CKAN est un soft qui permet de télécharger et d’installer proprement plein de mods répertoriés sur SpaceDock. C’est bien pratique, et ça résout les dépendances à l’installation tout en proposant les mods suggérés quand il y en a. Cela dit, il n’est pas exempt de bug et parfois, l’installation manuelle sera préférable, ainsi qu’une lecture du readme du mod (ou du thread du forum officiel de KSP) histoire de pas faire trop de merde.

Parlant de merde, quand vous utilisez des fonctions d’un mod dans une sauvegarde, votre sauvegarde aura tendance à merder quand vous virerez le mod. Donc un backup des sauvegardes n’est pas une mauvaise chose à faire.

Est-ce une bonne idée, les mods ?

Mon opinion, c’est que oui bien sûr, mais pas tout de suite. En effet, certains mods modifiant le gameplay, il est de mon avis qu’il vaut mieux avoir de bonne base dans le jeu vanilla (sans mods, donc) avant de se lancer. Une grosse partie du plaisir de Kerbal Space Program est son côté try-and-die (essai et crève, mais en français je ne trouvais pas de tournure satisfaisante). Donc pour apprécier le jeu, vaut mieux commencer à utiliser les mods quand on a au moins réussi tous les contrats d’exploration du jeu, c’est-à-dire posé une sonde sur toutes les planètes et leurs satellites.

Bon, y a quoi comme bon mods ?

La liste est longue, aussi je vais commencer par le premier que j’ai installé, après plusieurs heures de jeu vanilla :

Mechjeb

Mechjeb est un pilote automatique qui pourra réaliser à votre place un certain nombre d’action tel qu’un décollage + mise en orbite, des transferts vers une orbite différente, des changements programmés d’altitude et plein d’autres trucs dans le genre. Pour ce faire vous devez embarquer à bord un MechJeb 2 – AR202 Case.

Déjà, rien qu’à la phase de conception vous allez pouvoir visualiser des données techniques genre la poussée max, le TWR (thrust to weight ratio, qui en gros, doit être supérieur à 1 sinon ça décolle pas), et votre réserve de DeltaV totale ainsi que par étage pour une planète donnée et dans le vide. Pour le coup, les données intra atmosphère sont délicates à interpréter car en fonction de votre altitude les frottements changent. Donc votre trajectoire va vous faire dépenser votre carburant plus ou moins efficacement. Cela dit, les données dans le vide sont plutôt bonnes, et c’est là que c’est utile. Si considère que le voyage jusqu’à Mün en partant d’une orbite basse (autour de 100km) nécessite 850m/s pour rejoindre sa sphère d’influence, puis 230 pour orbiter autour, vous savez donc que le machin que vous devez mettre en orbite doit contenir au moins 1100m/s de deltaV.

Si je m’en tiens à MechJeb, mon F4 ML, je sais que le dernier étage de ma fusée a 3377m/s de deltaV, ce qui devrait me permettre si je le mets en orbite d’au moins aller jusqu’à Mün.

Pour la petite histoire, j’ai pris l’habitude de nommer mes fusées avec la catégorie des lanceurs et la fonction principale. F4, c’est ma quatrième génération de lanceur, et ML c’est pour Mün Lander. Connaissant à peu près les capacités de chaque lanceur, ça me permet de faire des fusées en ne travaillant que sur la charge utile, et j’importe le lanceur une fois que j’ai fini le dernier étage. Et pour l’aspect de ML, oui, il est un peu moche avec son Science Module au-dessus du module de commande, mais c’était pour avoir un docking port sans que ça soit encore plus moche. Je ferais une présentation de mes lanceurs « types » un de ses quatre.

Bref, revenons-en à F4 ML. Par expérience, je sais très bien que cette fusée est capable de faire l’aller-retour sur la Mün pour un coup relativement modéré. En mode carrière, ça n’a l’air de rien, mais quand on sait qu’on a une fusée qui répond parfaitement à certain critère, on choisit plus judicieusement ses contrats. Il est maintenant d’envoyer Lulenna Kerman, scientifique pas très compétente sur Mün pour lui faire un peu d’XP.

Sur le pas de tir, la fonction de Mechjeb intéressante, c’est l’Ascent Guidance. Son but, c’est de mettre en orbite de façon complètement automatisée votre fusée selon les paramètres que vous souhaitez, basiquement vous devez définir une altitude et une inclinaison. Vous avez au passage la possibilité de limiter plein de paramètre, comme empêcher les surchauffes, limiter l’accélération, la poussée, l’angle d’attaque (important, je vais y revenir), gérer l’activation des étages, le déploiement des panneaux solaires (important également, le nombre de fois où je me suis retrouvé avec une sonde en orbite parfaite, mais sans électricité parce que j’ai oublié de le déployer les panneaux solaires…).
Vous pouvez également, lorsque vous définissez une cible, faire décoller la fusée après un certain temps manière à rejoindre la cible. Ça marche pas à tous les coups, comme on le verra plus tard, surtout quand l’orbite cible est très différentes de ce que vous allez faire au départ.

Par défaut, il suffit surtout de jouer sur l’altitude et l’AoA (Angle of Attack). L’AoA est important car plus il est grand, plus la mise en orbite sera économe. Mais plus il est grand, plus vous allez rester longtemps dans l’atmosphère, et donc faire face au frottement, donc perte d’efficacité, donc ça risque de merder. De plus, si votre fusée est peu maniable (genre grosse avec des frottements dans l’air), sa partie basse (où se trouve son centre de gravité) risque de basculer vers l’avant. Donc on ne force pas trop sur l’AoA. Par habitude, je sais que les fusées basées sur F4 peuvent atteindre un AoA de 5°. D’autres seront limitées à 2°. Un outil de Mechjeb pratique à utiliser en permanence (tellement que je trouve que c’est presque de la triche) c’est le Delta-V Stats. De même que pendant la conception de la fusée, il affiche votre réserve de DeltaV, mais en live, donc les valeurs s’ajustent à la position de votre vaisseau, prenant en compte la présence d’atmosphère ou non.

Bon, une fois tout ça prêt, on active l’autopilot … et parfois on doit activer le premier étage soi-même. Parfois ça le fait tout seul, je ne comprends pas pourquoi. L’autopilote va donc faire son taf, et pousser la trajectoire de façon à atteindre un apoapsis tel que vous l’avez défini, et créer ensuite un nœud de manœuvre pour circulariser (avec un apo et un periapsis identique). La petite feinte à savoir, c’est qu’il utilisera comme référence la config de votre fusée au moment où l’apo est atteint, ce qui veut dire que s’il vous reste plus grand-chose dans votre étage de propulsion, et que le suivant à une poussée moindre, vous mettrez plus de temps que Mechjeb en aura prévu pour faire la manœuvre. Ça peut être gênant, car si votre fusée redescend trop en altitude à cause du manœuvre trop longue, votre orbite pourrait ne pas correspondre. Dans mon cas, je pourrai finir avec un Apo/Peri de 100km/80km. Ce n’est pas très grave, mais si ça terminait avec un 90km/60km, le passage sous la barre des 70km ralentirait ma fusée qui finirait par perdre de la vitesse à cause de l’aérofreinage dans l’atmosphère, et se crouter comme une merde. L’idée est donc de mettre une consigne d’altitude assez haute pour avoir de marge.


Dans mon cas, pas de soucis à ce niveau car j’ai largué mon étage de décollage avant la création automatique du nœud de manœuvre, et j’avais donc suffisamment de carburant dans mon étage « de croisière ». A la fin de la ma manœuvre, je constate que j’ai encore beaucoup de DeltaV en rab, 1620 dans mon étage de croisière, 3377 dans mon atterrisseur (comme au décollage, en fait)


Une fois en orbite correcte, on peut fermer l’Ascent Guidance pour utiliser le Maneuver Planner. Ce truc est cool, c’est votre meilleur ami pendant la mission. Il permet de préparer des manœuvres pour faire un peu tout et n’importe que, et ce même si la manœuvre doit avoir lieu dans 2 ans. Entre autre, faire un transfert de Hohmann faire une cible (en gros, changer votre orbite pour intercepter un truc, marche mieux si les orbites sont coplanaires), aligner des orbites, changer les orbites selon un Apo/Peri prédéfini, circulariser l’orbite, transfert vers une planète en dehors de la SOI ou vous êtes, ajuster votre vitesse à celle d’une cible, bref, le parfait couteau suisse du navigateur spatiale. Et pour couronner le tout, vous pouvez chainer les manœuvres, de façon à prédéfinir tout, et ensuite partir pisser ou prendre un café.

Pour un rendez-vous avec une station orbitale, vous n’autre qu’à lui dire : aligne les orbites, fait un transfert de Hohmann, met moi à la même vitesse. Attention, la précision de réalisation de chaque manœuvre influera sur la suivante. Ça marche bien quand la durée de burn de chaque manœuvre n’est pas trop grande (inférieur à 2min).

Dans mon cas, je souhaite aller sur Mün, que je sélectionne comme cible, et je demande à Mechjeb un transfert de Hohmann vers la cible, et il me propose une trajectoire qui m’amène directement … au centre de Mün. En soit, ce n’est pas forcément grave, mais ça veut dire que le vaisseau va arriver à pleine vitesse sur la lune. Je pense que ça serait jouable parce que j’ai beaucoup de deltaV en rab, et suffisamment de pousser pour décélérer rapidement. Mais je préfère me mettre en orbite avant. Il suffit donc de modifier le nœud proposé par Mechjeb pour que la trajectoire autour de Mün devienne parabolique, et on exécute ensuite la manœuvre avec le bouton Execute next node. Au passage, on voit ici que le DeltaV d’une trajectoire d’interception de Mün en partant de 110km est de 830m/s. Un résultat à noter pour de futur voyage…

Un fois le trajet effectué pour aller jusque dans la sphère d’influence de Mün, on peut alors demander à Mechjeb de circulariser l’orbite. Sinon on va faire un simple « flyby », ce qui peut être un but en soit, genre pour faire une assistance gravitationnelle. Dans le Maneuver Planner on demande un circularize au prochain periapsis, et zou.


Me voilà donc en orbite, où je constate qu’une station spatial se trouve sur une orbite similaire (bien que physiquement de l’autre côté de la lune). A tout hasard, je demande à Mechjeb de me faire un transfert pour approcher la station, et il me sort une micro manœuvre de rien du tout, mais à exécuter dans une trentaine d’heure. Et c’est la une réelle plus-value à ce mod, c’est qu’il « voit » beaucoup plus loin le parcours d’une seul fois l’orbite. Comme F4 ML est légèrement plus loin de la lune que la station Mun Sta1, au bout de plusieurs heures Sta1 va se rapprocher de ML, qui n’aura qu’une petite poussée à faire pour rejoindre Sta1. Si cette manœuvre va me faire passer à côté de Sta1, cela ne va que croiser les deux trajectoires. Si je veux rester à proximité de Sta1, il va falloir que ma vitesse orbital soit la même, mais également que l’orientation de mon orbite soit identique. En prenant comme référence Sta1, ma vitesse va devoir être nulle. Si vous avez fait un peu de physique au lycée, vous vous rappelez certainement des histoires de référentiel. Ben voilà, c’était pour mieux comprendre Kerbal Space Program, veuillez envoyer un mail de remerciement à Monsieur Karpovski votre vieux fou de prof de physique.


Une fois le transfert de Hohmann fait, je demande à Mechjeb de faire coïncider ma vitesse avec Sta1, et ce quand je serais le plus près de lui, soit à la deuxième intersection de nos trajectoires.



Me voilà donc à un peu moins d’un kilomètre de Sta1. Et déjà ici, je vous prie de reconsidérer tout le voyage que ML vient de faire. On est parti depuis une planète à plus de 12 putains de millions de putains de kilomètre. Et là, il n’y en a même pas un. C’est quand même balèze. Bref, étant joueur, je tente d’utiliser le Rendezvous Autopilot, pour voir. J’ai l’habitude de faire mes approches complètements en manuel, mais tant qu’à faire, j’essaie d’utiliser Mechjeb au max, et je lui demanderais de me rapprocher à 20m. Vu que je suis déjà proche, l’autopilot va juste accélérer mon vaisseau dans la direction de Sta1, et me ralentir quand je serais proche. Il va faire ces accélérations/décélérations plusieurs fois pour corriger des pouillèmes d’écart de trajectoire. Ayant peur pour mes vaisseaux, je vais arrêter la manœuvre moi-même à 23m d’écart, et faire le docking de ML sur Sta1, qui ne peut pas être fait par Mechjeb. Ou bien je ne sais pas comment.

Après un arrimage j’ai découvert 3 pilotes à bord que j’avais complètement oubliés, ainsi qu’un labo de recherche. J’avais recueilli des données pendant mon vol, et j’ai donc transféré Lulenna Kerman dans le labo, et j’ai pris le moins expérimenté des pilotes, Tamvy Kerman pour finir le boulot. J’ai au passage piqué un peu un peu carburant à Sta1, chose complètement inutile. C’est toujours cool d’avoir du carburant, mais un détail fait la différence ici : j’ai encore l’étage de croisière coller au cul, avec bien assez de carburant pour atterrir. Mais pour atterrir de façon stable, je vais le larguer peu avant l’atterrissage, avec tout le carburant non utilisé dedans. Je pourrai atterrir avec, mais ML sera alors en équilibre sur le moteur, et si le sol n’est pas plat, la fusée va se coucher sur le côté et ça va être le bordel pour redécoller (mais pas impossible).



Après ce petit arrêt au stand, je décide d’atterrir prêt d’une navette que j’ai laissé en plan lors d’une précédente mission, après avoir découvert l’arche lunaire, un des sites particuliers de Mün. Encore une fois, Mechjeb a un module pour ça, le Landing Guidance. On peut soit lui donner un point sur la vue orbitale de la planète en question, soit lui donner une cible. J’utilise la cible sur MicroNav II (MicroNav est une navette à trois places qui voyage normalement arrimée à de gros croiseurs comme ceux de mon précédent article. Celle-ci ayant été abimé, je l’ai laissé en souvenir) et engage l’autopilot. Mechjeb fait ici un boulot impeccable et me fait atterrir tout proche de la cible.





Cela dit, comme je l’indiquais plus haut, j’ai gardé mon étage de croisière et je me suis bouffé la gueule. J’ai rechargé ma sauvegarde pendant la descente, séparer l’étage de croisière, et refait l’atterrissage. Cette fois, et probablement parce que je l’ai enclenché trop tard, j’ai atterrît plus loin, mais pas trop.


Un petit pas pour Tamvy, et je m’apprête à redécoller, avec pour objectif bonus de m’arrimer à S2, un satellite en orbite polaire (qui passe au-dessus des pôles, orbite utiliser pour la cartographie de ressource minière). S2 semble disposer de données scientifiques qu’il serait intéressant de ramener sur Kerbin. Les Kerbals sont capables de récupérer les données des appareils de mesures, ce qui permet de les ramener sur Kerbin en laissant le matériel sur place. J’ai tenté d’utiliser l’ascent Guidance de Mechjeb pour planifier un décollage au bon moment, mais il n’a jamais voulu le faire correctement. Je me suis contenté d’attendre de passer sous l’orbite de S2, et de décoller de façon à avoir une orbite inférieure à la sienne, prévoyant ensuite un transfert de Hohmann. Comme j’avais décollé un peu à l’arrache, j’ai fait la triplette « alignement orbital – transfert de Hohmann – coïncidence de vitesse ». En trois clics c’est planifier, maintenant Mechjeb, démerde toi.

J’arrive à 350m de S2, ce qui est plutôt bon.


Un docking, transfert de carburant (non nécessaire encore une fois) et transfert des données scientifiques plus tard, me voilà prêt à repartir sur Kerbin.

Pour se faire, j’ai utilisé la fonction return from moon du Maneuver Planner, mais pas n’importe comment. En effet, si on regarde d’un point de vue « mathématique » la manœuvre à réaliser, ce que l’on souhaite c’est aller sur une orbite plus basse (mais tellement basse qu’on veut carrément rentrer dans la planète, sauf qu’au dernier moment on appelle ça un atterrissage). Pour le moment, nous ne sommes pas juste en orbite autour de Kerbin, mais en orbite autour d’un corps lui-même en orbite autour de Kerbin. On peut utiliser ça à notre avantage.
La vitesse de Mün par rapport à Kerbin est de 542m/s, pour faire simple, la nôtre également. Si je quitte la sphère d’influence de Mün avec une vitesse de 140m/s, quelle sera ma vitesse par rapport à Kerbin ? Ben ça va surtout dépendre de « par où on sort », un peu de calcul trigo et de la géométrie dans l’espace. Pour simplifier, prenant deux directions intéressantes sur la trajectoire de Mün : devant et derrière. Si vous partant « devant » (et devant, ça veut dire parallèle et sans trop de déviations), votre vitesse à la sortie de la SOI va s’ajouter à celle de la planète. Si vous sortez avec une vitesse de 140m/s, vous irez donc à 680m/s. A contrario, en sortant dans le sens opposé à la trajectoire, vous irez à 400m/s. Et c’est avec des principes comme ça que fonctionne l’assistance gravitationnelle.

Notre but ici est donc de sortir « par l’arrière », mais comme notre orbite polaire est un peu pas pratique, on va attendre que le plan de notre orbite soit tangent avec celui de Mün par rapport à Kerbin.
Une fois ce point atteint, un coup de return from moon et zou, Mechjeb nous fait une jolie sortie trajectoire de sortie qui nous amène à un periapsis de 42km pour un DeltaV de 240m/s, soit pas grand-chose. J’ai fait l’essai à côté avec une sonde situé à une orbite de 11 millions de km, pour obtenir un peri de 42km, il faut un deltav de 366m/s. Utiliser la vitesse de Mün pour se freiner, c’est la classe. D’ailleurs ça marche partout hein, si vous souhaitez atteindre une planète sur une plus petite orbite que Kerbin, genre Eve, sortir de la SOI de Kerbin dans la direction opposé à sa trajectoire, ça marche bien.


Par contre, pour le coup, avoir une orbite avec un apo/peri de 11Millions de km/42km, c’est à pour conséquence une vitesse de plus de 3000m/s au periapsis. Premièrement, c’est bien plus que ma réserve de DeltaV (un peu plus de 2000 à ce moment de la mission) et surtout, avec la densité de l’atmosphère à cette altitude, mon vaisseau va faire barbecue et y passer. Mais utiliser l’atmosphère pour freiner, par contre c’est super cool, faut juste pas aller trop profondément au départ. J’ai donc changé la manœuvre pour atteindre 67km. Le but étant de ralentir la capsule le plus possible dès l’entrée dans l’atmosphère et même un peu avant.


Chose faite, de nuit, c’est dommage on ne voit pas grand-chose, et ouverture des parachutes à 1000m, alors que ma vitesse est passé sous la barre des 250m/s. L’aventure se finit dans l’eau avec le retour de Tamvy Kerman sur le plancher des vaches vertes.



Au départ je voulais parler des mods, mais j’ai fini par faire une espèce de walkthrough d’un vol vers Mün, qui m’a surtout permis d’expliquer plusieurs fonctions de Mechjeb, qui est quand même un mod super pratique quand on commence à faire des vols réguliers. En automatisant certaines parties du vol, Mechjeb fait gagné pas mal de temps. Il reste néanmoins pas mal de comportements étranges, qui font qu’il reste intéressant de garder un œil sur le vol. Par exemple si votre trajectoire croise celle d’une lune, Mechjeb s’en fout, et votre trajectoire sera déviée et vous partirez loin, là où personne ne vous entendra crier, voir même dans la lune elle-même !

[RaspberryPi] Premières astrophotos !

Bon, vite fait, des photos prises avec un Raspberry Pi dans le télescope du grand-père. J’ai absolument pas joué sur les options pour prendre les photos, j’ai fait un bête et con « raspistill -o cam.jpg » et roule ma poule. Franchement c’est pas si mal !

La Lune – Oculaire x20

La Lune – Oculaire x20

Saturne – Oculaire x20

Saturne – Oculaire x20 – Crop 100%

Saturne – Oculaire x20 + doubleur
On se rapproche, mais c’est plein d’aberration de couleur et puis c’est flou.

Saturne – Oculaire x20 + doubleur – Crop 100%

Saturne – Oculaire x6

Saturne – Oculaire x6 – Crop 100%
Là, franchement, j’ai arrêté parce que je me suis dis que je ne ferais pas mieux.

[Raspberry Pi] Thermostat pour radiateur Pass Program

J’ai laissé un peu de côté mon p’tit robot RPi-kee pour m’atteler à un autre projet, un peu plus terre à terre, et nettement plus utile pour l’humanité. Sous cette introduction un peu pompeuse, se cache sauvegarde de la planète, économie d’énergie et tout le bullshit marketing qui va avec.

Depuis maintenant plus d’un an, j’ai l’honneur d’avoir dans mon salon un Raspberry Pi avec une sonde DS18xxx et un système logiciel pour récupérer cette température et la coller dans une base de données. Si vous me demandez quelle était la température le 4 juin 2014 à 11h dans mon appartement, je suis capable de vous répondre ! C’est beau la technologie. Mais pas très utile.

Avec l’hiver qui vient (TM de la famille Stark), nous avons remis en route un radiateur sur les 5 disponibles chez nous. J’ai beau avec un appartement neuf (refait en 2008), il a été construit avec des jolis convecteurs peuvent être un gouffre financier. Nous avons donc pris l’habitude de le mettre en route le matin au réveil, de le couper en partant, de le relancer le soir en rentrant et finalement de l’éteindre au coucher.

Et si on automatisait tout ça ?

J’ai donc commencé par regarder de plus près mes radiateurs. Il s’agit de modèle F18 de chez Atlantic (mais si, la pub radio avec Charlotte de Turkeim…), qui ne sont pas vraiment haut de gamme, bien au contraire. Néanmoins, ils ont l’avantage d’être « programmable ». Ils disposent de base de 2 thermostats (un « jour » et un « nuit ») ainsi qu’un mode hors gel, et off. On peut donc avec un curseur passé de jour à nuit, à off et à hors gel. Mais alors, programmable, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu’ils sont connectés à mon réseau électrique par 3 fils : Phase (fil marron, 220V alternatif), Neutre (fil bleu), et le p’tit dernier, le Pilote (fil noir). J’ai donc enquêté un peu, et j’ai regardé comment était câblé tout ça en démontant le cache dans le mur où vont (les putes, TM Tywin Lannister) les fils du radiateur. Comme je le disais plus haut, mon appartement est à peu près neuf, et donc l’électricité est bien faite. Je suis descendu voir mon tableau électrique, et que vois-je : 5 fils noirs qui ne sont connectés à rien, et un fil marron. J’ai pris l’initiative de penser que tout ça est un pré câblage pour un boitier de contrôle.

En regardant la documentation du radiateur, j’ai appris que le fil pilote permet de mettre le radiateur dans des modes de fonctionnement particuliers en fonction du signal envoyé sur le fil pilote. Les différents signaux sont les suivants :

  • Rien : mode jour
  • 220V double alternance : mode nuit
  • 220V alternance positive : mode arrêt délestage
  • 220V alternance négative : mode hors gel
  • 220V double alternance un peu déphasée: mode jour -1°C
  • 220V double alternance un peu plus déphasée: mode jour -2°C

Au final, chaque mode est une transformation du signal 220V plus ou moins compliqué. Quand on regarde la doc toujours, on voit qu’il est possible d’installer (ou de faire installer) un boitier dans le tableau électrique pour réaliser ses opérations. Après, il existe plusieurs options genre thermostat sans fil à placer dans le salon, programmateur plus ou moins complexe, et tout ça, pour faire des sous ! Pour vous donner une idée, le programmateur simple pour UN radiateur coûte entre 50 et 100 euros, et je ne vous parle même pas du thermostat central, et j’évite le sujet du prix de l’intervention de l’installateur agréé.

Le truc quand même bien fait, c’est que le pilotage entre le mode jour et le mode nuit est super simple : soit on déconnecte le fil pilote, soit on y colle 220V.

Voilà, l’objectif est défini, faire un interrupteur commandé par une électronique, le Raspberry Pi en l’occurrence. Et coup de bol, celui qui trône dans mon salon est à 2m du radiateur (caché derrière un meuble, parce que le côté esthétique est important aussi).

Hardware requis :

Le mot clé, c’est « relai ». Un relai en électronique, c’est un interrupteur commandé. On met une tension à la borne du relai, il se ferme. On met 0V, il s’ouvre. De l’autre côté du relai, on branche le 220V et le fil pilote, et zou, terminé.
Evidemment, en pratique, il faut rajouter quelques fioritures pour avoir quelques choses d’utilisable. Et par chance (ou bien alors parce que c’est un besoin pas si exceptionnel) j’ai trouvé sur le site mchobby.be un joli pack « Relai 220V« , avec la doc de montage adéquat.

Ce kit est composé d’un relai pilotable en 5V, d’une diode de roue libre (l’entrée d’un relai est une bobine dans lequel le courant est stocké, la diode de roue libre permet au relai de se vider proprement quand vous le déconnecter), d’un couple transistor/résistance pour piloter le relai (en gros, ça fait la conversion entre une GPIO 3,3V du RPi ou du 5V d’un Arduino pour avoir suffisamment de patate pour attaquer le relai), et pour la rigolade d’une LED pour voir quand le relai est fermé (d’ailleurs elle est monté à l’envers sur le schéma de mchobby, pensez à la retourner si vous l’utilisez). Comme support le site conseil une carte permaproto, ce qui est un très bon conseil. Avoir un support solide quand on joue avec le secteur, c’est plutôt sécurisant.
Coût total : moins de 20€ (hors Raspberry Pi que j’avais déjà).

J’ai rajouté un câble pour relier le triplet 5V/Gnd/GPIO au RPi, un câble pour relier le 220V et le fil pilote (pour le coup, je me suis branché directement au domino reliant le radiateur au réseau câblé dans le mur), et voilà pour le hardware.

Côté Soft :

J’utilise la même librairie de pilotage de GPIO que pour RPi-kee, qui dispose pour le test d’un petit utilitaire pour switcher les GPIO à partir du shell de Debian, très pratique pour les premiers tests, permettant de vérifier le concept.
Ensuite, j’ai préparé un petit tableau Excel avec quelques infos pertinentes, comme une température de consigne, et également des plages horaires pendant lesquelles le radiateur doit être en mode jour. Une fois le tableau sauvegardé au format CSV, reste à faire une bout de code en C pour lire le fichier, trouvé la température de consigne, et déterminer si le radiateur doit être en mode jour ou en mode nuit. Condition supplémentaire, si la température de la pièce est supérieure à la consigne, alors on passe forcément en mode nuit.
La seule opération qui reste à faire sur le radiateur est donc de configurer correctement les deux roulettes de puissance. Celle du mode nuit le plus bas possible, est celle du mode jour assez haute pour chauffer la pièce normalement.
Le plus « difficile » pour ce programme, c’est surtout le décodage du fichier texte contenant les données de la sonde de température, et le décodage du fichier de consigne. Oui, piloter une GPIO avec WiringPi, c’est juste tout con.

Le soft final est lancé avec une tâche planifiée (crontab) tous les quarts d’heure, et roulez jeunesse. Ensuite on peut faire un peu tout et n’importe quoi pour rendre le truc plus facile d’accès, comme une interface web pour la configuration du fichier de consigne ou la lecture en live de la sonde de température, histoire que d’autres personnes du foyer puisse modifier le chauffage sans avoir à modifier le CSV via SSH.

Au final j’ai donc un radiateur qui s’allume le matin avant que je me lève, et qui se coupe tout seul quand il fait bon. Mission accomplie, et si je veux utiliser mes autres radiateurs, je n’ai plus qu’à relier les fils pilotes dans mon tableau électrique.

Note de bas de page : quand on touche au 220V, on met le circuit hors tension avec le disjoncteur AVANT ! Si vous mourrez en faisant de la merde dans votre tableau électrique, spa dma faute !

[Voyage][Photo][Vidéo] Scanditrip

Tiens, en cherchant un truc sur mon ordi, je suis retombé sur des souvenirs de mon p’tit voyage vers le lointain en Mai 2013, que je me permet de partager un peu à l’arrache :

Donc, en résumé, en Norvège on trouve en autre :

Des rennes (surtout en Mai en fait):



Le phare de Slettnes (le plus septentrionale du continent européen) :


Et également des routes avec pas grand chose autour :


Et une vidéo, aussi…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=mQK6lJY80vY[/youtube]

Voyages : qu’est ce que j’ai fait ?

Tiens, et si je faisais un article bloc-note juste parce que j’en ai envi ? Ça me donnera peut-être un coup de pied au cul pour trier toutes les photos que j’ai ramené…
Si on prend le point de départ au moment où je me suis mis à bosser, cela donne la 1 octobre 2008, en prenant en compte tout les déplacements personnels et professionnels.
Alors :

  • 12/08 Belgique : 5/6 jours entre Bruxelles et Bruges
  • 05/09 Martinique : une semaine dans un hôtel
  • 08/09 Croatie : une semaine de croisière sur un bateau d’une quarantaine de place
  • 09/09 Ecosse : 5 jours à Aberdeen pour le boulot
  • 05/10 Islande : 3 semaines pour faire le tour de l’île en voiture
  • 11/10 Brésil : 3 semaines à plusieurs endroits dont Rio, Iguacu, Salvador de Bahia et autre
  • 12/10 Ecosse : 5 jours à Aberdeen pour le boulot, encore !
  • 08/11 Tunisie : une semaine en car, séjour de groupe
  • 10/11 Norvège : 5 jours sur l’île d’Aukra pour le boulot
  • 11/11 Ecosse : 5 jours à Aberdeen pour le boulot, encore et encore !
  • 04/12 USA : 5 jours à York (PA) pour le boulot
  • 05/12 Islande : 1 semaine à Reykjavik
  • 09/12 USA : 3 semaines de balade entre la Californie, le Nevada et l’Utah
  • 05/13 Scandinavie : Roadtrip de la France jusqu’à Mehamn/Gamvik, à l’extrême nord de la Norvège

Et sur tout ça, j’ai … à peine trois dossiers de photos triées… et bien y a du boulot !

Sinon, la semaine prochaine c’est encore vacances !

Photo, le choix de l’appareil

Vous avez déjà tous lu des articles sur « Bien choisir son appareil photo », ou bien le un plus spécialisé « Bien choisir son reflex numérique » ou encore plus moderne « Bien choisir son appareil à objectifs interchangeable ».

J’ai été faire un tour la semaine dernière au salon de la photo, et j’ai encore eu ce sentiment de gunporn en voyant tout ces gens débarquer avec des sacoches photos remplis ras la gueule, moi même, pas mieux, avec mon appareil à l’épaule. Pourquoi apporte t’on son putain d’appareil au salon de la photo ? C’est stupide en fait, est ce que la semaine d’avant en allant au salon du chocolat je me suis pointé avec un snickers… non j’aurai eu trop peur qu’on me le pique… ou avec ma tablette de Galak ?? Non. Le salon de la photo est fait pour que les exposants déballent le matos, vous le clampin, pas la peine. Bref, je dis ça, mais à coup sur je vais probablement me pointer la prochaine fois avec mon appareil en me disant « au cas où ».

Je m’égare, mais pas tant que ça. En fait là où je voulais en venir, c’est que le petit monde de la photo à pris une tournure intéressante ces dernières années, mais que les critères de choix de l’appareil ont peu changé. En effet, depuis le début de la photo numérique grand public, force est de constaté que rien a bougé. Canon et Nikon sont arrivés les premiers vers 2003/2004, ont phagocyté tout le marché laissant aux autres le plaisir de rogner les miettes. Chacun y cru, sortant donc son produit du moment, ressemblant aux autres. En 2007 quand j’ai voulu remplacé mon feu AE-1 dont mon Optio E-30 était un maigre palliatif, en face de moi j’avais un 400D, un D40, un A100, un K100D un E510 et tout ce petit monde valait un peu la même chose, on faisait le choix sur un détail à la con, genre « j’ai lu que les optiques étaient mieux ici, et en plus c’est stabilisé dans le boîtier ». Mais à part ça et le bruit mieux géré chez certain, on avait des boîtiers un peu identique. La différence se faisait au feeling de la prise en main et des menus, et à boîtier identique, c’est toujours selon moi le critère qui doit faire la différence.

Aujourd’hui, on est arrivé à un point où, lassé de claquer du fric sur un marché ultra concurrentiel, ceux qui se partageaient les miettes du gâteaux sont allés cuisiner un plat pour eux seuls, Panasonic ouvrant le déjeuner avec ses Lumix en µ4/3. Le mirrorless est en marche, et il fallait au moins ça pour attirer l’attention du chaland, avec un appareil « qualité reflex » mais pas trop gros. C’est pas la taille qui compte, mais la qualité. A l’époque, beaucoup ont crû l’idée mort-née car basée sur les capteurs 4/3 très bruités (disons, par rapport aux autres) « parce qu’ils sont plus petits lol ». Depuis, Panasonic et Olympus se sont sortis les doigts du cul pour montrer que c’est pas la taille qui compte (encore une fois) mais la qualité du capteur. En 2011, les appareils mirrorless de toutes marques ont prouvé que ça intéresse les gens d’avoir un truc qui fait des jolies photos mais qui ne pèsent pas 8 tonnes.

Avec la question de l’ergonomie, la question donc à se poser quand on achète un machin avec des objectifs qui se changent, c’est « est ce que je suis prêt à passer mes vacances avec du matériel lourd et encombrant« . Cette question n’est pas plus importantes que celle de l’ergonomie, ni moins. Si on veux un petit encombrement et des boutons partout sur l’appareil, va falloir choisir. L’an passé j’ai été un peu refroidi sur un EP-3 très sexy, mais qui manquait de raccourci sur le boitier. C’est con, mais quand on prend l’habitude d’un bouton par fonction, la navigation dans un menu c’est chiant.

Je n’ai pas encore parlé de la qualité, mais j’y viens. On va la faire rapidement, si les compacts numériques ont encore du chemin à faire, niveau reflex et mirrorless, vous pouvez acheter n’importe quoi la qualité sera très bonne. Nan mais c’est vrai quoi, le nombre de megapixel pour un amateur ça sert à quedalle, les objectifs de base sont tous corrects, et ce qui fera la « bonne photo » c’est le photographe, point final. Si on passe dans la gamme « amateur éclairé », on se payera un objectif lumineux et qui pique un peu plus et le tour sera jouer. Le boitier « amateur/expert » servira lui à apporter un confort supplémentaire. Mais dans l’ensemble, pas besoin de comparer les mégapixels où bien le parc optique pour choisir son appareil.

Oui, pas besoin de comparer le parc optique, sauf pour une marque qui n’en a que trois, où ça fait un peu cheap. Mais sans déconner, ça sert à quoi d’avoir un parc de 50 objectifs. Avoir le choix ? Haha, ok, vas y, choisi entre les 5 versions du 18-55. Tu prends la dernière ? Sans blague. Encore une fois, ce n’est pas la taille qui compte, mais c’est d’avoir la bonne optique. Bien sur, plus le parc est grand, plus la probabilité d’avoir l’optique qui convient est grande, mais à l’heure actuelle, tout les constructeurs l’ont déjà. Tous ont le trans-standard à tout faire pour les voyages, avec 2 ou 3 télés (50-200 et 70-300), un truc à portrait, un truc à macro et voilà, pas besoin de plus pour 80% des utilisateurs. Parler de la taille du parc dans un comparatif grand public, c’est expliqué à Madame Michu que le meilleur smartphone est celui avec le plus gros market d’application, ou bien que le meilleur processeur pour accélérer Internet est celui-ci ou celui-là.

Dans la variante il y a la fameuse question (probablement de plus en plus rare je pense) du « Sur lequel je peux utiliser mes anciens objectifs ?« , posée par un dinosaure de l’argentique. La question ne se porte pas sur la marque (« j’avais des objectifs Canon argentique alors je veux un Canon numérique ») mais sur l’objectif lui même, et ça le vendeur Darty il ne vous la pose pas, et pourtant il devrait car il est très probable que vos objectifs soient de la merde. Oui, complètement, monter un 28-80 3,5-5,6 argentique sur un 600D ça ne sert à rien du tout, c’est pas pratique, pas optimisé, bref, vendez donc votre EOS 5000 avec votre caillou, ça partira plus facilement. Le 18-55 fera bien meilleur office. Après, si vous commencez à aligner au vendeur que vous utilisiez des objectifs à visse M42 haut de gamme ou de la monture Leica, voir un jeu de 3 ou 4 focales fixes lumineuses en OM ou en monture Pentax, là, ça compte, et encore il faut être courageux car pour la plupart des photographes amateurs, le confort de l’autofocus est souvent plus important que la qualité de focale fixe. Si toutefois vous avez vraiment le courage d’utiliser votre 85mm pentax f1.4, sachant que via une bague, on peut monter presque toutes ces reliques sur presque tout et n’importe quoi, surtout si c’est du mirrorless. Et oui, qui l’eut cru, mais ces petits boitiers ressemblant pour certain à des vrais compacts ultra grand public sont l’outil idéal pour ressortir vos vieux cailloux. Entre la mise au point manual assisté par la loupe ou le focus peaking (la zone net de l’image est mise en évidence sur l’écran) qui permet de faire rapidement et proprement la mise au point et le titrage extrêmement court du boitier (distance entre la monture et le capteur) qui permet de mettre n’importe quoi même des objectifs en monteur C, ceux des caméra CCD de surveillance !

Mais grand Dieu, si vous faisiez de l’argentique avec des optiques de base, n’hésitez pas à changer de crémerie.

Il faut avoir des besoins hyper spécifique en terme d’optique pour commencer à devoir choisir une marque plutot qu’une autre, et encore cela se fait souvent avec un peu de fric derrière, si par exemple vous avez besoin d’un objectif à décentrement pour de la photo d’architecture, ou bien une protection tout temps pour un prix modique (bonjour le Pentax K30 !). Pour le reste, prenez le plus joli, celui qui à les menu qui vous plaisent le plus (et pas qui plaisent le plus à la rédaction d’un site web), mais ne pinailler pas pour des choses aussi inutiles.

Edit : Pour finir, une petite image gentiment indiquée dans les commentaires

uppix.net