[PC]Fight’N Rage

INTRIGUE : Quand un village est attaqué par des mutants, quelques combattants décident de livrer bataille et de mettre un terme à l’hégémonie du dictateur responsable de cette discorde.

GAMEPLAY : Pur Beat Them All dans la tradition du genre, avec des canons comme « Final Fight », « Double Dragon », Streets Of Rage », « Fight’N Rage est un brillant hommage qui va a l’essentiel, et propose un gameplay comme nous le connaissions à l’époque, à savoir une aventure rythmée seul ou à plusieurs, un scrolling horizontal pour arriver à un boss clôturant le niveau, une touche pour sauter, une touche pour frapper et balancer des combos, et une touche spéciale, qui ici sera le SP : un coup spécial qui se recherche après emploi, mais que vous pourrez enchainer.

Dans ce dernier cas, s’il n’est pas rechargé, il puisera directement dans votre barre de vie.

RÉALISATION : C’est du 100% nostalgique! Pas de 3D, des gros pixels comme dans le bon vieux temps, avec parfois quelques effets que n’aurait pas renié la Super-Famicon ou la Neo-Geo.

Le design des personnages est correct, avec les profils usuels : une femme, un gros balaise et un ninja. Des personnages variés, avec chacun leurs points forts et leurs points faibles.

Constat similaire pour les décors, avec des niveaux variés, et les gros classiques que sont le fief du grand méchant, la plage, les ruelles, la forêt.

La partie audio est correcte, des musiques rock avec parfois des moments un peu plus calmes. Les bruitages, eux, sont semblables à ce qu’on pouvait entendre dans les sommets du genre.

DURÉE DE VIE : Comptez 1h30 pour voir le bout du jeu, ce qui n’est qu’un début. Car votre progression vous permettra de récupérer des golden coins, et avec ces derniers acheter un nombre conséquent d’addons (comme des niveaux de difficultés supplémentaires), des costumes pour vos personnages, de nouveaux modes de jeux, et aussi des antagonistes à débloquer et à exploiter dans ces différents modes.

Autre point important, votre progression ne sera pas 100% linéaire. A plusieurs endroits du jeu (dont un subtil dès le début), vous pourrez prendre des axes secondaires.

Ces derniers bouleverserons votre progression, et auront un impact sur la fin du jeu, qui en recense un peu moins d’une dizaine.

Mais surtout, vous aurez alors accès à des niveaux inédits.

Ce qui fait que sur les 8 à 10 niveaux qui composeront votre aventure, vous aurez des ambiances différentes, des univers inédits.

Une très bonne idée, permettant au jeu de casser une certaine monotonie.

INTÉRÊT : Comment faire du neuf avec du vieux? C’est en gros la question que s’est posé le développeur de ce jeu, travaillant quasiment seul sur ce projet.

Et pour cela, il n’a pas changé drastiquement la recette qui fonctionnait à l’époque, mais joue sur la fibre nostalgique des joueurs, sur un plaisir immédiat, sur la qualité de son produit, et ajoute même quelques composantes comme les niveaux annexes pour varier, et faire en sorte que chaque partie ne ressemble pas à la précédente.

Il permet en plus de passer par des filtres bien gérés pour se rapprocher de l’affichage d’un écran CRT d’époque, propose différents rendus visuels, et des ennemis qui varient en fonction du niveau.

Si on devait parler de défauts, on peut parler de certains pics de difficulté durant quelques passages, et des checkpoints distants les uns des autres, vous obligeant à vous « retaper » certains passages corsés.

Dans l’ensemble, un très bon BTA, fortement recommandé, que ce soit seul ou à plusieurs.

14/20

JeuxVideo.com

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[PC]Kholat

INTRIGUE : En 1959, 9 randonneurs disparaissent dans la région de l’Oural, et quand les corps sont retrouvés, il est impossible de savoir ce qui a pu se passer. On parle même d’événements surnaturels, jusqu’à aujourd’hui inexpliqués.
Le jeu vous met dans la peau d’un homme parti enquêter sur place bien des années plus tard, et va tenter de comprendre ce qu’il s’est passé sur place.

GAMEPLAY : « Kholat » est une combinaison de deux genres, le survival horror, et le walking sim, avec des touches de survie. En vue à la troisième personne, vous allez erreur dans une zone assez importante, représentant l’endroit où la tragédie a eu lieu. Avec en votre possession une carte des lieux, une boussole et une lampe torche, votre but va consister à vous orienter pour trouver des adresses notées en haut de la carte, sous format de coordonnées géographiques.

Sur place, vous trouverez des indices et des éléments permettant de comprendre l’explication donnée par les développeurs sur cet événement, certes un peu fantasmé car l’ensemble aura une forte connotation surnaturelle.

En effet, à certains endroits clés, vous tomberez nez à nez avec une sorte d’esprit, votre némésis tout au long de l’aventure, n’hésitant pas à vous poursuivre pour vous arracher le cœur. Il faudra alors soit courir, mais bien juger votre endurance ne vous permettant pas de sprinter un long moment, ou vous faire tout petit, pour ne pas qu’il vous voit. Et surtout éteindre votre lampe-torche, chose que votre antagoniste ne supporte pas du tout (et potentiellement le renseignant sur votre position).

RÉALISATION : « Kholat », malgré son petit âge (sorti en 2015) et sa modeste équipe de développement, fait preuve d’un certain sérieux concernant sa réalisation, avec un Oural très réaliste, avec ses tempêtes de neige, ses grottes fascinantes, et ses quelques lieux intéressants à découvrir. Le jeu est globalement assez sombre, ce qui lui permet de masquer quelques errances que pourraient être un level design pauvre ou des textures monotones et répétitives. L’ambiance vaut clairement avec son obscurité oppressante, ses jeux de lumières, quand la lune éclaire timidement une zone ou une flamme donne en quelque sorte vie à une grotte.

La partie sonore dispose de très bons thèmes, vraiment en adéquation avec le sujet, vous donnant la chair de poule dans les moments les plus glauques.

Par contre, le spectre sonore n’est pas vraiment réaliste, car un son peut disparaitre d’un simple hochement de la tête vers la droite ou la gauche, ce qui est moins réaliste et crédible qu’un étouffement de ce dernier.

A noter que les seuls dialogues entendus durant le jeu seront ceux narrés par l’acteur Sean Bean.

DURÉE DE VIE : Trouver tous les points d’intérêts se fait en plus ou moins 5 heures. Vous pouvez compter un peu plus si vous tenter de trouver toutes les notes disséminées sur la carte. A savoir que si la zone n’est finalement pas si conséquente, et que certains feux de camps vous permettent de vite vous téléporter d’un endroit à un autre, c’est le repérage à l’ancienne (avec une boussole et une carte) qui vous prendra le plus de temps, à errer régulièrement pour savoir comment rejoindre certaines coordonnées.

INTÉRÊT : « Kholat », fourni gracieusement par la plateforme Steam à un certain moment, est un jeu intéressant, même s’il est imparfait.

Son gros point fort, c’est l’ambiance, magnifiée par une réalisation plus que correcte, et vous plongeant directement dans l’Oural. On pourrait presque ressentir le froid.

Heureusement (ou malheureusement en fonction de vos attentes), le titre minimise la survie et ne joue pas avec les facteurs comme la fatigue, le fait de se réchauffer, de se nourrir…

La seule contrainte réside dans la gestion de la course, avec une endurance très faible, mais vous permettant quand même de fuir votre ennemi, ou de parcourir de bonnes distances sur la carte.

Le couac, c’est que la narration, avec l’idée de ce qui a pu se passer sur place, n’est pas vraiment mise en valeur. On doit se farcir quelques notes, ou écrits, pour savoir ce qui a pu se passer. Pas de cinématiques sous formes de flashbacks permettant de savoir quelle option a pu être envisagée, si ce n’est cette fin, assez étrange et déroutante.

Le plaisir de « Kholat » vient donc de l’exploration mesurée de l’environnement, l’envie de trouver le bon chemin, et ses petits sursauts lors de passages où on ne fera pas le fier pour trouver son chemin (la mention revient à la cabane, avec son obscurité quasi totale oppressante).

Un petit jeu plutôt sympathique, certes imparfait (quelques bugs de collision sont tout de même à recenser, vous obligeant à recharger votre partie), pouvant vous occuper et vous faire frissonner (de froid et/ou de peur) durant quelques heures.

14/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

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[PC]Little Nigthmares

INTRIGUE : Six est une petite fille vêtue d’un ciré jaune. Elle se réveille dans les cales d’un bateau, dont l’équipage a la fâcheuse tendance à être bien plus grand qu’elle, et tente de la dévorer à tout prix.

GAMEPLAY : « Little Nightmares » est un jeu de plateformes qui puise plus son inspiration du côté d' »Inside » et de « Limbo », que de Super Mario.

Comprendre par là que votre avatar va plonger dans un monde sordide, cruel, dérangeant, et puise finalement toute son inspiration de son titre, des cauchemars. D’ailleurs, comme les précédents titres de Playdead évoqués, la narration est minimaliste : pas de dialogues, pas d’aides, pas de HUD ou de barre de vie. Votre progression se fera via une exploration du monde, bien évidemment des sauts, mais aussi des énigmes à résoudre pour débloquer certains passages.

Autre point, très important, le jeu apporte dans son défilement horizontal une perspective en 3D, vous permettant de naviguer comme bon vous semble dans le décor, et pas seulement à droite et à gauche.

Ceci sera fortement utile, car une dimension supplémentaire vient se rajouter à l’ambiance lugubre du titre : l’infiltration.

Très souvent dans le jeu, on va vous demander de faire profil bas pour récupérer un clé au nez d’un résident, sans faire de bruits. Mais l’aventure scriptée va vous lancer à de multiples reprises un Nemesis à vos trousses, qu’il faudra semer en alternant sauts et prouesses physiques.

Quelques collectibles sont à récupérer en chemin, comme des poupées à casser, ou des petits lutins à câliner.

RÉALISATION : Si le jeu n’est pas à proprement parler une référence visuelle, il compense avec une identité très marquée. Ce ne seront pas les décors qui vont impressionneront le plus, ou le design de Six qui finalement est très vague.

C’est le bestiaire qui tire son épingle du jeu, avec des créatures aux formes humanoïdes difformes, répugnantes, le développeur citant « Le voyage de Chihiro » ou « La cité des enfants perdus ». Un aura les bras longs et tentera de vous attraper malgré son absence de vue, tandis que d’autres, comme le cuistot, qui vous traquera jusqu’à son stock.

L’ambiance sonore est de son côté digne d’un Tim Burton, avec ces petites notes mélancoliques et ses chœurs infantiles. Chaque musique remplit bien son rôle et s’inscrit dans le registre malsain défini par l’ensemble.

DURÉE DE VIE : Les jeux de ce genre ne brillent guère par une durée de vie conséquente. Il faudra compter environ 3 heures pour en faire le tour, un peu plus si vous tentez de tout récupérer. En ligne droite, le jeu ne vous prendra pas plus de deux heures.

Y retourner est envisageable, car l’aventure n’est pas déplaisante, et on apprécie ce petit côté furtif combiné à la peur et l’ambiance putride.

Un DLC est disponible, et le second volet est actuellement disponible.

INTÉRÊT : « Little Nightmares » est dans la même lignée que « Limbo » et « Inside », avec des phases de plateformes dans un environnement cruel, glauque et malsain, et une narration minimaliste.

Ce dernier ajoute un couche de furtivité, lui conférant en quelque sorte une dimension proche du survival-horror, où on tente de fuir une menace pesante et invulnérable.

Une bonne petite surprise, à ne pas laisser entre toutes les mains, car certains visuels, mais aussi certaines scènes liées à Six et à sa faim la dévorant (ce qui est en quelque sorte un des leitmotiv de l’intrigue : la nourriture et consommer ou être consommé) ne sont pas tout public.

En terme de griefs, on pourra pester contre la précision de certains sauts lors de passages cruciaux, des checkpoints peu nombreux vous obligeant parfois à recommencer quelques longues phases fastidieuses, et l’absence d’indices sur l’univers, qui nous incite à vouloir en savoir plus.

Mais il faut croire que c’est l’apanage d’un cauchemar, à savoir ne pas se fier sur la cohérence et vous plonger dans un univers traumatisant.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Ruiner

INTRIGUE : Ambiance cyberpunk, gangs de tarés, mafieux, créatures mutantes…il va vous falloir un sacrée paire de ****** pour sauver votre frère, prisonnier d’un immense complexe. Heureusement, une hackeuse vous donnera de précieux indices pour avancer dans les méandres malfamés…

GAMEPLAY : Si vous aimez « Hotline Miami », « God’s Trigger » ou « Mr Shifty » (bref des shooter/hack’n slash), vous allez aimer « Ruiner ».

Pour se démarquer, il embarque une vue en 3D isométrique, un peu comme ces vieux jeux comme « Sigma Seven » ou « Qbert ».

Dans des décors très industriels, comme des complexes haute technologie ou des usines, en passant par une mini ville qui fera office de hub entre quelques missions, vous allez tuer, massacrer des hordes d’ennemis qui vous sauteront tous à la gorge.

Pour vous aider à en découdre, vous aurez une arme blanche, et un pistolet de base, mais vous pourrez récupérer d’autres armes, à la durée de vie limitée mais compensant par une puissance de feu ou de dégâts accrus.

Et ce n’est pas tout, car vous avez aussi d’autres aptitudes, dont le dash, vous permettant d’esquiver ou de planifier un déplacement stratégique rapide, un bouclier pour absorber les coups et tirs, ou encore la possibilité de ralentir le temps.

Toutes ces améliorations seront soumises à des montée en niveau, via des points collectés lors d’un passage au niveau supérieur. Vous aurez en outre la possibilité de récupérer quelques goodies lors de votre périple.

RÉALISATION : « Ruiner » fait dans le haut du panier. On oublie le Pixel Art, le design minimaliste pour quelque chose de vraiment bien conçu, encore aujourd’hui : visuellement, les ambiances, même si retombe assez vite sur les mêmes décors (une carence du Cyberpunk), offrent de jolis rendus, et des effets de lumières saisissants.

C’est très propre, parfois un peu confus, mais la patte est là, et on ressent les différentes influences, notamment l’animation japonaise et le monument Akira.

La partie audio, elle, est bouleversante. Pas de voix, que des sous-titres, mais le son accompagnant votre croisade va vous emballer, avec des artistes coups de cœur comme Zamilska ou Antigone & François X, des compos de malades qui collent à la perfection à l’ambiance, et donnent envie d’en savoir plus sur ces groupes (un conseil, choppez leurs albums, c’est vraiment très bon, surtout Zamilska, recommandée par Trent Reznor et Iggy Pop!).

DURÉE DE VIE : La durée de vie est un peu le point faible du titre, avec à peine 6 heures de jeu. En même temps, une certaine lassitude se fait ressentir à la longue, et la fin arrive à point nommé pour finir en beauté. Quelques modes sont disponibles, afin de replonger dans l’ambiance et de massacrer du junkie…

INTÉRÊT : « Ruiner » est un jeu qui associe une excellente technique avec un plaisir de jeu immédiat, ne s’embête pas avec de longues cinématiques ou de gros discours : c’est nerveux, violent, et c’est une vraie ambiance arcade, comme on a pu connaître gamins avec ces bornes qui nous faisaient cracher nos pièces de 10 francs.

Mais le titre n’est pas exempt de défauts, et si sa courte durée pourrait en faire partie, elle arrive au bon moment. D’où une réflexion du pourquoi?

Tout simplement car le titre oublie de varier les plaisirs, de jouer avec l’environnement, et de ne proposer au final qu’une action bourrine.

On aurait aimer que le titre exploite le dash autrement que dans le feu de l’action, et nous permettre de nous sortir de pièges, ou encore de prospecter des endroits difficiles d’accès, histoire de briser la monotonie.

Mais bon, ce sera peut-être pour une éventuelle suite. En attendant, c’est un excellent défouloir qui a le mérite d’avoir mis en avant quelques groupes talentueux.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Lifeless Planet – Premier Edition

INTRIGUE : Après avoir repéré des signes de vie sur une planète éloignée, une expédition est envoyée sur place. Suite à des complications, un seul survivant (vous) va fouler le sol de cette planète, et vous allez alors découvrir ce qui a pu se produire, et si vous êtes réellement seul…

GAMEPLAY : « Lifeless Planet » mise tout sur l’exploration, et se présente comme un titre à la troisième vue où vous allez faire progresser votre avatar, un astronaute, dans différents décors composant la surface de cette planète, avec plusieurs phases de plateformes, et la possibilité durant certains passages de booster votre capacité de saut en trouvant une bombonne dédiée à cet effet. L’effet s’estompera une fois que le passage exploitant cette capacité sera passé.

Vous aurez aussi des énigmes peu complexes, qui vous demanderons d’utiliser un bras articulé, pour manipuler d’étranges sphères porteuses d’énergie.

Vous aurez en outre des messages audio, des logs à trouver durant votre progression, vous en apprenant un peu plus sur l’histoire de cette planète, et l’origine mystérieuse concernant la présence de vie.

RÉALISATION : C’est là le gros point faible du jeu. Si le développement est confié à une petite équipe, qu’un gros studio n’est pas derrière, la réalisation, du moins sur la partie visuelle annonce un gros retard technique. Les captures montrent un jeu daté, proche des années 2000.

Certains diront que ce n’est pas pénalisant, à l’ère du Pixel Art et du style épuré, sauf qu’ici les décors sont dignes des premiers simulateurs de vols, d’une distance d’affichage jouant parfois avec le brouillard, des procédés et moyens quelques peu désuets aujourd’hui.

Et le titre, avec son sujet, devait entre guillemets nous en mettre plein la vue, avec la découverte fascinante d’une planète à la fois vide et hostile.

La topologie du paysage aurait pu être améliorée, et certains passages, comme celui de la forêt, pouvaient alors envoyer du lourd.

Seulement certains passages s’en sortent honorablement, comme ce niveau proche d’un volcan, où ce cratère qui force le respect avec cette fois de vraies distances et proportions conservées, permettant de nous rendre humble face à cette immensité.

La partie sonore s’en sort heureusement un peu mieux, avec un bon doublage (sous-titré chez nous) et quelques musiques d’ambiance intéressantes.

DURÉE DE VIE : 5 heures, motivées par l’envie d’en savoir plus, car mine de rien, les différents environnements répondent à des interrogations qui trouveront leur conclusion via les messages laissés par d’autres (pour ne pas spoiler) sur votre chemin.

Pour la replay value, c’est plus compliqué. une fois qu’on sait de quoi il en retourne, difficile de revenir dans le jeu pour un aspect particulier, les phases d’exploration ou de plateformes n’étant pas les plus innovantes.

INTÉRÊT : L’attrait pour « Lifeless Planet » dépend de plusieurs choses : vos styles de prédilection, et votre indulgence. Si vous cherchez une intrigue intéressante, s’appuyant sur un gameplay basique, et si vous faites abstraction d’une réalisation datée, vous allez trouver dans ce jeu un certain intérêt. A noter que les débuts sont laborieux, certains moments d’errance dans le vide ne sont pas les plus réussis (la faute justement à un décor qui aurait pu minimiser cette monotonie).

Le prix peut aussi être rebutant, car annoncé à 20€, c’est un peu trop cher pour un jeu à la durée de vie réduite, à la re-jouabilité très faible.

C’est le genre de titre qu’on va jouer une seule fois, et passer rapidement à un autre sans avoir eu une réelle émotion, qui aurait pu être provoquée par une technique plus contemporaine, ou une narration plus intime (qui est ici effleurée avec la femme du protagoniste).

08/20

JeuxVideo.com

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[PC]THe World Of Others

INTRIGUE : Une invasion extraterrestre, votre femme enlevée. Vous allez devoir prendre les armes et affronter une menace sans précédent, qui vous emportera jusqu’à des mondes encore inconnus.

GAMEPLAY : Un FPS pur jus, développé par une toute petite équipe, pour ne pas dire une seule personne. Le jeu alterne entre quelques phases de plateformes où vous devrez trouver la sortie, et d’autres purement brutales où il vous faudra simplement rejoindre la sortie en tuant les ennemis qui apparaitront devant vous.

RÉALISATION : Qui dit petite équipe dit souvent petits moyens. Ceci est confirmé ici, et finalement pas de grosses surprises : nous sommes dans un jeu « amateur », dans tout ce que contient le terme. Basé sur L’Unreal Engine, les textures sont mornes, les décors sont minimalistes, dignes d’un logiciel prévu pour vous pondre un FPS en quelques minutes. La partie audio est très discrète, des sous-titres viendront vous donner quelques infos lacunaires permettant de savoir un peu ce qui se passe, et où on va.

On aura droit à quelques dialogues vers la toute fin du jeu, dans la langue de Goethe, nous assurant que le héros n’est pas victime du syndrome de mutisme à la Gordon Freeman.

DURÉE DE VIE : A peine deux heures pour venir à bout d’une dizaine de niveaux, ces derniers se parcourent assez vite et n’émettent pas de réelle résistance. Une fois fini, on désinstalle l’ensemble pour libérer quelques 16 Go de données…Autant dire qu’on n’est pas prêt d’y retourner, à moins qu’une refonte et du contenu soient de la partie.

INTÉRÊT : S’inspirant en partie de Half-Life et de scénarios de séries B d’antan, « THe World Of Others » aurait pu être une bonne surprise, car parfois, certains prodiges réussissent à développer seul dans leur coin une petite pépite.

Ici, c’est un peu loupé, même si l’intention était bonne. A vrai dire, le jeu ne plante pas, et quelques bug comme le fait de rester coincé derrière une porte sont minimes.

Le vrai souci du jeu, c’est son contenu. D’une part les niveaux qui sont soit trop tortueux quand il s’agit de plateformes (où la précision est vraiment aléatoire), soit d’une banalité, comme cette longue route en ligne droite à traverser à pied, en tuant toutes les minutes une vague de 4 ennemis téléportés devant vous.

Aucun challenge, et des ennemis toujours similaires au passage.

D’autres phases en voiture sont censées varier le gameplay, mais c’est alors la physique qui s’en mêle. En effet, et comme dans la vie réelle, la dynamique d’une Golf est insignifiante et exige que vous preniez de l’élan pour grimper une côte.

Pourtant, lors des phases de shoot, déverser son chargeur sur un ennemi, ou pilonner la base E.T. comme dans le dernier niveau, et bien c’est parfois correct, on serait même tenté de dire qu’on s’amuse un peu.

Avec des ennemis plus variés, une vraie physique, et un level design digne de F.E.A.R., on aurait pu avoir un petit titre sympa, qu’on aurait pardonné pour les lacunes visuelles (quoique certains passages comme en forêt s’avèrent agréables).

Bref, plus de travail, plus de variété, plus de méandres auraient permis au titre de sortir la tête de la boue.

Tout n’est pas totalement à jeter, mais ce n’est clairement pas un FPS qu’on pourra recommander actuellement.

06/20

Fiche Steam

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[PC]Zombie Army Trilogy

INTRIGUE : Rien de neuf sous le soleil du champ de bataille : après avoir repoussé à deux reprises les tentatives d’Hitler d’user du surnaturel pour gagner la guerre, il est temps de mettre un terme au moustachu pour lui éviter de gagner la guerre. Vous voilà donc en route pour le fief du moustachu, et lui botter son cul une bonne fois pour toutes.

GAMEPLAY : Rien n’a vraiment changé par rapport aux précédents jeux (regroupés ici sous forme de collection). Chaque campagne vous propose d’affronter des hordes de revenants et autres possédés dans des campagnes reprenant un peu le principe des Left 4 Dead. On avance en tuant un maximum d’ennemis, ici la condition sine qua non pour progresser.

Il va donc falloir, seul ou à plusieurs, progresser dans des environnements hostiles, des ruines d’une ville bombardée à des forêts lugubres. Votre arsenal sera composé d’un fusil sniper, d’une arme secondaire et d’un pistolet, ainsi que des accessoire explosifs comme grenades ou mines pour déblayer le terrain.

Car les vagues successives d’ennemis seront nombreuses, de ceux qui vous courent après pour se faire exploser, à l’image des kamikazes des Serious Sam, aux trouffions lambda, en passant par de gros salopards faisant souvent office de demi-boss, comme un Uber soldat à la mitrailleuse bien calibrée, au fou psychopathe sorti tout droit de « Massacre à la tronçonneuse ».

De quoi vous donner quelques sueurs froides, avant de regagner un avant-poste similaire à ceux de L4D, pour refaire le plein de vie et de munitions.

Bien évidemment, la kill cam est toujours de la partie, peut être configurée à vos souhaits, et vous permet donc de profiter des derniers moments de votre cible quand votre balle perfore un par un les organes putrides de son corps.

RÉALISATION : On retrouve le moteur de Sniper Elite, converti ici pour des joutes en mode arène dans des environnements des plus glauques, où le gore tapisse les murs et la musique donne dans l’influence de Carpenter/Ennio Morricone dans « The Thing ». Des thèmes qu’on avait déjà pu apprécier par le passé dans les deux précédentes campagnes.

Visuellement, ce n’est pas ce qui est de plus bluffant, et la profondeur de champ, alors qu’on incarne un sniper, est reléguée au second plan. Ici, votre fusil sera utile pour des tirs à courte distance, et le décor ne tend pas à jouer sur de grandes étendues. On salue tout de même la direction artistique, pour cette ambiance si particulière, mais l’ensemble de la trilogie tend à verser dans les mêmes filtres de couleurs (du rouge, du vert, du jaune…)

DURÉE DE VIE : Les deux précédentes campagnes ayant été testées au préalable (premier et second), on va se concentrer sur cette campagne inédite, censée en finir avec cet arc narratif. Pour boucler cette campagne, il vous faudra compter environ 7 heures de jeu.

Tout variera ensuite de votre envie de refaire des cartes en coop, avec des amis, et de votre degré d’affinité avec le jeu.

INTÉRÊT : La recette semble toujours fonctionner, et les développeurs nous gratifient donc d’une trilogie comportant une nouvelle campagne. Comme évoqué plus haut, les deux premières sont déjà passé à la moulinette, et on va donc se concentrer sur la dernière, l’inédite.

Bon point, les différents décors changent un peu des précédentes escapades, avec dans l’ordre les ruines d’une ville en Russie, une petite promenade en train, une forêt sortie tout droit d’un Evil Dead avec un passage par une scierie malfamée, pour finir dans le fief d’Adolf, un château niché en pleine montagne qui donnera sur un complexe souterrain.

Pour tout le reste, c’est exactement la même chose, et le choix de votre personnage ne sera que cosmétique : pas de particularité en fonction de votre choix. Les armes restent les mêmes.

Nous sommes donc sur une certaine continuité, pour ne pas dire un certain laxisme. Heureusement que les environnements évoluent un peu, pour éviter de crier au scandale.

Mais s’il y a bien une chose que les développeurs ont accentué pour cette dernière campagne, c’est la difficulté. Testé en mode solo, on sent la différence avec les précédentes campagnes, qu’on traversait sans vraiment de grosses difficultés.

Ici, c’est différent, et si le nombre d’ennemis est relatif au nombre de joueurs (ce que vous pouvez paramétrer), on sent qu’à certains passages, cela devient compliqué de gérer une foule considérable d’ennemis, si en plus un demi-boss vient se joindre à la fête.

C’est le cas avec ce passage à proximité du téléphérique pour rejoindre le château, où le flot d’ennemis devient alors intense, avec cerise sur le gâteau un demi-boss vous pourchassant.

Une difficulté rehaussée parfois frustrante, alors que d’autres passages sont bien plus accessibles.

Cette trilogie est une bonne occasion si vous n’avez jamais touché à un des jeux de la licence, profitent des dernières optimisations et vous permet de butter du zombie, sempiternel ennemi vidéoludique, dans une trame horrifique. De quoi passer un bon moment seul, ou en coop.

On reprochera juste la recette qui n’évolue que très peu au fil du temps. Ce que « Zombie Army 4 : Dead War » semble corriger. Verdict dans un futur plus ou moins proche…

13/20

JeuxVideo.com

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[PC]Wolfenstein Youngblood

INTRIGUE : A la fin de « The New Colossus« , on avait laissé l’agent Blazkowicz alors qu’il venait de libérer les Etats-Unis du joug Nazi. Se reposant avec sa femme et ses deux filles, qu’il format durant des années, il ne donna plus signe de vie du jour au lendemain. Ses filles, inquiètes, décident de partir à sa trace. Les voilà parties avec leur amie Abby, se rendent alors sur le vieux continent, et plus précisément à Paris, où les nazis semblent projeter quelque chose de sombre. Il est temps de botter du facho! La résistance sur place leur donnera tout le nécessaire pour remplir cette tâche, et leur apprend que tout se passe dans un mystérieux Labo X, qui ne pourra être accessible qu’une fois trois codes décryptés dans des quartiers stratégiques répondant au doux nom de « frère ».

GAMEPLAY : « Youngblood » créée une rupture avec les précédents Wolfenstein en se présentant comme un volet secondaire, un titre mineur exploitant l’univers de Wolfenstein, en attendant la suite directe de « New Colossus ».

Et cette rupture, elle va s’opérer de plusieurs manières, sans pour autant vouloir corrompre l’essence même de la saga.

Il s’agit ici du premier titre à se la jouer en coop, car les jumelles de B.J. permettent cette opportunité. Si l’expérience est plus gratifiante à deux, on peut bien évidemment y jouer seul, tandis que notre sœur sera gérée par une I.A.

Autre point, la progression suit en quelque sorte celle de son prédécesseur, avec de nouveau un hub disponible entre chaque mission. Le sous-marin cède ici sa place au QG de la résistance française, dans les catacombes de Paris. L’occasion de se ressourcer, de discuter avec des PNJ, de s’entraîner…

Mais la plus grosse modification apportée vient de l’apport d’une orientation RPG, déterminant l’évolution de vos personnages. Si dans les précédents Wolfenstein, c’était déjà le cas, cela ici conditionne très fortement la difficulté, la progression de vos personnages.

Car comme le dit si bien un des PNJ au début du jeu, vous ne serez pas assez fortes pour aller directement au cœur de Frère 1,2 ou 3.

Et cela, vous allez vite vous en rendre compte. Une fois la première mission assez classique et vous inculquant les bases, vous aurez alors accès au hub, mais aussi à une carte pour vous déplacer librement dans Paris, ou du moins sa représentation dans le jeu (ParisStadt).

Ne vous étonnez pas de mourir souvent au début, car certaines zones ne vous seront supportables qu’une fois un certain niveau acquis (le niveau 20). Vous pouvez tout de même vous y frotter, mais considérer que c’est une mission suicide, les ennemis étant bien trop forts.

Il va donc falloir « leveler », accéder aux zones accessibles (d’un point de vue difficulté) et remplir quelques missions principales et/ou secondaires pour vite progresser. Outre l’XP nécessaire pour passer au niveau suivant, vous allez aussi collecter de l’argent, et des points de compétence. Ces derniers vous permettront de débloquer quelques améliorations de votre condition physique, de votre armure, de vos aptitudes (comme le placage).

Un arbre de compétence très complet, vous permettant de privilégier une approche plus brutale, à une plutôt discrète. Pour cela, vous pourrez compter sur un camouflage optique, un double saut très pratique, ou des armes hautement customisables avec l’argent récolté.

En parlant d’armes, la customisation est ici extrêmement bien pensée, avec pour chaque partie (du canon à la crosse), la possibilité d’opter pour 3 catégories : la précision, les dégâts, et la cadence de tir. A vous d’opter pour les bons mélanges, en prenant en compte certains bonus, pour définir votre style et le faire évoluer comme bon vous semble (vous pouvez modifier à tout moment la structure d’une arme une fois les éléments achetés).

Enfin, l’aspect coopératif de Youngblood permet des interactions avec votre sœur, et s’avèrera cruciale sur le champ de bataille, quand une des deux tombe au combat. Car à la place de mourir simplement comme dans tout FPS classique, le système mis en place ici est basé sur une totale coopération des deux partenaires : si une des sœurs tombe au combat, l’autre a un temps imparti pour la réanimer. Passé ce délai, la survivante n’aura plus aucune occasion de revenir à la vie, et fera perdre au duo une précieuse vie.

Ces vies, maximum trois, permettent donc de ressusciter suite à trois morts conjointes de nos sœurs. Vous aurez la possibilité de récupérer des vies via des bornes à activer à deux, disséminées un peu partout dans les niveaux.

Une très bonne idée, rendant parfois le jeu un peu trop facile quand il suffit de se réanimer à tour du rôle.

RÉALISATION : « Youngblood » hérite de « The new colossus », et s’avère visuellement très agréable.
Le fait que l’action ai lieu à Paris permet de renouveler la plastique du titre, de lui donner une autre couleur.

Cependant, on dénote tout de même une certaine répétition dans les environnements visités, du centre de détention au petit Berlin, en passant par le boulevard de la victoire.

Typiquement, des façades d’immeubles Haussmannien, à l’exception d’un quartier dortoir.

Les zones dédiées aux frères seront plus dans la verticalité, avec parfois une petite redondance dans les lieux côtoyés (et plus précisément les halls).

Mais rien de bien méchant, car tous bénéficient d’un level design impressionnant, fort de la collaboration des studios MachineGames avec Arkane, les « dieuxveloppéeurs » des Dishonored.

Nos petits français insufflent donc à « Youngblood » ce qui manquait cruellement à « The New Colossus » : un level design digne de ce nom, permettant de la jouer en verticalité, de profiter des certains pans de l’architecture pour se glisser ou éviter une menace trop conséquente, et ainsi profiter pleinement de l’optique infiltration proposée par le titre.

Côté audio, le titre s’autorise de l’excentricité en jouant sur l’uchronie : des titres volontairement kitch aux sonorités 80 avec accent allemand pour les musiques secondaires, tandis que le score principal envoie du lourd, comme par le passé. Une très très bonne surprise.

DURÉE DE VIE : Le level design complexe, ouvert, permet d’éviter une trop grande monotonie liée à de possibles aller-retours dans des zones déjà visitées. Certaines zones étant bloquées au début, et nécessitant le bon arsenal pour ouvrir telle ou telle porte (comme dans un MetroidVania), vous trouverez toujours un emplacement que vous n’aurez pas visité.

En ligne droite, le statut de « Youngblood » en tant que spin-off standalone a une durée de vie plus condensée que ses grands frères à la carrure d’un AAA (il peut se boucler très vite vu le nombre de niveaux et de tâches principales à accomplir).

Mais si vous adhérez à la formule, si vous avez envie de récupérer tous les collectibles du jeu (des cassettes audio en passant les les VHS, les lunettes 3D…), et que vous souhaitez en plus finir les missions secondaires, et bien vous allez vite monter dans les heures.

A savoir que suite à sa sortie, une mise à jour renforce le titre de deux zones supplémentaires, ainsi qu’une chasse aux trésors.

Comptez donc environ 40 heures pour faire un 100%, ce qui est excellent pour un jeu dit mineur.

INTÉRÊT : « Youngblood » est malheureusement le vilain petit canard des Wolfenstein, car son orientation a de quoi perturber les puristes, alors que finalement, les bases même du gameplay sont identiques.

C’est nerveux, les armes font mal, c’est bourrin, décomplexé avec toujours cette petite touche d’humour décalé, et surtout, c’est techniquement solide.

L’aspect coop pouvait faire craindre le pire pour les joueurs solitaires, avec le stress de se retrouver avec une I.A. bancale troublant le bon déroulement d’une séance de jeu.

Qu’ils soient rassurés, en solo le titre est hautement jouable, et l’intégration d’une sœur au combat brise en quelque sorte la monotonie avec quelques répliques dans la lignée du géniteur, et côté difficulté, votre jumelle sait se faire petite, voire parfois un peu trop. Vous aurez la priorité sur les grosses cibles, et elle n’interfèrera que très peu, à quelques détails près.

Ces détails seront anecdotiques, comme sa volonté de vous passer devant alors que vous snipez depuis un poste stratégique, ou plus rarement en s’agitant devant vous sans son camouflage optique lors d’une infiltration, et permettant alors aux « Kommandants » (ces petits enfoirés présents à des emplacements stratégiques) de sonner l’alarme et d’appeler des renforts.

Tant qu’on est dans les griefs, on peut blâmer les parties situées dans les égouts, permettant une jonction entre plusieurs zones. Ces endroits peu éclairés et cloisonnés ne permettent pas une trop grande liberté d’action (allumez votre lampe torche, et on vous repère à 10 km, comme sur route meusienne).

Non seulement ces zones sont trop similaires d’une à l’autre, mais l’agencement très pauvre en fait des moments peu convaincants, desquels on préfère s’extraire au plus vite.

Si au moins on avait eu droit à des grottes, des passages souterrains, une extension des catacombes ou des rames de métro, on aurait eu une bien plus grande variété.

Cela n’empêche pas « Youngblood » d’avoir d’excellents moments, d’être un vrai show pyrotechnique quand vous faites parler la poudre ou le désormais célèbre DieselKraftwerk. Fun en solo ou à deux, il renoue avec les précédents titres en insufflant une consonnance RPG très bien gérée.

Victime d’un matraquage, ou plutôt un lynchage presse et public parfois non justifié, il convient de le recontextualiser, et surtout d’y jeter un œil pour les personnes aimant la licence, l’aspect exploration bénéficiant du savoir faire d’excellents développeurs.

Le jeu n’est certes pas parfait, pourra être redondant si on l’aborde sous un certain angle, mais se révèle être d’une richesse insoupçonnée si on prend le temps de lui laisser une chance, et d’exploiter tout ce qui est mis à notre disposition.

en fait, un mot revient pour bien définir l’expérience promise avec ce volet : la liberté. Une liberté de commencer par où on veut, d’opter pour le style qu’on veut, de se trimbaler comme bon nous semble dans les niveaux, d’opter pour les améliorations qui nous boosterons en fonction de notre choix d’approche, etc. Une liberté chère, qu’il est bon de prendre en compte, à l’heure où d’autres licences vous imposent des choix parfois contestés. Mais si on fait un petit effort, qu’on prend le temps de voir ce que le titre a dans le ventre, qu’il possède des qualités indéniables (et des points qui pourront bien évidemment ne pas plaire), alors on peut constater qu’il a un peu été sacrifié lors de sa sortie.

Le jeu est en quelque sorte un petit diamant brut qui ne demande qu’à être taillé. Souhaitons que certains points adoptés ici soient conservés pour un possible Wolfenstein 3…

15.5/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Hitman [2016]

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INTRIGUE : L’agent 47 repart pour de nouveaux contrats commandités par l’ICA, en contact avec Diana, son agent de liaison. Il va devoir faire ses preuves lors d’un test, puis va être envoyés à différents endroits du globe pour assassiner au minimum deux cibles à chaque fois, le tout saupoudré de consipration, d’une menace d’un nouvel ordre…

GAMEPLAY : depuis le tout premier « Hitman », la saga a bien évolué, et la dernière trilogie en date a su apporter quelques changements notoires dans son gameplay. Votre but reste toujours le même : assassiner une ou plusieurs cibles, très souvent protégées ou situées dans des endroits bien gardés.

En tant qu’as de l’infiltration, à vous de trouver le bon déguisement pour berner la sécurité, vous infiltrer par des voies secondaires, et tuer votre cible soit de manuelle traditionnelle, soit en prétextant un accident.

Chaque début de mission se prépare avec votre inventaire, limité mais extensible via des caches d’armes dans le niveau, votre costume de base, et le point d’accès.

Tous ces aspects sont fortement limités au début, vous n’aurez pas trop de choix, mais après avoir fini un niveau, vous serez gratifié en fonction de votre score de nouvelles possibilités, armes, gadgets, etc…

Si Diana vous parle de temps en temps et vous tient à jour avec la situation, vous aurez à votre disposition un excellent atout: l’instinct. ce dernier vous permet de cerner les présences hostiles à travers les murs, de repérer l’emplacement de votre cible, mais aussi tous les éléments susceptibles de vous aider, comme les armes de fortune, les caisses pour cacher les corps, etc.

RÉALISATION : Ce qui étonne à chaque fois avec les « Hitman », c’est comment on est passé d’un titre classique de l’infiltration (avec cette référence qu’est « Hitman 2: Silent Assassin ») à un titre bac à sable, d’immenses niveaux où la foule impressionne.

Le titre est très propre, encore aujourd’hui il fait son petit effet, mais dès qu’arrive une foule, on est fasciné par ce nombre impressionnant de sprites rendant vivant le titre, bien plus que la plupart. C’est très vivant, ça fourmille de détails, et le niveau à Paris est juste sublime.

Côté ambiance sonore, pas de localisation française, ce qui est un peu dommage, et autre bémol, Jesper Kyd, petit prestige et compositeur attitré de la licence, n’est pas présent, remplacé par Niels Bye Nielsen. Si l’univers des deux compositeurs est proche, l’absence de Kyd se fait sentir.

DURÉE DE VIE : 7 niveaux, cela peut sembler court, mais l’essence même de ce « Hitman » est la faculté à aborder chaque nouveau avec une nouvelle approche, appuyée par un score vous permettant de débloquer plusieurs items à chaque fois. En ligne droite, il vous faudra 10 heures pour en faire le tour. La durée de vie devient alors exponentielle à votre désir de tester plusieurs approches sur chaque niveau, et/ou de débloquer votre arsenal.

INTÉRÊT : Si on devait dresser un bilan du genre Infiltration dans le monde vidéoludique, on pourrait dresser comme constat qu’une seule licence est encore active, celle d’Hitman. Son alter ego Sam Fisher ne donne plus signe de vie.

Mais nos deux hommes ne concourrent plus totalement dans la même catégorie.

Hitman, au fil du temps, s’apparente bien plus à un jeu d’aventures qu’à un jeu d’action, où la résolution d’un contrat passera par un bon timing et les bons accessoires.

Bien sûr, il est possible de se la jouer plus violente, car le titre propose tout de même un arsenal, des techniques spécifiques à une approche létale.

Mais cela est moins gratifiant, et surtout plus complexe, avec l’adjonction de la foule, un élément présent depuis quelques volets, un argument technique qui fait son effet, mais inhibe le titre d’un vrai potentiel furtif, dans le sens de ne pas s’appuyer sur un déguisement autr que celui d’un ninja.

Pour faire simple, si vous aimez chercher les trappes, les conduits vous permettant de passer au dessus d’une foule, d’exploiter l’obscurité pour berner vos cibles, et bien « Hitman » n’a plus vraiment adopté ce style.

Et se la jouer comme Sam, surtout dans un des derniers niveaux, reste possible, mais ardu et nécessitant tout de même le recours aux déguisements, preuve que le titre impose tout de même une certaine voie.

On aurait aimé, comme nouveaux axes de gameplay, se voir proposer un gameplay bien plus dense et complexe, pouvoir trimbaler une arme lourde sur les toits à la recherche de sa cible, s’infiltrer sans jamais se faire repérer pour collecter des informations.

« Hitman » est un très bon bac à sables, mais pouvait encore améliorer sa recete, quitte à empiéter chez ses homologues, trop discrets en ce moment.

De quoi satisfaire tout le monde, trouver son propre style. Cela reste néanmoins un très bon jeu, mais il pourra procurer chez certaines personnes, ce sentiment de frustration quant à se prendre pour un vrai agent de terrain, et non pas un Arturo Brachetti cantonné à lancer des lustres sur deux bourgeois.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Gears 5

INTRIGUE : Une nouvelle génération de Gears avait pris la relève, face à la menace perpétuelle des Locustes. Kait Diaz, jeune recrue, part en quête de vérité la concernant, sur sa mère qui semble être liée à la menace actuelle. Accompagnée de Del, puis d’autres Gears, ils vont percer le mystère la concernant et aussi activer le Rayon de l’Aube seule arme capable de mettre un terme à cette guerre.

GAMEPLAY : Gears 5 reste du Gears, et on retrouve exactement d’un volet à un autre les mêmes mécaniques : se couvrir, tirer dans le tas, avancer…

Cette fois, les choses sont quelque peu différentes. Nous avons tout d’abord un droïde de combat à nos côtés (Jack), un bon élément capable de ramener des armes et des munitions, scanner la zone, renforcer l’équipe, et aussi intervenir de façon létale avec quelques armes améliorables. Il vous suffira pour cela de trouver des pièces, et d’en collecter assez pour débloquer telle fonctionnalité, celles de base se débloquant durant l’intrigue.

Ensuite, sur ces 4 actes, 2 se déroulent dans un environnement semi-ouvert, où vous utiliserez le Skiff, une sorte de voilier à ski pour vous déplacer entre les différents points d’intérêts, des principaux aux secondaires. Une façon de couper la linéarité habituelle estampillée Gears.

RÉALISATION : « Gears 5 » est annoncé comme un des plus beaux jeux sur la console de Microsoft, mais sur PC, il reste dans une bonne moyenne.

Si la modélisation des personnages est bluffante, avec des cinématiques qui vous donnent des baffes, pour ce qui est des décors, c’est nettement plus classique, surtout durant le premier et le dernier acte.

L’acte 2 par contre propose de jolis passages, notamment avec ces effets de lumière et cette glace réaliste.

L’acte 3 est sympa, rappelle un peu « Spec Ops : The line », et s’avère plus concluant durant les phases en intérieur (le hangar, nom de Zeus!!!) qu’en extérieur, où la prédominance rouge n’excite guère les yeux.

Les musiques ne sont pas vraiment la force de ce titre, c’est du classique de chez classique, de quoi orchestrer dynamiquement les combats ou les moments cruciaux. Par contre, la localisation française est un petit bijou : des voix pro, on retrouve les doubleurs d’époque, et Marcus a toujours cette voix à vous foutre les poils (avec encore plus de graves).

DURÉE DE VIE : Il faut compter environ 21 heures pour venir à bout de l’aventure en solo. Une très honnête durée de vie qui ‘explique par l’ajout de quêtes secondaires durant les actes 2 & 3, une plus grande liberté, une volonté de fouiller le moindre recoin pour améliorer Jack, et quelques passages à vous arracher les cheveux (la matriarche BORDEL!!!!!). Ce titre a un petit goût non déplaisant qui sous-entend une deuxième tournée dans un futur plus ou moins lointain.

INTÉRÊT : Sur PC, suivre les Gears était compliqué : Microsoft nous a donné l’eau à la bouche avec le premier, et puis plus grand chose, des exclus console pour timidement revenir sur PC avec le quatrième volet, seulement disponible sur leur store, et avec ce volet, qu’on peut heureusement trouver sur Steam.

L’occasion de voir comment la licence a évolué. Si le gameplay n’a pas changé des masses, on apprécie de voir un titre plus chatoyant, plus coloré, techniquement abouti même si certains décors pouvaient être encore meilleurs, car on oscille parfois entre l’impressionnant et le classique (ces fameux couloirs de base abandonnée).

Les locustes donnent toujours autant de fil à retordre, les nouvelles venues comme la vigie ont de quoi vous faire suer, et certains boss sont magnifiques, à l’image de cette matriarche, un des meilleurs boss, mais aussi un des plus frustrants (un simple contact avec elle et c’est couic!!!).

« Gears 5 » offre plus de variété dans ses décors, dans ses environnements (de la ville aux plaines enneigées, au désert pour finir dans des ruines).

On ne s’ennuie pas un instant, on apprécie de revoir Marcus, mister Badass siouplé, et Kait Diaz est un personnage très charismatique, un personnage féminin réussissant à s’affirmer dans cette équipe gonflée aux stéroïdes et à la testostérone.

Si l’aventure semble toujours aussi kitch, avec nos soldats et leurs bras de 80 centimètres de diamètres, la fluidité de l’ensemble et ses mécaniques en font un excellent défouloir, un très bon cover-shooter qui a su évoluer doucement pour passer le temps. Alors, il faudra attendre combien de temps pour botter définitivement le cul des Locustes cette fois?

16.5/20

JeuxVideo.com

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