[PC]Ion Fury

INTRIGUE : Neo DC : Shelly “Bombshell” Harrison appartient à la Global Defence Force, et va affronter le vil Dr. Jadus Heskel, un transhumaniste qui déploie dans la ville ses troupes.

GAMEPLAY : Dans le pur style rétro, avec un design très prononcé à la sauce Duke Nukem 3D, « Ion Fury » vous invite à nettoyer des zones où les ennemis fleurissent à perte de vue, à dénicher des secrets bien cachés, le tout avec un arsenal bien étoffé, allant de votre colt à une arbalète, en passant par des grenades et gatling.

Chaque arme a un mode secondaire, assez intéressant, comme celui du colt qui permet un mode de visée à tag, très efficace pour faire le ménage.

Vous aurez aussi, et souvent dans les zones secrètes, de petits bonus comme des bottes à double saut, des dégâts amplifiés et des grenades infinies, le tout dans un temps limité.

Pour le reste, nous sommes en face d’un FPS pur jus, sans fioriture, sans gestion de l’inventaire, sans une centaine de touches pour s’y retrouver.

Bref, tout ce qu’on attend d’un fast FPS sans prise de tête, ni gestion de l’armure ou des munitions à prendre en compte (attention cependant à ne pas négliger le rechargement d’une arme en plein combat, vous rendant vulnérable).

RÉALISATION : Si vous avez connu « Duke Nukem 3D », « Ninja Warrior » ou « Blood », vous ne serez pas dépaysé avec le style atypique, très rétro, mais conférant au jeu un certain charme. Oubliez toute texture, ici c’est du pixel et sans modèle 3D, ce qui est amusant quand on voit du dessus les ennemis, qui n’ont aucune épaisseur (ce qui explique que le jeu ne fasse qu’une centaine de Mo).

Mais ça fonctionne, hormis quelque décors souvent trop similaires, le rendu est très correct, ça bouge très vite, les musiques ne sont pas inoubliables mais restent dans l’esprit, alors que les voix sont plutôt sympas, très cliché avec une femme badass jurant et envoyant des piques à l’instar du Duke, alors que les armes ont des bruitages somme toute corrects.

DURÉE DE VIE : Afin de venir à bout des nombreuses zones, il m’aura fallu un peu plus de 27 heures, ce qui est énorme mais s’explique par la volonté durant les derniers niveaux à faire du 100% en terme d’ennemis et de secrets.

Replay value faible, car une fois le titre torché, et à moins d’être fan, on n’a pas vraiment l’envie de s’y remettre de sitôt.

INTÉRÊT : 3D Realms joue à fond la carte de la nostalgie, et donne une fille spirituelle au Duke.

On retrouve les mêmes sensations, les mêmes décors, le même genre d’ennemis et des armes à peu prêt similaires. Ca bouge très vite, c’est assez corsé niveau difficulté et heureusement les checkpoints et sauvegardes manuelles « à l’ancienne » aident à progresser sans trop de mal.

Pourtant, c’était pas gagné, car les premiers niveaux sont laborieux, fouillis, peu intéressants et mal agencés. Un level design pauvre, qui empêche de s’immerger à fond dans le titre.

Il faut alors persévérer, car la suite vaut le détour : les décors varient, on se retrouve avec des univers intéressants (du labo au manoir sorti tout droit de Resident Evil, en passant par un stade, un centre commercial, des égouts et un hôpital abandonné), et les nouveaux ennemis ont de quoi vous donner du fil à retordre (surtout les méchas, et les espèces de Terminator Dhalsim).

On finit par prendre son pied après quelques heures de jeu, et on s’amuse à recenser toutes les références des développeurs disséminées un peu partout (des messages persos aux références à Portal, DooM, Hellraiser, Aliens, Rednek Rampage, Predator, Robocop, Blade Runner, The Thing…

Ion Fury nécessite donc de faire un effort sur les premières heures pour qu’il exhume son vrai parfum : un fast FPS pur rétro qui a su s’adapter aux nouvelles technologies, propose des headshots qui font exploser les cervelles (le jeu est très gore, comme ses aïeuls), et dispose de niveaux assez vastes et variés par la suite (avec la possibilité de revenir en arrière entre certaines zones), le tout dans un univers futuriste un poil décalé.

Un FPS à tester si possible avant de se lancer dans un achat, ou à récupérer en solde, car il se peut que la sauce ne prenne pas avec tout le monde (et certaines personnes n’auront pas l’envie ou le courage de se farcir les premiers niveaux).

14.5/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

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[PC]DUSK

INTRIGUE : La petite ville de Dusk, aux Etats-Unis, semble être l’épicentre de phénomènes inquiétants. Vous allez le découvrir par vous-même, lors d’une campagne sur 30 niveaux, à combattre des membres d’un culte obscur, des militaires possédés, des boucs maléfiques et des pin-ups qui couinent, sans oublier des loups à roulette…Bienvenue dans DUSK!

GAMEPLAY : DUSK, c’est une lettre d’amour aux genre FPS, et en particulier à ceux qui ont forgé le genre. Vous allez donc trouver du DooM, du Quake, de l’Hexen.

Le jeu est un FPS pur-jus, ultra-classique dans son déroulement : vous progressez dans de longs niveaux à la recherche de clés pour ouvrir des portes, et trouver la sortie.

Des ennemis vous barreront le passage, et leur mort vous gratifiera de points de vie pour vous refaire une santé, une jauge de moral sert en quelque sorte de bouclier avant que vous pissiez le sang, et vous aurez aussi de nombreux secrets à découvrir, vous permettant de mettre la main sur un arsenal conséquent, vous refaire une petite santé, etc.

A part se déplacer, actionner des mécanismes, et tirer sur tout ce qui bouge, votre personnage n’aura pas vraiment d’aptitudes spécifiques. Quelques bonus récoltés viendront vous permettre d’accélérer votre cadence de tir, de ralentir le temps pour un effet assez space, ou encore grimper aux murs comme Spider-Man, une petite originalité qui permet de gagner en verticalité dans de nombreux niveaux.

Dusk se dote d’armes complètes, l’akimbo pour certaines (comme le pistolet ou le fusil Winchester Model 1887) ou encore d’autres bien plus originales comme cette arbalète vous permettant de toucher votre cible à travers n’importe quelle partie du décor, pour un plaisir des plus sadiques.

RÉALISATION : Le développeur (puisqu’il s’agit d’une équipe réduite) vous propose un jeu qui tournera sûrement sur la majorité des PCs actuels. Certes, c’est un peu moche vu le nombre de polygones, les textures fades et les animations rudimentaires, mais d’une part, c’est un jeu hommage au genre, et d’autre part, la partie graphique ne fait pas tout.

Car le fun est assurément là, et parfois on n’a même l’impression que le jeu est beau, car il fonctionne avec son ambiance.

Et que serait une ambiance sans une bonne bande-son? Sur ce point, c’est du nectar, avec aux commandes Andrew Hulshult, un compositeur de génie qui a récemment officié sur « Prodeus » et les DLC de « DooM Eternal ». Un nom respecté dans le milieu, et le gars signe ici une bande-son étonnante, à la fois métal bien énervé, mais aussi des plages plus calmes, dont l’ambiance va rappeler à beaucoup quelques grands classiques du cinéma.

Et retient aussi les bruitages et les voix, permettant de reconnaitre directement le bestiaire ou l’arsenal, et là encore, ça pète et ça vous met les poils…

DURÉE DE VIE : Comme à l’époque des DooM, « Dusk » propose une campagne scindée en trois épisodes, chacun composé de 10 missions, plus un niveau secret. 33 niveaux, tous agréables, et les secrets à dénicher permettent de prolonger l’exploration. Comptez en moyenne de 10 à 20 minute pour faire le tour de chaque, et au final vous obtiendrez une durée de vie d’environ 16 heures, ce qui est fort respectable (certaines campagnes solo de COD n’arrivent même pas au tiers).

On y reviendra sûrement, pour l’envie de chatouiller un fast FPS nerveux qui respecte les codes du genre et offre un bel hommage.

INTÉRÊT : Vous l’aurez compris, ce « Dusk », et sa découverte tardive, et bien c’est un gros kiff. D’un côté, nous avons cette nostalgie de jouer à un jeu qui se concentre sur l’essentiel, sur les bases du fast-fps (vite bouger et tuer), et de l’autre un titre visuellement pas étonnant, mais qui se rattrape avec le reste.

Mais surtout, « Dusk » développe son univers, nous plonge dans un monde où les amateurs de films d’horreur s’amuseront à chopper les références. Le premier épisode vous plonge dans une Amérique crade, paysanne, proche de celle qu’on a pu voir dans les Texas Chainsaw ou Jeepers Creepers, puis l’épisode deux vous envoie dans le charme des séries B avec ses usines et autres laboratoires militaires où des expériences douteuses ont lieu, pour finir dans un dernier chapitre totalement halluciné, où le médiéval vient se confondre avec l’Au-delà, un peu comme dans « Evil Dead 3 ».

Mais s’il fallait résumer « Dusk », ou pourrait tout simplement dire qu’il s’agit de l’essence des premiers DooM, avec la technique de Quake, dans un univers à la Blood ou Redneck Rampage.

Avec un tel pedigree, on se dit que Dusk part sur de bons rails, et on se rappellera encore longtemps de certains passages, comme celui avec la gravité dans un monde éthéré, ou ce laboratoire qui évolue constamment.

Du grand FPS, à essayez sans tarder si cela n’était pas encore fait!

16.5/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Kholat

INTRIGUE : En 1959, 9 randonneurs disparaissent dans la région de l’Oural, et quand les corps sont retrouvés, il est impossible de savoir ce qui a pu se passer. On parle même d’événements surnaturels, jusqu’à aujourd’hui inexpliqués.
Le jeu vous met dans la peau d’un homme parti enquêter sur place bien des années plus tard, et va tenter de comprendre ce qu’il s’est passé sur place.

GAMEPLAY : « Kholat » est une combinaison de deux genres, le survival horror, et le walking sim, avec des touches de survie. En vue à la troisième personne, vous allez erreur dans une zone assez importante, représentant l’endroit où la tragédie a eu lieu. Avec en votre possession une carte des lieux, une boussole et une lampe torche, votre but va consister à vous orienter pour trouver des adresses notées en haut de la carte, sous format de coordonnées géographiques.

Sur place, vous trouverez des indices et des éléments permettant de comprendre l’explication donnée par les développeurs sur cet événement, certes un peu fantasmé car l’ensemble aura une forte connotation surnaturelle.

En effet, à certains endroits clés, vous tomberez nez à nez avec une sorte d’esprit, votre némésis tout au long de l’aventure, n’hésitant pas à vous poursuivre pour vous arracher le cœur. Il faudra alors soit courir, mais bien juger votre endurance ne vous permettant pas de sprinter un long moment, ou vous faire tout petit, pour ne pas qu’il vous voit. Et surtout éteindre votre lampe-torche, chose que votre antagoniste ne supporte pas du tout (et potentiellement le renseignant sur votre position).

RÉALISATION : « Kholat », malgré son petit âge (sorti en 2015) et sa modeste équipe de développement, fait preuve d’un certain sérieux concernant sa réalisation, avec un Oural très réaliste, avec ses tempêtes de neige, ses grottes fascinantes, et ses quelques lieux intéressants à découvrir. Le jeu est globalement assez sombre, ce qui lui permet de masquer quelques errances que pourraient être un level design pauvre ou des textures monotones et répétitives. L’ambiance vaut clairement avec son obscurité oppressante, ses jeux de lumières, quand la lune éclaire timidement une zone ou une flamme donne en quelque sorte vie à une grotte.

La partie sonore dispose de très bons thèmes, vraiment en adéquation avec le sujet, vous donnant la chair de poule dans les moments les plus glauques.

Par contre, le spectre sonore n’est pas vraiment réaliste, car un son peut disparaitre d’un simple hochement de la tête vers la droite ou la gauche, ce qui est moins réaliste et crédible qu’un étouffement de ce dernier.

A noter que les seuls dialogues entendus durant le jeu seront ceux narrés par l’acteur Sean Bean.

DURÉE DE VIE : Trouver tous les points d’intérêts se fait en plus ou moins 5 heures. Vous pouvez compter un peu plus si vous tenter de trouver toutes les notes disséminées sur la carte. A savoir que si la zone n’est finalement pas si conséquente, et que certains feux de camps vous permettent de vite vous téléporter d’un endroit à un autre, c’est le repérage à l’ancienne (avec une boussole et une carte) qui vous prendra le plus de temps, à errer régulièrement pour savoir comment rejoindre certaines coordonnées.

INTÉRÊT : « Kholat », fourni gracieusement par la plateforme Steam à un certain moment, est un jeu intéressant, même s’il est imparfait.

Son gros point fort, c’est l’ambiance, magnifiée par une réalisation plus que correcte, et vous plongeant directement dans l’Oural. On pourrait presque ressentir le froid.

Heureusement (ou malheureusement en fonction de vos attentes), le titre minimise la survie et ne joue pas avec les facteurs comme la fatigue, le fait de se réchauffer, de se nourrir…

La seule contrainte réside dans la gestion de la course, avec une endurance très faible, mais vous permettant quand même de fuir votre ennemi, ou de parcourir de bonnes distances sur la carte.

Le couac, c’est que la narration, avec l’idée de ce qui a pu se passer sur place, n’est pas vraiment mise en valeur. On doit se farcir quelques notes, ou écrits, pour savoir ce qui a pu se passer. Pas de cinématiques sous formes de flashbacks permettant de savoir quelle option a pu être envisagée, si ce n’est cette fin, assez étrange et déroutante.

Le plaisir de « Kholat » vient donc de l’exploration mesurée de l’environnement, l’envie de trouver le bon chemin, et ses petits sursauts lors de passages où on ne fera pas le fier pour trouver son chemin (la mention revient à la cabane, avec son obscurité quasi totale oppressante).

Un petit jeu plutôt sympathique, certes imparfait (quelques bugs de collision sont tout de même à recenser, vous obligeant à recharger votre partie), pouvant vous occuper et vous faire frissonner (de froid et/ou de peur) durant quelques heures.

14/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

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[PC]THe World Of Others

INTRIGUE : Une invasion extraterrestre, votre femme enlevée. Vous allez devoir prendre les armes et affronter une menace sans précédent, qui vous emportera jusqu’à des mondes encore inconnus.

GAMEPLAY : Un FPS pur jus, développé par une toute petite équipe, pour ne pas dire une seule personne. Le jeu alterne entre quelques phases de plateformes où vous devrez trouver la sortie, et d’autres purement brutales où il vous faudra simplement rejoindre la sortie en tuant les ennemis qui apparaitront devant vous.

RÉALISATION : Qui dit petite équipe dit souvent petits moyens. Ceci est confirmé ici, et finalement pas de grosses surprises : nous sommes dans un jeu « amateur », dans tout ce que contient le terme. Basé sur L’Unreal Engine, les textures sont mornes, les décors sont minimalistes, dignes d’un logiciel prévu pour vous pondre un FPS en quelques minutes. La partie audio est très discrète, des sous-titres viendront vous donner quelques infos lacunaires permettant de savoir un peu ce qui se passe, et où on va.

On aura droit à quelques dialogues vers la toute fin du jeu, dans la langue de Goethe, nous assurant que le héros n’est pas victime du syndrome de mutisme à la Gordon Freeman.

DURÉE DE VIE : A peine deux heures pour venir à bout d’une dizaine de niveaux, ces derniers se parcourent assez vite et n’émettent pas de réelle résistance. Une fois fini, on désinstalle l’ensemble pour libérer quelques 16 Go de données…Autant dire qu’on n’est pas prêt d’y retourner, à moins qu’une refonte et du contenu soient de la partie.

INTÉRÊT : S’inspirant en partie de Half-Life et de scénarios de séries B d’antan, « THe World Of Others » aurait pu être une bonne surprise, car parfois, certains prodiges réussissent à développer seul dans leur coin une petite pépite.

Ici, c’est un peu loupé, même si l’intention était bonne. A vrai dire, le jeu ne plante pas, et quelques bug comme le fait de rester coincé derrière une porte sont minimes.

Le vrai souci du jeu, c’est son contenu. D’une part les niveaux qui sont soit trop tortueux quand il s’agit de plateformes (où la précision est vraiment aléatoire), soit d’une banalité, comme cette longue route en ligne droite à traverser à pied, en tuant toutes les minutes une vague de 4 ennemis téléportés devant vous.

Aucun challenge, et des ennemis toujours similaires au passage.

D’autres phases en voiture sont censées varier le gameplay, mais c’est alors la physique qui s’en mêle. En effet, et comme dans la vie réelle, la dynamique d’une Golf est insignifiante et exige que vous preniez de l’élan pour grimper une côte.

Pourtant, lors des phases de shoot, déverser son chargeur sur un ennemi, ou pilonner la base E.T. comme dans le dernier niveau, et bien c’est parfois correct, on serait même tenté de dire qu’on s’amuse un peu.

Avec des ennemis plus variés, une vraie physique, et un level design digne de F.E.A.R., on aurait pu avoir un petit titre sympa, qu’on aurait pardonné pour les lacunes visuelles (quoique certains passages comme en forêt s’avèrent agréables).

Bref, plus de travail, plus de variété, plus de méandres auraient permis au titre de sortir la tête de la boue.

Tout n’est pas totalement à jeter, mais ce n’est clairement pas un FPS qu’on pourra recommander actuellement.

06/20

Fiche Steam

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[PC]Wolfenstein Youngblood

INTRIGUE : A la fin de « The New Colossus« , on avait laissé l’agent Blazkowicz alors qu’il venait de libérer les Etats-Unis du joug Nazi. Se reposant avec sa femme et ses deux filles, qu’il format durant des années, il ne donna plus signe de vie du jour au lendemain. Ses filles, inquiètes, décident de partir à sa trace. Les voilà parties avec leur amie Abby, se rendent alors sur le vieux continent, et plus précisément à Paris, où les nazis semblent projeter quelque chose de sombre. Il est temps de botter du facho! La résistance sur place leur donnera tout le nécessaire pour remplir cette tâche, et leur apprend que tout se passe dans un mystérieux Labo X, qui ne pourra être accessible qu’une fois trois codes décryptés dans des quartiers stratégiques répondant au doux nom de « frère ».

GAMEPLAY : « Youngblood » créée une rupture avec les précédents Wolfenstein en se présentant comme un volet secondaire, un titre mineur exploitant l’univers de Wolfenstein, en attendant la suite directe de « New Colossus ».

Et cette rupture, elle va s’opérer de plusieurs manières, sans pour autant vouloir corrompre l’essence même de la saga.

Il s’agit ici du premier titre à se la jouer en coop, car les jumelles de B.J. permettent cette opportunité. Si l’expérience est plus gratifiante à deux, on peut bien évidemment y jouer seul, tandis que notre sœur sera gérée par une I.A.

Autre point, la progression suit en quelque sorte celle de son prédécesseur, avec de nouveau un hub disponible entre chaque mission. Le sous-marin cède ici sa place au QG de la résistance française, dans les catacombes de Paris. L’occasion de se ressourcer, de discuter avec des PNJ, de s’entraîner…

Mais la plus grosse modification apportée vient de l’apport d’une orientation RPG, déterminant l’évolution de vos personnages. Si dans les précédents Wolfenstein, c’était déjà le cas, cela ici conditionne très fortement la difficulté, la progression de vos personnages.

Car comme le dit si bien un des PNJ au début du jeu, vous ne serez pas assez fortes pour aller directement au cœur de Frère 1,2 ou 3.

Et cela, vous allez vite vous en rendre compte. Une fois la première mission assez classique et vous inculquant les bases, vous aurez alors accès au hub, mais aussi à une carte pour vous déplacer librement dans Paris, ou du moins sa représentation dans le jeu (ParisStadt).

Ne vous étonnez pas de mourir souvent au début, car certaines zones ne vous seront supportables qu’une fois un certain niveau acquis (le niveau 20). Vous pouvez tout de même vous y frotter, mais considérer que c’est une mission suicide, les ennemis étant bien trop forts.

Il va donc falloir « leveler », accéder aux zones accessibles (d’un point de vue difficulté) et remplir quelques missions principales et/ou secondaires pour vite progresser. Outre l’XP nécessaire pour passer au niveau suivant, vous allez aussi collecter de l’argent, et des points de compétence. Ces derniers vous permettront de débloquer quelques améliorations de votre condition physique, de votre armure, de vos aptitudes (comme le placage).

Un arbre de compétence très complet, vous permettant de privilégier une approche plus brutale, à une plutôt discrète. Pour cela, vous pourrez compter sur un camouflage optique, un double saut très pratique, ou des armes hautement customisables avec l’argent récolté.

En parlant d’armes, la customisation est ici extrêmement bien pensée, avec pour chaque partie (du canon à la crosse), la possibilité d’opter pour 3 catégories : la précision, les dégâts, et la cadence de tir. A vous d’opter pour les bons mélanges, en prenant en compte certains bonus, pour définir votre style et le faire évoluer comme bon vous semble (vous pouvez modifier à tout moment la structure d’une arme une fois les éléments achetés).

Enfin, l’aspect coopératif de Youngblood permet des interactions avec votre sœur, et s’avèrera cruciale sur le champ de bataille, quand une des deux tombe au combat. Car à la place de mourir simplement comme dans tout FPS classique, le système mis en place ici est basé sur une totale coopération des deux partenaires : si une des sœurs tombe au combat, l’autre a un temps imparti pour la réanimer. Passé ce délai, la survivante n’aura plus aucune occasion de revenir à la vie, et fera perdre au duo une précieuse vie.

Ces vies, maximum trois, permettent donc de ressusciter suite à trois morts conjointes de nos sœurs. Vous aurez la possibilité de récupérer des vies via des bornes à activer à deux, disséminées un peu partout dans les niveaux.

Une très bonne idée, rendant parfois le jeu un peu trop facile quand il suffit de se réanimer à tour du rôle.

RÉALISATION : « Youngblood » hérite de « The new colossus », et s’avère visuellement très agréable.
Le fait que l’action ai lieu à Paris permet de renouveler la plastique du titre, de lui donner une autre couleur.

Cependant, on dénote tout de même une certaine répétition dans les environnements visités, du centre de détention au petit Berlin, en passant par le boulevard de la victoire.

Typiquement, des façades d’immeubles Haussmannien, à l’exception d’un quartier dortoir.

Les zones dédiées aux frères seront plus dans la verticalité, avec parfois une petite redondance dans les lieux côtoyés (et plus précisément les halls).

Mais rien de bien méchant, car tous bénéficient d’un level design impressionnant, fort de la collaboration des studios MachineGames avec Arkane, les « dieuxveloppéeurs » des Dishonored.

Nos petits français insufflent donc à « Youngblood » ce qui manquait cruellement à « The New Colossus » : un level design digne de ce nom, permettant de la jouer en verticalité, de profiter des certains pans de l’architecture pour se glisser ou éviter une menace trop conséquente, et ainsi profiter pleinement de l’optique infiltration proposée par le titre.

Côté audio, le titre s’autorise de l’excentricité en jouant sur l’uchronie : des titres volontairement kitch aux sonorités 80 avec accent allemand pour les musiques secondaires, tandis que le score principal envoie du lourd, comme par le passé. Une très très bonne surprise.

DURÉE DE VIE : Le level design complexe, ouvert, permet d’éviter une trop grande monotonie liée à de possibles aller-retours dans des zones déjà visitées. Certaines zones étant bloquées au début, et nécessitant le bon arsenal pour ouvrir telle ou telle porte (comme dans un MetroidVania), vous trouverez toujours un emplacement que vous n’aurez pas visité.

En ligne droite, le statut de « Youngblood » en tant que spin-off standalone a une durée de vie plus condensée que ses grands frères à la carrure d’un AAA (il peut se boucler très vite vu le nombre de niveaux et de tâches principales à accomplir).

Mais si vous adhérez à la formule, si vous avez envie de récupérer tous les collectibles du jeu (des cassettes audio en passant les les VHS, les lunettes 3D…), et que vous souhaitez en plus finir les missions secondaires, et bien vous allez vite monter dans les heures.

A savoir que suite à sa sortie, une mise à jour renforce le titre de deux zones supplémentaires, ainsi qu’une chasse aux trésors.

Comptez donc environ 40 heures pour faire un 100%, ce qui est excellent pour un jeu dit mineur.

INTÉRÊT : « Youngblood » est malheureusement le vilain petit canard des Wolfenstein, car son orientation a de quoi perturber les puristes, alors que finalement, les bases même du gameplay sont identiques.

C’est nerveux, les armes font mal, c’est bourrin, décomplexé avec toujours cette petite touche d’humour décalé, et surtout, c’est techniquement solide.

L’aspect coop pouvait faire craindre le pire pour les joueurs solitaires, avec le stress de se retrouver avec une I.A. bancale troublant le bon déroulement d’une séance de jeu.

Qu’ils soient rassurés, en solo le titre est hautement jouable, et l’intégration d’une sœur au combat brise en quelque sorte la monotonie avec quelques répliques dans la lignée du géniteur, et côté difficulté, votre jumelle sait se faire petite, voire parfois un peu trop. Vous aurez la priorité sur les grosses cibles, et elle n’interfèrera que très peu, à quelques détails près.

Ces détails seront anecdotiques, comme sa volonté de vous passer devant alors que vous snipez depuis un poste stratégique, ou plus rarement en s’agitant devant vous sans son camouflage optique lors d’une infiltration, et permettant alors aux « Kommandants » (ces petits enfoirés présents à des emplacements stratégiques) de sonner l’alarme et d’appeler des renforts.

Tant qu’on est dans les griefs, on peut blâmer les parties situées dans les égouts, permettant une jonction entre plusieurs zones. Ces endroits peu éclairés et cloisonnés ne permettent pas une trop grande liberté d’action (allumez votre lampe torche, et on vous repère à 10 km, comme sur route meusienne).

Non seulement ces zones sont trop similaires d’une à l’autre, mais l’agencement très pauvre en fait des moments peu convaincants, desquels on préfère s’extraire au plus vite.

Si au moins on avait eu droit à des grottes, des passages souterrains, une extension des catacombes ou des rames de métro, on aurait eu une bien plus grande variété.

Cela n’empêche pas « Youngblood » d’avoir d’excellents moments, d’être un vrai show pyrotechnique quand vous faites parler la poudre ou le désormais célèbre DieselKraftwerk. Fun en solo ou à deux, il renoue avec les précédents titres en insufflant une consonnance RPG très bien gérée.

Victime d’un matraquage, ou plutôt un lynchage presse et public parfois non justifié, il convient de le recontextualiser, et surtout d’y jeter un œil pour les personnes aimant la licence, l’aspect exploration bénéficiant du savoir faire d’excellents développeurs.

Le jeu n’est certes pas parfait, pourra être redondant si on l’aborde sous un certain angle, mais se révèle être d’une richesse insoupçonnée si on prend le temps de lui laisser une chance, et d’exploiter tout ce qui est mis à notre disposition.

en fait, un mot revient pour bien définir l’expérience promise avec ce volet : la liberté. Une liberté de commencer par où on veut, d’opter pour le style qu’on veut, de se trimbaler comme bon nous semble dans les niveaux, d’opter pour les améliorations qui nous boosterons en fonction de notre choix d’approche, etc. Une liberté chère, qu’il est bon de prendre en compte, à l’heure où d’autres licences vous imposent des choix parfois contestés. Mais si on fait un petit effort, qu’on prend le temps de voir ce que le titre a dans le ventre, qu’il possède des qualités indéniables (et des points qui pourront bien évidemment ne pas plaire), alors on peut constater qu’il a un peu été sacrifié lors de sa sortie.

Le jeu est en quelque sorte un petit diamant brut qui ne demande qu’à être taillé. Souhaitons que certains points adoptés ici soient conservés pour un possible Wolfenstein 3…

15.5/20

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Fiche Nofrag

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[PC]Supraland

INTRIGUE : En tant que rouge et personnage dans un bac à sable, vous êtes convié par votre reine à discuter avec les bleus situés de l’autre côté du jardin, pour leur demander de rétablir l’eau.

Ce qui devait être une petite mission va se transformer en quête initiatique…

GAMEPLAY : « Supraland », c’est en quelque sorte un mélange de « Portal » et de « Metroïd ». Votre personnage va déambuler dans un monde très ouvert, pourra se déplacer via des catapultes, et arrivera à progresser en étoffant son arsenal, que ce soit une épée en bois, un canon laser, un téléporteur, une ceinture aimant, un faisceau rose, un cube rose et bien d’autres possibilités que vous débloquerez au fil de votre progression, en ouvrant des coffres bien cachés, ou en les achetant chez les quelques vendeurs qui parsèment l’environnement.

L’aspect Metroïd est donc bien là, et pour l’aspect Portal, il s’agira d’énigmes, où l’environnement et vous outils devront être exploités à bon escient, à coup de projectiles pour activer des interrupteurs, mais attention à valider la bonne couleur…

Vous aurez aussi de nombreux ennemis pour vous empêcher de progresser correctement. Rien de bien méchant (du moins au début), mais il est conseillé d’améliorer votre condition pour vite en venir à bout.

RÉALISATION : Sous ses petits airs enfantins, « Supraland » bénéficie tout de même d’une bonne et solide réalisation : fluide, sans bug, une belle distance d’affichage même si on déplore un certain abus du flou, des couleurs vives et chatoyantes et une direction artistique appropriée, se permettant même quelques nombreuses touches d’humour.

Si les musiques ne sont pas mémorables, elles ne sont pas heureusement trop soûlantes, et les dialogues se limiteront à des onomatopées, vous obligeant à lire quelques sous-titres.

DURÉE DE VIE : Elle est conséquente, sans non plus être phénoménale. La première chose que l’on constate en débutant une partie, c’est qu’il y a tellement de choses à faire, à découvrir, qu’on se demande comment on va faire pour obtenir le 100%.

Finalement, en prenant son temps, et en gérant correctement ses allers-retours, on tombe sur une bonne vingtaine d’heures, et comptez bien moins pour celles et ceux ne courant pas derrière les 100%

Pour la replay value,, et bien une fois les 100% réalisés, il n’y a plus grand chose à faire, à part se promener, car les ennemis, eux aussi, font partie des objectifs à compléter pour obtenir les 100% en supprimant leur nid, ce qui du coup réduit grandement leur présence.

INTÉRÊT : « Supraland », c’est un peu comme une drogue, une forme d’addiction sévère vous poussant à toujours vouloir aller plus loin, explorer l’univers ultra vivant, le tout saupoudré d’une bonne humeur et de quelques guests à découvrir.

Mais c’est surtout un jeu qui arrive à concilier l’aspect FPS avec ennemis, des énigmes assez capillotractées (qui vont vous faire revoir vos cours de physique et les codes couleur) avec beaucoup d’harmonie.

On bloque rarement, d’une part car on peut toujours faire autre chose, mais aussi parce que le jeu n’est pas ultra rigide dans ses résolutions.

Un exemple tout simple est celui concernant vos aptitudes de déplacements. Vous allez progressivement acquérir le double saut, puis le triple saut, le téléporteur, et la possibilité de flotter dans les airs (sans oublier l’excellent bonus de l’Happiness pour les plus endurcis).

Avec tous ces éléments, vous arriverez à « tricher » durant certains passages pour passer à travers le décor, ou atteindre une plateforme censée être inaccessible en temps normal. A l’image d’un « Dishonored », vos possibilités sont étendues, et il n’y a pas forcément qu’une méthode pour y arriver.

Beau, intelligent, fun, riche, « Supraland » a tout d’un beau gosse premier de la classe. Ce qui est étonnant, c’est qu’il s’agit de l’œuvre de quelques passionnés, qui vont retenter l’exploit avec un deuxième volet, à venir prochainement. On souhaite vivement qu’il soit dans la même veine.

18/20

JeuxVideo.com

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[PC]Aefen Fall

INTRIGUE : Vous êtes Abadel, un puissant alchimiste dans un Londres très steampunk.

Le gouvernement souhaite arrêter tous les alchimistes.

Vous voilà alors engagé dans une course contre la montre pour stopper leurs noirs desseins.

GAMEPLAY : Vous aimez « Mirror’s Edge », vous adorez « Dishonored »? Et bien « Aefen Fall » n’est ni plus ni moins qu’un jeu de parkour, empruntant au premier ses mécaniques de courses spectaculaires sur les toits d’une ville, dans une environnement rappelant furieusement le second.

En tant qu’alchimiste, vous aurez quelques pouvoirs afin de progresser plus facilement de toit en toit, et aussi éviter les Mechas placés sur votre parcours.

Votre premier pouvoir vous permettra de créer un point artificiel pour prolonger votre saut, lors des passages les plus chauds.

Votre second pouvoir, lui, vous permettra de figer un élément du décor (turbine de ventilation, monorail, ennemis) durant un court laps de temps.

Bien évidemment, les aptitudes de base comme se retourner et courir le long d’un mur sont aussi de la partie.

RÉALISATION : Si la partie sonore s’en tire très bien, avec des musiques inspirées, il en est tout autre chose pour la partie visuelle, à qui il manque une certaine expérience pour devenir mémorable.

C’est au moins propre, certains décors sont agréables, mais comme nous le verrons plus tard, il s’agit d’un projet « jeune », et le manque d’expérience, sans malveillance, se fait un peu ressentir.

DURÉE DE VIE : Le prix vous mettra la puce à l’oreille, le titre se termine très vite, d’une part vu le nombre réduit de niveaux, mais aussi par la volonté du gameplay qui vous pousse à toujours courir, et ne pas vous attarder comme bon vous semble. Comptez un peu plus d’une heure pour en faire le tour, mais ce qui compte surtout avec ce jeu, c’est de pouvoir améliorer son temps en découvrant et empruntant des chemins secondaires, ce qui lui octroie une durée de vie plus conséquente.

INTÉRÊT : Pur projet d’étudiants de l’école Rubika, « Aefen Fall » est une bonne entrée dans le monde des jeux vidéo, avec tout ce que cela implique.

Un petit jeu avec un potentiel certain, trahit par sa prime jeunesse et quelques errances d’un point de vue visuel, des bugs et une optimisation à pieaufiner. Le titre n’a jamais planté chez moi, mais quelques saccades pas trop pénalisantes venaient de temps à autre perturber un passage où la fluidité se voulait exemplaire.

On pourra chipoter sur l’agencement des touches et le keybinding à revoir, mais tout cela fait partie du panel des jeux ne disposant pas d’une équipe expérimentée.

Un gros message d’encouragement pour eux, car ils ont réussi à faire parler de leur titre dans certaines revues spécialisées, et on ne peut que souhaiter pour la suite quelques patchs leur permettant d’apprendre de leurs erreurs, de les corriger, et de nous proposer, forts de cette expérience, un nouveau titre, ou pourquoi pas une suite plus consistante.

12.5/20

Site Officiel

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[PC]The Occupation

INTRIGUE : Dans les années 80, un attentat terroristes fait une vingtaine de victimes. Rapidement, le gouvernement veut mettre en place une loi des plus liberticides.

Mais des personnes s’interrogent, et remettent en question l’enquête. Et si le principal coupable, un immigré qui clame son innocence, était la victime d’une sombre machination, destinée à promouvoir des relents extrémistes?

Dans la peau d’un enquêteur, et de temps en temps dans celle d’une veuve, vous allez chercher à connaître la vérité, quitte à outrepasser les règles…

GAMEPLAY : « The Occupation » base son gameplay sur deux grands axes : l’aventure et l’infiltration. Chaque niveau se dessine comme un immense défouloir où vous pourrez aller où on vous semble, si vous esquivez les systèmes de surveillance, les gardes, et trouvez les bons raccourcis.

Pas d’armes ici, mais votre cerveau pour compenser, trouver les indices, utiliser la technologie pour déjouer les pièges et rassembler les preuves.

On est entre le walking-sim et le jeu d’infiltration, pour un mélange détonant.

Vos seuls gadgets seront votre montre pour surveiller l’heure de vos rendez-vos, un pager pour vous avertir d’appels téléphoniques, et votre mallette pour classer les cartes d’accès et les preuves collectées.

RÉALISATION : Une touche atypique, qui n’est pas sans rappeler les Dishonored. De jolis environnements, très complexes, très détaillés, d’excellentes voix en V.O., une B.O. de très bonne facture.

D’un point de vue technique, « The Occupation » sent le professionnalisme, et s’avère parfois impressionnant pour un jeu dont peu de personnes ont entendu parler.

DURÉE DE VIE : C’est là l’une des originalités du jeu, vous avez 4 heures pour boucler l’enquête.

Vous allez donc quasiment jouer en temps réel, car sur les différents chapitres qui ponctuent le jeu, les principaux sont chronométrés, et aussi les plus longs. En gros, vous arrivez une heure avant l’interview avec les témoins clés, une heure donc pour collecter le maximum de preuves pour tourner l’entretien en votre faveur.

Tout ceci est correctement expliqué durant le jeu, et la collecte d’indices permet de savoir où on en est et ce qu’il nous reste à faire (trouver le code du coffre chez untel qui contient les enregistrements, mais ceci nécessite une carte d’accès violette que seul X détient et qui est dans son bureau au dessus, etc…).

Mais attention, aucune sauvegarde durant ces moments, c’est vraiment du temps réel, et donc de l’investissement. Si on quitte, on reprend au début du chapitre.

Et cela n’empêche pas le jeu d’avoir une replay value ultra conséquente, car on peut, après avoir fini le jeu, recommencer tel ou tel chapitre, afin d’explorer toutes les possibilités qui nous sont offertes, et elles sont conséquentes.

Sans oublier les fins disponibles, qui heureusement seront disponibles en fonction de vos choix opérés dans les derniers instants, donc inutile de recommencer tout le jeu.

INTÉRÊT : « The Occupation », une vraie petite perle, et un des rares jeux à être fini en une journée. Certes la durée de vie est courte, d’une part via le choix imposé du temps réel pour l’investigation et les entretiens, mais aussi par l’absence de checkpoints qui font que quoi qu’il advienne, vous finirez à un moment T le chapitre (un peu comme un examen).

On subit alors le stress de ne pas collecter toutes les preuves à temps, de ne pas avoir les bons éléments en notre possession pour « l’empoignade verbale » qui suivra.

Si on devait comparer « The Occupation » à d’autres titres, il faudrait se pencher sur les « Dishonored » pour l’aspect esthétique, et les « Deus Ex » pour la partie analyse, dialogue et le facteur aventure.

Mais surtout, le titre est prenant, l’histoire est bien menée, un peu effrayante en vue de l’actualité, et il est difficile de sortir d’une partie une fois que l’ambiance est lancée. Bien évidemment, il faut faire fi de ses petits défauts, et de ses quelques choix discutables.

En cela, le seul gros bémol, c’est le gameplay, avec des touches parfois mal agencées, un remapping dans les choux, et quelques réflexes à adopter quant à la gestion des cartes d’accès durant les phases de stress.

Mais ces problèmes se gèrent une fois qu’on a mis les mains dans le cambouis, et à partir de ce moment, l’addiction prend le relais.

Un titre atypique qui ne plaira pas à tout le monde certes, mais qui mérite néanmoins d’être connu, voire testé (une démo est disponible pour se rendre compte du potentiel du jeu, et voir si on adhère à son univers et son gameplay).

17/20

JeuxVideo.com

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[PC]Tacoma

INTRIGUE : Une enquêtrice, Amy, est envoyée sur la station spatiale Tacoma après que cette dernière n’ait plus donné de nouvelles. A vous de l’explorer, et de comprendre ce qui a pu se produire…

GAMEPLAY : Tacoma revête les habits et la gestuelle d’un FPS pour se développer en tant que jeu d’aventure, avec comme gameplay une fonctionnalité épatante, la capacité à revivre dans certains endroits les derniers moments de l’équipage, sous forme de projection holographique.
Pour ne pas trop subir ces projections temporelles, vous pourrez à volonté accélérer ou rembobiner la diffusion, pour pouvoir à certains moments accéder aux informations des membres de l’équipage, lire leurs conversations par message, etc.

Cela vous permettra aussi de trouver certaines informations utiles pour poursuivre, mais il faudra aussi passer par une phase de recherche, et ne pas hésiter à fouiller dans le décor, à soulever chaque objet ou cadre pour trouver la petite information pertinente.

RÉALISATION : Visuellement, le titre n’est pas très flatteur, et propose le minimum syndical, avec des textures moyennes, des modèles holographiques peu complexes, et un score commun.

Les voix sont heureusement bien choisies, même si on peut déplorer l’absence d’une localisation française.

DURÉE DE VIE : L’aventure s’avère très courte, un peu moins de 3 heures pour en voir le bout, et sans choix déterminant à la fin.
Une fois que vous connaîtrez le fin mot de l’histoire, vous n’êtes pas sûr d’y revenir.

INTÉRÊT : Il faut prendre Tacoma comme une expérience, et pas comme un jeu. Sa très courte durée de vie, son gameplay innovant mais vite cantonné à sa singularité, font qu’il est plaisant à jouer, lors de sa découverte.

On veut en savoir plus, savoir ce qui s’est passé, on découvre les habitudes de l’équipage, leurs relations (où l’amour a une place prépondérante, et sert de leitmotiv pour unir les individus entre eux), et finalement on se prend au jeu de vouloir à tout prix savoir ce qui a pu se produire, en craignant évidemment le pire.

Car certains personnages, ou leur santé, ne jouent guère en faveur d’une issue heureuse. Pourtant, le titre peut surprendre là où on s’attend à quelque chose de téléphoné.

« Tacoma » mise tout sur cette expérience, au détriment d’une technique un peu faiblarde, à l’image de la durée de vie.
Si vous cherchez de l’action ou de la réflexion, passez votre chemin, vous risquez de trouver le titre ennuyeux.

Si par contre vous dévorez les nouvelles de S.F., les revues où l’I.A. est décortiquée, vous risquez d’y prendre goût.

Car « Tacoma », dans son impression de narrer une histoire à l’eau de rose dans l’espace, s’avère bien plus complexe et nourrit une base très cynique sur un futur anticipé qui peut faire froid dans le dos.

14/20

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[PC]Call Of Duty : WWII (solo)

INTRIGUE : Exit les combats modernes ou futuristes, la saga COD vous renvoit à ses origines, durant la seconde guerre mondiale.

Vous allez suivre le parcours d’un jeune bidasse américain, envoyé durant le débarquement en France, et son parcours avec son équipe jusqu’en Allemagne.

GAMEPLAY : On serait tenté de dire que tous les COD se basent sur le même gameplay. C’est encore un peu le cas ici, mais une nouveauté vient tout de même ajouter un peu de zeste : dorénavant, vos frères d’armes vous permettrons de récupérer des munitions, des soins, des grenades, voire de localiser les ennemis.

Cette fonctionnalité a un prix, vous devez être à proximité de votre compagnon, et lui demander de l’aide. Une fois cela fait, il faudra patienter avant de pouvoir de nouveau en bénéficier.

Un système astucieux, puisque la santé ne se régénère plus et impose de faire profil bas, voire de patienter.

Le hic, c’est que même en difficulté [i]commando[/i], vous avez assez de quoi faire sur votre chemin, les médikits et munitions sont assez nombreuses pour ne pas avoir à faire appel à eux.

Ce Call Of Duty est aussi l’occasion de varier un peu le gameplay, avec des phases d’infiltrations, de tir à l’artillerie lourde, ou encore quelques épopées en plein ciel. Une belle variété, qui confère à chaque niveau une identité propre.

RÉALISATION : L’aspect technique est en adéquation avec le budget du jeu : c’est beau, c’est propre, les personnages sont finement modélisés (dont certains acteurs connus), et le grand spectacle est assuré, avec un show pyrotechnique à certains moments, digne de Hollywood.

Que ce soit visuellement ou auditif, le constat est toujours le même, nous avons à faire à un AAA, et cela se sent. On peut cependant reprocher au titre de ne pas être aussi riche lors de ses derniers niveaux, où la variété se fait alors plus discrète.

DURÉE DE VIE : Il vous faudra compter 10 heures pour venir à bout du solo. Bien évidemment, le multi est de mise, mais ces 10 heures sont honorables, certains opus de la saga n’excédaient pas les 5-6 heures. Certains objets à collecter vous donnerons sans doute envie de repartir au combat, en sachant que chaque niveau apporte un certain plaisir, et peut se refaire sans souci.

Une bonne re-jouabilité, un titre qu’on appréciera refaire d’ici quelques années.

INTÉRÊT : en brisant son cycle et en revenant aux fondations, la série Call Of Duty nous livre une aventure passionnante, et offre à travers chaque niveau une expérience différente.

Si on commence par le classique débarquement, on découvre alors d’autres phases plus intéressantes, comme le fait d’incarner une agente de la résistance, dans le centre administratif nazi situé en plein Paris. Une superbe mission, où le stress est à son paroxysme, et qui contraste avec les autres moments plus musclés du jeu, comme ce passage en jeep à la poursuite d’un train.

Mais on peut aussi être sensible au message du jeu, à ces hommes et leur sens du sacrifice, à leur colère, leurs empoignades, et leur notion de l’ennemi, comme le dit si bien un personnage, ou lors d’un moment avec des réfugiés qu’il faudra escorter.

Une très belle aventure, parfois très dure et violente, mais qui permet comme d’autres œuvres de faire un travail de mémoire, pour ne pas oublier et mieux comprendre ce qui pourrait de nouveau se produire si la haine l’emporte à nouveau.

17/20

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