[PC]The Occupation

INTRIGUE : Dans les années 80, un attentat terroristes fait une vingtaine de victimes. Rapidement, le gouvernement veut mettre en place une loi des plus liberticides.

Mais des personnes s’interrogent, et remettent en question l’enquête. Et si le principal coupable, un immigré qui clame son innocence, était la victime d’une sombre machination, destinée à promouvoir des relents extrémistes?

Dans la peau d’un enquêteur, et de temps en temps dans celle d’une veuve, vous allez chercher à connaître la vérité, quitte à outrepasser les règles…

GAMEPLAY : « The Occupation » base son gameplay sur deux grands axes : l’aventure et l’infiltration. Chaque niveau se dessine comme un immense défouloir où vous pourrez aller où on vous semble, si vous esquivez les systèmes de surveillance, les gardes, et trouvez les bons raccourcis.

Pas d’armes ici, mais votre cerveau pour compenser, trouver les indices, utiliser la technologie pour déjouer les pièges et rassembler les preuves.

On est entre le walking-sim et le jeu d’infiltration, pour un mélange détonant.

Vos seuls gadgets seront votre montre pour surveiller l’heure de vos rendez-vos, un pager pour vous avertir d’appels téléphoniques, et votre mallette pour classer les cartes d’accès et les preuves collectées.

RÉALISATION : Une touche atypique, qui n’est pas sans rappeler les Dishonored. De jolis environnements, très complexes, très détaillés, d’excellentes voix en V.O., une B.O. de très bonne facture.

D’un point de vue technique, « The Occupation » sent le professionnalisme, et s’avère parfois impressionnant pour un jeu dont peu de personnes ont entendu parler.

DURÉE DE VIE : C’est là l’une des originalités du jeu, vous avez 4 heures pour boucler l’enquête.

Vous allez donc quasiment jouer en temps réel, car sur les différents chapitres qui ponctuent le jeu, les principaux sont chronométrés, et aussi les plus longs. En gros, vous arrivez une heure avant l’interview avec les témoins clés, une heure donc pour collecter le maximum de preuves pour tourner l’entretien en votre faveur.

Tout ceci est correctement expliqué durant le jeu, et la collecte d’indices permet de savoir où on en est et ce qu’il nous reste à faire (trouver le code du coffre chez untel qui contient les enregistrements, mais ceci nécessite une carte d’accès violette que seul X détient et qui est dans son bureau au dessus, etc…).

Mais attention, aucune sauvegarde durant ces moments, c’est vraiment du temps réel, et donc de l’investissement. Si on quitte, on reprend au début du chapitre.

Et cela n’empêche pas le jeu d’avoir une replay value ultra conséquente, car on peut, après avoir fini le jeu, recommencer tel ou tel chapitre, afin d’explorer toutes les possibilités qui nous sont offertes, et elles sont conséquentes.

Sans oublier les fins disponibles, qui heureusement seront disponibles en fonction de vos choix opérés dans les derniers instants, donc inutile de recommencer tout le jeu.

INTÉRÊT : « The Occupation », une vraie petite perle, et un des rares jeux à être fini en une journée. Certes la durée de vie est courte, d’une part via le choix imposé du temps réel pour l’investigation et les entretiens, mais aussi par l’absence de checkpoints qui font que quoi qu’il advienne, vous finirez à un moment T le chapitre (un peu comme un examen).

On subit alors le stress de ne pas collecter toutes les preuves à temps, de ne pas avoir les bons éléments en notre possession pour « l’empoignade verbale » qui suivra.

Si on devait comparer « The Occupation » à d’autres titres, il faudrait se pencher sur les « Dishonored » pour l’aspect esthétique, et les « Deus Ex » pour la partie analyse, dialogue et le facteur aventure.

Mais surtout, le titre est prenant, l’histoire est bien menée, un peu effrayante en vue de l’actualité, et il est difficile de sortir d’une partie une fois que l’ambiance est lancée. Bien évidemment, il faut faire fi de ses petits défauts, et de ses quelques choix discutables.

En cela, le seul gros bémol, c’est le gameplay, avec des touches parfois mal agencées, un remapping dans les choux, et quelques réflexes à adopter quant à la gestion des cartes d’accès durant les phases de stress.

Mais ces problèmes se gèrent une fois qu’on a mis les mains dans le cambouis, et à partir de ce moment, l’addiction prend le relais.

Un titre atypique qui ne plaira pas à tout le monde certes, mais qui mérite néanmoins d’être connu, voire testé (une démo est disponible pour se rendre compte du potentiel du jeu, et voir si on adhère à son univers et son gameplay).

17/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Tacoma

INTRIGUE : Une enquêtrice, Amy, est envoyée sur la station spatiale Tacoma après que cette dernière n’ait plus donné de nouvelles. A vous de l’explorer, et de comprendre ce qui a pu se produire…

GAMEPLAY : Tacoma revête les habits et la gestuelle d’un FPS pour se développer en tant que jeu d’aventure, avec comme gameplay une fonctionnalité épatante, la capacité à revivre dans certains endroits les derniers moments de l’équipage, sous forme de projection holographique.
Pour ne pas trop subir ces projections temporelles, vous pourrez à volonté accélérer ou rembobiner la diffusion, pour pouvoir à certains moments accéder aux informations des membres de l’équipage, lire leurs conversations par message, etc.

Cela vous permettra aussi de trouver certaines informations utiles pour poursuivre, mais il faudra aussi passer par une phase de recherche, et ne pas hésiter à fouiller dans le décor, à soulever chaque objet ou cadre pour trouver la petite information pertinente.

RÉALISATION : Visuellement, le titre n’est pas très flatteur, et propose le minimum syndical, avec des textures moyennes, des modèles holographiques peu complexes, et un score commun.

Les voix sont heureusement bien choisies, même si on peut déplorer l’absence d’une localisation française.

DURÉE DE VIE : L’aventure s’avère très courte, un peu moins de 3 heures pour en voir le bout, et sans choix déterminant à la fin.
Une fois que vous connaîtrez le fin mot de l’histoire, vous n’êtes pas sûr d’y revenir.

INTÉRÊT : Il faut prendre Tacoma comme une expérience, et pas comme un jeu. Sa très courte durée de vie, son gameplay innovant mais vite cantonné à sa singularité, font qu’il est plaisant à jouer, lors de sa découverte.

On veut en savoir plus, savoir ce qui s’est passé, on découvre les habitudes de l’équipage, leurs relations (où l’amour a une place prépondérante, et sert de leitmotiv pour unir les individus entre eux), et finalement on se prend au jeu de vouloir à tout prix savoir ce qui a pu se produire, en craignant évidemment le pire.

Car certains personnages, ou leur santé, ne jouent guère en faveur d’une issue heureuse. Pourtant, le titre peut surprendre là où on s’attend à quelque chose de téléphoné.

« Tacoma » mise tout sur cette expérience, au détriment d’une technique un peu faiblarde, à l’image de la durée de vie.
Si vous cherchez de l’action ou de la réflexion, passez votre chemin, vous risquez de trouver le titre ennuyeux.

Si par contre vous dévorez les nouvelles de S.F., les revues où l’I.A. est décortiquée, vous risquez d’y prendre goût.

Car « Tacoma », dans son impression de narrer une histoire à l’eau de rose dans l’espace, s’avère bien plus complexe et nourrit une base très cynique sur un futur anticipé qui peut faire froid dans le dos.

14/20

JeuxVideo.Com

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Call Of Duty : WWII (solo)

INTRIGUE : Exit les combats modernes ou futuristes, la saga COD vous renvoit à ses origines, durant la seconde guerre mondiale.

Vous allez suivre le parcours d’un jeune bidasse américain, envoyé durant le débarquement en France, et son parcours avec son équipe jusqu’en Allemagne.

GAMEPLAY : On serait tenté de dire que tous les COD se basent sur le même gameplay. C’est encore un peu le cas ici, mais une nouveauté vient tout de même ajouter un peu de zeste : dorénavant, vos frères d’armes vous permettrons de récupérer des munitions, des soins, des grenades, voire de localiser les ennemis.

Cette fonctionnalité a un prix, vous devez être à proximité de votre compagnon, et lui demander de l’aide. Une fois cela fait, il faudra patienter avant de pouvoir de nouveau en bénéficier.

Un système astucieux, puisque la santé ne se régénère plus et impose de faire profil bas, voire de patienter.

Le hic, c’est que même en difficulté [i]commando[/i], vous avez assez de quoi faire sur votre chemin, les médikits et munitions sont assez nombreuses pour ne pas avoir à faire appel à eux.

Ce Call Of Duty est aussi l’occasion de varier un peu le gameplay, avec des phases d’infiltrations, de tir à l’artillerie lourde, ou encore quelques épopées en plein ciel. Une belle variété, qui confère à chaque niveau une identité propre.

RÉALISATION : L’aspect technique est en adéquation avec le budget du jeu : c’est beau, c’est propre, les personnages sont finement modélisés (dont certains acteurs connus), et le grand spectacle est assuré, avec un show pyrotechnique à certains moments, digne de Hollywood.

Que ce soit visuellement ou auditif, le constat est toujours le même, nous avons à faire à un AAA, et cela se sent. On peut cependant reprocher au titre de ne pas être aussi riche lors de ses derniers niveaux, où la variété se fait alors plus discrète.

DURÉE DE VIE : Il vous faudra compter 10 heures pour venir à bout du solo. Bien évidemment, le multi est de mise, mais ces 10 heures sont honorables, certains opus de la saga n’excédaient pas les 5-6 heures. Certains objets à collecter vous donnerons sans doute envie de repartir au combat, en sachant que chaque niveau apporte un certain plaisir, et peut se refaire sans souci.

Une bonne re-jouabilité, un titre qu’on appréciera refaire d’ici quelques années.

INTÉRÊT : en brisant son cycle et en revenant aux fondations, la série Call Of Duty nous livre une aventure passionnante, et offre à travers chaque niveau une expérience différente.

Si on commence par le classique débarquement, on découvre alors d’autres phases plus intéressantes, comme le fait d’incarner une agente de la résistance, dans le centre administratif nazi situé en plein Paris. Une superbe mission, où le stress est à son paroxysme, et qui contraste avec les autres moments plus musclés du jeu, comme ce passage en jeep à la poursuite d’un train.

Mais on peut aussi être sensible au message du jeu, à ces hommes et leur sens du sacrifice, à leur colère, leurs empoignades, et leur notion de l’ennemi, comme le dit si bien un personnage, ou lors d’un moment avec des réfugiés qu’il faudra escorter.

Une très belle aventure, parfois très dure et violente, mais qui permet comme d’autres œuvres de faire un travail de mémoire, pour ne pas oublier et mieux comprendre ce qui pourrait de nouveau se produire si la haine l’emporte à nouveau.

17/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Close To The Sun

INTRIGUE : Rose part à la recherche de sa sœur Ada sur l’Hélios, un immense navire en pleine mer, développé par Nikola Tesla.

Sur place, elle ne croise personne, et se retrouve sur un bateau abandonné, sans la moindre âme. Mais elle se rendra vite compte que ce n’est pas le cas, et que plusieurs menaces sont à sa poursuite…

GAMEPLAY : « Close To The Sun » vous met donc dans la peau d’une jeune femme frêle, à bord d’un immense bateau. Empruntant un gameplay issu des FPS, vous allez donc explorer cette demeure en apparence vide, jusqu’au moment où la voix de votre sœur (mais aussi celle de Tesla et d’autres personnages) va vous guider. Vous ne pourrez pas vous battre, mais vous pourrez par contre enjamber des obstacles, manipuler des objets en vue de résolutions d’énigmes.

Et c’est tout : « Close To The Sun » privilégie avant tout l’ambiance, avec de temps en temps des courses poursuites cassant le rythme d’une exploration lambda.

RÉALISATION : Il est vrai, le jeu fait fortement penser à « Bioshock » pour son ambiance steampunk, le tout dans une ambiance maritime. On retrouve les mêmes décors démesurés, l’impression de grandeur et de luxe, et le jeu sait envoyer quelques visuels vraiment pas dégueux du tout, avec de bonnes textures, un souci du détail, et quelques effets vraiment sympa comme du raytracing sans raytracing, autrement dit des reflets réalistes sur certaines surfaces.

Sur ces dix niveaux, nous allons explorer une bonne partie du vaisseau, de la salle des machines au cabines, à l’opéra en passant par la réception, et ainsi de suite.

Niveau sonore, de belles compositions viennent agrémenter l’ensemble, et la localisation française est excellente, de très bons doubleurs, une vraie implication. On tiquera juste sur une voix un peu trop caricaturale, dévoilant un peu trop vite la personnalité du personnage.

DURÉE DE VIE : Donc dix niveaux, et certains vraiment très courts (les premiers en l’occurrence). Afin de gonfler la durée de vie, sachez que vous pourrez partir à la recherche de documents disséminés un peu partout dans le décor, et les phases de poursuites peuvent vite vous mettre un bon « game over » dans les dents.

Mais même avec tout cela, le jeu est très court, comptez de 3 à 4 heures en standard, et plus de 6 heures comme moi en fouillant tous les recoins.

INTÉRÊT : « Close To The Sun » souffle un peu le chaud et le froid. D’un côté, on lui reproche d’être similaire à un Bioshock, mais de l’autre, il possède sa propre identité, joue avec la renommée d’un inventeur, et propose une aventure avec quelques frissons.

Il est visuellement et techniquement correct, voire parfois beau, et sait nous emporter dans cet univers qu’on découvrira progressivement, qui prendra alors une tournure malsaine dès qu’on saura ce qui est arrivé à l’équipage (et là c’est un festival, âmes sensibles s’abstenir).

Mais ses plus gros défauts est de survoler par certains moments son sujet (certains niveaux auraient largement pu être rallongés), de proposer des courses poursuites peu plaisantes (avec un personnage un peu trop rigide et lent, très lent), et surtout un des maux du développement de jeu vidéo actuel : l’absence de suivi par les développeurs.

Difficile de dire d’où cela vient (certains parlent d’une exclu Epic qui aurait freiné le support post-sortie), mais il en est que le jeu n’a plus donné signe de vie après sa sortie, et que certaines fonctionnalités (comme la sacrée réassignation des touches) manquent singulièrement.

Et c’est vraiment dommage, car on peut trouver ce jeu plus que correct, avec un certain hommage au genre et de bons moments, sabordés par certains choix.

Si seulement cela pouvait être corrigé dans une suite, car on a bien évidemment la possibilité d’en faire une vu la fin (un peu brutale) proposée.

15/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Dear Esther – Landmark Edition

JeuxVideo.com

SYNOPSIS : Dear Esther est un jeu d’aventure sur PC. Inspiré d’un mod d’Half Life 2, celui-ci place le joueur sur une île désolée qui devra être explorée minutieusement afin d’en apprendre plus sur le passé du héros.

AVIS : « Dear Esther » c’est en quelque sorte l’arlésienne des walking simulators, ces simulateurs de marche où le gameplay ne consiste qu’à parcourir un monde sans quasiment la moindre interaction.

Pour le cas de « Dear Esther », on se découvre sur une île, et en suivant un chemin très défini (impossible de s’éloigner du sentier), on déclenche alors plusieurs monologues à des moments précis, où une voix suave dans un très bon anglais (heureusement que les sous-titres sont de la partie, même s’ils cassent un peu l’ambiance) et en disent long sur le personnage qu’on suppose diriger, nous parlant donc de cette fameuse Esther, mais pas que, d’un terrible accident de voiture, de récits divers qui s’apparent parfois à de la poésie.

Nous avançons lentement sur cette île (impossible de courir, le rythme est d’autant plus lent), et découvrons progressivement son charme : de maisons abandonnées à une carcasse d’un bateau échoué, à de multiples fresques étranges dessinées à même la roche, voire des phrases nous « parlant »).

Et puis le jeu décide de nous rafraîchir avec un passage absolument passionnant, visuellement parlant. Nous arrivons dans une grotte, et là, la beauté des décors, de l’éclairage, le souci du détail donne une autre dimension au jeu, ou plutôt à l’expérience.

C’est visuellement magnifique, là où les autres décors étaient plutôt sympa, mais manquaient de variété et de finesse.

Ce sera un court instant, car une fois sorti de cette grotte, on retrouve les même décors, avec une petite variation sur les conditions météo et la période de la journée.

Visuellement, ça souffle le chaud et le froid, et il en va de même pour l’ambiance sonore, où vous aurez tantôt droit à de belles musiques au piano, et parfois une certaine agitation un peu décalée.

« Dear Esther », c’est donc plus un jeu qu’une expérience, de part son gameplay ultra limité, sa durée de vie réduite (moins de deux heures) et on aurait aussi apprécié quelques ajouts (comme une localisation française, avec la voix de Tom Novembre et son timbre si particulier), pour nous éviter de lire des sous-titres à rallonge, surtout que la V.O. n’ai pas des plus aisées à comprendre (vocabulaire spécifiques et métaphores à foison).

Mais honnêtement, à bas prix, et rien que pour le passage de la grotte, il mérite qu’on s’y attarde un instant.

12/20

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Conarium

JeuxVideo.com

SYNOPSIS : Seul dans un base en Antarctique, vous partez à la recherche de votre équipe, sans vous rendre compte que votre périple va vous mener sur des terres inconnues, peuplées d’anciennes divinités, dont la seule vue peut rendre fou tout imprudent qui oserait les défier du regard.

AVIS : « Corarium » s’inspire très fortement des écrits de H.P. Lovercraft, et nous envoie dans un monde étrange.

On commence l’aventure dans une base en Antarctique, seul, et notre progression se fait comme dans un jeu d’aventure à la première personne. Un peu comme un walking sim, mais avec quelques énigmes pour vous faire cogiter.

Du coup, le gameplay est très simple : se déplacer, ouvrir des passages en résolvant quelques énigmes, collecter des objets, des notes des trésors pour en savoir un peu plus…

C’est assez basique, mais le jeu tente de varier son approche, et vous proposera une petite balade en sous-marin, une course poursuite avec des momies.

Quelques petits passages stressants, venant ajouter au climat anxiogène de l’ensemble.

Car si vous connaissez l’auteur, vous savez que nous sommes dans un des canons du genre, difficilement adaptable en jeu, en film ou en série.

« Conarium » s’en tire honorablement, mais si ce n’est pas l’extase. C’est une aventure intéressante, courte (moins de 4 heures), avec un fond très détaillé, reposant sur les écrits de l’auteur.

Et si visuellement cela reste correct (le jeu est beau, sans plus, mais certains passages flattent la rétine), c’est surtout au niveau de l’ambiance sonore où tout se joue, ce qui fait qu’on appréhende certains passages alors qu’aucune menace ne figure au menu.

L’ambiance est donc au rendez-vous, mais il manque un petit plus pour en faire une bonne grosse claque.

En fait, l’aventure est sans doute trop passive, et hormis quelques événements, on traverse l’ensemble du jeu sans ressentir de la vraie peur : celle d’être tué par une entité maléfique vous traquant sans relâche).

C’est donc le même sentiment qu’un walking sim, qu’on traverse juste pour son ambiance ou son originalité, sans jamais trop avoir à se cramponner à son siège.

C’est sans doute cela qui manquait à Conarium, surtout pour une adaptation de Lovecraft.

12/20

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Resident Evil 7 [+DLCs]

INTRIGUE : Ethan Winters reçoit un appel de sa femme Mia 3 ans après que cette dernière ait disparu. Intrigué, le jeune homme part à sa recherche, en pleine Louisiane. Il fonce tout droit vers la maison des Baker, l’épicentre d’une vague de disparitions étranges dans le secteur, depuis aussi 3 longues années…

GAMEPLAY : Dans la série canonique des Resident Evil, c’est le premier épisode à ne plus avoir une vue caméra sur l’épaule ou avec un angle extérieur, profitant ici des dernières technologies et du moteur maison RE Engine pour nous proposer une aventure 100% FPS.

Hormis cet aspect, on retrouve tous les ingrédients d’un bon vieux Resident Evil, avec ses safe rooms permettant de sauvegarder et de stocker ses victuailles dans un coffre « supra-dimensionnel », ses énigmes pour ouvrir une porte en recomposant une fresque ou en trouvant les bonnes clés, etc…

Ce volet permet de nouveau d’associer des objets entre eux, afin d’en créer de nouveaux. Cette fois, ce sont des fluides chimiques qui sont à l’honneur (des jeunes, des rouges et des bleus) vous permettant de choisir avec l’autre ingrédient désiré (comme de la poudre ou les fameuses plantes vertes indissociables de la saga) ce dont vous avez le plus besoin, càd de la vie, ou des munitions.

Hormis cela, tout le reste est très similaire aux premiers Resident Evil, avec des énigmes, beaucoup d’observation de l’environnement, des monstres, des allers-retours, des scripts, etc.

RÉALISATION : Resident Evil 7 est le premier titre de Capcom à bénéficier du moteur maison RE Engine, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il envoie du lourd, et permet l’alliance de textures photoréalistes à une gestion admirable de la lumière, ce qui donne droit à quelques portraits où on se pose pour admirer le travail. C’est beau, parfois superbe même si l’environnement est parfois crade à souhait. L’animation n’est pas en reste, et quand on voit les personnages, la plupart étant des antagonistes se mouvoir où nous parler, on sent que ce moteur, par la suite employé dans les remakes de Resident Evil 2 & 3, en a sous le capot. Du très bon boulot.

La partie audio n’est pas en manque, avec des compositions qui restent dans la thématique des précédents chapitres, et dans le genre horreur par défaut. De quoi intensifier certaines scènes pour vous faire frissonner, ou vous émouvoir durant certains scènes, parfois improbables.

La localisation française est une fois encore exemplaire. Capcom sait faire confiance aux bons studios pour avoir des voix professionnelles et collant aux personnages, avec des dialogues sans fausse note.

DURÉE DE VIE : Elle reste dans la lignée des derniers volets, avec environ 14 heures lors d’une première session en normal. En sachant que quelques eptits bonus en fin de partie vous sont accordés, on se remettra vite dans l’aventure.

Capcom ne vous prend pas non plus pour des billes, et offre un DLC prolongeant la durée de vie d’environ deux heures, avec un personnage emblématique de la série cette fois. On a droit à plus d’action, parfois soutenue, avec un nombre d’ennemis bien chiants à l’écran, et un combat final dans la stricte conformité emblématique de la saga.

Pour quelques deniers, vous aurez droit à un autre DLC (« THe End Of Zoe »), plus avare en durée (à peine plus d’une heure), avec un nouveau personnage et une autre façon de lutter contre l’ennemi, à mains nues, et un Nemesis vous pourchassant pendant l’intégralité du périple. Un DLC correct, mais rien d’extraordinaire. Ils auraient pu aussi fournir gratuitement ce DLC.

INTÉRÊT : Une chose est sûre, ce Resident Evil marque une rupture avec les précédents volets : changement de vue, d’ambiance, de bestiaire, de personnages, de contexte. Beaucoup se demandaient ce que le titre avait encore d’un Resident Evil.

Et ils n’avaient en partie pas tort, car tout l’héritage antérieur est ici balayé, hormis vers la toute fin du jeu. Alors est-ce un mal?

Oui et non. Oui car on pouvait facilement renommer le jeu avec un autre titre. S’inspirant de grands classiques du cinéma comme « Massacre à la tronçonneuse », « Evil Dead », « Saw », mais aussi d’autres jeux (« F.E.A.R. », « Silent Hill »), Resident Evil 7 oublie ses fameux zombies, sa conspiration avec Umbrella, ses personnages icôniques et aurait pu être un spin-off à la « Evil Within ».

Et non, car ce chapitre donne du sang neuf, et après une démo qui sincèrement avait refroidi mes ardeurs au point de laisser de côté l’achat de cet opus ad vitam æternam (ce qu’une baisse drastique du prix en solde sur Steam a su déjouer) et finalement est bel et bien un Resident Evil.

Les premiers pas dans le manoir des Baker renvoie directement au premier Resident Evil, et sa structure en étages et pièces à explorer, obligeant certains allers-retours après avoir trouvé la bonne clé, la gestion de la vie et des munitions. On a droit à un nouveau personnage, qui viendra compter dans les rangs auprès de Leon, Chris, Jill et Claire, et qui reste assez charismatique, même si la nouvelle vue ne permet pas de déceler son véritable visage (hormis quelques artworks permettant de savoir à qui il ressemble)

Une fois sorti de la demeure, on retrouve un peu de « Resident Evil 4 », avec ce côté crade, pauvre, poisseux, des pièges disposés un peu partout.

Le bémol reste le bestiaire, composé de la famille Baker, et d’une nouvelle forme de menace, finalement pas si originale et dont les variantes sont ultra limitées.

Mais plus on avance dans le jeu, plus on retrouve l’esprit des Resident Evil, plus cela devient flagrant. Et surtout, on retrouve le plaisir de l’aspect survie, de gérer son stock de munitions, sa vie, et même si vous vous en sortez plutôt bien au point de ne manquer de rien, le titre va vite remettre tout à zéro en fonction de vos choix, ce qui vous mettra alors de nouveau en situation de faiblesse et moins apte à foncer dans les couloirs tête baissée.

Cela ne durera pas, car la fin se laisse vite happée par un relent actionner qui pénalisaient la série depuis le quatrième chapitre.

Qu’importe, ce « Resident Evil » est un des meilleurs, redressant la barre après le naufrage assuré du 6. Faut dire aussi qu’on pouvait pas faire pire.

Capcom a su relancer sa franchise en prenant des risques, mais ils sont payants. Certes, on aurait apprécié plus de connectivités avec les premiers volets, pour vraiment appuyer son héritage et son appartenance à la licence, mais finalement, le plaisir procuré et la générosité de Capcom font mouche.

A l’heure de ce test, l’opus Village vient d’être annoncé, et remet Ethan au centre de l’échiquier. Une fois encore, des craintes concernant une aventure très très proche du 4 (un village paumé en Europe et ses habitants sortis tout droit de l’Europe de L’est des années 50, un château avec des nobles qui domine le tout) et surtout un bestiaire qu’on devine riche, mais plus en relation avec les armes bactériologiques, mais plutôt sur les mythes, comme le loup-garou.

Accordons une nouvelle fois notre confiance à Capcom, et on pourra juger du résultat final le moment venu.

Et puis d’ici là, on nous parle aussi d’un remake de Resident Evil 4 (qui risque du coup de faire doublon avec le 8, à moins que…)

17.5/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]DooM64

La sortie de « DooM Eternal » a permis de voir enfin une version de DooM64 officielle sur PC, chapeautée par les remakers de NightDive.

Et enfin, on retrouve l’esprit DooM, sur un bon nombre de niveaux, avec une amélioration notoire par rapport aux deux premiers volets. La musique, les graphismes sont un cran au dessus, et certains niveaux nous rappellent à la frénésie de meilleurs passages d’antan. D’autres niveaux n’ont pas cette chance, et s’avèrent anecdotiques, finis en quelques minutes.

Bien évidemment, si vous comptez trouver tous les secrets, il va vous en prendre plus de temps, et la difficulté peut s’avérer bien corsée une fois qu’on passe d’un cran, le niveau « normal » étant trop facile et peu peuplé d’ennemis. A la difficulté supérieure, vous allez retrouver les sensations d’un fast PFS, avec des combats nerveux, une obligation de bouger tout le temps, et des munitions parfois rares.

Seule ombre au tableau, on raccroche souvent avec le décor, certains éléments nous bloquant lors de nos strafes…Ça fait un peut rager et ça joue sur la fluidité des combats, où on privilégiera alors l’affrontement à découvert en plein milieu d’une arène, sans pouvoir compter sur un mur pour l’élimination potentielle d’une menace hors champ.

A part cela, c’est un gros kiff que de mettre enfin la main sur ce volet.

16/20

Pic

Pic

Pic

[PC]Battlefield V (Mode Stories)

INTRIGUE : Si Battlefield 1 optait pour des intrigues durant la première guerre mondiale, l’opus V prend place pendant la seconde, et vous invite durant quatre chapitres (et une introduction) à découvrir des histoires peu connues de ce conflit. Des flancs enneigés de Norvège à la création du SBS, en passant par des tirailleurs sénégalais et enfin à bord d’un char Tigre, vous allez voir la guerre sous un autre angle…

GAMEPLAY : Par rapport au précédent volet, cela n’a pas beaucoup changé, nous sommes toujours face à un FPS où la rigueur est de mise, surtout en difficulté élevée.

Les quelques innovations résident dans des emprunts à d’autres licences, comme Far Cry, avec cette possibilité de marquer les ennemis avec des jumelles, ou en les fixant en vue iron sight, ce qui vous permet alors de suivre leur halol umineux en mode infiltration, même derrière un mur.

Le titre favorise plutôt l’infiltration à la force brute, et certaines armes, bien cachées vous permettront de profiter de cette approche.

Par contre, contrairement au précédent jeu, les véhicules ne sont plus du tout imposés. Vous pouvez certes les emprunter, mais hormis le dernier chapitre du mode histoire à bord du Tigre, vous allez vous retrouver à pied…

…ou à ski, c’est la petite originalité du chapitre en Norvège, où il sera possible de chausser ses petits accessoires pour glisser d’un point stratégique à un autre.

RÉALISATION : Encore un énorme claque, car visuellement, c’est tout simplement magnifique…

Le souci du détail, l’éclairage, l’ambiance, les animations…Nous sommes dans ce qu’on pourrait qualifier de haut du panier.

Le souci du détail est omniprésent, et une fois encore, on s’arrête parfois pour souffler un peu, et admirer le paysage au loin, car c’est encore la cas, la profondeur de champ est hallucinante.

DURÉE DE VIE : Plus de 15 heures passées sur ce mode solo de « Battlefield V »…

Bien évidemment, la plupart vous diront que l’essence même du titre est son expérience multi, mais Dice a su aussi gratifier ceux qui aiment le hors-ligne avec une campagne finalement bien plus consistante que la précédente, avec encore des défis et items à débloquer, mais surtout des cartes plus grandes, donnant droit à de vraies excursions en milieu ennemi.

Et bien évidemment, si vous optez pour une avancée en mode infiltration (et en difficulté élevée), de nombreux passages vont vous donner des sueurs.

INTÉRÊT : EA délivre une seconde fournée de son mode Stories pour son FPS blockbuster, et améliore grandement la durée de vie et plusieurs autres pointss.

Mais surtout, il était difficile de faire un énième FPS solo sur une période de l’histoire qui a été vue et revue on ne sait combien de fois.

Les développeurs ont cherché l’originalité, non pas du côté du gameplay qui vous semblera très proche de tout ce qui peut se faire (quitte à piquer des idées aux autres), mais au niveau de la narration.

Le combat d’une mère et d’une fille, d’un loser prêt à redorer son image, ou encore d’un officier allemand aux commandes d’un tank, constatant l’absurdité de cette guerre, sans oublier le segment « Tirailleur »…

Ce dernier a beaucoup fait parler de lui, car il met en avant des soldats sénagalais venus combattre pour la France, et qui vont fouler pour la première fois son sol pour sans doute y mourir…

Si vous ajoutez à cela le racisme de l’époque, où ces hommes sont considérés comme des boucliers humains, supprimés des photos officielles, jamais remerciés (avant 2017) pour leur acte…

Tout le long de cette histoire, on découvre ces hommes, leur sacrifice, et on tombe sur ce final plus que poignant.

C’est rare les FPS qui délivrent de l’émotion, et pour ce coup, Dice à fait fort.

Certaines personnes crieront à un opportunisme indécent, d’autres à un racolage putassier et orienté…Bref, les haters seront toujours de la partie, mais il s’avère que le jeu vidéo s’exprime une nouvelle fois et prouve qu’il peut être plus qu’un média de divertissement.

16/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Lightmatter

INTRIGUE : A peine vous ouvrez les yeux, que vous constatez que vous êtes dans un étrange complexe, d’où une expérience semble avoir mal tourné. Le patron des lieux vous contacte par interphone, et va vous guider vers la sortie. Seul hic, tout contact avec l’obscurité vous tuera illico.

GAMEPLAY : Lighmatter est d’un minimalisme absolu niveau gameplay, en se basant sur les mécaniques des FPS pour les mouvements, et d’une simple touche pour prendre un objet, le poser, et activer des boutons. C’est tout simple.

Le plus dur va alors de se frayer un chemin dans le complexe, avec comme dans Portal une seule idée : résoudre un puzzle pour passer à la pièce suivante.

Ici, cela consiste à trouver des sources lumineuses, à éclairer un chemin sans jamais toucher l’obscurité. Vous trouverez à la base des lampes pour vous aider, puis des cristaux reliant des sources lumineuses.

Il faudra exploiter l’environnement pour faire en sorte que toute source de lumière puisse jouer en votre faveur.

RÉALISATION : C’est dans un pur style Cell Shading que le jeu vous invite à la réflexion, avec des dominances de tons allant du bleu au gris, en passant par quelques passages originaux.

L’ensemble est propre, ne saute pas aux yeux, mais le complexe a une certaine authenticité, et on se laisse happé par ce Portal-like.

La musique est envoutante, parfois discrète, et sait appuyer les moments forts du titre. La voix off du patron des lieux vous guidera, tout en vous livrant quelques anecdotes, comme dans « Bioshock ».

DURÉE DE VIE : Le jeu est très court, c’est un peu le genre qui veut cela. En 3/4 heures, vous aurez fait le tour des 38 tableaux composant le jeu.

Pour y revenir, c’est une autre paire de manches, le titre n’est pas vraiment taillé pour le challenge ou les axes secondaires.

INTÉRÊT : Portal a donné vie à de nombreux jeux similaires, vous lançant dans un monde étrange où sans armes ni ennemis, vous allez vous frayer un chemin à travers une multitude de salles. « Lightmatter » revendique sa paternité, s’amuse à citer Aperture Science, et d’autres références clé viennent nous rappeler le titre de Valve.

On a même droit à la même construction, c’est à dire une succession de salles similaires dans leur design pour aller à un moment plus loin, dans l’arrière du décor.

C’est donc un clone honnête, amusant, très technique parfois dans sa façon de résoudre les énigmes.

On passe un court mais agréable moment, un titre pas indispensable, mais amusant.

14/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic