[PC]METRO 2033

Metro

Comme on a pu le lire un peu partout, « Metro 2033 » n’a pas grand chose à voir avec les « S.T.A.L.K.E.R. », si ce n’est l’inspiration, THQ, les décors post-apocalyptiques, et les militaires suréquipés.
Et fait, on est ici devant un FPS très linéaire, purgé de tout aspect RPG. La déception peut être aux rendez-vous pour certains, mais après avoir tâté le joujou, on constate que ce titre mérite de figurer dans les FPS les plus aboutis de la cuvée 2010.

Vous incarnez Artyom, un survivant de l’Apocalypse, qui a réduit la surface de la Terre en un immense désert glacé. Vous et vous homologues êtes donc confinés dans les galeries souterraines du métro russe, en l’an 2033. Comme si survivre à ces conditions météo n’étaient déjà pas compliquées, des factions ennemies et autres créatures mutantes vous venir vous harceler.
Voici comment on plante les bases d’un FPS qui s’annonce sombre, glauque, misant tout sur une ambiance étouffante.

Et de l’étouffement, vous allez en bouffer : récupérer des filtres pour gagner quelques minutes d’air lors des sorties en extérieur, votre dynamo à recharger pour alimenter votre lampe et vos NVG, l’étouffement est le maître mot de cette aventure, qui vire vers le survival-horror quand vous serez acculé dans un couloir, plongé dans l’obscurité, des râles glauques se rapprochant de vous…et manque de vol, il ne vous reste que 5 cartouches.

Car le manque de munitions peut aussi se faire sentir. D’une part car elles ne sont pas trouvables facilement (quelques unes sur les cadavres, d’autres dans des caisses à l’écart), mais surtout car elles représentent votre principale monnaie d’échange, pour acheter vivres (soins, filtres) ou armes plus puissantes. De deux natures, les balles HQ et les autres qui ne valent pas grand chose, vous pourrez passez de l’une vers l’autre pour dessouder vos ennemis (moyennant des dégâts plus ou moins conséquents) ou troquer pour faire le plein (sacrifier une balle de qualité pour en récupérer 3 de moindre).

L’arsenal étant assez vaste, vous pourrez vous passer des balles pour utiliser des munitions rares et originales, comme les billes d’acier ou les flèches. Si elles apportent un avantage indéniable niveau discrétion, il faudra prendre en compte le rechargement de l’arme, bien plus long qu’une arme conventionnelle.

A vous donc de faire le bon choix des armes, des munitions, en fonction de votre style de jeu. Car vous pourrez opter pour la discrétion si le contexte le permet (des phases souterraines contre des factions ennemies où il faudra surveiller votre exposition à l’éclairage ambiant, comme dans « Splinter Cell » ) et ainsi économiser des balles en évitant des combats perdus d’avance, ou foncer dans le tas, ce qui sera inévitable une fois en surface, peuplée de créatures à l’ouïe et l’odorat sur-développés (et accessoirement scriptées avec IA « moivoismoifoncedessus »). En parlant de l’IA, il est quand même regrettable de voir qu’un soldat meure plus facilement si l’alarme n’a pas sonné qu’en état d’alerte : l’adrénaline a des vertus, mais de là à faire office de gilet pare-balle…

Deux gameplay opposés, pour un titre riche, qui propose donc deux approches stressantes : réussir une infiltration dans les règles de l’art (aucune alarme enclenchée), et survivre au bestiaire local.
Mais cette diversité est-elle bien insufflée dans le titre? Concrètement oui, on n’est pas déstabilisé, cela va dans le sens de l’histoire, mais on aurait souhaité si possible éviter l’affrontement avec les démons (les gargouilles dominant le monde extérieur) en se la jouant finesse, et pas pleutre.

Techniquement, « Metro 2033 » est mi figue mi raisin : l’ambiance intérieure et certains décors vous laissent pantois (comme l’arrivée au bâtiment D6), bénéficiant d’un souci du détail, d’une profondeur de champ, et d’une ambiance parfaitement retranscrite. Idem pour les camps, où les survivants s’organisent comme ils le peuvent, généralement autour d’un feu offrant clarté et chaleur. L’immersion dans les bas fonds est immédiate, avec une ambiance sonore en adéquation. De plus les phases d’infiltration vous permettent quelques petites libertés de déplacement sur certaines cartes (passer furtivement par la gauche ou par la droite, mais aussi par le plafond ou des sous-bassements). En extérieur, tout est linéarité, morose, avec des textures qui ne sont pas vraiment reluisantes.
Tant qu’on en est aux reproches, on pourra aussi critiquer le design des PNJ, pas vraiment convaincant. la traduction française est de bonne qualité, les voix ne sont cependant pas assez variées.

Pour résumer, si vous avez aimé « Doom 3 » pour sa flippe dans de longues coursives obscures, si vous aimez « Splinter Cell » pour l’infiltration (somme toute relative), vous risquez fort d’apprécier « Metro 2033 », qui fera sans doute partie des meilleurs FPS sortis en 2010.

15/20

Fiche Jeuxvideo.com

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[PC]ALIENS VS PREDATOR

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Une licence comme AVP vaut de l’or, et n’a pas forcément eu ses lettres de noblesse sur grand écran, mais ses précédentes adaptations vidéo-ludiques étaient pour la plupart de bonne facture. On se souvient du beat them all de Capcom, bon petit défouloir, mais surtout d' »Alien Vs Predator » 2, signé Monolith, qui réussissait la prouesse d’offrir un titre homogène avec trois gameplay différents (comme son prédécesseur), mais aussi une ambiance oppressante et un rythme tendu. Un véritable petit bijou qui reste encore d’actualité.

Hélas, ce n’est plus Monolith qui signe ce nouveau volet, mais les petits gars de chez Rebellion, déjà auteurs du premier AVP.
En finissant leur dernière production, on ne peut que ressentir une légère déception. Le titre n’est pas mauvais, c’est même un FPS correct, distrayant, mais il est bien loin des attentes des fans.

Le jeu se présente toujours sous le même angle, vous incarnez soit un marine, soit un Predator, soit un alien. Il est possible de commencer avec n’importe quelle race et une fois une mission achevée, de passer à un autre protagoniste. Il est bien sûr plus aisé de rester avec le même personnage, histoire de pouvoir suivre le scénario, mais aussi de conserver le gameplay propre à chaque espèce.

Car si le marine vous propose une séquence grosse flippe avec bébète qui sortent de tous les coins, les deux autres vous imposent l’infiltration et la stratégie afin de sauver vos fesses de xénomorphe. Cela coule de source tant le Predator et son arsenal est un vrai chasseur qui sait se camoufler dans l’environnement, tandis que l’Alien se la jouera perfide en exploitant les zones d’ombres, tout en sabotant les installations humaines. Étant l’espèce la plus fragile (mais ayant en contrepartie une santé qui s’auto-régénère), elle devra faire preuve de prudence et abuser des Instant Kills.

Ces fameuses instant kills sont réservées aux chasseurs, donc à nos deux E.T. préférés. Il leur est possible de tuer leur proie sans avoir à les combattre, le but étant de tenter une approche furtive pour se glisser dans le dos de votre ennemi, de cliquer sur la touche idoine, et de voir sous vos jolis petits yeux une cinématique de mise à mort bien gore.

Le marine, lui, n’aura pas cette possibilité : il devra faire avec son détecteur de mouvements, l’avertissant de la provenance de la menace. Il aura en revanche un arsenal conséquent, du fameux M40 à impulsion, au cribleur, en passant par un fusil sniper capable de détecter ses proie dans le décor. C’est bien évidemment la campagne la plus scriptée, la plus flippante (toute proportion gardée), et la plus longue, même si sa durée de vie n’excède pas les 4 heures de jeu (les deux autres se cantonnant à 3 heures).

D’un pur point de vue technique, le titre n’est pas vraiment joli : textures approximatives, décors répétitifs (surtout repris dans les différentes campagnes, ce qui donne l’impression de refaire le même titre 3 fois d’affiliée avec un simple changement de gameplay) ou encore des modélisations qui laissent parfois perplexe.
Il souffre aussi de grosses lacunes d’un point de vue ergonomie : le marine ne peut pas s’accroupir, chose insensée dans un FPS actuel, alors que cette possibilité est nécessaire lors de combats contre des gardes synthétiques.
En outre, il reste maladroit sur sa mise en scène : certains effets sont vraiment prévisibles, et on n’est jamais oppressé comme on pouvait l’être sur un titre comme « Doom 3 ».
Mais un énorme reproche vient de l’alchimie entre les différentes races : le marine se cantonnera à de l’alien sous toutes ses formes, et ne devra faire face au Predator que dans quelques sporadiques séquences (histoire de dire on l’a fait), alors qu’on pouvait s’attendre à des combats de longue hal(i)eine, dignes du film de McTiernan.

Ces nombreux défauts, qui n’empêchent pas le titre d’avoir un potentiel sympathique, font de cet « Aliens Versus Predator » un énième FPS, frôlant l’opportunisme d’une licence juteuse. Prions simplement pour que le prochain volet soit confié de nouveau à Monolith, qui a prouvé avec une licence comme F.E.A.R., qu’ils savaient gérer l’action et l’ambiance, sans que l’un soit au détriment de l’autre.
12/20

Fiche Jeuxvideo.com

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[PC]Project IGI

Depuis le temps que je devais écrire une chtite bafouille sur mon jeu de chevet, celui qu’on a plaisir à se faire un fois chaque année…

Pour l’ anecdote, « Project IGI » est un FPS développé par Innerloop Studios, qui aura droit à une suite : « IGI-2 Covert Strike ». Ce sera d’ailleurs le dernier jeu de ce studio, ce qui éliminera toute chance de voir un troisième volet.

L’histoire est simple : vous incarnez David L. Jones, un agent spécial surentrainé, dont la mission sera de mettre un terme à un trafic d’arme, chaperonné par un certain Priboï. Le scénario s’affinera pour proposer une intrigue un peu plus complexe (c’est pas non plus du Clancy), donnant l’occasion de voir du terrain.

Et c’est justement là la force d’ IGI : son moteur graphique étant celui d’un simulateur de vol, la distance de vue est impressionnante…à l’époque, mais encore aujourd’hui, soit près de 10 ans après sa sortie.

Sur les 14 niveaux qui composent le jeu, 13 vous expédient dans des décors qui s’étendent à perte de vue, et qu’il est possible de visiter comme bon vous semble. Cela nous change de « Bad company 2 » qui ne vous laisse même pas faire une petite promenade dans ces décors, sous peine de passer l’arme à gauche (FUUUUUCCCKKKKK).

A vous donc les aventures champêtres en pleine zone montagneuse de l’U.R.S.S., que ce soit dans des décors enneigés,   aux abords d’un centrale nucléaire sous un coucher de soleil magnifique, ou sous la pluie aux environs d’une base aérienne. Un panel graphique étendu, sublimé par un environnement sonore très riche,  une restitution du blizzard qui vous frigorifie ou encore les bruits environnants qui vous immergent illico.

L’ambiance musicale est aussi assurée avec des thèmes inspirés, qui accentuent l’ambiance oppressante quand vous vous retrouvez seul au beau milieu de nul part. Jamais gonflant, ils sont du genre à se laisser écouter en boucle sans vouloir  à tout moment baisser leur volume.

Ici, vous pouvez aller où bon vous semble, et ainsi attaquer vos objectifs comme vous le souhaitez. Ces derniers se résumerons pour la plupart à de l’infiltration, de l’activation d’items, de la récupération d’infos. Attaquer un base peut se faire par le point cardinal qui vous chante.

Une fois vos objectifs connus, il est de judicieux de se munir de ses jumelles, et de faire un tour d’horizon. Ciblage des ennemis, repérage des caméras : un peu de stratégie pour s’infiltrer comme tout bon espion sans avoir une armée sur le dos.

De ce côté, il faut pas non plus avoir trop peur : l’ IA du jeu est sans doute ce qui a été le plus souvent décrié par la presse et le public. Cons comme des balais, vos ennemis ne réagissent pas quand un des leurs git sur le sol. pire encore, à certains endroits, si vous avez le malheur d’activer une alarme, ce sont des vagues infinies d’ennemis qui vont vous tomber sur la gueule (il m’a fallu du temps pour m’en rendre compte FUUUUUUCCCKKK bis ).

Votre équipement est assez complet : outre vos jumelles à fort zoom optique qui ciblent vos ennemis, vous aurez une carte de la zone, avec possibilité là aussi de zoomer, repérer vos adversaires représentés par des triangles rouges et autres caméras de surveillance. Côté létal, on passe du Glock standard au MP5 sd, à la Dragunov équipée d’un réducteur au Jackhammer qui fait des ravages, sans oublier le couteau John Rambo.

La Dragunov est l’arme de prédilection, « IGI » proposant des cartes propices au snipe, le but étant de trouver le meilleur angle pour faire un carton plein. Petite astuce du jeu, il est aussi possible de sniper à l’Ak47, en utilisant les jumelles (jusqu’à 80 mètres d’efficacité, la balistique n’étant pas gérée par le soft).   Autre astuce : vos tirs peuvent percer la plupart des matériaux, comme le bois : il est alors facile de se débarrasser d’un ennemi sans être aperçu. A ce sujet, vous pourrez aussi vous penchez à gauche, à droite, mais aussi en hauteur si vous êtes accroupi. Du lean bien intégré pour éviter bien des désagréments en sortant d’un couloir

De petits avantages car le jeu ne dispose pas de sauvegarde : vous devez finir chaque niveau d’une traite, en espérant avoir survécu aux patrouilles, aux tanks, aux hélicos qui ne feront qu’une seule bouchée de vous une fois repéré. Une mission d’ailleurs aura de quoi mettre vos nerfs à rude épreuve : privé de tout matériel logisitique, vous allez devoir vous frayer un chemin jusqu’à la base environnante pour le récupérer. Seule votre partenaire Anya, derrière son PC bien au chaud, vous donnera des indications pour éviter une mort certaine. Mais même là, il vous est possible d’opter pour plusieurs chemins, les scripts ne vous bouffant pas l’expérience par leur profusion comme dans un « Modern Warfare », certes joli mais ultra dirigiste à mort.

Encore maintenant, je découvre des subtilités dans ce jeu, même après l’avoir bouclé plus d’un dizaine de fois : des passages alternatifs, de l’équipement à se procurer dans un hangar, des moyens de passer discrètement sans éveiller les soupçons.

Beaucoup de défauts seront corrigés dans « IGI-2 Covert Strike » : l’IA sera cette fois redoutable, il sera possible de sauvegarder (de façon limitée) ses exploits dans un niveau, et un mode multijoueur fera son apparition. Néanmoins, « Project IGI » est pour moi un des meilleurs FPS, qui prône fièrement a côté de mon autre coup de cœur : « No One Lives Forever ».

Wiki Project IGI

Une petite video de ce que donne le jeu :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=u4m_uwt_R5U[/youtube]

Jeux offrant une expérience similaire :

– « IGI-2 Covert Strike »

– « Chrome »

– « Chrome Specforce »

– « Specnaz Project Wolf »

– « Delta Force Black Hawk Down »

– « Codename Outbreak »

…et bien évidemment tous les titres plus orientés simulation, comme les « Operation Flashpoint » ou « ARMA ».

« Project IGI » est disponible à prix réduit, il était aussi disponible chez feu GOG (Tel un Phoenix, GOG renait de ses cendres… YIPIKAIE!!!).

[PC]BATTLEFIELD : BAD COMPANY 2

Si le premier volet n’est pas sorti sur nos PC, EA s’est rattrapé en sortant la suite des aventures de ces 4 bidasses, qui vont sauver le monde à eux tout seuls. Tandis que « Call Of Duty Modern Warfare » règne en maître sur le FPS ambiance moderne avec un premier degré parfois limite, « BattleField : Bad company » lui privilégie l’humour bon enfant, avec ces 4 charlots qui ne peuvent à aucun moment garder leur sérieux.

EA souhaitant faire de l’ombre à Activision, ils ont vu les choses en grand. Tout d’abord, les deux modes de jeux (solo et multi) sont développés indépendamment. C’est DICE qui se charge du multi, pour un résultat archi encensé. Pour le solo, c’est par contre moins glorieux.

Déjà d’un point de vue technique, où Bad Company est capable de vous projeter des décors grandioses, avec des effets superbes à certains moments. Mais la plupart du temps, vos escapades vous mèneront dans des endroits où les habitations se limitent à 4 murs sans aucun mobilier. Un vide apparent, quand son confrère donne dans le détail ultra poussé (cf les villas de « Modern Warfare 2 »).

Ensuite, les missions sont guère moins longues que son homologue, et la campagne complète sera torchée en moins de 7 heures, en comprenant la recherche de secrets ou d’armes.

Fort heureusement, le titre est moins linéaire que celui d’Activision. Il est possible de conduire des véhicules, sans que cela ne donne dans le rail shooting. Il est même possible de se promener ou bon vous semble, ou presque, car si les cartes sont vastes, vous subirez une pénalité pour toute sortie trop éloignée de votre objectif (ce qui aura pour conséquence de déclencher un compteur de 10 secondes dont on vous laisse deviner la finalité).

Les combats sont par contre enivrants : comme vous pouvez quasiment tout détruire au niveau décor (ce qui explique parfois cette certaine pauvreté énoncée auparavant), ce qui peut énormément jouer en votre faveur, en plus du côté grand spectacle que cela apporte.

Le feeling des armes et bon, et certaines scènes sont vraiment bien conçues, comme celle où vous devrez utiliser le bruit de la foudre pour sniper des ennemis au loin sans attirer l’attention.

On pourrait conclure que « Bad Company 2 » vaut surtout pour son multi, sa campagne solo étant sympathique, sans plus. Ce titre s’avère néanmoins une valeur sûre dans le genre FPS.
14/20

Fiche Jeuxvideo.com

[PC]NECROVISION

La première guerre mondiale est un contexte historique peu exploité dans le monde vidéoludique. C’est pour cela que quand Farm51, déjà derrière la franchise Painkiller, parlent d’un FPS original basé sur cette période, on ne peut que rester sceptiques.

« Necrovision » vous met donc dans la peau d’un soldat allié qui va connaître les horreurs de la guerre, à commencer par ces tranchées putrides pas loin de Verdun.

Mais l’aspect historique va très vite être relégué au placard quand un facteur surnaturel va faire son entrée, avec des ennemis zombifiés, des spectres flottants dans le ciel, ou encore des colosses vampires de 3 mètres de haut.
Vous l’aurez compris, on va vite passer à du Z qui tâche dans ce jeu, et ce n’est pas ce doublage français pitoyable qui va supprimer cette ambiance Zédèsque.

Mais quoi qu’il en soit, au bout de quelques minutes, on s’amuse dans « Necrovision ». Ceux comme moi qui avaient été déçu par la démo peuvent se jeter sur le jeu, le petit bout de carte employé étant peu révélateur de la qualité globale du titre.
Il faudra par contre faire fi d’une réalisation approximative : si le level et le chara design sont réussi, le FOV et l’abus de flou rendent le titre pas vraiment aguicheur aux premiers abords. Fort heureusement, ce syndrome disparaît rapidement, et on s’extasie parfois sur l’architecture de certains plans, notamment dans sa seconde partie.

Car « Necrovision » se scinde en deux : une première partie correcte où vous allez déambuler dans des couloirs sinueux infestés de monstre, comme dans tout bon FPS linéaire scripté. Les développeurs se lâchent cependant dans la seconde partie avec des décors, des monstres démesurés, qui renvoient à « Painkiller ». Plus nerveuse, la seconde partie vous permettra aussi de donner pleine puissance à votre arsenal ultra complet.

Car pour une fois, vous n’allez pas jongler avec une dizaine d’armes. Vous aurez en votre possession un panel impressionnant d’arme de tir ou blanches, la possibilité comme dans « Duke Nukem » de donner de bons gros coups de pieds, de vous servir deux armes en même temps, d’exploiter la magie, ou encore de donner des coups de griffes à l’instar de Mr Krueger une fois le nécessaire en votre possession.

Toute cette richesse vous permet alors de trancher dans le lard, d’en découdre de moults façons. Laissez libre cours à votre instinct et libérer la bête sauvage qui sommeille en vous, pour une fois que le gameplay n’est pas étriqué. La conséquence directe de ceci est que le titre en devient trop facile,  hormis quelques défis annexes qui vous feront gagner des biens utiles une fois réussis.

Autre richesse, la possibilité de piloter un mecha ou un dragon (?!). Si cela s’avère parfois anecdotique, on apprécie ces petites ruptures pour tâter autre chose, bien intégrés en terme de prise en main cela va de soit.
Cerise sur le gâteau, le titre bénéficie d’une durée de vie conséquente, bien plus que la majorité des titres sortis récemment.
« Necrovision » est donc un indispensable dans la catégorie FPS, un titre singulier qui même imparfait, vous provoque des crises de jubilation intenses.
18/20

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