[PC]Aragami (Shadow Edition)

INTRIGUE : Une déesse vous réveille d’entre les morts, vous ninja déchu, et vous permet de participer à sa vengeance, moyennant un retour sur terre. Vous voilà donc à vous infiltrer en territoire ennemi, à la recherche d’artefacts permettant sa résurrection, et la votre par la même occasion.

GAMEPLAY : Aragami n’est ni plus ni moins qu’un Splinter Cell sauce ninja.Votre avatar est sensible à la lumière, le privant de sa barre de pouvoir, utile pour vous téléporter d’ombre en ombre.

Il va bien évidemment falloir jouer avec l’obscurité, vous fondre en elle, l’utiliser pour se déplacer rapidement. Mais vous aurez aussi quelques pouvoirs supplémentaires, comme le fait de devenir temporairement invisible, tuer un ennemi à distance, voire l’emporter six pieds sous terre pour plus de discrétion en faisant disparaître le corps (ce qui est recommandé pour éviter de faire sonner l’alarme).

Bien sûr, tous ces pouvoirs ne vous seront pas donnés comme cela. Une phase d’exploration est nécessaire pour trouver les parchemins disséminés dans le décor, et apprendre ces nouvelles techniques.

Au fur et à mesure de votre progression, les choses vont se corser, avec des ennemis surnaturels en plus des ennemis humains.

RÉALISATION : C’est le point faible d’Aragami. A la base, il s’agissait d’un petit projet (« Path of Shadows ») en cell shading, qui avait de la gueule. L’équipe avait répondu que s’ils avaient le budget, ils pourraient en faire un vrai jeu.

Et voici donc « Aragami », avec une charte graphique proche, mais il manque encore de travail en ce qui concerne la modélisation et les textures (et le lip sync durant les cinématiques, private joke). C’est un peu un pas en arrière, et le titre accuse un âge non flatteur. Fort heureusement, c’est aspect esthétique ne nuit en rien au plaisir de jouer.

Cela fait donc certes amateur, mais on s’amuse quand même. La partie audio permet de redresser le niveau, avec quelques musiques entraînantes, et des voix en V.O. inspirées.

DURÉE DE VIE : Comptez une vingtaine dizaine d’heure pour faire le tour des 13 niveaux, en mode furtif et esquivant les alarmes (bien moins si vous optez pour une approche plus brutale). L’aventure peut être étendue avec un DLC de 2 heures. Quant à la rejouabilité, elle est présente, les niveaux étant assez variés pour retenter l’aventure sous une autre perspective, voire en modifiant son approche (létale ou pacifique).

INTÉRÊT : A part l’agent 47, on avait pas grand chose à se mettre sous la dent depuis le départ en retraite de Sam Fisher. En attendant son hypothétique retour, « Aragami » permet de s’amuser à jouer les ninjas, et le fait plutôt bien.

Même si on peut déplorer un aspect visuel en retrait, le fun est là, comme le challenge : votre personnage est fragile, il faut donc bien préparer ses mouvements et ne pas foncer tête baissée. On s’amuse alors à s’approcher de la perfection, avec comme récompense un S comme score lors du résumé de chapitre.

DLC : Nightfall est une préquelle à Aragami, prolongeant la durée de vie du titre d’environ deux heures, et permettant de revenir sur certaines zones d’ombre de l’intrigue principale. On choisit cette fois son personnage, avec des pouvoirs assez similaires au jeu de base. L’originalité vient du fait que peut alors appeler son partenaire durant l’aventure pour faire un assassinat synchronisé (la grande classe). Les quelques niveaux fournis sont assez impressionnants par leur taille, de quoi tenter plusieurs approches.

16/20

JeuxVideo.com

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[PC]Rime

INTRIGUE : L’intrigue de Rime réside dans le fait de ne rien vous dire au début du jeu. Vous allez vous même découvrir votre histoire, pourquoi vous êtes dans la peau de cet enfant échoué sur cette île, et vos actions, sans le moindre dialogue ou aide visuelle, va vous propulser vers un voyage initiatique…

GAMEPLAY : Rime s’apparente à un jeu de plateformes en 3D, votre avatar déambulant dans un univers assez vaste, à la recherche d’énigmes à résoudre, le tout sans la moindre aide.

C’est sans doute frustrant au début, mais dès qu’on a compris le principe, tout s’enchaîne alors rapidement.

Vos seules actions seront de crier, ce qui aura pour effet d’activer des mécanismes sensibles au bruit, mais aussi d’escalader des parois afin de passer d’un plan à un autre, ou tout simplement tirer des blocs.

La majorité des énigmes ont un lien avec la lumière, l’alignement d’objets, voire le temps s’écoulant après l’activation d’un mécanisme.

RÉALISATION : Que dire, si ce n’est que c’est somptueux. Certes, les graphismes sont loin d’égaler les plus belles productions du genre, mais « Rime » a un style, une âme…

Difficile de ne pas reconnaître plusieurs influences, mais une m’a particulièrement sauté aux yeux, avec Hayao Miyazaki.

Le bestiaire, notamment vers la fin, renvoie directement à l’univers du maître (on pense notamment aux esprits lugubres et gluants et leur masque).

On n’a pas droit aux dernières technologies, aux textures 4K, mais on s’extasie devant tel décor, devant ce ciel étoilé, ou encore ces vestiges d’une civilisation ancienne.

Seul bémol, des chutes de framerate qui viennent parfois ternir le tableau. Rien de méchant, mais on passe d’un titre ultra-fluide à quelques saccades inexpliquées. Rien de bien méchant, cela ne pénalise pas la jouabilité au point de rendre frustrant certaines phases de plateformes.

Côté audio, c’est magnifique, une des plus belles B.O. composée par un jeu vidéo, au même titre que celle de « Ori And The Blind Forest« . Les violons sont à l’honneur, et le compositeur David García Díaz a même invité Lindsay Sterling sur un des titres.

L’O.S.T. est par ailleurs disponible à cette adresse.

DURÉE DE VIE : 8 heures de jeux en prenant largement le temps de visiter les moindres recoins des 5 niveaux composant le titre.

C’est certes peu, mais le titre est pensé pour être une petite aventure, développée par une petite équipe. On peut se pencher sur le développement houleux pour comprendre que le titre aurait pu être différent.

Mais au final, on retient une variété de situations bien pensée (cette poursuite dans le niveau 2), et une envie d’y retourner, pour avoir la globalité des collectibles, ces derniers permettant de mieux cerner l’intrigue (et sont aussi les seuls indices dans ce titre totalement muet).

INTÉRÊT : Attention! Pépite en vue. Donné gracieusement par Epic avec leur politique d’ « un titre gratis par semaine », « Rime » est resté un bout de temps sur mon disque avant que je ne me décide à le lancer.

Dès les premières minutes, on sent le potentiel du titre, mais on a vite fait de rebuter face à un mutisme complet nous décontenançant, ce qui donne droit à de longues errances sur l’île avant de comprendre que certains objets peuvent être collecter, peuvent interagir entre eux, et ainsi nous ouvrir certaines voies…

Il faut donc persévérer, car le jeu en vaut la chandelle.

Il faut se dire que nous sommes face à un titre qui m’a aussi rappelé une référence culte : « Tomb Raider », et surtout les premiers.

Notre avatar s’agrippe aux corniches et saute de l’une à l’autre dans des temples et autres vestiges, résout des énigmes, pousse des cubes et les place correctement.
Si vous aimez Lara Croft, « Rime » risque fort de vous parler.

Mais avant toute chose, il faut bien se dire, et sans trop spoiler, que l’histoire est bien là. Vous allez la découvrir, ou plutôt la deviner au fur et à mesure, au point de vous prendre dans les dents une claque monumentale au chapitre 5, de quoi vous vider de toutes les larmes de votre corps. Le sujet parlant à tout le monde, on se rend compte après coup, et après une recherche sur la toile, que ce final n’a laissé personne de marbre, loin de là.

« Rime », c’est donc un événement marquant, mon jeu de 2019, malgré ces quelques années et le fait que j’aurai pu passer totalement à côté, car un poil éloigné des mes standards. Mais comme « Life is Strange » et « Ori And The Blind Forest« , mes deux précédentes claques sans le moindre frag en vue, « Rime a su me captiver par son harmonie visuelle et auditive, et me balancer en pleine tronche des sentiments qu’on pensait alors réservés à d’autres médias comme les films et les livres.

Et ça, cela ne fait plus d’un titre un jeu vidéo, mais une œuvre d’art.

18.5/20

JeuxVideo.com

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[PC]Mr. Shifty

INTRIGUE : En tant qu’agent spécial, Mr. Shifty a un don exceptionnel, qui lui permet temporairement de se téléporter à courte distance. Il aura bien besoin de ce don quand on lui assigne une mission de la plus grande importance : récupérer du Plutonium dans une tour ultra gardée.

GAMEPLAY : Shifty est un jeu au gameplay très rudimentaire : en vue du dessus, vous contrôlez votre avatar, avec une touche pour donner des coups de poings, une autre pour vous téléporter, et enfin une pour récupérer un objet ou une arme en vue de l’envoyer à la tronche de vos ennemis.

Pas plus, et aucun aspect évolutif.

RÉALISATION : On est ici sur le minimum syndical, avec une succession de niveaux qui se ressemblent, des vagues d’ennemis similaires, avec heureusement au fur et à mesure de la progression quelques nouveautés.

Mais l’ensemble reste minimaliste, très comic book, et la vue du dessus garantit le minimum syndical : ne comptez pas voir des sprites ultra détaillés, des textures propres ou des effets next gen.

On a plus l’impression que le jeu gère le cell-shading, sans confirmation (car aucun cut-scene pour voir plus en détail, que quelques dialogues en 2d venant se greffer sur l’écran), et la bande son ne varie pas d’un iota du premier niveau au final.

DURÉE DE VIE : 6 heures de jeu, 18 niveaux. La difficulté monte crescendo et il faut se dire que le jeu est une sorte de Die & retry, car la mort frappe très vite dans ce jeu, entre les futurs ennemis coriaces capables de fondre sur vous, ou encore ces P[censuré]N de laser qui balayent la pièce sans répits. Mais surtout, ce n’est rien comparé au dernier niveau (le 18), sorte de pot pourri de tout ce que vous avez pu enduré au préalable, avec des checkpoints aux abonnés absents.

INTÉRÊT : Dit comme cela, Mr. Shifty est le genre de jeu secondaire, idéal pour passer le temps. Mais une fois commencé, il peut s’avérer addictif, malgré une certaine monotonie.

On se prend au jeu, et malgré un gameplay rudimentaire, on s’amuse comme un p’tit fou si on y adhère. Il faut dire que contrairement à ce qu’on peut croire, le jeu dispose d’une complexité liée à la téléportation, la force du jeu.

Du coup, la stratégie est de mise, car pour éviter les troupes, les pièges, les mines, et retourner ces derniers contre eux, il faudra parfois ruser. C’est parfois évident, parfois forcé, mais on peut aussi contourner le système pour faire en sorte de se la jouer vicieuse.

Mr. Shifty opte pour un gameplay, un design old school. Des jeux comme on aimait en voir en salle d’arcade quand on était gamins (un peu comme Gauntlet). Le challenge est là, et malgré un certain laxisme dans les décors, les variations de situations sont bienvenues.

Un bon petit défouloir, qui peut vite devenir addictif quand le challenge commence à se profiler…

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Far Cry 5

INTRIGUE : Joseph Seed est à la tête d’une véritable armée de fanatiques, tous convaincus que la fin du monde tel que nous le connaissons approche. Véritable prédicateur puisant dans la Bible, il finit par se faire remarquer, en mal bien évidemment, et lui et sa secte font l’objet d’un mandat d’arrêt.

En tant que jeune recrue, vous assistez à son arrestation, mais rien ne se passe comme prévu. Suite à un accident où vous arrivez à vous en sortir in-extremis, vous faites figure de nouvel espoir pour la résistance qui se dresse face à Joseph et ses sbires…

GAMEPLAY : Après un Far Cry 4 très (trop) similaire à son prédécesseur, Ubi Soft a quelque peu revu sa copie, sans trop bouleverser l’essence même des Far Cry.

En gros, c’est toujours à peu près la même chose, à savoir un monde ouvert (ici disponible en totalité dès le début de l »aventure), segmenté en trois partie, toutes dirigées par un sous-fifre de Joseph. Outre les missions principales, on a bien évidemment des quêtes secondaires, des objets à dénicher, la chasse et désormais la pêche.

Mais cette fois, fini l’opulence avec une carte illisible tant on avait des informations et missions à profusion. Enfin une carte lisible, en 3D, et la modération en terme de possibilités secondaires (sans finalement impacter la durée de vie) rend l’expérience des plus agréables.

On note une meilleure gestion des points de compétence, de l’inventaire, avec cette fois la possibilité d’améliorer son arsenal sans passer pour un beauf capitaliste qui va chasser les espèces en voie d’extinction (coucou le « 3 » et le « 4 »!!).

Ici, vous pourrez améliorer vos compétences soit en récupérant des revues planquées un peu partout sur la carte, soit une fois des objectifs remplis (tuer 10 personnes avec un fusil à pompe, etc.). A noter que vous aurez pour la première fois la possibilité de modéliser votre avatar, de choisir son sexe et son apparence. Mais cela a un prix : votre personnage sera muet comme une carpe durant toute l’aventure. Le syndrome Gordon Freeman est de retour. Étonnant de la part d’Ubi Soft, quand on sait que d’autres jeux s’en sortent plutôt bien (« Rainbow Six Vegas 2 » ou les « Saints Row »).

La rencontre avec les sbires de Jacob s’effectuera dès que votre barre de résistance aura atteint un certain palier. Cette résistance s’acquiert en complétant des tâches que ce soit lors de missions principales ou secondaires, ou lors d’événements annexes (comme la destruction de biens d’Eden’s Gate). A mi-parcours, vous aurez une résistance bien plus coriace, avec de temps en temps des avions vous prenant pour cible.

Un moyen comme un autre de maintenir le joueur dans un certain stress, et de lui rappeler qu’il n’est pas là pour admirer le paysage.

RÉALISATION : Et parlons en de ce paysage. Ubi Soft a changé de version pour le moteur maison Dunia, et franchement, on apprécie le résultat.

Souvenez vous des précédents Far Cry, avec leur distance d’affichage qui semblait conséquente mais donnait finalement un rendu de carte plissée avec un relief absolument pas naturel (et un clipping forcé).

On oublie ici tout : de la vraie perspective, une superbe distance d’affichage, un vrai relief, mais surtout une montée en puissance des effets de lumière et des textures : on a enfin droit à un vrai cycle de nuit qui n’enlaidit pas le titre, une végétation luxuriante et le plaisir de voir l’environnement bercé par les rayons du soleil.

C’est une sacrée claque, et on n’hésite pas à plusieurs reprises à se croire dans un simulateur de tourisme, avec un aspect très Montana, de belles montagnes, des lacs, et une richesse dans les décors, même si on regrette de ne pas avoir plus de villes.

Pour la partie audio, c’est de la country la plupart du temps. On aime ou on n’aime pas. C’est pas le meilleur aspect de ce Far Cry quoi qu’il en soit, avec cependant une version française honorable.

DURÉE DE VIE : C’est là le point fort du titre, du moins si vous y accrochez : 85 heures au compteur, rien que ça!

C’est dû au plaisir de parcourir la carte dans les moindres recoins, de voir quelques références placées un peu partout (comme celle de « It »).

On trouve toujours quelque chose à faire, sans avoir l’impression comme dans les précédents volets d’être submergés d’actions environnantes (comme dans le 4 où lors d’une mission principale, vous tombez sur une espèce rare à collecter, puis d’un tambour à tourner pour augmenter vos succès).

Y revenir sera plus corsé, car se refaire toute l’intrigue peut être chronophage, mais le fait de pouvoir réinitialiser les points de contrôles permet alors de se remettre dans l’ambiance, et de s’amuser en mode furtif ou bourrin pour capturer l’endroit.

Enfin, on y reviendra pour se dépayser, s’offrir des vacances virtuelles en conduisant dans de superbes paysages…

INTÉRÊT : « Far Cry 5 » apprend de ses prédécesseurs et offre une aventure riche et palpitante, délaissant les contrées très exotiques des précédents chapitres pour quelque chose de plus proche, avec un scénario très intéressant pour qui est passionné par le survivalisme et l’Effondrement.

Seul reproche à ce sujet, les boss qui ne sont pas vraiment mis en avant. On regrette par exemple le combat final contre Jacob, un vétéran pur souche, et on rêvait d’une chasse à l’homme dans la forêt dans le même style que celles de « Rambo » ou « Hard Target », la survie mise en avant.

La Grace est aussi légèrement frustrante, cette matière désinhibitrice qui a le don de vous plonger dans un état second. Un peu sur-employée à nos yeux, avec certaines redondances.

Mais techniquement quel progrès. On prend plaisir à lancer le titre, à parcourir la carte, à dénicher ses petits secrets et à faire des tours en avion, en hélico, en jet ski, à pêcher, à chasser et bien évidemment à traquer nos ennemis avec un arsenal plutôt complet.

Une belle réussite, et on souhaite qu’Ubi Soft garde cette direction pour le prochain opus.

18/20

JeuxVideo.com

Nofrag

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[PC]What Remains Of Edith Finch

INTRIGUE : En tant que dernière héritière des Finch, vous allez vous rendre dans la maison familiale, où tous les membres de votre famille ont séjourné. L’occasion de découvrir grâce à chaque pièce une partie de l’histoire de vos ancêtres, notamment la fin tragique qui les attendait…

GAMEPLAY : « What remains of Edith Finch » est un jeu atypique. Sorte de Walking Sim à la première personne, où vous commencez par vous promener dans une forêt pour tomber sur cette bâtisse biscornue, s’y introduire par une porte dérobée, commencez à faire le tour de la demeure et se rendre compte que quasiment toutes les pièces sont verrouillées.

Il va vous falloir donc suivre un chemin bien défini, qui vous amènera à chaque fois dans un lieu différent, et vous narrera à sa façon comment vos membres de la famille vivaient, mais aussi comment ils ont tous trouvé une fin tragique.

Le jeu s’apparente comme un film à sketchs avec comme fil conducteur votre progression dans la maison. Très peu de commandes, tout se fait comme dans un FPS pour les déplacements et un bouton pour l’interaction.

Très peu d’éléments donc, mais une richesse de narration qui vous offre alors de superbes moments, même si on est plus dans la visite guidée qu’une succession de mini-jeu.

On commencera par une ambiance plates-formes à la Assassin’s Creed pour débouler sur une séquence plus étonnante, et ce ne sera que le début de nombreuses histoires, toutes plus tragiques les unes que les autres, avec des références à foison (celles de Barbara, entre « Les Contes de la Crypte » et « Halloween », dont le score de John Carpenter est ici extrait.

On changera du tout au tout avec un tour en balançoire, une plongée dans le bain, les fondations de la maison, une initiation à la chasse,etc…Autant vous laisser la surprise quant aux événements qui vont suivre…

RÉALISATION : Le jeu fourmille de détails et s’avère très riche graphiquement, accompagné d’une musique appropriée pour chaque thème. C’est vraiment du très bon boulot, même si bien évidemment l’excellence technique n’est pas le sujet premier.

DURÉE DE VIE : Le jeu est très court, mais intense. Il peut aussi être une question de goût, mais franchement, tout le monde peut trouver un aspect intéressant à ce titre (déjà le simple fait de visiter une maison qui n’est pas la vôtre). On y retournera sûrement, pour la poésie macabre que le titre dégage, assez unique en son genre. Le titre flirte avec le fantastique et les multiples références. Bien sûr, on aurait apprécié un gameplay un tant soit peu plus riche, et pourquoi pas quelques secrets à déceler.

INTÉRÊT : On se méfie toujours d’un titre plébiscité par le public et la presse, sans réellement savoir de quoi il s’agit. En n’attendant rien de ce titre, on découvre alors un titre très riche, certes court, mais très touchant. Chaque destin nous est conté avec une finesse d’écriture, que les passages les plus macabres nous paraissent alors doux.

Si le titre nous relie avec une famille très spéciale (pour ne pas dire une variation de la famille Adams avec ses personnages hors-normes), elle traite avant tout d’un sujet douloureux, bien évidemment la mort, et la montre sous un autre angle, et rend hommage à tous nos ancêtres, ou nos proches disparus.

A travers un sketch, on saura retrouver derrière l’aspect extravagant une douleur psychologique, la perte d’un être qui ne souhaitait plus vivre, ou une mort survenue trop tôt, un malheureux accident domestique comme il en arrive trop souvent.

Sorte d’exutoire, il n’est pas rare qu’un des sketchs fasse mouche, et vous fasse sortir un mouchoir, si la fin ne le fait pas.

Un titre chaudement recommandé, avec comme conseil d’éviter de se spoiler l’aventure, certains passages méritent amplement l’effet de surprise.

17/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Mother Russia Bleeds

INTRIGUE : Vu qu’il s’agit d’un beat them all old school, on ne va pas se le cacher, le scénario est très simple : vous êtes en U.R.S.S., en taule, vous vous échappez, et allez sans vous rendre compte participer à la révolution du pays

GAMEPLAY : A l’instar d’un « Double Dragon », ou encore mieux d’un « Streets of rage 2 », vous disposez ici de 4 personnages sélectionnables, avec des aptitudes différentes (force, vitesse, endurance…), qui seront aussi relatifs au nombres de joueurs humains autorisés, avec la possibilité de se frapper entre potes, ou pas.

Votre but sera de progresser sur un scrolling horizontal sur plus de 8 niveaux, aux environnements variés (prison, ville, train, building, boîte de nuit,…) tout en lattant tout ce qui s’approchera de vous. Vous pourrez utiliser des armes, blanches ou à feu, ce que fera aussi l’ennemi.

L’originalité du titre réside dans la Nekro, une drogue découverte dans le jeu. Cette dernière vous permet de vous regonfler à bloc en énergie, car ici, pas de poulet ou soda planqués dans les poubelles pour vous redonnez de la vie. Le concept est tout autre, et implique de la stratégie :

La nekro se stocke, et une fois à sec, vous devrez l’extraire du cerveau de vos ennemis morts. Il faudra alors faire attention de ne pas trop amocher la tête de vos opposants, la disponibilité en Nekro n’étant pas systématique, et les chances s’amenuisent si il ne reste plus grand chose de la tête. Si vous avez de la chance, le corps clignote, vous indiquant la disponibilité de Nekro, mais attention, de façon temporaire.

Il faut vite se dépêcher de l’extraire, tout en surveillant vos ennemis prêts à en profiter, vu que vous serez en position de faiblesse. Attention aussi à vos alliés, car chacun à un moment donné va lutter pour sa propre survie.

Vous pouvez aussi gaspiller une dose de Nekro pour entrer en mode rage, ce qui aura pour effet de multiplier votre force et votre vitesse. Très courte, cette possibilité influe sur l’aspect visuel du titre, avec un rouge dominant, et une musique accélérée.

RÉALISATION : Il s’agit ici encore d’une relecture du genre d’antan (ces fameuses bornes d’arcade où on dépensait tout notre argent, comme Final Fight), avec un design très 8 bits. C’est pixelisé à outrance, mais c’est le genre qui veut cela.

Par contre, pour l’aspect sonore, c’est plus d’actualité, avec du bon son bien contemporain, à base d’Electro. De quoi se motiver tout en donnant des coups.

DURÉE DE VIE : 5 heures pour le premier rush en solo, en sachant qu’une autre fin est disponible (sans avoir à refaire le jeu en entier). Ce n’est pas cet aspect qu’il faut prendre en compte, car le titre, comme de nombreux beat them all, tient son intérêt de parties endiablées entre amis.

Et si on n’a pas d’amis, il est possible de jouer avec l’IA, pouvant prendre en charge du second au quatrième joueur. Bien évidemment, le nombre d’ennemis s’adapte alors. On reviendra sûrement vers ce titre, dès que l’occasion se présente avec des amis.

INTÉRÊT : Fans de Pixel Art, de Beat Them All, de Ken le survivant, « Mother Russia Bleeds » risque de vous faire de l’œil. Sauvage, violent, irrévérencieux, le titre n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Il désamorce l’ensemble des situations avec un humour très noir cependant, où les insultes fusent, le gore transpire à fond, comme les gerbes que nos héros dégueulent de façon répétée. On pourrait alors se dire qu’on tient une petite pépite, mais le titre souffre quand même de quelques tares, à savoir une difficulté mal dosée (BORDEL ce boss dans la piscine!!!!!!!), et surtout des ennemis pas franchement folichons, qui soit vous inondent sans que vous ne puissiez réagir, soit attendent vos coups dans un coin de l’écran.

Quoi qu’il en soit, « Mother Russia Bleeds » est un bon titre, à cependant réserver à un public averti, très averti.

14/20

JeuxVideo.com

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[PC]Axiom Verge

INTRIGUE : Scientifique de renommée, votre vie bascule quand votre expérience en curs vous envoie dans une dimension parallèle, plutôt hostile. Tout en parcourant l’environnement avec un arsenal évolutif, vous finirez par comprendre où vous êtes, et pourquoi vous êtes là.

GAMEPLAY : « Axiom Verge » est un pur Metroidvania en 2D, où vous contrôlez un personnages sur différents tableaux communiquant entre eux, avec toujours ce principe que votre progression sera bloquée à un moment ou un autre, et il vous faudra alors redoubler de vigilance pour trouver ce qui pourra vous permettre d’aller plus loin. « Axiom Verge » innove un peu, et propose un inventaire varié, avec en outre un drone contrôlable, vous permettant de passer par des endroits plus étroits. On note aussi la téléportation évolutive, vous permettant progressivement de passer à travers des éléments du décor, un scanner modulaire, une perceuse, etc…

RÉALISATION : Il s’agit ici d’un bel hommage à Metroid, avec un pixel art très prononcé. Un peu trop d’ailleurs, car il n’est parfois pas évident de distinguer aisément le décor des ennemis, des projectiles, etc…
Par contre, d’un point de vue sonore, c’est du nectar : une B.O. magnifique, atypique, un poil en décalage par rapport à l’aspect visuel. On ne va certainement pas s’en plaindre, car ce n’est jamais lassant, toujours grisant d’entendre tel ou tel titre durant notre périple.

DURÉE DE VIE : Deux écoles : en ligne directe vous mettrez 10 heures environ pour boucler l’aventure. Si vous voulez approcher des 100%, il faudra compter le double. Niveau replay value, c’est totalement aléatoire, tout dépend de votre prédilection pour le genre et du plaisir que vous avez éprouvé à jouer au titre, quitte à vous y replonger ultérieurement.

INTÉRÊT : Avec des avis dithyrambiques, tant presse que public, « Axiom Verge » n’innove certes pas dans le genre, mais propose une belle petite aventure teintée de nostalgie. Quand on sait que ce jeu n’est réalisé que par une seule personne (Tom Happ), ça force le respect. Un temps gratuit sur l’Epic Game Store, c’était l’occasion rêvée de mettre la main sur ce titre sans risquer quoi que ce soit. Au final, on bon petit moment de gaming, et cette petite fibre nostalgique que les quadras bichonnent (avec séries et films) gentiment caressée dans le sens du poil…

16/20

JeuxVideo.com

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[PC]BLOCKADE – War Stories

INTRIGUE : Très simple, prenez un Call Of Duty période seconde guerre mondiale, transformez les graphismes façon Minecraft, et vous avez Blockade. 5 missions en tant que russe face aux nazis, des tranchées en passant par une triste nuit en campagne, en tank face à l’élite nazie, dans la peau d’un sniper, jusqu’à la conquête de Berlin.

GAMEPLAY : Comme dit plus haut, c’est similaire à un Call Of Duty : un FPS lambda où avancer en tuant le maximum d’ennemis sera votre destinée, avec quelques variations dans les thèmes évoqués durant les niveaux (en véhicule ou avec une aptitude particulière comme le sniper).

La maniabilité pose quand même un souci quand on rencontre un escalier, où il arrive de buter, et c’est franchement le détail qui a le don de faire rager quand une horde d’ennemis vous balancent leurs chargeurs sur la tronche.

Hormis cet écueil, c’est très fluide, et on a une bonne sensation, un bon feeling arme en main à buter l’opposant.

RÉALISATION : le style est particulier, on adhère ou pas, mais bien évidemment de par sa simplification de la physique, ce n’est pas ce jeu qui cramera votre carte graphique.

Cependant, il aurait été possible d’avoir un rendu plus agréable, on dénote une certaine paresse au niveau de la distance d’affichage, des effets de lumière, etc…

Un titre simple peut tout autant flatter la rétine qu’une machine de guerre tripe A, des jeux comme NaissanceE ont pu le prouver.

DURÉE DE VIE : Deux écoles ; soit vous trouvez le jeu trop dur et allez réduire la difficulté sur facile pour quelque chose de plus abordable, soit vous optez pour l’approche normale, allez en chier, et donc mourir une quantité de fois insoupçonnée, tout cela pour gonfler une durée de vie bien trop rachitique. Oui, le titre est par défaut très sévère, cela permettant de gonfler artificiellement une durée de vie n’excédant pas les 3 heures de jeu.

INTÉRÊT : Un conseil, attendez que le jeu soit en solde pour en profiter! « BLOCKADE – War Stories » n’est pas un mauvais jeu, mais il se présente plus comme une démo qu’un titre pouvant vous tenir en haleine durant quelques week-ends. Il serait dommage de débourser le prix fort pour un titre qui vous amusera le temps d’une matinée.

10/20

Fiche Steam

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[PC]Clandestine

INTRIGUE : 1996. Suite à la chute du mur de Berlin, des agents secrets continuent de transmettre des informations capitales aux grandes puissances. Une série de disparitions et de meurtres nécessitent alors une enquête par l’unité Kingbridge.

Vous faites partie de cette unité, avec un hacker, génie pour trouver les codes de portes, désactiver les caméras et cracker les protections de PC, mais aussi une spécialiste de l’infiltration, capable de passer derrière les lignes ennemies et de remplir sa mission sans se faire remarquer.

Ce duo complémentaire va donc enquêter sur ce qui semble être une sordide conspiration.

GAMEPLAY : « Clandestine » se présente comme un Splinter Cell version féminine, avec une petite subtilité, la possibilité d’incarner un hacker qui va accompagner l’agent sur le terrain et l’aider à passer certaines sécurités.

Concrètement, on peut jouer en coop-op (chacun un rôle, et c’est jouissif de jouer le hacker et d’avertir son collègue des menaces imminentes) mais aussi en solo, avec la possibilité de passer d’un rôle à un autre via un simple bouton.

Du point de vue de l’espion(ne), en mode solo, le gameplay est simplifié avec la possibilité de taguer, les ennemis, désactiver temporairement les caméras (une seule à la fois, afin d’éviter toute action suspicieuse) et les barrières laser, demander le code d’une porte en mettant en surbrillance l’élément et en cliquant sur le bouton dédié.

Il sera cependant nécessaire en mode solo de passer par le hacker pour des tâches plus concrètes, comme appeler un nettoyeur pour supprimer les gardes neutralisés, désactiver une alarme sur le point de sonner, demander un dépôt de munitions ou de soins pour l’espion.

Certains de ces avantages sont à gagner en trouvant des dossiers disponibles dans les niveaux, et cumulables dans des compteurs à gauche de votre interface.

L’agent sur le terrain n’a pas trop d’autres capacités, mais peut tout de même avant chaque mission choisir son équipement, ses armes, ses gadgets (comme l’appât pour détourner l’attention d’un garde), le tout en se rendant dans le QG, une sorte de hub entre chaque mission permettant d’assister au briefing, de collecter des infos, ou de faire plus ample connaissance avec le personnel.

RÉALISATION : « Clandestine », malgré son jeune âge, dispose d’une réalisation datée, que ce soit dans la modélisation des personnages, les textures, l’animation. Rien de catastrophique, mais bon, c’est un peu dépassé. Cela n’empêche pas le jeu d’avoir un énorme potentiel, loin de là.

DURÉE DE VIE : Une petite dizaine de niveaux, parfois découpés en 2, avec de belles surfaces à parcourir. En plus, 4 niveaux sont disponibles en dehors de l’intrigue principale, pour prolonger le challenge.

En parlant des niveaux, et espionnage oblige, on voyage beaucoup, d’une soirée dans un manoir aux pays de l’Est, à une demeure abandonnée dans Paris, en passant par un bunker et une société cachant bien des secrets, comme une ambassade où l’intrigue prendra forme.

Si l’approche brutale est possible (on peut même détruire les caméras, mais cela fait systématiquement sonner l’alarme), on mise bien évidemment sur la furtivité, la récupération de documents, ce qui va forcément jouer sur la durée de vie. A vouloir se la jouer 100% furtive (0 alarme déclenchée) et récupérer tous les documents disséminés un peu partout, la durée de vie va alors avoisiner les 24 heures, ce qui est excellent pour un jeu de petite envergure.

La replay value est présente, en testant par exemple une autre approche (les ennemis et les documents sont placés de façon aléatoire à chaque partie), et le mode co-op enfonce le clou pour revenir de temps en temps tâter de l’espion.

INTÉRÊT : Tandis que Sam Fisher ne daigne pas se présenter pour de nouvelles aventures, d’autres alternatives sont disponibles. « Clandestine » de prime abord ne paye pas trop de mine, mais s’avère addictif une fois maîtrisé, l’aspect hacker/espion devant être contrôlé et rôdé avec l’expérience. Le titre nous rappelle aussi les premiers « Hitman », car en choisissant votre tenue, vous pourrez avoir plus d’aisance à berner vos ennemis.

Si le titre pêche par certains aspects (l’impossibilité de déplacer les corps, l’aberration des caméras ne les détectant pas), il comble ce manque par d’autres petites subtilités liées au hacker. Si on souhaite s’imposer une certaine rigueur (comme être furtif, ce que le jeu gratifie via un score final et l’indice de preuves, ou footprints), alors on peut refaire un niveau x fois, avec toujours autant de plaisir.

« Clandestine », c’est une bonne surprise. Un titre venant combler un manque certain d’agent espion dans la veine de Sam Fisher ou Snake. Il n’est pas parfait, surtout techniquement, mais arrive à vous embarquer si vous lui laissez une chance. Avec un peu d’indulgence (le jeu n’étant quasiment pas buggé), on découvre un titre plein de charme, certes rétro (l’intrigue prend en même temps place au 20ème siècle) mais pouvant rapidement devenir addictif, voire stressant, avec quelques petits scripts jouant sur les rebondissements (comme à Paris, stress level au max), ou le fait qu’il faille bien gérer la désactivation des caméras (une seule à la fois, et elles se réactivent une fois qu’une autre est prise sous contrôle du hacker).

15/20

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[PC]The Turing Test

INTRIGUE : Dans le rôle de Ava Turing, une ingénieure basée sur une des lunes de Jupiter, vous allez vous réveiller seule dans un immense complexe, et allez tenter de comprendre pourquoi l’équipage manque, en soutirant des informations à l’intelligence artificielle mise en place sur le complexe (appelée T.O.M.).

Il vous faudra pour cela parcourir plusieurs salles, toutes organisées comme d’immenses puzzles qu’il vous faudra résoudre pour aller de l’avant, et avoir la vérité sur ce qui se trame ici.

GAMEPLAY : « The Turing Test » n’est ni plus ni moins qu’un clone de Portal. On retrouve le même agencement de pièces/puzzle à résoudre pour avancer à la salle suivante, le tout avec un soupçon de scénario entre chaque salle, des dialogues entre Ava et T.O.M. remplissant les conditions d’une intrigue sous-jacente.

Mais contrairement au titre de Valve, pas question de jouer avec les portails. Si ici vous avez aussi une « arme », il s’agit en fait d’un collecteur d’orbes d’énergie, avec un maximum de 3 dans le chargeur. Cet outil vous permet de les attirer vers vous, mais aussi de les projeter vers un réceptacle qui actionnera un mécanisme. Dès lors, il faudra jongler avec ces orbes pour se frayer un chemin dans une pièce où des obstacles, des portes fermées, vous bloquent l’accès jusqu’à la sortie, qu’il faudra elle aussi débloquer la majeure partie du temps.

Tout le long des 7 chapitres, chacun composés de 10 puzzles, des nouveautés vont apparaître : certaines orbes de couleur ont des effets différents (énergie déployée de façon aléatoire ou sporadique), vous pourrez prendre le contrôle de tourelles pour vous déplacer, ainsi que de drones terrestres pouvant eux aussi collecter les orbes, mais aussi actionner des mécanismes.

Vous l’aurez compris, vos méninges vont devoir se mettre en ébullition pour résoudre les différentes énigmes du jeu, de la plus simple, voire évidente, à la plus complexe vous donnant envie d’arracher l’écran.

RÉALISATION : Le titre n’est pas là pour prétendre détrôner un Battlefield en terme de graphismes. Il reste très proche de Portal, avec qui il partage bien des similitudes.

Les pièces, les couleurs, les textures font bien évidemment référence à ce dernier, avec tout de même la finesse en moins, et l’esprit décalé. Ici, on constate que le titre n’est pas une superproduction, mais le fruit d’une petite équipe. Cela n’est pas gênant car le jeu est stable, et très propre. Avec sa superbe bande-son, il arrive même à insuffler un petit air de mélancolie à l’ensemble, lui conférant au passage un sentiment de fatalisme extrême (ce qui rappelle légèrement les propos de H.A.L. dans « 2001 »).

DURÉE DE VIE : On pourrait penser qu’avec ses 70 puzzles, « The Turing Test » pourrait avoir une durée de vie conséquente. Bien évidemment, tout dépend de votre niveau pour résoudre certaines énigmes. Il faut dire que dans l’ensemble, elles sont assez faciles, et le niveau augmente progressivement pour ne pas vous démotiver trop rapidement. on compte quand même deux-trois niveaux corsés, où l’agencement des salles et la façon de résoudre les énigmes est très complexe.

Comptez 6 à 7 heures pour en voir le bout, tout en prenant votre temps. Pour la rejouabilité, il n’est pas certain qu’on veuille reprendre l’aventure rapidement, surtout que les « fins » possibles sont accessibles via le menu du jeu (et consistent à un choix dans l’épilogue, donc inutile de se farcir le jeu depuis le début). Portal avait cette replay value avec un univers décalé et fourmillant de détails, ce qui manque un peu à « The Turing Test ».

INTÉRÊT : « The Turing Test » est un sympathique jeu de réflexion en vue FPS, et tire ses inspirations de « Portal » et de quelques grands films de S.F., tentant de sensibiliser le joueur via son existence (comme le test de Turing qui a inspiré le nom du jeu).

Le fait d’avoir quelques interactions avec la base entre deux chapitres est intéressant, mais hélas trop limité. Si l’univers mis en place fonctionne, avec une excellente bande-son, on peut déplorer que la narration soit trop minimaliste, cantonnée à des échanges verbaux. Pour une fois, quelques scripts, des passages où la fuite serait nécessaire face à une explosion ou un incendie ou la réparation de la base pour voir l’arrière du décor n’auraient pas fait de mal.

Mais si vous chercher à vous occuper les méninges pendant un petit laps de temps, vous pouvez sauter sur ce titre.

14/20

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