[PC]Rise Of The Triad (2013)

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INTRIGUE : Inutile de rechercher une quelconque intrigue, vous allez ici sélectionner votre soldat parmi plusieurs, et botter les fesses à un gourou voulant détruire le monde. L’occasion pour vous d’en découdre avec son armée, composée de soldats, de robots…et de magiciens O_o

GAMEPLAY : Rise of the Triad 2013 est le remake de son homonyme, qui à sa sortie en 1994 a failli s’appeler « Wolfenstein 2 ». Du coup, si vous connaissez le papy des FPS, ce ROTT n’en est qui version un poil améliorée, dont le remake ne fait qu’embellir la plastique pour conserver l’essence même du jeu, sur le frag et l’adresse, car les phases de plateformes à coup de bumpers sont légion. Si ROTT a tout du FPS classique se prostituant avec un peu de violence gratuite, il apporte deux-trois originalités, comme les ennemis qui au corps à corps vous volent vos armes, ou encore vous jettent un filet dessus pour vous stopper. Il faudra dans les deux cas avoir comme ultime recours votre arme blanche.

RÉALISATION : le remake permet bien évidemment de remettre le jeu au goût du jour d’un point de vue technique. C’est en partie réussi, car visuellement, ce n’est pas vraiment l’extase. On revient même quelques années en arrière par rapport aux productions actuelles, et les environnements ont trop tendance à se ressembler. l’animation des ennemis est risible, et on a cette gène constate de stopper sa course contre le moindre petit objet au sol, ce qui devient frustrant et pénalisant dans certaines portions du jeu.

DURÉE DE VIE : 4 chapitres, composés chacun de 4 à 5 niveaux, de quoi s’occuper une dizaine d’heures en prenant le temps de flâner pour trouver les secrets disséminés dans les cartes. La replay value est nulle, le multi sent le sapin, et heureusement que les quicksaves ont été installées (quand elles fonctionnent correctement), tant certains passages plateformes sont juste horripilants.

INTÉRÊT : l’intention était louable de remettre un vieux titre au goût du jour, mais le défaut vient en fait du matériau de base, du premier ROTT sorti en 1994, un FPS que j’ai trouvé personnellement chiant, surtout comparé à ses homologues (« Doom », « Duke Nukem », etc…). L’emballage ne sert pas à grand chose, tant le nombre d’ennemis est sporadique, en plus dotés d’une IA médiocre, et cette frustration de stopper net sa course contre un minuscule objet posé au sol.
Si on apprécie le level design, changeant de l’actuel tendance FPS couloir (avec la recherche des clés pour ouvrir certaines portes, des secrets bien placés), il n’arrive pas à nous faire oublier la certaine monotonie des niveaux. Le titre aurait pu être plus nerveux avec un nombre d’ennemis plus conséquent, un peu moins de phases de plateformes soûlantes.
En l’état il s’agit juste d’un FPS qui peine à passer le temps

07/20

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[PC]Metro : Last Light

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INTRIGUE : On retrouve Artyom, un ranger dans le métro russe, seul endroit permettant aux survivants d’un holocauste de vivre, la surface étant devenue radioactive, et peuplée de créatures mutantes avides de chair humaine. Artyom va cette fois devoir déjouer une conspiration qui risque de créer un conflit entre les différentes factions cohabitant dans le métro.

GAMEPLAY : « Metro : Last Light » est la digne suite de « Metro 2033 », et reste sur les acquis de son ainé. On est face à un FPS certes linéaire, avec un petit aspect survival horror, où l’infiltration est reine, enfin du moins face à des opposants humains. Face aux mutants, il faudra faire parler la poudre.
Les bases restent les mêmes : il faudra fouiller les recoins et les cadavres pour récolter munitions, soins, et balles, monnaie d’échange dans les hubs pour acheter armes, munitions, améliorations. L’aspect survival sera assuré avec la lampe torche à recharger, cette dernière ayant une durée de vie limitée, et il serait dommage de se retrouver plongé dans l’obscurité lors d’un affrontement avec des hurleurs, sorte de loups dopés. L’obscurité sera par contre votre alliée face aux humains, et votre montre (vous donnant l’heure en temps réel ou vous indiquant combien de temps tient le filtre de votre masque à gaz lors de vos sorties en plein air) vous indiquera comme dans « Splinter Cell » si vous êtes visible ou non.

RÉALISATION : « Metro Last Light est sans nul doute un des plus beaux jeux dernièrement sortis sur PC, comme jadis son prédécesseur. Textures fines, parfois photo-réalistes, jeux de lumières bluffants et adaptés au style, on se prend une belle claque dans les intérieurs sombres, mais aussi une fois dehors, avec cet environnement dévasté.
D’un point de vue sonore, l’immersion est aussi là, avec une bonne version française, des bruitages et environnements sonores travaillés.

DURÉE DE VIE : Comptez 25 heures de jeu pour boucler l’intrigue de base et quelques DLC, ce qui est une bonne durée de vie en comparaison de la moyenne. On reviendra sans doute dans l’aventure, car comme le premier, vos choix seront décisifs quant à la fin à obtenir. Et le plaisir étant là, la rejouabilité suivra.

INTÉRÊT : Même si on peut lui reprocher de proposer la même recette que « Metro 2033 », « Metro Last Light » est un excellent FPS, d’un point de vue technique, narratif, de l’immersion. Il ne prend pas ces joueurs pour des billes, et leur propose une vraie aventure, avec une immersion totale. On se sent investit par la mission des sombres, on vibre quant à notre histoire d’amour avec un personnage, et on stresse dès qu’on se retrouve seul à infiltrer une base ennemie. Les combats contre les créatures sont une nouvelle fois les moments les moins jouissifs, car on passe alors d’un style infiltration au survival horror, une autre forme de stress parfois frustrante (peu d’oxygène et donc fuite de couard). Quoi qu’il en soit, un des meilleurs FPS de 2013.

DLC : Dans tous les DLC disponibles, certains ajoutent des niveaux solos additionnels, comme le pack Chroniques, qui vous met dans la peau de personnages secondaires, et ainsi comprendre des évènements du jeu original. Parfois anecdotiques, ces niveaux ont au moins le mérite d’expliquer certains points de l’histoire, et de prolonger la durée de vie. Pas de quoi sauter au plafond non plus.
Le pack Faction souffle le chaud et le froid. la première mission n’est qu’un vulgaire rail shooting frustrant et gonflant, qu’on oublie très vite. Le second niveau est plus intéressant avec une carte à parcourir pour trouver des objets, à échanger contre de l’argent, pour acheter matériel et munitions. On débloque au fur et à mesure d’autres bouts de carte, avec nouveaux ennemis, dont certains vers la fin vraiment costauds. Le dernier niveau laisse place au snipe et à l’infiltration, assez sympa.

15.5/20

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[PC]Aliens : Colonial Marines

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INTRIGUE : l’intrigue de ce FPS se situe juste après la fin d’ « Aliens » de James Cameron. Une expédition composée de Marines va à la recherche du Sulaco et de ce qui reste de son équipage. Une fois sur place, les choses se compliquent car les xénomorphes ont envahi le vaisseau. Pire encore, nos Marines vont devoir retourner sur LV-426, planète où siège un étrange vaisseau d’où semble provenir l’invasion, pas loin d’une colonie de la Weyland, où toute forme de vie a été décimée…

GAMEPLAY : On reste dans le FPS ultra basique : moi vois (ou tente de voir), moi tue (sinon moi être tué). « Aliens : Colonial Marines » alterne entre les phases de stress (avec le fameux motion tracker qui vous signale une présence ennemie) et les phases de shoot contre des ennemis plus ou moins intelligents. L’originalité de ce titre est de vous proposer des ennemis humains, des mercenaires de la Weyland venus récupérer des échantillons de xénomorphes, avec pourquoi pas une reine mère en prime.
Face aux humains, on se retrouve à un clone de « Call Of Duty » dans l’espace. Vous serez rarement seul, avec toujours un équipier à vos côtés, ce qui en partie annihile toute tension.
Face aux aliens, on retrouve l’aspect flippant de la saga, avec ces créatures, des face huggers aux guerriers, qui déboulent de n’importe où, vous sautent dessus (avec du QTE pour se débarrasser de ces saloperies) ou vous prennent en sandwich.
Nouveauté bienvenue, mais hélas mal gérée, le titre tente une approche furtive, avec un niveau où vous retrouverez sans armes avec une belle gueule de porte bonheur à vos trousses. L’infiltration est purement anecdotique, il suffit de vite réagir, souder quelques portes et slalomer entre une nouvelle espèce aveugle, vous repérant au bruit.
Le titre propose une évolution basée sur l’expérience, avec des défis à réaliser (comme tuer deux ennemis d’un coup au fusil à pompes, en tuer 20 collés au plafond, etc…), des tags à collecter, des armes légendaires à récupérer, des enregistrements audio à écouter. Tout ce petit tralala vous permettra de passer au grade suivant, avec à la clé un point d’évolution par niveau passé, vous permettant d’améliorer votre armement de base. C’est plutôt nécessaire car vos armes de base ne sont pas vraiment précises, même avec l’iron sight.

RÉALISATION : il convient pour cette partie de revenir sur le développement chaotique de ce jeu vidéo exploitant une licence juteuse. Des contraintes liées aux délais, de la sous-traitance de la part de Gearbox, trop occupé à finir « Borderlands 2″…Le titre s’est fait démonté par la presse et le public, pour en faire une des plus grosses déceptions de 2013. Mais Gearbox n’a pas pour autant laissé le navire sombrer, et avec une salve de patchs allant jusqu’à 6 Go, on se retrouve quasiment avec un nouveau titre sous les yeux. Visuellement, on se retrouve avec des environnements travaillés, très fidèles au matériau de base (le Sulaco, LV426, Haldey’s Hope, le vaisseau du Space Jockey), de jolis effets de lumières. Seules quelques textures sont encore très basiques, mais dans l’ensemble, le rendu est plus que correct, avec parfois certains moments où on s’arrête pour contempler (celui des égouts et ses puits de lumière). La bande son est fabuleuse, elle reprend les thèmes d’ « Alien » et « Aliens » de façon admirable, prolongeant certaines scènes mythiques. De même pour les sons, des rafales du M41A, aux bips du motion tracker. Dommage que les doublages français soient cependant peu inspirés.

DURÉE DE VIE : Elle reste raisonnable, avec environ 12 heures de jeu, un mode multi facultatif, et l’envie de débloquer certains succès, voire de compléter certains défis. En l’état actuel du titre, il est fort probable qu’il fasse partie des titres pouvant facilement être rejoués.

INTÉRÊT : Testé à sa sortie, je l’aurai sans doute descendu comme bon nombre de personnes. Pour les fans comme moi du film originel (MON film culte), l’affront aurait pu être là. Mais voilà, avec ma politique de n’acheter les jeux qu’à partir d’un certain prix (ce qui laisse le temps aux patchs de corriger voire d’améliorer l’expérience), je ne peux juger que la version corrigée par Gearbox, et là, je suis tombé sous le charme, malgré ses nombreux défauts. Hormis le fait que d’autres titres comme « Alien Vs Predator » avaient su exploiter certains pans de la licence avec brio, je n’avais jamais retrouvé le feeling et l’ambiance propre à celle du film. « Aliens : Colonial Marines » est un prolongement direct du film (malgré certaines incohérences discutables), et bien évidemment du fan service, de belles références à « Alien », « Alien 3 » et même « Prometheus ». On pourra douter du fait de retrouver certains personnages mythiques, ce point étant vraiment facultatif. Mais le fait de vraiment pouvoir revêtir l’armure d’un Marine, marcher sur les pas de Ripley, de Newt, revivre des moments épiques en croisant la carcasse du Space Jockey, déambuler dans le Sulaco, faire face à la reine mère, oh putain, qu’est ce que c’est bon!!!
Il va s’en dire que ce ne sera pas le dernier jeu à exploiter l’univers d’Aliens. On espère juste que les prochains titres ne seront pas pris à la légère par des producteurs peu soucieux de la qualité, voulant sortir un titre à tout prix.

DLC : Un DLC prolonge la durée de vie du titre que quelques heures (entre 3 ou 4). Il s’agit de « Stasis Interrupted », soit 4 niveaux de jeu vous mettant dans la peau d’une femme colon sur le Legato, d’un autre membre d’équipage de ce vaisseau, d’un scientifique, et bien évidemment Hicks, cet addon permettant de savoir vraiment ce qui lui est arrivé avant LV426.
Ce DLC pue un peu l’opportunisme, car les environnements sont recyclés, aucune nouveauté majeure si ce n’est prolonger l’expérience et donner certaines explications. Franchement, tout ceci aurait pu être intégré dans le jeu de base, sous forme de niveau préquelle. Un investissement purement facultatif, durant les soldes par exemple.

16/20

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[PC]Medal of Honor : Warfighter

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INTRIGUE : Un menace plane sur le monde, les talibans ayant mis la main sur une matière explosive d’une puissance phénoménale. Le Tier 1 se charge de localiser les différentes têtes pensantes, afin de mettre un terme à des attentats pouvant toucher le monde entier. A noter que on nombre des missions du jeu sont inspirées de faits réels, qui vous ferons voyager un peu partout dans le monde, des Philippines avec ses pluies torrentielles à la Somalie, en passant par Dubaï et l’Europe de l’Est…Le jeu se veut comme un hommage aux membres du Tier 1, avec une approche les montrant comment ils tentent de concilier leurs activités et leur vie de famille.

GAMEPLAY : Comme les « Call of Duty », les « Medal of Honor » s’écartent du contexte de la seconde guerre mondiale pour une ambiance plus contemporaine, ici moins romancée par rapport au titre d’Activision. On retrouve du coup un gameplay 100% FPS, avec vraiment très peu de nouveautés ou innovations. Votre but consistera à parcourir des cartes très linéaires avec vos partenaires, tuer tout opposant, avec quelques scènes de rail shooting, un grand classique, mais quand même un belle nouveauté, les phases de conduite. On vous propose vraiment de conduire, juste ça, pas de tir par la fenêtre comme les aime Hollywood, mais des courses poursuites, des fuites, voire même et là c’est le plus original, de l’infiltration en véhicule, où vous devrez vous cacher et passer à travers des patrouilles. Des phases qui rappellent celles qu’on pourrait retrouver dans certaines adaptations de James Bond, qui proposaient aussi un mélange entre FPS et conduite.

RÉALISATION : Un petit coup de jeune avec l’utilisation du Frostbite 2, mis en valeur dans « Battlefield3 ». C’est certes moins beau que le titre précédemment cité, mais le résultat est quand même sympathique, et les effets de lumière font plaisir à voir. Par contre, si les textures des uniformes sont d’excellente qualité, proche du photoréalisme, les visages sont vraiment loupés (le pire reste à venir avec les cinématiques et la tronche des femmes et enfants des membres du Tier 1). Pour les décors, c’est pareil, un résultat mi-figue mi-raisin avec de beaux extérieurs regorgeant de détails, mais une fois à l’intérieur d’un bâtiment, c’est vide de chez vide. Les armes claquent bien, mais par contre vous ne vous souviendrez pas du score, trop commun pour nous marquer, contrairement à celui de « Call of Duty » par exemple, qui vous marque dès ses premières notes (ce putain de thème principal qui vous met le poil dès l’apparition du menu).

DURÉE DE VIE : 7 heures au grand max pour finir le solo, avec une difficulté à la ramasse, la faute à une IA qui ne vous propose pas vraiment de challenge. Un multi permet de croitre la durée de vie, et vous permet d’enfiler l’uniforme des meilleurs forces spéciales du monde, dont les SAS.

INTÉRÊT : « Medal of Honor : Warfighter » ne brille pas pour son solo, pas vraiment consistant et doté d’une intrigue trop brouillon, où on n’est jamais happé, captivé par ce qui se passe sous nos yeux. Il n’y aurait pas de scénario qu’on ne verrait pas la différence. Un FPS ultra classique, qui se démarque que par ses quelques phases de conduite. Le multi est anecdotique, et se fait vite dépasser par les autres canons du genre. La licence continue de s’enliser, et on peut être sceptique quant à un nouveau titre basé sur cette licence. Il serait peu être question non pas de revenir aux sources, mais peut-être tenter une approche moins courante, comme l’anticipation ou l’uchronie.

07/20

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[PC]SNIPER : GHOST WARRIOR 2

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INTRIGUE: Un virus mortel se retrouve sur le marché. Deux agents sont envoyés pour mettre un terme à la négociation. Un guetteur et un sniper, un duo spécialisé dans l’infiltration et l’assassinat…

GAMEPLAY : Pour cette suite, City Interactive a changé son fusil d’épaule pour un titre cette fois-ci totalement dédié au snipe. Fini les niveaux où on mitraillait à tout va, l’intégralité du gameplay vous impose le fusil pour des tirs de précision, voire un pistolet avec silencieux pour les rares phases d’infiltration en milieu confiné. De temps en temps, vous aurez des phases de tir imposées, où vous ne pourrez seulement orienter votre arme.
De nouveau, les conditions de tir sont issues de la réalité : prise en compte de la distance, du vent, afin d’adapter son tir et faire mouche. Dès les niveaux de difficulté les plus faibles, vous serez aidé par le point d’impact. Un niveau le plus dur, on retrouve les vraies sensations de snipe en jugeant nous même notre tir.
Le problème, c’est que on est une nouvelle fois trop aidé dans notre périple via notre guetteur, avec qui on garde toujours le contact, nous informant de toutes les cibles à descendre. Seules quelques passages vous laissent seul à guetter avec vos jumelles les positions adverses, et établir un stratégie d’élimination, tout en évitant d’avertir l’ennemi. Une autre fonctionnalité peut faire grincer les dents, comme ce pu[censuré] d’avertisseur sonore et visuel indiquant un soupçon ennemi quant à notre position. Cela enlève énormément de stress lors d’une tentative d’approche.

RÉALISATION : Le moteur Chrome a cédé la place au CryEngine, dernière monture. Sans attendre l’excellence graphique des derniers Crysis, le titre est propre : de jolies textures, quelques paysages parfois réussis, et bien évidemment une profondeur de champ adaptée au titre. Les décors sont cependant, et comme dans le premier, parfois un peu vides, notamment au niveau des bâtiments. Bon nombre d’habitations jonchent le long de votre parcours, avec un intérieur des plus minimalistes. La version française est honorablement doublée, on retrouve quelques voix connues pour être celles des COD. Quant à la maniabilité, ultra rudimentaire, on reste dans du FPS classique sans prise de tête.

DURÉE DE VIE : 3 actes avec 3 voire 4 missions chacun, soit 10 missions qui se finissent très vite. le DLC proposent un acte supplémentaire de 3 missions. Comme dans le précédent « SGW », un multi et des secrets à découvrir rallongent la durée de vie.

INTÉRÊT : En voulant corriger les défauts du premier, City Interactive simplifie trop ce volet, en le transformant quasiment en séance de tir aux pigeons ultra guidée. Heureusement, le DLC « Siberian Strike » laisse beaucoup plus de libertés au joueur, cette-fois ci seul pour repérer ses ennemis, de l’infiltration plus prononcée, et un environnement plus hostile. Il prouve que les développeurs on su prendre en compte les remarques, pour proposer quelque chose de plus agréable à jouer.
A la sortie du premier, on espérait voir certains défauts corrigés. C’est en partie fait avec cette suite qui hélas en apporte d’autres, et corrige le tir au dernier moment avec un DLC de meilleure qualité (il corrige d’ailleurs en partie la déception du second acte situé à Sarajevo avec les promesses de moments épiques dans la fameuses Sniper Alley).
Reste à savoir si une réflexion globale sera apporté à cette série pour un troisième volet plus à même de combler les affectionados du snipe (qui pour l’instant peuvent se retrancher sur les « Sniper Elite »).

12/20

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[PC]SNIPER : GHOST WARRIOR

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City Interactive est connu pour avoir sorti sur PC ces dernières années bon nombre de FPS à la qualité douteuse, la plupart étant un copier-coller des précédents avec seulement quelques modifications (les séries « Mortyr », « Code of Honor »).

Ils décident de frapper fort avec une nouvelle licence, afin de se faire connaître du grand public. Pour cela, ils voient les choses en grand : jeu avec un nouveau moteur graphique, durée de vie augmentée, et surtout du multi-plateforme.

C’est ainsi qu’est né « Sniper : Ghost Warrior », qui comme son nom l’indique, vous met dans la peau d’un sniper américain qui va botter les fesses à un méchant dictateur d’Amérique du Sud (un scénario digne d’Ubi Soft).

Exit le moteur JupiterEX c’est le Chrome Engine 2 avec ses profondeurs de champ impressionnantes qui s’avère un des choix les plus judicieux. Ce moteur, breveté Techland, a déjà prouvé de quoi il était capable sur un titre comme « Call of Juarez : Bound in blood ». Un paysage dénué de clipping, qui s’étend à l’horizon, et avec un rendu plus que potable, il fallait cela pour un titre parlant de tir de précision.

Visuellement, les développeurs ont su rendre le titre agréable. Ce n’est certes pas la jungle de « Crysis », mais l’effort fourni est tout de même appréciable, surtout en vue des précédentes réalisations. Les musiques et autres bruitages sont par contre en retrait. N’est pas Hans Zimmer qui le veut, pour délivrer des symphonies qui vous mettrons le poil à chaque avancée.

Cette dernière se fera sur plusieurs missions, dans l’ensemble assez variées, pour une durée de vie qui devrait avoisiner les 8 à 10 heures de jeu. L’infiltration sera bien évidemment de mise, votre but étant de supprimer vos cibles avec le plus de discrétion. Vous aurez pour cela dans votre arsenal un fusil de précision généralement équipé d’un silencieux, d’une arme de poing disposant du même avantage, ainsi que de couteaux de lancer.
Mais les armes ne suffiront pas : votre faculté à vous fondre dans la jungle sera aussi votre principal atout pour passer au nez de vos ennemis.

« Sniper : Ghost Warrior » aurait pu être un très bon titre s’il ne souffrait pas de plusieurs défauts. Si le titre se veut réaliste, avec prise en charge de l’effet de Coriolis qui vous oblige à prendre en compte les facteurs comme la distance et le vent, il ne peut s’empêcher de vous simplifier au maximum la tâche, même en mode de difficulté maximum : vos cibles seront indiquées par de grosses pastilles blanches au dessus d’elles, et apparaîtront en rouge éclatant en mode concentration, sorte de bullet time qui s’active une fois que vous pressez la touche pour retenir votre souffle (à noter que le rouge laissera place à un blanc moins flashy en mode difficile).

Les dites pastilles d’indication ne seront pas là que pour les cibles, elles apparaîtront aussi pour vous indiquer quel chemin prendre. Et oui!! Ce qui aurait pu être un pur jeu tactique vous laissant une liberté d’action conséquente et l’opportunité de déceler vos cibles sans aide renvoie un soft ultra linéaire, scripté, bref consolisé à outrance (on vous dit même à un certain moment quand tirer).
Autre défaut majeur, qui n’apparaît heureusement que sur certains niveaux, sacrifiant la discrétion pour de l’action bourrine. Le gameplay n’étant pas adapté, on se retrouve à vider des chargeurs n’importe comment sur des ennemis affables.

Il faut dire que l’IA n’est pas une foudre de guerre: ils arrivent à vous repérer camouflé à une centaine de mètres dans un buisson, mais ne réagissent pas quand vous tuez un de leur homologue à trois mètres d’eux, son corps gisant sur le sol sans que cela n’intrigue personne.

En plus de cela, quelques bugs mineurs, comme une collision des sprites aléatoires, ne vous facilitera pas la tâche.

S’il est une déception vis à vis des espoirs qu’on pouvait mettre dans ce titre, « Sniper Ghost Warrior » n’en est pas pour autant une purge immonde. On jubile à chaque tir de précision réussi, ce dernier donnant droit à une petite cinématique jouissive, comme déjà exploitées dans des titres comme « Max Payne » ou « Sniper Elite ». Un titre à défaut certes, mais qui peut rassurer sur le potentiel des futurs titres de City Interactive. Encore un effort les gars, vous êtes sur la bonne voie.
13/20

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[PC]METRO 2033

Metro

Comme on a pu le lire un peu partout, « Metro 2033 » n’a pas grand chose à voir avec les « S.T.A.L.K.E.R. », si ce n’est l’inspiration, THQ, les décors post-apocalyptiques, et les militaires suréquipés.
Et fait, on est ici devant un FPS très linéaire, purgé de tout aspect RPG. La déception peut être aux rendez-vous pour certains, mais après avoir tâté le joujou, on constate que ce titre mérite de figurer dans les FPS les plus aboutis de la cuvée 2010.

Vous incarnez Artyom, un survivant de l’Apocalypse, qui a réduit la surface de la Terre en un immense désert glacé. Vous et vous homologues êtes donc confinés dans les galeries souterraines du métro russe, en l’an 2033. Comme si survivre à ces conditions météo n’étaient déjà pas compliquées, des factions ennemies et autres créatures mutantes vous venir vous harceler.
Voici comment on plante les bases d’un FPS qui s’annonce sombre, glauque, misant tout sur une ambiance étouffante.

Et de l’étouffement, vous allez en bouffer : récupérer des filtres pour gagner quelques minutes d’air lors des sorties en extérieur, votre dynamo à recharger pour alimenter votre lampe et vos NVG, l’étouffement est le maître mot de cette aventure, qui vire vers le survival-horror quand vous serez acculé dans un couloir, plongé dans l’obscurité, des râles glauques se rapprochant de vous…et manque de vol, il ne vous reste que 5 cartouches.

Car le manque de munitions peut aussi se faire sentir. D’une part car elles ne sont pas trouvables facilement (quelques unes sur les cadavres, d’autres dans des caisses à l’écart), mais surtout car elles représentent votre principale monnaie d’échange, pour acheter vivres (soins, filtres) ou armes plus puissantes. De deux natures, les balles HQ et les autres qui ne valent pas grand chose, vous pourrez passez de l’une vers l’autre pour dessouder vos ennemis (moyennant des dégâts plus ou moins conséquents) ou troquer pour faire le plein (sacrifier une balle de qualité pour en récupérer 3 de moindre).

L’arsenal étant assez vaste, vous pourrez vous passer des balles pour utiliser des munitions rares et originales, comme les billes d’acier ou les flèches. Si elles apportent un avantage indéniable niveau discrétion, il faudra prendre en compte le rechargement de l’arme, bien plus long qu’une arme conventionnelle.

A vous donc de faire le bon choix des armes, des munitions, en fonction de votre style de jeu. Car vous pourrez opter pour la discrétion si le contexte le permet (des phases souterraines contre des factions ennemies où il faudra surveiller votre exposition à l’éclairage ambiant, comme dans « Splinter Cell » ) et ainsi économiser des balles en évitant des combats perdus d’avance, ou foncer dans le tas, ce qui sera inévitable une fois en surface, peuplée de créatures à l’ouïe et l’odorat sur-développés (et accessoirement scriptées avec IA « moivoismoifoncedessus »). En parlant de l’IA, il est quand même regrettable de voir qu’un soldat meure plus facilement si l’alarme n’a pas sonné qu’en état d’alerte : l’adrénaline a des vertus, mais de là à faire office de gilet pare-balle…

Deux gameplay opposés, pour un titre riche, qui propose donc deux approches stressantes : réussir une infiltration dans les règles de l’art (aucune alarme enclenchée), et survivre au bestiaire local.
Mais cette diversité est-elle bien insufflée dans le titre? Concrètement oui, on n’est pas déstabilisé, cela va dans le sens de l’histoire, mais on aurait souhaité si possible éviter l’affrontement avec les démons (les gargouilles dominant le monde extérieur) en se la jouant finesse, et pas pleutre.

Techniquement, « Metro 2033 » est mi figue mi raisin : l’ambiance intérieure et certains décors vous laissent pantois (comme l’arrivée au bâtiment D6), bénéficiant d’un souci du détail, d’une profondeur de champ, et d’une ambiance parfaitement retranscrite. Idem pour les camps, où les survivants s’organisent comme ils le peuvent, généralement autour d’un feu offrant clarté et chaleur. L’immersion dans les bas fonds est immédiate, avec une ambiance sonore en adéquation. De plus les phases d’infiltration vous permettent quelques petites libertés de déplacement sur certaines cartes (passer furtivement par la gauche ou par la droite, mais aussi par le plafond ou des sous-bassements). En extérieur, tout est linéarité, morose, avec des textures qui ne sont pas vraiment reluisantes.
Tant qu’on en est aux reproches, on pourra aussi critiquer le design des PNJ, pas vraiment convaincant. la traduction française est de bonne qualité, les voix ne sont cependant pas assez variées.

Pour résumer, si vous avez aimé « Doom 3 » pour sa flippe dans de longues coursives obscures, si vous aimez « Splinter Cell » pour l’infiltration (somme toute relative), vous risquez fort d’apprécier « Metro 2033 », qui fera sans doute partie des meilleurs FPS sortis en 2010.

15/20

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[PC]ALIENS VS PREDATOR

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Une licence comme AVP vaut de l’or, et n’a pas forcément eu ses lettres de noblesse sur grand écran, mais ses précédentes adaptations vidéo-ludiques étaient pour la plupart de bonne facture. On se souvient du beat them all de Capcom, bon petit défouloir, mais surtout d' »Alien Vs Predator » 2, signé Monolith, qui réussissait la prouesse d’offrir un titre homogène avec trois gameplay différents (comme son prédécesseur), mais aussi une ambiance oppressante et un rythme tendu. Un véritable petit bijou qui reste encore d’actualité.

Hélas, ce n’est plus Monolith qui signe ce nouveau volet, mais les petits gars de chez Rebellion, déjà auteurs du premier AVP.
En finissant leur dernière production, on ne peut que ressentir une légère déception. Le titre n’est pas mauvais, c’est même un FPS correct, distrayant, mais il est bien loin des attentes des fans.

Le jeu se présente toujours sous le même angle, vous incarnez soit un marine, soit un Predator, soit un alien. Il est possible de commencer avec n’importe quelle race et une fois une mission achevée, de passer à un autre protagoniste. Il est bien sûr plus aisé de rester avec le même personnage, histoire de pouvoir suivre le scénario, mais aussi de conserver le gameplay propre à chaque espèce.

Car si le marine vous propose une séquence grosse flippe avec bébète qui sortent de tous les coins, les deux autres vous imposent l’infiltration et la stratégie afin de sauver vos fesses de xénomorphe. Cela coule de source tant le Predator et son arsenal est un vrai chasseur qui sait se camoufler dans l’environnement, tandis que l’Alien se la jouera perfide en exploitant les zones d’ombres, tout en sabotant les installations humaines. Étant l’espèce la plus fragile (mais ayant en contrepartie une santé qui s’auto-régénère), elle devra faire preuve de prudence et abuser des Instant Kills.

Ces fameuses instant kills sont réservées aux chasseurs, donc à nos deux E.T. préférés. Il leur est possible de tuer leur proie sans avoir à les combattre, le but étant de tenter une approche furtive pour se glisser dans le dos de votre ennemi, de cliquer sur la touche idoine, et de voir sous vos jolis petits yeux une cinématique de mise à mort bien gore.

Le marine, lui, n’aura pas cette possibilité : il devra faire avec son détecteur de mouvements, l’avertissant de la provenance de la menace. Il aura en revanche un arsenal conséquent, du fameux M40 à impulsion, au cribleur, en passant par un fusil sniper capable de détecter ses proie dans le décor. C’est bien évidemment la campagne la plus scriptée, la plus flippante (toute proportion gardée), et la plus longue, même si sa durée de vie n’excède pas les 4 heures de jeu (les deux autres se cantonnant à 3 heures).

D’un pur point de vue technique, le titre n’est pas vraiment joli : textures approximatives, décors répétitifs (surtout repris dans les différentes campagnes, ce qui donne l’impression de refaire le même titre 3 fois d’affiliée avec un simple changement de gameplay) ou encore des modélisations qui laissent parfois perplexe.
Il souffre aussi de grosses lacunes d’un point de vue ergonomie : le marine ne peut pas s’accroupir, chose insensée dans un FPS actuel, alors que cette possibilité est nécessaire lors de combats contre des gardes synthétiques.
En outre, il reste maladroit sur sa mise en scène : certains effets sont vraiment prévisibles, et on n’est jamais oppressé comme on pouvait l’être sur un titre comme « Doom 3 ».
Mais un énorme reproche vient de l’alchimie entre les différentes races : le marine se cantonnera à de l’alien sous toutes ses formes, et ne devra faire face au Predator que dans quelques sporadiques séquences (histoire de dire on l’a fait), alors qu’on pouvait s’attendre à des combats de longue hal(i)eine, dignes du film de McTiernan.

Ces nombreux défauts, qui n’empêchent pas le titre d’avoir un potentiel sympathique, font de cet « Aliens Versus Predator » un énième FPS, frôlant l’opportunisme d’une licence juteuse. Prions simplement pour que le prochain volet soit confié de nouveau à Monolith, qui a prouvé avec une licence comme F.E.A.R., qu’ils savaient gérer l’action et l’ambiance, sans que l’un soit au détriment de l’autre.
12/20

Fiche Jeuxvideo.com

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[PC]Project IGI

Depuis le temps que je devais écrire une chtite bafouille sur mon jeu de chevet, celui qu’on a plaisir à se faire un fois chaque année…

Pour l’ anecdote, « Project IGI » est un FPS développé par Innerloop Studios, qui aura droit à une suite : « IGI-2 Covert Strike ». Ce sera d’ailleurs le dernier jeu de ce studio, ce qui éliminera toute chance de voir un troisième volet.

L’histoire est simple : vous incarnez David L. Jones, un agent spécial surentrainé, dont la mission sera de mettre un terme à un trafic d’arme, chaperonné par un certain Priboï. Le scénario s’affinera pour proposer une intrigue un peu plus complexe (c’est pas non plus du Clancy), donnant l’occasion de voir du terrain.

Et c’est justement là la force d’ IGI : son moteur graphique étant celui d’un simulateur de vol, la distance de vue est impressionnante…à l’époque, mais encore aujourd’hui, soit près de 10 ans après sa sortie.

Sur les 14 niveaux qui composent le jeu, 13 vous expédient dans des décors qui s’étendent à perte de vue, et qu’il est possible de visiter comme bon vous semble. Cela nous change de « Bad company 2 » qui ne vous laisse même pas faire une petite promenade dans ces décors, sous peine de passer l’arme à gauche (FUUUUUCCCKKKKK).

A vous donc les aventures champêtres en pleine zone montagneuse de l’U.R.S.S., que ce soit dans des décors enneigés,   aux abords d’un centrale nucléaire sous un coucher de soleil magnifique, ou sous la pluie aux environs d’une base aérienne. Un panel graphique étendu, sublimé par un environnement sonore très riche,  une restitution du blizzard qui vous frigorifie ou encore les bruits environnants qui vous immergent illico.

L’ambiance musicale est aussi assurée avec des thèmes inspirés, qui accentuent l’ambiance oppressante quand vous vous retrouvez seul au beau milieu de nul part. Jamais gonflant, ils sont du genre à se laisser écouter en boucle sans vouloir  à tout moment baisser leur volume.

Ici, vous pouvez aller où bon vous semble, et ainsi attaquer vos objectifs comme vous le souhaitez. Ces derniers se résumerons pour la plupart à de l’infiltration, de l’activation d’items, de la récupération d’infos. Attaquer un base peut se faire par le point cardinal qui vous chante.

Une fois vos objectifs connus, il est de judicieux de se munir de ses jumelles, et de faire un tour d’horizon. Ciblage des ennemis, repérage des caméras : un peu de stratégie pour s’infiltrer comme tout bon espion sans avoir une armée sur le dos.

De ce côté, il faut pas non plus avoir trop peur : l’ IA du jeu est sans doute ce qui a été le plus souvent décrié par la presse et le public. Cons comme des balais, vos ennemis ne réagissent pas quand un des leurs git sur le sol. pire encore, à certains endroits, si vous avez le malheur d’activer une alarme, ce sont des vagues infinies d’ennemis qui vont vous tomber sur la gueule (il m’a fallu du temps pour m’en rendre compte FUUUUUUCCCKKK bis ).

Votre équipement est assez complet : outre vos jumelles à fort zoom optique qui ciblent vos ennemis, vous aurez une carte de la zone, avec possibilité là aussi de zoomer, repérer vos adversaires représentés par des triangles rouges et autres caméras de surveillance. Côté létal, on passe du Glock standard au MP5 sd, à la Dragunov équipée d’un réducteur au Jackhammer qui fait des ravages, sans oublier le couteau John Rambo.

La Dragunov est l’arme de prédilection, « IGI » proposant des cartes propices au snipe, le but étant de trouver le meilleur angle pour faire un carton plein. Petite astuce du jeu, il est aussi possible de sniper à l’Ak47, en utilisant les jumelles (jusqu’à 80 mètres d’efficacité, la balistique n’étant pas gérée par le soft).   Autre astuce : vos tirs peuvent percer la plupart des matériaux, comme le bois : il est alors facile de se débarrasser d’un ennemi sans être aperçu. A ce sujet, vous pourrez aussi vous penchez à gauche, à droite, mais aussi en hauteur si vous êtes accroupi. Du lean bien intégré pour éviter bien des désagréments en sortant d’un couloir

De petits avantages car le jeu ne dispose pas de sauvegarde : vous devez finir chaque niveau d’une traite, en espérant avoir survécu aux patrouilles, aux tanks, aux hélicos qui ne feront qu’une seule bouchée de vous une fois repéré. Une mission d’ailleurs aura de quoi mettre vos nerfs à rude épreuve : privé de tout matériel logisitique, vous allez devoir vous frayer un chemin jusqu’à la base environnante pour le récupérer. Seule votre partenaire Anya, derrière son PC bien au chaud, vous donnera des indications pour éviter une mort certaine. Mais même là, il vous est possible d’opter pour plusieurs chemins, les scripts ne vous bouffant pas l’expérience par leur profusion comme dans un « Modern Warfare », certes joli mais ultra dirigiste à mort.

Encore maintenant, je découvre des subtilités dans ce jeu, même après l’avoir bouclé plus d’un dizaine de fois : des passages alternatifs, de l’équipement à se procurer dans un hangar, des moyens de passer discrètement sans éveiller les soupçons.

Beaucoup de défauts seront corrigés dans « IGI-2 Covert Strike » : l’IA sera cette fois redoutable, il sera possible de sauvegarder (de façon limitée) ses exploits dans un niveau, et un mode multijoueur fera son apparition. Néanmoins, « Project IGI » est pour moi un des meilleurs FPS, qui prône fièrement a côté de mon autre coup de cœur : « No One Lives Forever ».

Wiki Project IGI

Une petite video de ce que donne le jeu :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=u4m_uwt_R5U[/youtube]

Jeux offrant une expérience similaire :

– « IGI-2 Covert Strike »

– « Chrome »

– « Chrome Specforce »

– « Specnaz Project Wolf »

– « Delta Force Black Hawk Down »

– « Codename Outbreak »

…et bien évidemment tous les titres plus orientés simulation, comme les « Operation Flashpoint » ou « ARMA ».

« Project IGI » est disponible à prix réduit, il était aussi disponible chez feu GOG (Tel un Phoenix, GOG renait de ses cendres… YIPIKAIE!!!).

[PC]BATTLEFIELD : BAD COMPANY 2

Si le premier volet n’est pas sorti sur nos PC, EA s’est rattrapé en sortant la suite des aventures de ces 4 bidasses, qui vont sauver le monde à eux tout seuls. Tandis que « Call Of Duty Modern Warfare » règne en maître sur le FPS ambiance moderne avec un premier degré parfois limite, « BattleField : Bad company » lui privilégie l’humour bon enfant, avec ces 4 charlots qui ne peuvent à aucun moment garder leur sérieux.

EA souhaitant faire de l’ombre à Activision, ils ont vu les choses en grand. Tout d’abord, les deux modes de jeux (solo et multi) sont développés indépendamment. C’est DICE qui se charge du multi, pour un résultat archi encensé. Pour le solo, c’est par contre moins glorieux.

Déjà d’un point de vue technique, où Bad Company est capable de vous projeter des décors grandioses, avec des effets superbes à certains moments. Mais la plupart du temps, vos escapades vous mèneront dans des endroits où les habitations se limitent à 4 murs sans aucun mobilier. Un vide apparent, quand son confrère donne dans le détail ultra poussé (cf les villas de « Modern Warfare 2 »).

Ensuite, les missions sont guère moins longues que son homologue, et la campagne complète sera torchée en moins de 7 heures, en comprenant la recherche de secrets ou d’armes.

Fort heureusement, le titre est moins linéaire que celui d’Activision. Il est possible de conduire des véhicules, sans que cela ne donne dans le rail shooting. Il est même possible de se promener ou bon vous semble, ou presque, car si les cartes sont vastes, vous subirez une pénalité pour toute sortie trop éloignée de votre objectif (ce qui aura pour conséquence de déclencher un compteur de 10 secondes dont on vous laisse deviner la finalité).

Les combats sont par contre enivrants : comme vous pouvez quasiment tout détruire au niveau décor (ce qui explique parfois cette certaine pauvreté énoncée auparavant), ce qui peut énormément jouer en votre faveur, en plus du côté grand spectacle que cela apporte.

Le feeling des armes et bon, et certaines scènes sont vraiment bien conçues, comme celle où vous devrez utiliser le bruit de la foudre pour sniper des ennemis au loin sans attirer l’attention.

On pourrait conclure que « Bad Company 2 » vaut surtout pour son multi, sa campagne solo étant sympathique, sans plus. Ce titre s’avère néanmoins une valeur sûre dans le genre FPS.
14/20

Fiche Jeuxvideo.com