[PC]Mother Russia Bleeds

INTRIGUE : Vu qu’il s’agit d’un beat them all old school, on ne va pas se le cacher, le scénario est très simple : vous êtes en U.R.S.S., en taule, vous vous échappez, et allez sans vous rendre compte participer à la révolution du pays

GAMEPLAY : A l’instar d’un « Double Dragon », ou encore mieux d’un « Streets of rage 2 », vous disposez ici de 4 personnages sélectionnables, avec des aptitudes différentes (force, vitesse, endurance…), qui seront aussi relatifs au nombres de joueurs humains autorisés, avec la possibilité de se frapper entre potes, ou pas.

Votre but sera de progresser sur un scrolling horizontal sur plus de 8 niveaux, aux environnements variés (prison, ville, train, building, boîte de nuit,…) tout en lattant tout ce qui s’approchera de vous. Vous pourrez utiliser des armes, blanches ou à feu, ce que fera aussi l’ennemi.

L’originalité du titre réside dans la Nekro, une drogue découverte dans le jeu. Cette dernière vous permet de vous regonfler à bloc en énergie, car ici, pas de poulet ou soda planqués dans les poubelles pour vous redonnez de la vie. Le concept est tout autre, et implique de la stratégie :

La nekro se stocke, et une fois à sec, vous devrez l’extraire du cerveau de vos ennemis morts. Il faudra alors faire attention de ne pas trop amocher la tête de vos opposants, la disponibilité en Nekro n’étant pas systématique, et les chances s’amenuisent si il ne reste plus grand chose de la tête. Si vous avez de la chance, le corps clignote, vous indiquant la disponibilité de Nekro, mais attention, de façon temporaire.

Il faut vite se dépêcher de l’extraire, tout en surveillant vos ennemis prêts à en profiter, vu que vous serez en position de faiblesse. Attention aussi à vos alliés, car chacun à un moment donné va lutter pour sa propre survie.

Vous pouvez aussi gaspiller une dose de Nekro pour entrer en mode rage, ce qui aura pour effet de multiplier votre force et votre vitesse. Très courte, cette possibilité influe sur l’aspect visuel du titre, avec un rouge dominant, et une musique accélérée.

RÉALISATION : Il s’agit ici encore d’une relecture du genre d’antan (ces fameuses bornes d’arcade où on dépensait tout notre argent, comme Final Fight), avec un design très 8 bits. C’est pixelisé à outrance, mais c’est le genre qui veut cela.

Par contre, pour l’aspect sonore, c’est plus d’actualité, avec du bon son bien contemporain, à base d’Electro. De quoi se motiver tout en donnant des coups.

DURÉE DE VIE : 5 heures pour le premier rush en solo, en sachant qu’une autre fin est disponible (sans avoir à refaire le jeu en entier). Ce n’est pas cet aspect qu’il faut prendre en compte, car le titre, comme de nombreux beat them all, tient son intérêt de parties endiablées entre amis.

Et si on n’a pas d’amis, il est possible de jouer avec l’IA, pouvant prendre en charge du second au quatrième joueur. Bien évidemment, le nombre d’ennemis s’adapte alors. On reviendra sûrement vers ce titre, dès que l’occasion se présente avec des amis.

INTÉRÊT : Fans de Pixel Art, de Beat Them All, de Ken le survivant, « Mother Russia Bleeds » risque de vous faire de l’œil. Sauvage, violent, irrévérencieux, le titre n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Il désamorce l’ensemble des situations avec un humour très noir cependant, où les insultes fusent, le gore transpire à fond, comme les gerbes que nos héros dégueulent de façon répétée. On pourrait alors se dire qu’on tient une petite pépite, mais le titre souffre quand même de quelques tares, à savoir une difficulté mal dosée (BORDEL ce boss dans la piscine!!!!!!!), et surtout des ennemis pas franchement folichons, qui soit vous inondent sans que vous ne puissiez réagir, soit attendent vos coups dans un coin de l’écran.

Quoi qu’il en soit, « Mother Russia Bleeds » est un bon titre, à cependant réserver à un public averti, très averti.

14/20

JeuxVideo.com

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[PC]Axiom Verge

INTRIGUE : Scientifique de renommée, votre vie bascule quand votre expérience en curs vous envoie dans une dimension parallèle, plutôt hostile. Tout en parcourant l’environnement avec un arsenal évolutif, vous finirez par comprendre où vous êtes, et pourquoi vous êtes là.

GAMEPLAY : « Axiom Verge » est un pur Metroidvania en 2D, où vous contrôlez un personnages sur différents tableaux communiquant entre eux, avec toujours ce principe que votre progression sera bloquée à un moment ou un autre, et il vous faudra alors redoubler de vigilance pour trouver ce qui pourra vous permettre d’aller plus loin. « Axiom Verge » innove un peu, et propose un inventaire varié, avec en outre un drone contrôlable, vous permettant de passer par des endroits plus étroits. On note aussi la téléportation évolutive, vous permettant progressivement de passer à travers des éléments du décor, un scanner modulaire, une perceuse, etc…

RÉALISATION : Il s’agit ici d’un bel hommage à Metroid, avec un pixel art très prononcé. Un peu trop d’ailleurs, car il n’est parfois pas évident de distinguer aisément le décor des ennemis, des projectiles, etc…
Par contre, d’un point de vue sonore, c’est du nectar : une B.O. magnifique, atypique, un poil en décalage par rapport à l’aspect visuel. On ne va certainement pas s’en plaindre, car ce n’est jamais lassant, toujours grisant d’entendre tel ou tel titre durant notre périple.

DURÉE DE VIE : Deux écoles : en ligne directe vous mettrez 10 heures environ pour boucler l’aventure. Si vous voulez approcher des 100%, il faudra compter le double. Niveau replay value, c’est totalement aléatoire, tout dépend de votre prédilection pour le genre et du plaisir que vous avez éprouvé à jouer au titre, quitte à vous y replonger ultérieurement.

INTÉRÊT : Avec des avis dithyrambiques, tant presse que public, « Axiom Verge » n’innove certes pas dans le genre, mais propose une belle petite aventure teintée de nostalgie. Quand on sait que ce jeu n’est réalisé que par une seule personne (Tom Happ), ça force le respect. Un temps gratuit sur l’Epic Game Store, c’était l’occasion rêvée de mettre la main sur ce titre sans risquer quoi que ce soit. Au final, on bon petit moment de gaming, et cette petite fibre nostalgique que les quadras bichonnent (avec séries et films) gentiment caressée dans le sens du poil…

16/20

JeuxVideo.com

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[PC]BLOCKADE – War Stories

INTRIGUE : Très simple, prenez un Call Of Duty période seconde guerre mondiale, transformez les graphismes façon Minecraft, et vous avez Blockade. 5 missions en tant que russe face aux nazis, des tranchées en passant par une triste nuit en campagne, en tank face à l’élite nazie, dans la peau d’un sniper, jusqu’à la conquête de Berlin.

GAMEPLAY : Comme dit plus haut, c’est similaire à un Call Of Duty : un FPS lambda où avancer en tuant le maximum d’ennemis sera votre destinée, avec quelques variations dans les thèmes évoqués durant les niveaux (en véhicule ou avec une aptitude particulière comme le sniper).

La maniabilité pose quand même un souci quand on rencontre un escalier, où il arrive de buter, et c’est franchement le détail qui a le don de faire rager quand une horde d’ennemis vous balancent leurs chargeurs sur la tronche.

Hormis cet écueil, c’est très fluide, et on a une bonne sensation, un bon feeling arme en main à buter l’opposant.

RÉALISATION : le style est particulier, on adhère ou pas, mais bien évidemment de par sa simplification de la physique, ce n’est pas ce jeu qui cramera votre carte graphique.

Cependant, il aurait été possible d’avoir un rendu plus agréable, on dénote une certaine paresse au niveau de la distance d’affichage, des effets de lumière, etc…

Un titre simple peut tout autant flatter la rétine qu’une machine de guerre tripe A, des jeux comme NaissanceE ont pu le prouver.

DURÉE DE VIE : Deux écoles ; soit vous trouvez le jeu trop dur et allez réduire la difficulté sur facile pour quelque chose de plus abordable, soit vous optez pour l’approche normale, allez en chier, et donc mourir une quantité de fois insoupçonnée, tout cela pour gonfler une durée de vie bien trop rachitique. Oui, le titre est par défaut très sévère, cela permettant de gonfler artificiellement une durée de vie n’excédant pas les 3 heures de jeu.

INTÉRÊT : Un conseil, attendez que le jeu soit en solde pour en profiter! « BLOCKADE – War Stories » n’est pas un mauvais jeu, mais il se présente plus comme une démo qu’un titre pouvant vous tenir en haleine durant quelques week-ends. Il serait dommage de débourser le prix fort pour un titre qui vous amusera le temps d’une matinée.

10/20

Fiche Steam

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[PC]Clandestine

INTRIGUE : 1996. Suite à la chute du mur de Berlin, des agents secrets continuent de transmettre des informations capitales aux grandes puissances. Une série de disparitions et de meurtres nécessitent alors une enquête par l’unité Kingbridge.

Vous faites partie de cette unité, avec un hacker, génie pour trouver les codes de portes, désactiver les caméras et cracker les protections de PC, mais aussi une spécialiste de l’infiltration, capable de passer derrière les lignes ennemies et de remplir sa mission sans se faire remarquer.

Ce duo complémentaire va donc enquêter sur ce qui semble être une sordide conspiration.

GAMEPLAY : « Clandestine » se présente comme un Splinter Cell version féminine, avec une petite subtilité, la possibilité d’incarner un hacker qui va accompagner l’agent sur le terrain et l’aider à passer certaines sécurités.

Concrètement, on peut jouer en coop-op (chacun un rôle, et c’est jouissif de jouer le hacker et d’avertir son collègue des menaces imminentes) mais aussi en solo, avec la possibilité de passer d’un rôle à un autre via un simple bouton.

Du point de vue de l’espion(ne), en mode solo, le gameplay est simplifié avec la possibilité de taguer, les ennemis, désactiver temporairement les caméras (une seule à la fois, afin d’éviter toute action suspicieuse) et les barrières laser, demander le code d’une porte en mettant en surbrillance l’élément et en cliquant sur le bouton dédié.

Il sera cependant nécessaire en mode solo de passer par le hacker pour des tâches plus concrètes, comme appeler un nettoyeur pour supprimer les gardes neutralisés, désactiver une alarme sur le point de sonner, demander un dépôt de munitions ou de soins pour l’espion.

Certains de ces avantages sont à gagner en trouvant des dossiers disponibles dans les niveaux, et cumulables dans des compteurs à gauche de votre interface.

L’agent sur le terrain n’a pas trop d’autres capacités, mais peut tout de même avant chaque mission choisir son équipement, ses armes, ses gadgets (comme l’appât pour détourner l’attention d’un garde), le tout en se rendant dans le QG, une sorte de hub entre chaque mission permettant d’assister au briefing, de collecter des infos, ou de faire plus ample connaissance avec le personnel.

RÉALISATION : « Clandestine », malgré son jeune âge, dispose d’une réalisation datée, que ce soit dans la modélisation des personnages, les textures, l’animation. Rien de catastrophique, mais bon, c’est un peu dépassé. Cela n’empêche pas le jeu d’avoir un énorme potentiel, loin de là.

DURÉE DE VIE : Une petite dizaine de niveaux, parfois découpés en 2, avec de belles surfaces à parcourir. En plus, 4 niveaux sont disponibles en dehors de l’intrigue principale, pour prolonger le challenge.

En parlant des niveaux, et espionnage oblige, on voyage beaucoup, d’une soirée dans un manoir aux pays de l’Est, à une demeure abandonnée dans Paris, en passant par un bunker et une société cachant bien des secrets, comme une ambassade où l’intrigue prendra forme.

Si l’approche brutale est possible (on peut même détruire les caméras, mais cela fait systématiquement sonner l’alarme), on mise bien évidemment sur la furtivité, la récupération de documents, ce qui va forcément jouer sur la durée de vie. A vouloir se la jouer 100% furtive (0 alarme déclenchée) et récupérer tous les documents disséminés un peu partout, la durée de vie va alors avoisiner les 24 heures, ce qui est excellent pour un jeu de petite envergure.

La replay value est présente, en testant par exemple une autre approche (les ennemis et les documents sont placés de façon aléatoire à chaque partie), et le mode co-op enfonce le clou pour revenir de temps en temps tâter de l’espion.

INTÉRÊT : Tandis que Sam Fisher ne daigne pas se présenter pour de nouvelles aventures, d’autres alternatives sont disponibles. « Clandestine » de prime abord ne paye pas trop de mine, mais s’avère addictif une fois maîtrisé, l’aspect hacker/espion devant être contrôlé et rôdé avec l’expérience. Le titre nous rappelle aussi les premiers « Hitman », car en choisissant votre tenue, vous pourrez avoir plus d’aisance à berner vos ennemis.

Si le titre pêche par certains aspects (l’impossibilité de déplacer les corps, l’aberration des caméras ne les détectant pas), il comble ce manque par d’autres petites subtilités liées au hacker. Si on souhaite s’imposer une certaine rigueur (comme être furtif, ce que le jeu gratifie via un score final et l’indice de preuves, ou footprints), alors on peut refaire un niveau x fois, avec toujours autant de plaisir.

« Clandestine », c’est une bonne surprise. Un titre venant combler un manque certain d’agent espion dans la veine de Sam Fisher ou Snake. Il n’est pas parfait, surtout techniquement, mais arrive à vous embarquer si vous lui laissez une chance. Avec un peu d’indulgence (le jeu n’étant quasiment pas buggé), on découvre un titre plein de charme, certes rétro (l’intrigue prend en même temps place au 20ème siècle) mais pouvant rapidement devenir addictif, voire stressant, avec quelques petits scripts jouant sur les rebondissements (comme à Paris, stress level au max), ou le fait qu’il faille bien gérer la désactivation des caméras (une seule à la fois, et elles se réactivent une fois qu’une autre est prise sous contrôle du hacker).

15/20

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[PC]The Turing Test

INTRIGUE : Dans le rôle de Ava Turing, une ingénieure basée sur une des lunes de Jupiter, vous allez vous réveiller seule dans un immense complexe, et allez tenter de comprendre pourquoi l’équipage manque, en soutirant des informations à l’intelligence artificielle mise en place sur le complexe (appelée T.O.M.).

Il vous faudra pour cela parcourir plusieurs salles, toutes organisées comme d’immenses puzzles qu’il vous faudra résoudre pour aller de l’avant, et avoir la vérité sur ce qui se trame ici.

GAMEPLAY : « The Turing Test » n’est ni plus ni moins qu’un clone de Portal. On retrouve le même agencement de pièces/puzzle à résoudre pour avancer à la salle suivante, le tout avec un soupçon de scénario entre chaque salle, des dialogues entre Ava et T.O.M. remplissant les conditions d’une intrigue sous-jacente.

Mais contrairement au titre de Valve, pas question de jouer avec les portails. Si ici vous avez aussi une « arme », il s’agit en fait d’un collecteur d’orbes d’énergie, avec un maximum de 3 dans le chargeur. Cet outil vous permet de les attirer vers vous, mais aussi de les projeter vers un réceptacle qui actionnera un mécanisme. Dès lors, il faudra jongler avec ces orbes pour se frayer un chemin dans une pièce où des obstacles, des portes fermées, vous bloquent l’accès jusqu’à la sortie, qu’il faudra elle aussi débloquer la majeure partie du temps.

Tout le long des 7 chapitres, chacun composés de 10 puzzles, des nouveautés vont apparaître : certaines orbes de couleur ont des effets différents (énergie déployée de façon aléatoire ou sporadique), vous pourrez prendre le contrôle de tourelles pour vous déplacer, ainsi que de drones terrestres pouvant eux aussi collecter les orbes, mais aussi actionner des mécanismes.

Vous l’aurez compris, vos méninges vont devoir se mettre en ébullition pour résoudre les différentes énigmes du jeu, de la plus simple, voire évidente, à la plus complexe vous donnant envie d’arracher l’écran.

RÉALISATION : Le titre n’est pas là pour prétendre détrôner un Battlefield en terme de graphismes. Il reste très proche de Portal, avec qui il partage bien des similitudes.

Les pièces, les couleurs, les textures font bien évidemment référence à ce dernier, avec tout de même la finesse en moins, et l’esprit décalé. Ici, on constate que le titre n’est pas une superproduction, mais le fruit d’une petite équipe. Cela n’est pas gênant car le jeu est stable, et très propre. Avec sa superbe bande-son, il arrive même à insuffler un petit air de mélancolie à l’ensemble, lui conférant au passage un sentiment de fatalisme extrême (ce qui rappelle légèrement les propos de H.A.L. dans « 2001 »).

DURÉE DE VIE : On pourrait penser qu’avec ses 70 puzzles, « The Turing Test » pourrait avoir une durée de vie conséquente. Bien évidemment, tout dépend de votre niveau pour résoudre certaines énigmes. Il faut dire que dans l’ensemble, elles sont assez faciles, et le niveau augmente progressivement pour ne pas vous démotiver trop rapidement. on compte quand même deux-trois niveaux corsés, où l’agencement des salles et la façon de résoudre les énigmes est très complexe.

Comptez 6 à 7 heures pour en voir le bout, tout en prenant votre temps. Pour la rejouabilité, il n’est pas certain qu’on veuille reprendre l’aventure rapidement, surtout que les « fins » possibles sont accessibles via le menu du jeu (et consistent à un choix dans l’épilogue, donc inutile de se farcir le jeu depuis le début). Portal avait cette replay value avec un univers décalé et fourmillant de détails, ce qui manque un peu à « The Turing Test ».

INTÉRÊT : « The Turing Test » est un sympathique jeu de réflexion en vue FPS, et tire ses inspirations de « Portal » et de quelques grands films de S.F., tentant de sensibiliser le joueur via son existence (comme le test de Turing qui a inspiré le nom du jeu).

Le fait d’avoir quelques interactions avec la base entre deux chapitres est intéressant, mais hélas trop limité. Si l’univers mis en place fonctionne, avec une excellente bande-son, on peut déplorer que la narration soit trop minimaliste, cantonnée à des échanges verbaux. Pour une fois, quelques scripts, des passages où la fuite serait nécessaire face à une explosion ou un incendie ou la réparation de la base pour voir l’arrière du décor n’auraient pas fait de mal.

Mais si vous chercher à vous occuper les méninges pendant un petit laps de temps, vous pouvez sauter sur ce titre.

14/20

JeuxVideo.com

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[PC]The Spy Who Shrunk Me

INTRIGUE : Nostalgiques de Cate Archer et de la saga « No One Lives Forever », réjouissez-vous! L’éditeur Catland a décidé de sortir un titre s’inspirant très très fortement (difficile de dire autrement) de l’univers déjanté de cette saga. On découvre donc Audrey Smoothspy, agent secret envoyée en Russie en pleine période de guerre froide. Elle ne s’attend pas à trouver quelque chose de terrifiant…

GAMEPLAY : Attention, si le jeu rend hommage à NOLF, il n’autorise pas les gunfights, ou du moins ceux qu’on a l’habitude de voir une fois notre couverture démasquée.

En gros, vous avez plusieurs gadgets vous permettant de vous la jouer 100% furtive, avec une montre arrêtant le temps, des bananes et grenades pour assommer les gardes, un téléporteur à la sauce « Dishonored », des lunettes pour voir les ennemis à travers les murs, et le fameux Shrink Ray, un pistolet vous permettant de réduire la taille d’un ennemi (en vue de le jeter ou de le broyer), ou de vous réduire vous-même pour vous faufiler discrètement dans le décor).

RÉALISATION : L’aspect cartoon est fortement employé dans ce titre, lui donnant un cachet très second degré, et donc en adéquation avec l’hommage aux titres de Monolith. Cela pouvait être plus beau, certainement, mais le rendu a le mérite d’être propre, et assez clair pour qu’on n’assiste pas à des textures baveuses ou une bouillie de pixels.

L’aspect audio est largement inspiré par « NOLF », au point même où on se demande si ce n’est pas le même score audio. Les voix dans la langue de Shakespeare sont bien choisies, et on retrouve la aussi le charme du premier « NOLF », avec le flegme de son héroïne, et les voix légèrement toonesques des ennemis.

DURÉE DE VIE : De part sa stratégie commerciale, le titre est sortie en early access, avec quelques niveaux, et s’est enrichi au fil du temps d’ajouts, que ce ce soit en terme d’ennemis, de gadgets, de situations. A cette heure, il peut être considéré comme finalisé, et représente à peu près 2 à 3 heures de jeu, ce qui est évidemment très très court, surtout en comparant avec la référence de base. Néanmoins, c’est l’œuvre d’un petit studio, et l’effort est déjà louable.

INTÉRÊT : « No One Lives Forever » continue de faire réver les joueurs. Plus de 20 après sa sortie, et en espérant une suite ou un reboot (malmenés par des questions de droits), on apprécie de voir un petit studio nous replonger dans cet univers si particulier.

Maintenant, les choses ne sont pas totalement roses : le titre a souffert de certains écueils techniques lors de sa sortie, il est impossible de mapper les touches, et l’IA ennemie est dans les choux.

C’est sans doute ce point le plus frustrant : le titre propose ses niveaux comme des parties 3D de Pacman, où votre personnage va devoir éviter les rondes ennemies. On « glisse » donc entre les ennemis, on peut courir dans leur dos, et ils ne se mettent à réagir qu’au bout de quelques secondes une fois qu’ils nous ont aperçu, ce qui nous laisse le temps de trouver un refuge.

On peut bien évidemment se la jouer plus brutale, mais le nombre limité de munitions pour le shrink ray (seul moyen létal) sont limitées, et il faudra bien fouiller le niveau pour en trouver d’autres.

Du coup, l’aspect narratif est totalement réduit au plus strict : pas d’ennemis tapant la discute, pas de surprises dans les mouvements ennemis, et pas de gunfights scriptés pour nous mettre la tension.

De même, le fait de pouvoir réduire sa propre taille était une bonne idée, mais elle est totalement sous-exploitée. On aurait aimé trouver des raccourcis dans le décor, jouer avec certains éléments (seulement un passage le permet vraiment vers la fin), voire se faire courser par des rats,…

L’aspect furtivité n’est alors plus vraiment gratifiant, car entre le fait de coller au dos d’un ennemi, se téléporter en hauteur pour devenir invisible, c’est très réducteur, et peu gratifiant qu’une planque sous un bureau, dans des toilettes pour passer derrière un garde en restant accroupi. Même le niveau où on est seule face à un mutant s’accomplit en quelques secondes, sans stress, alors qu’il pouvait donner lieu à un vrai moment épique, à la « Outlast ».

Et de ce fait, la facilité du jeu en devient risible, et on enchaîne alors en une moitié de demi-journée l’ensemble du titre, niveaux bonus y compris.

Mais on apprécie de voir un studio donner un soupçon d’hommage à cette fabuleuse saga, sans oublier leur hommage à « Dishonored », sans nul doute l’autre saga la plus proche de « NOLF ».

Gageons que le studio n’en reste pas là, et propose par la suite une vraie aventure digne de ce nom, avec toute la variété de situations, de lieux, de gadgets, qu’on est en droit d’attendre. Rien que pour ça on valorise ce titre pour une note d’espoir.

14/20

Fiche Steam

Fiche Nofrag

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[PC]Vanquish

INTRIGUE : Dans un futur proche où la démographie a grimpé en flèche, un coup d’état en Russie bouleverse le gouvernement en place, et les révolutionnaires décident de prendre en otage une immense cité en orbite autour de la Terre, censée minimiser l’effet de la surpopulation, et l’emploient comme arme sur les Etats-Unis.

Ces derniers rappliquent en envoyant un groupe de Marines, et aussi un homme de la DARPA, doté d’une armure révolutionnaire, capable de bouger à vive allure, et disposant d’un arsenal consséquent.

GAMEPLAY : « Vanquish » fait dans la simplicité, et se présente sous la forme d’un Thrid Person Shooter boosté à l’adrénaline : très peu de temps morts, on n’a pas trop le temps de se reposer face à ces hordes de robots à zigouiller, du simple fantassin au boss coriace.

Pour cela, notre armure dispose de quelques atouts, comme le fait de glisser à toute vitesse sur le sol pendant un certain temps, ralentir le temps pendant quelques secondes, ou encore disposer de trois armes, et deux catégories de grenades.

Si les premières fonctions entraînent une surchauffe de votre armure et doivent donc se gérer avec finesse, l’armement lui peut être changé dès qu’on trouve une arme sur notre chemin. Cela va du lance disque au bazooka en passant par le fusil sniper et la mitrailleuse, pouvant à tout moment être améliorés via des options à dérober durant les combats.

Le Bullet Time permet quant à lui de simplifier les combats contre de multiples ennemis, ou tirer sur d’imposants projectiles pour les faire exploser en plein vol. Enfin, le slide permet de se déplacer à vive allure pour échapper à une menace, ou tout simplement optimiser ses déplacements.

On retrouve aussi le système de couverture, permettant de s’adosser à un mur ou un élément du décor, afin de se protéger des tirs ennemis.

RÉALISATION : Remettons l’intrigue dans son contexte : Vanquish est sorti à la base sur console en 2010, et n’est apparu que par la suite sur PC en…2017.

7 ans, et un portage de qualité, car si le titre ne brille pas par une technique figée dans le temps, l’animation et la stabilité du titre font chaud au cœur. C’est nerveux, c’est fluide, on transpire aussi bien de la manette que du clavier, le combo touches/souris fonctionnant à merveille.

Ne vous attendez pas à une orgie visuelle, mais plus à l’effervescence de combats non stop.

DURÉE DE VIE : Le titre est court, la plupart des niveaux se parcourant d’une traite, une fois qu’on a opté pour les bonnes armes, maîtrisé les pouvoirs de l’armure et la stratégie du camp adverse.

On meurt par contre très souvent, ce paradoxe venant du fait que si on avance très vite en tuant d’une traite bon nombre d’ennemis, certains ont la fâcheuse manie de vous tuer d’un tir, avec un rayon vous carbonisant jusqu’à la moelle. Une fois ces saloperies détectées, on a vite fait de se réfugier pour les blaster tranquillement.

Comptez entre 7 et 8 heures de jeux, avec une replay value limitée un fois le jeu terminé.

INTÉRÊT : Shinji Mikami, la papa de « Resident Evil », revient ici avec un titre très nerveux, un actionner bourrin qui se dresse à contre courant de la saga qui l’a fait connaître. Ce titre est une sorte d’exutoire, où il peut donner vie librement à certaines idées, ce qui donne souvent un côté très kitch (aussi kitch que l’intro du premier « Resident Evil »), avec ce héros fumant dans l’espace, jouant les poses les plus provocantes face aux boss rencontrés, etc…

On rentre immédiatement dans le vif du sujet, on s’amuse à cumuler les cadavres avec une certaine aisance…Bref, ce jeu se veut être un condensé de fun à qui on pardonnera certains écueils, du kitch de certaines situations à une réalisation un poil faiblarde.

13.5/20

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[PC]The Signal From Tölva (+DLC)

INTRIGUE : Comme son nom l’indique, un mystérieux signal est émis depuis la planète Tölva. A bord de votre vaisseau en orbite autour de cette planète, vous ne prendrez aucun risque en piratant un robot à la surface. Surtout que si ce dernier meurt, vous pourrez toujours en hacker un autre…

GAMEPLAY : le principe est on ne peut plus simple : vous commencez à un certain point sur un carte, et votre but sera de contrôler l’ensemble du territoire, tout en récupérant des informations sur le fameux signal.

Sachant que deux autres factions ennemies sont sur les lieux, vous pourrez capturer leur base, ce qui vous servira de relais en cas de disparition. Un moyen de progression audacieux, car les bases peuvent aussi être attaquées, et ainsi ralentir votre progression.

Heureusement, certaines bornes peuvent aussi vous téléporter à n’importe quel moment, à condition de les activer. Leur avantage : elles ne peuvent pas être reprises par l’ennemi, mais l’inconvénient est que vous serez seul.

Car oui, à partir d’une base, vous pourrez envoyer des informations à votre QG, acheter du matériel, améliorer votre arsenal, ou encore enrôler des robots fraîchement construits.

Détruire, capturer, c’est une partie de votre job : l’autre partie c’est de scanner des artefacts disséminés un peu partout sur la carte. Une fois scannés, vous devez transférer ces informations depuis votre base, et vous gagnerez ainsi des points. Au bout de trois points, vous passez à un échelon supérieur, ce qui débloque certaines armes, ou la possibilité d’enrôler un robot supplémentaire (jusqu’à 4).

En plus de cela, certains passages sont radioactifs, et vous impose donc d’augmenter votre niveau pour acheter la protection requise. Pour tout achat, cela se passe via la récupération de pièces disséminées un peu partout dans le monde, avec un certains endroits des concentrations à nettoyer. Vous pouvez aussi récupérer des crédits sur vos ennemis morts.

RÉALISATION : C’est beau sans l’être. Le titre dispose d’une direction artistique intéressante, avec une certaine profondeur de champ, une gestion jour/nuit pour varier l’environnement, et des petits effets sympas.

Vous ne serez pas éblouis par la finesse des textures, mais plutôt par la sensation qui se dégage d’un endroit, de sa solitude ou d’un moment contemplatif lié aux ruines trouvées sur votre chemin.

La bande-son vous accompagne tout du long avec une ambiance très douce, même lors des combats. Cela donne au titre un côté atypique, proche d’un walking sim avec des frags en plus.

DURÉE DE VIE : Il faut compter 6 heures pour boucler le titre principal, comptant deux fins (heureusement consultables sans avoir à tout refaire depuis le début).

Suite à cela, vous pourrez vous attaquer à un DLC gratuit, vous plongeant dans des événements antérieurs.

Y revenir? Pourquoi pas, à condition de ne rien avoir à se mettre sous la main, on est pas vraiment obligé d’y retourner.

INTÉRÊT : Après « Sir, you’re being hunted », le studio Big Robot revient avec un titre plus accessible, mais aussi plus frustrant.

Car oui, au début, on se demande vraiment ce qu’on fout là. Si le jeu est exclusivement solo, il souffre d’un manque total de narration, comme leur précédent titre.

On erre au début, on se demande ce qu’on fait ici , on ne sait pas trop quoi faire et on se contrefout de l’histoire, résumée par quelques codecs pas vraiment intéressants.

Alors, un bout de deux heures, on met le jeu de côté pour n’y retoucher qu’un an plus tard, et de comprendre avec persévérance que ce titre doit être pris pour un simple jeu de conquête, sans en attendre autre chose.

Si vous adorez les jeux de société, où on fait une partie de temps en temps, et bien pour « The Signal Of Tölva », c’est un peu pareil : concentrez vous à faire le ménage sur la carte, à conquérir et avancer sans rien n’attendre de plus.

Dans ce cas, ce titre paraîtra moins étrange, comme une sorte de petit entre-temps poétique cherchant à vous dépressuriser le cerveau. On ne pense pas vraiment devant ce titre, on ne fait que marcher tout le long (ce qui est parfois chiant, car même la téléportation d’une base ou d’une borne ne vous approchera pas plus du nouvel objectif (surtout quand on meurt avant d’avoir capturé le bastion).

On s’arrête aussi de temps en temps, comme envoûté par la bande-son et le passage d’un immense vaisseau spatial au dessus de votre tête, alors que vous êtes en haut de la vallée, à contempler le décor, à la recherche de votre prochain objectif.

Très étrange, ce jeu signé Big Robot mérite plus d’acharnement pour vraiment vous délivrer son potentiel, même s’il n’est pas aussi charismatique qu’on pouvait l’espérer (en doléances, un gameplay trop simplifié, et une narration sacrifiée pour une expérience proche d’un jeu de plateaux).

12/20

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Fiche Nofrag

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[PC]Get Even

INTRIGUE : Le mercenaire Cole Black se réveille avec un casque vissé sur la tête, dans un asile malfamé. De là, un inconnu lui dicte certaines actions, toutes liées à son passé, du vol d’une arme révolutionnaire à la libération d’un otage, une mystérieuse jeune fille kidnappée avec une bombe sur le torse. Entre errance dans un lieu lugubre et saut dans le temps, notre personnage n’a pas fini d’aller de surprises en surprises…

GAMEPLAY : « Get Even » est vraiment atypique. Le titre de « The Farm 51 » (déjà responsables d’un Painkiller et du sympathique Deadfall Adventures) oscille entre enquête policière narrée, FPS, simulation de marche avec énigmes et survival horror.

Il y a clairement deux phases dans Get Even : celles où vous êtes dans l’asile, avec un smartphone capable de :
-vous afficher une carte des lieux et l’emplacement des ennemis
-scanner un objet
-utiliser une lumière infrarouge pour trouver des pistes ou des indices
-lire des messages
-utiliser une vision thermique en vue de résoudre certaines énigmes, ou de mettre en avant les potentiels ennemis dans le décor.

et une arme, avec des munition restreintes. Vous allez parcourir l’établissement en évitant les fous l’occupant, en suivant les indications de cet étrange Mr Red, et collecter des indices afin de savoir ce qui s’est réellement produit.

Et à certains moments, le fait de se concentrer sur une photo va vous envoyer vers le lieu en question, où cette fois, votre arsenal sera un peu plus étoffé, avec cette fameuse arme capable de tirer dans les coins, le fameux CornerGun. Vous aurez encore votre smartphone multifonction avec vous, vous permettant d’opter pour une approche plus furtive, ce que le titre vous recommande très fortement (cela a un impact sur la fin du jeu, en fonction de votre approche létale ou furtive).

La première phase opte résolument pour une ambiance très glauque, flippante, quoi que légèrement désamorcée par une bande-son insistante lors de l’approche imminente d’une menace (ce qui saborde tout effet de surprise quand on combine cet élément avec la carte et l’indicateur de présence ennemi).

RÉALISATION : Clairement en demi-teinte. Le jeu était vendu comme une révolution de l’approche photo-réaliste. Si les extérieurs sont corrects, voire plutôt sympathique, l’intérieur peine à convaincre, avec certaines textures en demi teinte, et un cauchemar dans les scènes d’obscurité. La partie audio s’en sort un peu mieux, mais reste déroutante.

Outre la voix rauque très cliché de notre personnage principal, on note quelques chansons introduites durant les phases de combat très « spéciales ». Imaginez de la pop style Taylor Swift quand vous êtes repéré…

Ok, tout s’explique par la suite, mais franchement, ça casse l’ambiance (surtout durant la scène dans le cimetière).

DURÉE DE VIE : Le titre n’est pas long, et c’est sans doute mieux ainsi. Certains ont réussi à le finir en un peu plus de quatre heures, et il m’aura fallu plus de neuf pour en voir le bout. Mais sincèrement, arrive un moment où le but est de le finir le plus vite possible pour passer à autre chose. Donc replay value nulle.

INTÉRÊT : Tout dépend de votre feeling : soit vous accrochez à cette « expérience », soit vous allez la subir.

Sur le papier, de bonnes idées, avec un mélange des genres, un scénario complexe (voire un peu trop, surtout ces fins à rallonge), mais The Farm 51 s’est trop dispersé, pour un résultat proche d’un mod amateur que d’une production sérieuse (sans dénigrer ou généraliser).

On retrouve plusieurs références à d’autres titres cultes : premièrement, le bourreau de Black nous fait penser aux meilleurs moments de « COD : Black Ops » (« Les nombres Mason!!!! ») avec ce personnage déstabilisé qui doit fouiller dans sa mémoire.

L’autre référence, c’est « Max Payne », avec ses flashback, ses personnages réels digitalisés utilisés comme narration, et ses passages surréalistes dans un décor vide, hormis les éléments d’une pièce.

On pouvait avoir quelque chose de correct, quoique bancal, mais s’ajoute à cela une énorme frustration : le CornerGun.

On vous met dans les mains un putain de flingue, capable de tirer dans les coins, mais on vous somme de ne pas tuer. A la place, vous avez la possibilité d’altérer la réalité et de faire apparaître des objets devant les ennemis pour vous cacher, ce qui est bien plus crédible et discret (et vu l’IA des ennemis, on se tape encore le front contre le mur).

On passe donc son temps dans les niveaux à courir d’abris en abris, arme à la main.

Heureusement, le recours à la violence est possible, quitte à se chopper la mauvaise fin, mais le titre devient alors plus intéressant (voire fun quand on maîtrise cette arme si originale).

On résume : un titre qui voulait faire peur mais qui n’y arrive pas. Un titre qui voulait nous amuser avec une super arme mais vous engueule quand vous l’utilisez…Il ne reste pas grand chose. Mais il pourrait plaire à certains, qui justement ne prendront pas en considération ces griefs et en feront abstraction.

Seule recommandation, le prendre lors de soldes, ou si offert dans un bundle. Au prix fort, la déception risque d’être grande.

05/20

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[PC]Far Cry 4

INTRIGUE : Vous êtes Ajay, un exilé aux Etats-Unis qui revient sur les terres de ses ancêtres, au Kyrat (en Himalaya), afin de répandre les cendres de sa mère. Votre père était le fondateur du cercle d’or, une organisation luttant contre l’oppression.
Votre retour sur votre terre natale va vite augmenter les tensions entre Pagan Min, un dictateur autoproclamé roi du Kyrat, et ce qu’il reste du Sentier d’Or, aujourd’hui géré par Sabal et Amita, dont les visions de l’avenir divergent totalement.
A vous de prendre la succession, et de combattre l’oppresseur pour sauver la région.

GAMEPLAY : Le gameplay de ce Far Cry n’a pas du tout changé depuis le dernier, qu’il copie dans les moindres détails. En parcourant la carte de ce monde ouvert, vous devrez toujours chasser pour vous confectionner de meilleurs outils, libérer des avant-postes, escalader des tours de communication pour améliorer votre carte,…

En plus des missions principales, vous trouverez bien évidemment d’autres occupations, comme la chasse, la livraison de marchandises, la récupération de biens, sans compte les innombrables objets à collecter.

Tout cela vous donnera de l’agent, du Karma, et de l’XP, afin d’améliorer votre personnage, mais aussi votre arsenal.

Une liste conséquente d’actions à faire, pour vous permettre d’évoluer dans ce monde pendant un bon bout de temps.

RÉALISATION : AU début, on fait « wahou » : le moteur maison d’Ubi Soft, Dunia, envoie encore du lourd malgré son âge (jeu sorti fin 2014) avec une belle gestion des lumières, et de beaux environnements.

Mais cette poudre aux yeux va vite disparaître quand on s’aperçoit que le titre a tout de même de sacrées lacunes : textures hideuses en obscurité, clipping impressionnant quand on est en altitude, et distance de vue très limitée, cette région du Kyrat ressemblant à un gros cube dans lequel on est enfermé, avec des reliefs plus qu’escarpés pour dissimuler la distance.

Par contre, encore une excellente mention pour le doublage français, on est vraiment aux anges avec tous ces personnages faisant l’objet d’une attention toute particulière pour avoir une voix en relation avec leur caractère.

DURÉE DE VIE : Comme pour son prédécesseur, il faudra compter environ 40 heures pour en faire le tour (actuellement 84%, certaines quêtes comme les lettres à rechercher sont un peu plus chiantes que le reste). Jouabilité réduite, car après avoir fait le tour du proprio, on nous propose que les avant-postes pour se remettre dans le bain. Pas de New Game+, ni la possibilité de refaire certaines missions principales…

INTÉRÊT : Si vous avez joué à « Far Cry 3« , sachez que ce volet n’est qu’un « simple » copier-coller, où Ubi Soft a juste changé l’environnement (on passe des plages à la montagne).

Peu d’évolutions, mais toujours un certain plaisir, même si le titre souffle le chaud comme le froid en terme de réalisation technique (fuir l’obscurité) et pouvait, comme dans son introduction, nous proposer plus de variété entre la première partie du Kyrat (une région très verdoyante) et la seconde (plus dans l’aridité). On aurait aimé avoir plus de missions dans un environnement enneigé, quitte à être au pied de l’Himalaya.

On s’amuse, mais il faut avouer qu’à la longue, le titre devient un peu répétitif. La bonne nouvelle, c’est que Ubi Soft a revu sa copie pour « Far Cry 5 », gommant les passages anecdotiques, le superflu, et a doté sa licence d’un moteur de jeu plus costaud, capable cette fois de vous en mettre plein lé rétine dans n’importe quel contexte.

16/20

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