[PC]Gears 5

INTRIGUE : Une nouvelle génération de Gears avait pris la relève, face à la menace perpétuelle des Locustes. Kait Diaz, jeune recrue, part en quête de vérité la concernant, sur sa mère qui semble être liée à la menace actuelle. Accompagnée de Del, puis d’autres Gears, ils vont percer le mystère la concernant et aussi activer le Rayon de l’Aube seule arme capable de mettre un terme à cette guerre.

GAMEPLAY : Gears 5 reste du Gears, et on retrouve exactement d’un volet à un autre les mêmes mécaniques : se couvrir, tirer dans le tas, avancer…

Cette fois, les choses sont quelque peu différentes. Nous avons tout d’abord un droïde de combat à nos côtés (Jack), un bon élément capable de ramener des armes et des munitions, scanner la zone, renforcer l’équipe, et aussi intervenir de façon létale avec quelques armes améliorables. Il vous suffira pour cela de trouver des pièces, et d’en collecter assez pour débloquer telle fonctionnalité, celles de base se débloquant durant l’intrigue.

Ensuite, sur ces 4 actes, 2 se déroulent dans un environnement semi-ouvert, où vous utiliserez le Skiff, une sorte de voilier à ski pour vous déplacer entre les différents points d’intérêts, des principaux aux secondaires. Une façon de couper la linéarité habituelle estampillée Gears.

RÉALISATION : « Gears 5 » est annoncé comme un des plus beaux jeux sur la console de Microsoft, mais sur PC, il reste dans une bonne moyenne.

Si la modélisation des personnages est bluffante, avec des cinématiques qui vous donnent des baffes, pour ce qui est des décors, c’est nettement plus classique, surtout durant le premier et le dernier acte.

L’acte 2 par contre propose de jolis passages, notamment avec ces effets de lumière et cette glace réaliste.

L’acte 3 est sympa, rappelle un peu « Spec Ops : The line », et s’avère plus concluant durant les phases en intérieur (le hangar, nom de Zeus!!!) qu’en extérieur, où la prédominance rouge n’excite guère les yeux.

Les musiques ne sont pas vraiment la force de ce titre, c’est du classique de chez classique, de quoi orchestrer dynamiquement les combats ou les moments cruciaux. Par contre, la localisation française est un petit bijou : des voix pro, on retrouve les doubleurs d’époque, et Marcus a toujours cette voix à vous foutre les poils (avec encore plus de graves).

DURÉE DE VIE : Il faut compter environ 21 heures pour venir à bout de l’aventure en solo. Une très honnête durée de vie qui ‘explique par l’ajout de quêtes secondaires durant les actes 2 & 3, une plus grande liberté, une volonté de fouiller le moindre recoin pour améliorer Jack, et quelques passages à vous arracher les cheveux (la matriarche BORDEL!!!!!). Ce titre a un petit goût non déplaisant qui sous-entend une deuxième tournée dans un futur plus ou moins lointain.

INTÉRÊT : Sur PC, suivre les Gears était compliqué : Microsoft nous a donné l’eau à la bouche avec le premier, et puis plus grand chose, des exclus console pour timidement revenir sur PC avec le quatrième volet, seulement disponible sur leur store, et avec ce volet, qu’on peut heureusement trouver sur Steam.

L’occasion de voir comment la licence a évolué. Si le gameplay n’a pas changé des masses, on apprécie de voir un titre plus chatoyant, plus coloré, techniquement abouti même si certains décors pouvaient être encore meilleurs, car on oscille parfois entre l’impressionnant et le classique (ces fameux couloirs de base abandonnée).

Les locustes donnent toujours autant de fil à retordre, les nouvelles venues comme la vigie ont de quoi vous faire suer, et certains boss sont magnifiques, à l’image de cette matriarche, un des meilleurs boss, mais aussi un des plus frustrants (un simple contact avec elle et c’est couic!!!).

« Gears 5 » offre plus de variété dans ses décors, dans ses environnements (de la ville aux plaines enneigées, au désert pour finir dans des ruines).

On ne s’ennuie pas un instant, on apprécie de revoir Marcus, mister Badass siouplé, et Kait Diaz est un personnage très charismatique, un personnage féminin réussissant à s’affirmer dans cette équipe gonflée aux stéroïdes et à la testostérone.

Si l’aventure semble toujours aussi kitch, avec nos soldats et leurs bras de 80 centimètres de diamètres, la fluidité de l’ensemble et ses mécaniques en font un excellent défouloir, un très bon cover-shooter qui a su évoluer doucement pour passer le temps. Alors, il faudra attendre combien de temps pour botter définitivement le cul des Locustes cette fois?

16.5/20

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[PC]Shadow Of The Tomb Raider (Definitive Edition)

INTRIGUE : Lara Croft revient dans cet ultime volet de la nouvelle trilogie, et part cette fois en Amérique du Sud pour déjouer les plans des Trinitaires, à la recherche d’une relique pouvant détruire le monde.

GAMEPLAY : Par rapport à « Tomb Raider » et « Rise of the Tomb Raider« , nous sommes face à la même mécanique bien huilée, avec de grandes zones à explorer, du loot, de la progression à base d’XP, des compétences à gagner, des zones accessibles tardivement vous obligeant à cumuler les allers-retours, etc.

Quelques petites nouveautés sont pourtant au rendez-vous, et permettent d’étoffer le jeu de Lara : elle peut désormais se suspendre via son grappin, et se balancer pour atteindre certains points stratégiques.

Une nouveauté aussi concernant les combats, avec la faculté de s’imbiber de boue et de se la jouer à la Rambo 2, en se collant à un mur. Un point purement réservé pour la partie infiltration.

RÉALISATION : Sincèrement, ce titre envoie du lourd. C’est très souvent visuellement magnifique, avec des décors à perte de vue, des textures très fines et photoréalistes, un éclairage impressionnant qui donne du relief à l’ensemble.

Très souvent, car ce sentiment a tendance à disparaître dans les zones plus communes, où on constate que le titre est un peu moins majestueux, par rapport à certains tombeaux en profondeur qui vous donnent l’impression de ressentir l’humidité et le manque de clarté.

Le score audio est peu inspiré, ou alors il faut aimer le thème remanié à la sauce sud-américaine. Cela fonctionnera chez certains, tandis que d’autres auraient préféré des thèmes plus proches de ceux d’antan, où les chorales venaient se greffer à des sonorités ambiant pour une exaltation de chaque instant.

Juste un petit coup de gueule concernant un point certes futile : les cheveux de Lara. Pour les précédents volets, une technologie était employée et donnait un résultat à l’écran bluffant, avec une chevelure pour Lara impressionnante de réalisme, des cheveux suivant une physique cohérente, et surtout une technique bluffante sans aliasing. Ici, on se demande ce qui a pu se produire, car la chevelure de Lara, si elle a conservé cette malléabilité, et devenue bien plus « moche », avec un aliasing incompréhensible. Un point qu’on retrouve sur certains forums dédiés au jeu, et aucune réaction de la part des développeurs à ce sujet.

DURÉE DE VIE : A peine plus conséquente que le précédent volet, avec un peu plus de 40 heures pour boucler le jeu à 100%, DLCs inclus (des tombeaux venant se greffer à l’intrigue principale, et vous procurant de nouvelles aptitudes).

Gros hic, pour la replay value, une fois les 100% acquis, c’est mort. Contrairement aux autres volets, plus un seul ennemi dans les parages…
Il reste des défis pour s’amuser de temps en temps, comme des contre-la-montre sur des tombeaux avec différents objectifs (temps, score,…)

Heureusement, une partie New Game + vous donne droit de rejouer l’aventure sous certaines nouvelles conditions, ce qui peut être un bon point. Encore faut-il avoir envie de replonger dans l’aventure une seconde fois.

INTÉRÊT : Si on ne peut nier les qualités techniques du titre, quelque chose dérange un peu avec ce Tomb Raider.

En fait, on se retrouve très vite devant un titre extrêmement similaire aux autres, si ce n’est ce flashback bien vu qui aurait mérité plus de profondeur.

Le gros souci de ce volet, c’est donc d’une part peu innover à part le contexte (et se rendre compte que le bestiaire, les pièges, les tombeaux se ressemblent tous d’un volet à un autre), mais surtout, une volonté de laisser de côté l’aspect combat pour proposer plus d’énigmes, et cela avec un rythme très irrégulier.

Les premières heures vont mettront direct dans le bain, avec la satisfaction de retrouver Lara dans de nouvelles aventures. Après quelques heures de haute voltige, on retombe sur du plus classique, puis vient une grande phase où une zone va littéralement vous solliciter pour une très grande partie du jeu, à base de quêtes fedex secondaires, de restriction du gameplay lié à la zone et à ses conditions.

Une énorme zone qu’il faudra encaisser, et les premiers signes de lassitudes, face à un manque de combats, une frustration de ne pas utiliser des armes très correctes, voir et revoir les mêmes décors sur plus de 20 heures…

Suite à cela, le rythme enivrant des premières heures revient, pour un final certes convenu, mais qui envoie encore du lourd.

Cette trilogie se clôt ainsi sur un volet qui a trop tendance à tirer sur la corde, propose une aventure mitigée, et peine parfois à nous captiver, en imposant plus d’énigmes au détriment de combats, qui eux n’ont pas été dépoussiérés et peinent encore à convaincre du fait d’une IA parfois dans les choux (planquez-vous et tuez à la chaîne dans certains cas).

« Shadow… » n’est pas mauvais. C’est un bon Tomb Raider, mais derrière les précédents. Il souffre bien évidement de la comparaison avec les autres, de certains choix, et son final laisse présager de nouvelles aventures.

On espère que cette fois, nous aurons droit à d’autres environnements. On n’est pas contre la visite de certains musées qui cacheraient bien des trésors, et pousser le vice du fantastique, ici très souvent esquissé, pour de plus grandes perspectives. Et surtout, retrouver cette variété d’environnements qui faisant le charme des premiers épisodes, à l’image de « Tomb Raider II », un chef-d’œuvre jamais égalé.

16/20

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[PC]Supraland

INTRIGUE : En tant que rouge et personnage dans un bac à sable, vous êtes convié par votre reine à discuter avec les bleus situés de l’autre côté du jardin, pour leur demander de rétablir l’eau.

Ce qui devait être une petite mission va se transformer en quête initiatique…

GAMEPLAY : « Supraland », c’est en quelque sorte un mélange de « Portal » et de « Metroïd ». Votre personnage va déambuler dans un monde très ouvert, pourra se déplacer via des catapultes, et arrivera à progresser en étoffant son arsenal, que ce soit une épée en bois, un canon laser, un téléporteur, une ceinture aimant, un faisceau rose, un cube rose et bien d’autres possibilités que vous débloquerez au fil de votre progression, en ouvrant des coffres bien cachés, ou en les achetant chez les quelques vendeurs qui parsèment l’environnement.

L’aspect Metroïd est donc bien là, et pour l’aspect Portal, il s’agira d’énigmes, où l’environnement et vous outils devront être exploités à bon escient, à coup de projectiles pour activer des interrupteurs, mais attention à valider la bonne couleur…

Vous aurez aussi de nombreux ennemis pour vous empêcher de progresser correctement. Rien de bien méchant (du moins au début), mais il est conseillé d’améliorer votre condition pour vite en venir à bout.

RÉALISATION : Sous ses petits airs enfantins, « Supraland » bénéficie tout de même d’une bonne et solide réalisation : fluide, sans bug, une belle distance d’affichage même si on déplore un certain abus du flou, des couleurs vives et chatoyantes et une direction artistique appropriée, se permettant même quelques nombreuses touches d’humour.

Si les musiques ne sont pas mémorables, elles ne sont pas heureusement trop soûlantes, et les dialogues se limiteront à des onomatopées, vous obligeant à lire quelques sous-titres.

DURÉE DE VIE : Elle est conséquente, sans non plus être phénoménale. La première chose que l’on constate en débutant une partie, c’est qu’il y a tellement de choses à faire, à découvrir, qu’on se demande comment on va faire pour obtenir le 100%.

Finalement, en prenant son temps, et en gérant correctement ses allers-retours, on tombe sur une bonne vingtaine d’heures, et comptez bien moins pour celles et ceux ne courant pas derrière les 100%

Pour la replay value,, et bien une fois les 100% réalisés, il n’y a plus grand chose à faire, à part se promener, car les ennemis, eux aussi, font partie des objectifs à compléter pour obtenir les 100% en supprimant leur nid, ce qui du coup réduit grandement leur présence.

INTÉRÊT : « Supraland », c’est un peu comme une drogue, une forme d’addiction sévère vous poussant à toujours vouloir aller plus loin, explorer l’univers ultra vivant, le tout saupoudré d’une bonne humeur et de quelques guests à découvrir.

Mais c’est surtout un jeu qui arrive à concilier l’aspect FPS avec ennemis, des énigmes assez capillotractées (qui vont vous faire revoir vos cours de physique et les codes couleur) avec beaucoup d’harmonie.

On bloque rarement, d’une part car on peut toujours faire autre chose, mais aussi parce que le jeu n’est pas ultra rigide dans ses résolutions.

Un exemple tout simple est celui concernant vos aptitudes de déplacements. Vous allez progressivement acquérir le double saut, puis le triple saut, le téléporteur, et la possibilité de flotter dans les airs (sans oublier l’excellent bonus de l’Happiness pour les plus endurcis).

Avec tous ces éléments, vous arriverez à « tricher » durant certains passages pour passer à travers le décor, ou atteindre une plateforme censée être inaccessible en temps normal. A l’image d’un « Dishonored », vos possibilités sont étendues, et il n’y a pas forcément qu’une méthode pour y arriver.

Beau, intelligent, fun, riche, « Supraland » a tout d’un beau gosse premier de la classe. Ce qui est étonnant, c’est qu’il s’agit de l’œuvre de quelques passionnés, qui vont retenter l’exploit avec un deuxième volet, à venir prochainement. On souhaite vivement qu’il soit dans la même veine.

18/20

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Fiche Nofrag

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[PC]Aefen Fall

INTRIGUE : Vous êtes Abadel, un puissant alchimiste dans un Londres très steampunk.

Le gouvernement souhaite arrêter tous les alchimistes.

Vous voilà alors engagé dans une course contre la montre pour stopper leurs noirs desseins.

GAMEPLAY : Vous aimez « Mirror’s Edge », vous adorez « Dishonored »? Et bien « Aefen Fall » n’est ni plus ni moins qu’un jeu de parkour, empruntant au premier ses mécaniques de courses spectaculaires sur les toits d’une ville, dans une environnement rappelant furieusement le second.

En tant qu’alchimiste, vous aurez quelques pouvoirs afin de progresser plus facilement de toit en toit, et aussi éviter les Mechas placés sur votre parcours.

Votre premier pouvoir vous permettra de créer un point artificiel pour prolonger votre saut, lors des passages les plus chauds.

Votre second pouvoir, lui, vous permettra de figer un élément du décor (turbine de ventilation, monorail, ennemis) durant un court laps de temps.

Bien évidemment, les aptitudes de base comme se retourner et courir le long d’un mur sont aussi de la partie.

RÉALISATION : Si la partie sonore s’en tire très bien, avec des musiques inspirées, il en est tout autre chose pour la partie visuelle, à qui il manque une certaine expérience pour devenir mémorable.

C’est au moins propre, certains décors sont agréables, mais comme nous le verrons plus tard, il s’agit d’un projet « jeune », et le manque d’expérience, sans malveillance, se fait un peu ressentir.

DURÉE DE VIE : Le prix vous mettra la puce à l’oreille, le titre se termine très vite, d’une part vu le nombre réduit de niveaux, mais aussi par la volonté du gameplay qui vous pousse à toujours courir, et ne pas vous attarder comme bon vous semble. Comptez un peu plus d’une heure pour en faire le tour, mais ce qui compte surtout avec ce jeu, c’est de pouvoir améliorer son temps en découvrant et empruntant des chemins secondaires, ce qui lui octroie une durée de vie plus conséquente.

INTÉRÊT : Pur projet d’étudiants de l’école Rubika, « Aefen Fall » est une bonne entrée dans le monde des jeux vidéo, avec tout ce que cela implique.

Un petit jeu avec un potentiel certain, trahit par sa prime jeunesse et quelques errances d’un point de vue visuel, des bugs et une optimisation à pieaufiner. Le titre n’a jamais planté chez moi, mais quelques saccades pas trop pénalisantes venaient de temps à autre perturber un passage où la fluidité se voulait exemplaire.

On pourra chipoter sur l’agencement des touches et le keybinding à revoir, mais tout cela fait partie du panel des jeux ne disposant pas d’une équipe expérimentée.

Un gros message d’encouragement pour eux, car ils ont réussi à faire parler de leur titre dans certaines revues spécialisées, et on ne peut que souhaiter pour la suite quelques patchs leur permettant d’apprendre de leurs erreurs, de les corriger, et de nous proposer, forts de cette expérience, un nouveau titre, ou pourquoi pas une suite plus consistante.

12.5/20

Site Officiel

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[PC]Sniper Elite 4 (+DLCs)

INTRIGUE : La seconde guerre continue de faire rage, et Karl Fairburne, sniper émérite, retourne sur le front pour éliminer la menace nazie et fasciste, car cette fois, il est déployé en Italie…

GAMEPLAY : Par rapport aux précédents Sniper Elite, on reste dans quelque chose de très similaire, surtout par rapport au troisième chapitre : de grandes cartes pour chaque niveau, assez ouverte pour permettre plusieurs approches, et grouillant d’objectifs afin d’y rester le plus longtemps possible.

Vous aurez toujours le choix d’un fusil sniper, bien évidemment, mais aussi d’une arme secondaire, généralement une mitrailleuse, et d’un pistolet. D’autres accessoires seront aussi à votre disposition, comme des grenades, des mines, de la TNT, des trousses de soins, etc…

Chaque niveau comporte son lots d’objectifs principaux, nécessaires pour passer au suivant, et des objectifs secondaires intéressants et variés (sabotage, collecte d’informations, assassinats) vous permettant d’approfondir le scénario, mais aussi de collecter plus d’XP, ce qui vous permettra de monter en grade, et débloquer à certains paliers des compétences supplémentaires, allant d’une récupération plus rapide de votre souffle (idéal pour le tir et la course d’endurance), à l’augmentation de votre stock de munitions.

D’autres possibilités vous sont offertes pour personnaliser votre expérience, comme la maîtrise de votre arme, vous permettant d’améliorer des points comme le zoom, le recul…

RÉALISATION : Si le jeu n’est pas une tuerie graphique, il sait encore donner de bons résultats en terme d’esthétique, et sait parfois bluffer lors d’un paysage ou deux, surtout ceux en montagne. Les décors sont assez travaillés pour vous permettre de trouver le bon point pour guetter un convoi, de vous cacher dans un buisson, avec un rendu pas forcément photoréaliste, mais assez efficace pour qu’on s’immerge.

Même constat pour l’aspect sonore, où on retrouve les mêmes thèmes que précédemment, et toujours un sound design adapté, très claquant quand notre tir part pour faire de gros dégâts.

C’est propre, et c’est déjà ça. A noter que le titre donne parfois dans des effets très novateurs, comme certains reflets dans l’eau (voir le dernier niveau du DLC), ou encore les rayons de lumière dans un bâtiment (toujours dans les DLCs).

DURÉE DE VIE : La durée de vie est tout simplement énorme, car entre le jeu de base et ses 8 niveaux (plus deux déblocables en coop only), et les 4 nniveaux des DLCs, il m’aura fallu plus de 43 heures.

Ceci s’explique du fait que chaque carte dispose d’assez d’éléments pour vous tenir en haleine, entre les objectifs principaux, les secondaires, les défis et autres items à collecter. Chaque partie est un appel pour de longues heures à planifier sa stratégie, opter pour les bons déplacements, en taguant ces ennemis aux jumelles (comme dans les Far Cry), et en choisissant soit une approche discrète, minimale, ou tout simplement dévastatrice.

INTÉRÊT : On aurait pu penser que ce 4ème volet allait sentir le réchauffé, et même si la recette n’est pas nouvelle, on prend encore son pied à flinguer du nazi à longue distance.

Enfin, longue distance, c’est vite dit, car si les cartes sont immenses, vos possibilité de fragger un ennemi à l’autre bout de la carte sont quasi nulles, du fait que la géographie et les reliefs, les obstacles, limiteront fortement votre approche.

Vous devrez vous contenter des cibles généralement à moins de 100 mètres, au plus 200, et de rares cas à 300, même si à un moment j’ai réussi un tir à plus de 500 mètres.

Cette volonté de réduire ce facteur a une bonne raison : la trop grande facilité du titre, et cela même en difficile.

Comprendre par là que vos ennemis ne seront mortels qu’à courte distance, et au delà, c’est juste du nettoyage, le son de votre arme ne sera de toute façon pas perçu par l’ennemi.

L’IA n’est pas folichonne non plus, car une fois détecté, il vous suffit de vous planquer dans un buisson pour ne pas être inquiété.

Enfin, le système de sauvegarde est assez spécial : sauvegardes manuelles, sauvegardes automatiques, et sauvegardes rapides manuelles (le fameux F5-F9).

Étrangement, les sauvegardes automatiques interviennent très très fréquemment, limite à chaque tir, ce qui fait que si vous mourrez, ou décidez de reprendre à la dernière sauvegarde, vous n’aurez pas beaucoup perdu de votre progression.

Le titre est alors nullement punitif sur ce point. Pire, il vous avertit fréquemment de menaces avec sons, flashs pour les snipers planqués, musique dynamique, en plus de vous montrer sur la carte où se trouvent les ennemis, et même de les surligner à travers le décor dès que vous collecterez sur les officiers les listes de rondes.

Heureusement, vous pouvez modifier la difficulté et certains points pour plus de réalisme et de challenge, mais il n’empêche qu’une fois qu’on a compris le principe du jeu, c’est du gâteau.

Cela n’empêche pas le titre de rester addictif, de se sentir surpuissant au point de se confronter à un tank, de savourer chaque killcam avec ses effets gore.

Une recette certes pas nouvelle, mais faite avec amour, comme un plat italien.

15/20

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[PC]Devil’s Hunt

INTRIGUE : Vous, c’est Desmond, un beau gosse pour qui tout réussit, une belle carrière de boxer, une belle villa, une charmante fiancée…
Mais votre monde va basculer quand tout ce à quoi vous teniez vous est brutalement retiré, et dans un excès de colère, vous voilà à songer au suicide, à passer à l’acte, et à vous réveiller en enfer, où Lucifer vous propose un deal. Armé de super pouvoirs, vous allez combattre des hordes d’anges, et de démons…

GAMEPLAY : Le premier volet d’une possible trilogie (ce qui est de moins en moins probable avec le temps) vous place dans un beat them all, ou plus précisément dans un clone de « Devil May Cry » de Capcom : ici aussi, on incarne un humain capable de se transformer en démon, on latte des démons à coups de poings, et plus tard avec des armes virtuelles comme une épée une fois d’autres techniques de combat acquises.

c’est la petite subtilité du jeu, vous débloquerez au fur et à mesure de votre progression 3 styles de combat, tous possédant des combos et autres bottes secrètes à débloquer en échange d’âmes que vous collecterez sur vos victimes, ou cachées dans le décor.

Une idée intéressante, permettant de varier les plaisirs, mais qui finalement ne sera pas trop utile : un des styles est quasi inutile, celui de base convient pour tout le bestiaire, mais le second vous donne la faculté de vous régénérer, ce qui est très utile lors de certains combats, et vous permet aussi de sortir une sorte d’épée/extension de votre bras, pour des coups plus distants.

On peut aussi compter sur 3 pouvoirs à sélectionner, permettant de faire subir de gros dégâts à vos ennemis.

Enfin, vous aurez la possibilité de parer les coups (le même système que dans les « Batman Arkham… » ), mais aussi de dasher, une bonne idée pour vite passer dans le dos d’un ennemi ou esquiver, mais qui ici se révèle être peu pratique et un poil pénalisante.

RÉALISATION : Pour une petite société et un titre loin des AAA, le studio Layopi Games envoie par certains moments du lourd de chez lourd niveau décor. L’enfer est une vraie réussite, avec des décors et des textures qui forcent le respect.

Ce sera moins élogieux concernant la modélisation des personnages, ou les décors dans le monde « réel ».

Côté ambiance sonore, rien de bien folichon, le titre propose des voix en V.O., et certaines sont assez comiques pour propulser le titre dans le rang des nanars (on pense au principal antagoniste de l’histoire et son accent allemand prononcé » Ziss iz Zi End for you!!!! »)

DURÉE DE VIE : 13 chapitres, avec des collectibles, mais franchement, une fois bouclé, ben on passe vite à autre chose. Comptez entre 5 et 7 heures pour en faire le tour, en sachant que les premiers niveaux sont bourrés de cinématiques à se farcir, qu’on combat peu.

Heureusement, la tendance s’inverse par la suite…

INTÉRÊT : La comparaison avec « Devil May Cry » porte un sévère préjudice à « Devil’s Hunt », qui ressemble à un remake sous forme de nanar.

Pourtant, le titre s’avère parfois visuellement superbe, surtout en enfer…Mais hélas, cet environnement revient un peu trop souvent, comme les autres, où on passe le plus clair de notre temps dans l’appart’ de Desmond, dans des immeubles vides de personnel…La monotonie de certains niveaux porte un sacré coup, et ce n’est pas le seul.

Car le point crucial de ce genre de jeux, ce sont les combats. Ici, et bien on constate quelques incohérences.

D’une part, le jeu peut s’avérer un peu trop facile, surtout quand votre personnage gagne en puissance. Si en plus on vous accorde deux chances de revenir à la vie en tapotant la touche action à toute vitesse, vous allez rarement être bloqué, hormis un ou deux boss bien costauds.

Mais les combats ne sont pas vraiment gratifiant, et cela à cause d’un élément primordial, ici supprimé et remplacé par autre chose : le saut!!!

Sauter dans un beat them all vous permet d’accéder à de nouveaux coups, d’esquiver plus facilement des ennemis, là où le dash n’est pas optimisé (et c’est le cas ici, où on déplore une trop grande latence), mais surtout, vous permet de traverser les niveaux sans avoir à déplorer la redondance d’un mécanisme tout con : appuyer sur un bouton pour monter sur un endroit précis du décor pour avancer. C’est d’une part très dirigiste, mais surtout, ça n’épargne pas les bugs (comme celui de ne plus pouvoir revenir en arrière après avoir visité une salle secondaire, bloqué par un demi mur que le personnage refuse de gravir sans l’invite).

Et des bugs comme cela, y’en a d’autres, comme un au troisième chapitre où votre personnage reste bloqué dans le décor suite à une cinématique (tips : passez la cinématique pour pouvoir avancer), sans compter une optimisation parfois dans les choux, où le framerate chute parfois sans explication logique (heureusement, rarement durant les combats).

D’ailleurs ces derniers sont parfois corrects, et on finit par s’y faire. Mais en comparaison avec d’autres titres, c’est un constat de vache maigre.

« Devil’s Hunt » s’est fait démonter par le public et par la presse, mais n’est pas si mauvais que cela. Il a quelques atouts, il faut un peu s’accrocher pour vouloir continuer l’aventure.

Tentez l’aventure à vos risques et périls, seulement si vous êtes fan du genre et que vous n’avez rien à vous mettre sous la dent.

09/20

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[PC]Effie

INTRIGUE : Galand, un chevalier maudit par une sorcière qui l’a fait vieillir prématurément, raconte à la jeune Effie comment il est parvenu à casser sa malédiction, et en même temps à sauver des villes de son emprise…

GAMEPLAY : « Effie », c’est un jeu de plateformes en 3D, dans la veine d’un « Crash Bandicoot ».

Votre personnage commence dans des salles vides, à collecter des runes, puis fera rapidement la rencontre d’ennemis, et d’un bouclier comme allié.

Ce bouclier, c’est le moteur du jeu. Bien évidemment, il va vous servir à vous protéger, mais aussi à donner des coups (légers ou violents), s’améliorera au fur et à mesure que vous collecterez des runes, et vous servira aussi comme planche de surf pour naviguer rapidement d’une ville à l’autre, entre deux chapitres.

On compte aussi des pouvoirs, distillés au compte goutte, comme le double saut, le fait de planer un court instant pour atteindre des objectifs éloignés, etc…

La suite consiste à boucler chaque ville en délivrant la part d’un talisman vous ouvrant les portes du niveau final, et de son boss, quelque chose de classique. Pour cela, phases de plateformes, destructions d’ennemis, et résolutions d’énigmes niveau CP.

RÉALISATION : C’est tout mignon, dans un style très simple, assez épuré, et cartoon. Chaque ville a sa propre identité, on commence avec un temple digne de Tomb Raider pour débarquer dans un moulin à vent médiéval, une cité marquée par les tonneaux d’alcool, sans oublier la scierie et son préambule très Halloween.

Chaque ville est située sur une vaste carte, avec sans doute les plus beaux décors, une nature étrange aux couleurs rougeoyantes, où vous pourrez flâner pour récolter quelques runes supplémentaires, ou trouver de petits challenges anecdotiques.

L’ambiance sonore est dans le même style, très gentille. Quelques petites musiques d’ambiance oubliables, des voix en V.O.avec un humour bon enfant en prime.

DURÉE DE VIE : Le jeu est très court, comptez 3 à 4 heures pour en faire le tour, et pas grand chose à se mettre sous la dent une fois fini.

INTÉRÊT : « Effie » est quasi passé inaperçu, dans cette multitude de jeux indépendants sortant quotidiennement. Alors quand il est fourni gratuitement sur une plateforme de jeux, on reste sceptique, on teste pour en savoir un peu plus, et on risque de tomber sous le charme.

C’est un tout petit jeu, tout mignon, bien fichu, tout joli et propre sur lui, ce qui lui permet de brasser large niveau public : il plaira aux plus jeunes comme aux plus âgés, s’avère très accessible, très simple et peut-être même addictif, ce qui lui vaut d’être fini un peu trop rapidement.

Tant qu’on est au niveau des doléances, on peu regretter que le personnage soit si raide en position normal, comme un élément posé dans le décor à peine finalisé, sans animation, et à la posture un peu « balai dans le luc ».

14/20

JeuxVideo.com

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[PC]Vane

INTRIGUE : Vous commencez dans la peau d’un oiseau, survolant un désert, pour finir dans le corps d’un enfant propulsé dans un monde étrange, où les repères sont altérés. Votre but sera de progresser en faisant preuve de jugeote, et peut-être empêcher ce monde de s’écrouler…

GAMEPLAY : « Vane » se base sur le minimalisme. Comprendre par là que vous n’aurez pas de didacticiels, de dialogues,…rien.

Ce concept est similaire à celui de « Rime » ou « Inside« .

Cela peut donc être frustrant au début, car on doit savoir quoi faire, à quel moment, et quel sont l’étendue de nos actions.

Vous pourrez de temps en temps vous transformer en oiseau, ce qui sera nécessaire lors de certains passages. Dans tous les cas, votre cri, comme dans « Rime », vous permettra d’activer des mécanismes.

RÉALISATION : Assez étonnant comme titre, en référence à son aspect graphique particulier, ou l’ensemble des polygones composant le jeu sont un peu à l’air libre.

Un parti pris particulier, qui confère au jeu une identité spécifique. Ce n’est pas spécialement beau, mais c’est loin d’être moche. A plusieurs endroits, on sera même soufflé par la direction artistique, et des décors empruntant au surréalisme.

Et surtout, une gestion intéressante de l’éclairage, donnant toute sa dimension dans plusieurs salles.

Côté sonore, pas de dialogues, à part les cris de notre personnage, et quelques musiques correctes, donnant un côté mystique à l’ensemble.

DURÉE DE VIE : Elle est courte, « Vane » se terminant en quelques heures, à peu près 3. A savoir qu’il existe une fin secondaire, mais qui ne nécessite pas de refaire le jeu intégralement. Juste un choix lors de la scène finale.

Y revenir? C’est un peu complexe car le jeu n’offre pas grand chose en tant que replay value. Un titre qui risque fort une fois fini d’être désinstallé.

INTÉRÊT : « Vane » est avant tout une expérience visuelle, car son parti pris d’un point de vue graphisme est original, ce qui change des productions classiques, ou du Pixel Art.

Cependant, il tente comme d’autres œuvres de proposer une expérience sensorielle, où vous ne serez jamais guidés.

Alors au départ, c’est de la frustration, on ne comprend pas ce qu’on doit faire, et on erre dans un décor parfois sympathique, parfois lugubre, à trouver ce qu’il faut faire pour avancer.

C’est parfois maladroitement présenté, avec une lumière gisant dans l’obscurité comme repère.

Quant à l’histoire, elle sera bien évidemment à l’interprétation de chacun, avec cet enfant qui se transforme en oiseau, libère ses semblables pour finalement avoir à choisir son monde vers la fin (ce qui n’est pas un spoiler, vu que l’interprétation est libre).

C’est un jeu qui se tente, faute de…Si comme moi vous l’avez eu gratuitement, jetez y un œil, car pour quelques heures, on a droit à de l’atypique, dans une ambiance spéciale mais réussie, cassée en partie par une absence totale de narration et d’aide (là où d’autres titres savaient plus subtilement vous aider sans vous prendre par la main).

11/20

JeuxVideo.com

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[PC]The Occupation

INTRIGUE : Dans les années 80, un attentat terroristes fait une vingtaine de victimes. Rapidement, le gouvernement veut mettre en place une loi des plus liberticides.

Mais des personnes s’interrogent, et remettent en question l’enquête. Et si le principal coupable, un immigré qui clame son innocence, était la victime d’une sombre machination, destinée à promouvoir des relents extrémistes?

Dans la peau d’un enquêteur, et de temps en temps dans celle d’une veuve, vous allez chercher à connaître la vérité, quitte à outrepasser les règles…

GAMEPLAY : « The Occupation » base son gameplay sur deux grands axes : l’aventure et l’infiltration. Chaque niveau se dessine comme un immense défouloir où vous pourrez aller où on vous semble, si vous esquivez les systèmes de surveillance, les gardes, et trouvez les bons raccourcis.

Pas d’armes ici, mais votre cerveau pour compenser, trouver les indices, utiliser la technologie pour déjouer les pièges et rassembler les preuves.

On est entre le walking-sim et le jeu d’infiltration, pour un mélange détonant.

Vos seuls gadgets seront votre montre pour surveiller l’heure de vos rendez-vos, un pager pour vous avertir d’appels téléphoniques, et votre mallette pour classer les cartes d’accès et les preuves collectées.

RÉALISATION : Une touche atypique, qui n’est pas sans rappeler les Dishonored. De jolis environnements, très complexes, très détaillés, d’excellentes voix en V.O., une B.O. de très bonne facture.

D’un point de vue technique, « The Occupation » sent le professionnalisme, et s’avère parfois impressionnant pour un jeu dont peu de personnes ont entendu parler.

DURÉE DE VIE : C’est là l’une des originalités du jeu, vous avez 4 heures pour boucler l’enquête.

Vous allez donc quasiment jouer en temps réel, car sur les différents chapitres qui ponctuent le jeu, les principaux sont chronométrés, et aussi les plus longs. En gros, vous arrivez une heure avant l’interview avec les témoins clés, une heure donc pour collecter le maximum de preuves pour tourner l’entretien en votre faveur.

Tout ceci est correctement expliqué durant le jeu, et la collecte d’indices permet de savoir où on en est et ce qu’il nous reste à faire (trouver le code du coffre chez untel qui contient les enregistrements, mais ceci nécessite une carte d’accès violette que seul X détient et qui est dans son bureau au dessus, etc…).

Mais attention, aucune sauvegarde durant ces moments, c’est vraiment du temps réel, et donc de l’investissement. Si on quitte, on reprend au début du chapitre.

Et cela n’empêche pas le jeu d’avoir une replay value ultra conséquente, car on peut, après avoir fini le jeu, recommencer tel ou tel chapitre, afin d’explorer toutes les possibilités qui nous sont offertes, et elles sont conséquentes.

Sans oublier les fins disponibles, qui heureusement seront disponibles en fonction de vos choix opérés dans les derniers instants, donc inutile de recommencer tout le jeu.

INTÉRÊT : « The Occupation », une vraie petite perle, et un des rares jeux à être fini en une journée. Certes la durée de vie est courte, d’une part via le choix imposé du temps réel pour l’investigation et les entretiens, mais aussi par l’absence de checkpoints qui font que quoi qu’il advienne, vous finirez à un moment T le chapitre (un peu comme un examen).

On subit alors le stress de ne pas collecter toutes les preuves à temps, de ne pas avoir les bons éléments en notre possession pour « l’empoignade verbale » qui suivra.

Si on devait comparer « The Occupation » à d’autres titres, il faudrait se pencher sur les « Dishonored » pour l’aspect esthétique, et les « Deus Ex » pour la partie analyse, dialogue et le facteur aventure.

Mais surtout, le titre est prenant, l’histoire est bien menée, un peu effrayante en vue de l’actualité, et il est difficile de sortir d’une partie une fois que l’ambiance est lancée. Bien évidemment, il faut faire fi de ses petits défauts, et de ses quelques choix discutables.

En cela, le seul gros bémol, c’est le gameplay, avec des touches parfois mal agencées, un remapping dans les choux, et quelques réflexes à adopter quant à la gestion des cartes d’accès durant les phases de stress.

Mais ces problèmes se gèrent une fois qu’on a mis les mains dans le cambouis, et à partir de ce moment, l’addiction prend le relais.

Un titre atypique qui ne plaira pas à tout le monde certes, mais qui mérite néanmoins d’être connu, voire testé (une démo est disponible pour se rendre compte du potentiel du jeu, et voir si on adhère à son univers et son gameplay).

17/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Tacoma

INTRIGUE : Une enquêtrice, Amy, est envoyée sur la station spatiale Tacoma après que cette dernière n’ait plus donné de nouvelles. A vous de l’explorer, et de comprendre ce qui a pu se produire…

GAMEPLAY : Tacoma revête les habits et la gestuelle d’un FPS pour se développer en tant que jeu d’aventure, avec comme gameplay une fonctionnalité épatante, la capacité à revivre dans certains endroits les derniers moments de l’équipage, sous forme de projection holographique.
Pour ne pas trop subir ces projections temporelles, vous pourrez à volonté accélérer ou rembobiner la diffusion, pour pouvoir à certains moments accéder aux informations des membres de l’équipage, lire leurs conversations par message, etc.

Cela vous permettra aussi de trouver certaines informations utiles pour poursuivre, mais il faudra aussi passer par une phase de recherche, et ne pas hésiter à fouiller dans le décor, à soulever chaque objet ou cadre pour trouver la petite information pertinente.

RÉALISATION : Visuellement, le titre n’est pas très flatteur, et propose le minimum syndical, avec des textures moyennes, des modèles holographiques peu complexes, et un score commun.

Les voix sont heureusement bien choisies, même si on peut déplorer l’absence d’une localisation française.

DURÉE DE VIE : L’aventure s’avère très courte, un peu moins de 3 heures pour en voir le bout, et sans choix déterminant à la fin.
Une fois que vous connaîtrez le fin mot de l’histoire, vous n’êtes pas sûr d’y revenir.

INTÉRÊT : Il faut prendre Tacoma comme une expérience, et pas comme un jeu. Sa très courte durée de vie, son gameplay innovant mais vite cantonné à sa singularité, font qu’il est plaisant à jouer, lors de sa découverte.

On veut en savoir plus, savoir ce qui s’est passé, on découvre les habitudes de l’équipage, leurs relations (où l’amour a une place prépondérante, et sert de leitmotiv pour unir les individus entre eux), et finalement on se prend au jeu de vouloir à tout prix savoir ce qui a pu se produire, en craignant évidemment le pire.

Car certains personnages, ou leur santé, ne jouent guère en faveur d’une issue heureuse. Pourtant, le titre peut surprendre là où on s’attend à quelque chose de téléphoné.

« Tacoma » mise tout sur cette expérience, au détriment d’une technique un peu faiblarde, à l’image de la durée de vie.
Si vous cherchez de l’action ou de la réflexion, passez votre chemin, vous risquez de trouver le titre ennuyeux.

Si par contre vous dévorez les nouvelles de S.F., les revues où l’I.A. est décortiquée, vous risquez d’y prendre goût.

Car « Tacoma », dans son impression de narrer une histoire à l’eau de rose dans l’espace, s’avère bien plus complexe et nourrit une base très cynique sur un futur anticipé qui peut faire froid dans le dos.

14/20

JeuxVideo.Com

Fiche Nofrag

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