[PC]Layers Of Fear

INTRIGUE : Dès vos premiers pas dans cette immense bâtisse, vous sentez que quelque chose ne tourne pas rond. Au fur et à mesure que vous vous enfoncez dans la demeure, vous allez faire face à la folie. La folie d’un peintre prêt à tout pour exercer son art, quitte à commettre l’irréparable.

GAMEPLAY : Le gameplay dans « Layers Of Fear » est des plus minimalistes : abordant une vue à la première personne, vous pouvez vous déplacer, courir, ouvrir des portes ou des tiroirs, et interagir avec quelques éléments ou objets dans le décor (allumer des interrupteurs, prendre quelques objets essentiels,…). C’est tout.

RÉALISATION : l’aspect de la demeure est plutôt bien conçu, les textures sont propres et parfois travaillées, on a droit à quelques plans vraiment audacieux, et l’ambiance n’en est que plus prenante. C’est du bon boulot dans l’ensemble.

DURÉE DE VIE : Légèrement plus de trois heures pour en voir le bout, en sachant que le titre dispose de trois fins, et d’un DLC pour prolonger l’histoire. A voir si vous êtes enclin à retenter l’aventure, ou si un seul passage vous aura amplement suffi.

INTÉRÊT : « Layers Of Fear » se classe dans ces titres proposant plus une expérience forgée sur un solide scénario qu’un vrai plaisir ludique où le gameplay est synonyme de défi. Ici, on avance, on flippe parfois, on assiste impuissant à cette chute dans la folie, plutôt bien agencée.

Voir l’espace et le temps se déformer devant soi, les murs pourrir au fur de notre avancée, des apparitions lugubres, des objets flottant dans l’air sans raison apparente, ça surprend et il faut avouer qu’on sursaute plus d’une fois (surtout le coup du « Don’t look back » inscrit sur le mur, et notre réaction à ce moment). Chaque chapitre de cette aventure est une montée crescendo dans la folie, avec toujours un thème particulier, en rapport avec le fameux peintre.

Maintenant, tout s’axe sur ce que vous recherchez, à savoir une intrigue très balisée, ou un pur jeu d’horreur jouant avec vos nerfs. Dans ce dernier cas, « Layers Of Fear » risque de vous décevoir, et il vous faudra alors vous orienter vers des titres comme « Outlast » et sa suite.

08/20

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Fiche Nofrag

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[PC]The Darkness II

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INTRIGUE : Jackie Estacado est un mafieux un peu spécial : il a hérité du Darkness, un pouvoir maléfique le rendant quasi immortel. Toujours marqué par la mort de Jenny, sa petite amie, il tente de mener une vie quasi normale, quand plusieurs gangs viennent pour le tuer. Ils ne seront pas les seuls, d’autres veulent aussi sa mort, et mettre la main sur le Darkness.

GAMEPLAY : Cette suite est un FPS ultra-classique, où votre progression se fait de façon linéaire, de zones en zones avec ennemis à occire pour passer à la suivante, et un boss en fin de parcours.

Si les armes conventionnelles sont une de vos spécialités, le Darkness présente aussi quelques atouts, sous la formes de deux tentacules vous permettant de combattre vos ennemis au corps à corps, de jouer avec l’environnement, ou encore d’utiliser certains pouvoirs spéciaux.

Un Darkling, sorte de diablotin lié au Darkness vous accompagne régulièrement, et permet de varier le gameplay lors de courtes phases lui étant principalement dédiées, ou l’infiltration sera cette fois de mise.

A noter que vous disposerez aussi d’arbres de compétences vous permettant de débloquer certains pouvoirs (comme le trou noir ou le nuage de mouches), d’améliorer vos compétences, etc.

RÉALISATION : Basé sur du cell-shading, en relation avec l’univers comic book dont il est l’adaptation, le résultat visuel est plutôt correct, même s’il ne fait pas des miracles. Parfois grossier, il n’atteint pas (en relation avec sa date de sortie), l’excellence visuelle de l’époque, mais n’est pas pour autant « dégueulasse ».

Pour la localisation, on a eu un très beau travail de la part de l’équipe française, avec des voix atypiques, collant à merveille aux différents personnages.

DURÉE DE VIE : 6.9 heures comptabilisées sur mon compte Steam, c’est pas folichon. En même temps, l’intérêt du titre s’essouffle rapidement, et voir la fin n’est pas si déprimant. On va dire que cette durée convient au titre, qui ne devait pas être plus long. Les différents environnements sont assez variés (un cimetière, un club de striptease, un manoir, des usines, et quelques passages récurrents dans votre fief ou dans un asile), et le fait de proposer un New Game + est aussi un atout, mais encore faut-il avoir l’envie d’y retourner.

INTÉRÊT : Sans avoir joué au premier, on peut dire que ce « Darkness II » est accessible, et prend le temps de nous relater les événements antérieurs de la vie de Jackie, via quelques cutscenes intermédiaires. Si on le prend en tant que tel, c’est un simple FPS, sans trop de grosses originalités (si ce n’est le fait d’être sensible à la lumière), hormis quelques passages d’infiltration dans la peau du diablotin.

De courte durée, l’expérience aurait pu être plaisante, mais quelques défauts viennent entacher le plaisir, comme parfois une difficulté en dents de scie, ou on oscille entre le trop facile à des phases mettant vos nerfs à rude épreuve.

Dans un marché saturé, l’excellence est de mise, et ‘The Darkness II » n’est qu’un titre anecdotique, même pour les affectionados du comics. On s’amuse quelques heures, puis on passe à quelque chose de plus consistant.

09/20

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[PC]Outlast 2

INTRIGUE : Un couple de journalistes, Blake et Lynn Langermann, enquêtent sur la découverte du corps d’une femme enceinte, retrouvé le long d’une route. L’autopsie permet de savoir approximativement où elle était : dans le désert d’Arizona. Ils se rendent alors sur place en hélicoptère, mais alors qu’ils s’approchent de leur objectif, leur hélicoptère se crashe. Blake se retrouve seul durant un nuit qui va le projeter dans un cauchemar insoutenable, où sa résistance à la douleur, à la solitude et à la folie va être mise à rude épreuve.

GAMEPLAY : Par rapport au premier Outlast, la mécanique reste la même : à savoir un journaliste, sans expertise du combat, livré dans un environnement hostile et sombre, où ses seules armes sont ses jambes pour s’enfuir, une caméra lui permettant de filmer dans l’obscurité, et ainsi se déplacer. On notera cette fois l’ajout d’un micro, désactivable ou non, permettant d’amplifier le son environnant à la recherche des déplacements hostiles ou d’une source d’intérêt.

RÉALISATION : Depuis le précédent volet, la réalisation a monté d’un cran. Même s’il est difficile de s’assurer de la qualité des décors durant des phases sombres, les autres phases de jeu (ou projections dans le passé) révèlent un résultat très propre, parfois un peu trop similaire, mais surtout une gestion de l’éclairage bluffante (ce qui est nécessaire pour ce genre de jeu). Côté audio, une excellente localisation française, avec des voix convaincantes et bien choisies. Idem pour le score, pas épique, mais assez soigné pour vous mettre mal à l’aise ou faire monter le cardio dans les moments propices.

DURÉE DE VIE : On reste dans une bonne moyenne, un peu plus de 10 heures pour voir la fin de cette aventure éprouvante. Le souhait d’y retourner est là, même si on laissera couler un peu d’eau sous les ponts avant de replonger dans l’aventure.

INTÉRÊT : Les développeurs de Red Barrel ont pris le choix de faire une suite très similaire au premier, en changeant juste d’environnement pour quelque chose de plus ouvert (d’un asile à la nature sauvage de l’Arizona, avec des flashbacks dans une école catholique), en ajoutant de timides possibilités (comme le micro), avec toujours ce stress lié à la gestion des piles lors de l’usage de l’infrarouge, ou des bandages pour se soigner.

Tant qu’on y est, on peut pester sur la certaine facilité du titre, car en dehors des passages où la fuite est obligée (car scriptée), on a vite fait de faire avec l’I.A., dont les fondamentaux en infiltration sont respectés, un peu trop d’ailleurs. Car une fois qu’on sait comment l’ennemi fonctionne, qu’on a observé ses « patterns », on a vite fait de l’anticiper, de se cacher, de passer dans son dos furtivement et atteindre son objectif sans éveiller le moindre soupçon, et ainsi de suite.

Ce n’est pas alors le stress qui nous véhicule, qui nous incite à aller plus loin, c’est pour la plupart d’entre nous cet hommage harmonieux un cinéma de genre, dont les références vidéoludiques foisonnent tout le long du titre (on citera en pêle-mêle « La colline a des yeux », « Massacre à la tronçonneuse », « Mad Max 3 », « Children Of The Corn », « Evil Dead », « Blair Witch », « Cannibal Holocaust », « The Wicker man », « Deliverance »…), mais aussi réelles, les développeurs disant avoir été influencés par un fait divers sordide dans les années 70, le suicide collectif à Jonestown, où presque un millier de personnes furent retrouvées mortes.

En effet, les thèmes abordés dans ce chapitre sont plus proches de la réalité que dans le premier, où on côtoyait le surnaturel avec cette fameuse entité nous pourchassant. Si les deux jeux sont reliés entre eux par une certaine société fictive, ce chapitre a choisi une horreur plus malsaine, plus « fondamentale », plus nihiliste. Ainsi, l’extrémisme religieux, et la pédophilie sont au centre de l’intrigue. Des thèmes forts, difficiles à aborder, pour ne pas dire assez casse-gueule.

Et Red Barrel s’en sort plutôt bien, hormis une surenchère parfois importante côté barbaque et tripes à l’air, quand il fait preuve de plus de discrétion concernant la pédophile (et c’est là que la suggestion, la métaphore prennent le dessus sur l’horreur graphique/visuelle). Mais là où certains y verront de l’opportunisme, les autres pourront y voir la volonté de marquer les esprits avec une immersion dans l’horreur absolue, tant visuelle, auditive que psychologique, avec toujours ces Némésis à votre poursuite. On est même choqué par cette double fin, où la poésie se reflète tant bien que mal dans des scènes d’une violence esthétique hors-normes.

Par contre, comme à l’issue du premier volet, on rage sur cette faiblesse du gameplay, avec son lot d’incohérences. Votre avatar est totalement démuni côté attaque, alors que narrativement, il y avait moyen de disposer d’armes de fortunes, comme une planche, un bâton, quitte à les rendre temporaires (on se souvient de « Condemned », qui réussissait ce pari).
Et pourquoi pas des armes, des pièges, des leurres lors d’un « New Game + », afin de varier l’aventure et de changer les rôles, de passer temporairement de la proie au chasseur? On espère voir cette possibilité dans un « Outlast III »…Après tout, « Alien Isolation« , avec ses armes plus pénalisantes qu’autre chose, et ses pièges et appâts permettant de détourner l’attention pour se faufiler avec un stress grandissant, réussissait parfaitement ce pari audacieux, et ouvrait la voie à une dimension stratégique/tactique.

Quoi qu’il en soit, alors que tout porte à se plaindre sur une suite guère novatrice, on rentre progressivement dans cette ambiance unique, quitte à en être « captivé ». Ce volet s’avère meilleur sur certains points, et distille finalement mieux le stress et les phases de confrontation avec les ennemis, quitte à les rendre un peu trop faciles. Ce n’est pas vraiment ce point qu’on recherche, mais une aventure dans un film d’horreur interactif, qui reprend avec brio toutes les références qui ont pu bercer notre enfance.

16/20

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[PC]Dishonored 2

 

INTRIGUE : Emilia Kaldwin est monté sur le trône après l’assassinat de sa mère, 15 ans plus tôt. Mais sa tante Delilah apparait subitement et réclame sa place sur le trône. S’ensuit un affrontement, et vous réussissez à vous échapper. A vous de récupérer ce qui vous appartient, en usant ou non de la magie, des techniques d’assassin, ou tout simplement en étant juste une ombre…

GAMEPLAY : On retrouve tout ce qui avait fait le charme du premier Dishonored. A quelques nuances près, comme la possibilité de choisir entre Corvo ou Emily dès le début de l’aventure. les deux personnages disposent de quelques pouvoirs similaires, et ceux qui sont spécifiques à leur personnage ont souvent quelques similitudes.
Mais globalement, c’est très proche de l’expérience du premier, avec des niveaux encore une fois très vastes, et cette volonté d’offrir au joueur une multitude de façons d’accomplir ses objectifs. Bien évidemment, on déconseille la manière brute, possible mais peu gratifiante par rapport à l’art de s’infiltrer discrètement, de ne pas se faire repérer, et de se déplacer comme un fantôme. Comme dans le premier, cette tendance influencera sur le final (la notion de chaos, faible ou élevé), mais aussi sur vos scores, résumés une fois le niveau fini.

De nouveau, les runes et charmes d’os viennent se greffer au gameplay, vous permettent de customiser vos compétences, mais cette fois, vous pouvez vous aussi créer vos propres charmes d’os. Un petit bonus sympa, mais pas vraiment essentiel (perso, fini sans même l’avoir exploité).

Durant l’aventure, de nouveaux ennemis font leur apparition, comme les androïdes. Ces derniers seront des adversaires de choix, car d’un point de vue furtivité, le fait qu’ils puissent voir devant et derrière eux va vous compliquer la tâche.

RÉALISATION : Dishonored fait un bond. Déjà visuellement, c’est encore plus beau, avec des textures encore plus fines, et une gestion de la lumière très intéressante. Mais encore une fois, c’est le level design qui nous assomme.

Le studio Arkhane livre ici une leçon, réussissant dans certains niveaux à nous surprendre et à se réinventer. Si tout le monde a encore en tête le niveau 4, le manoir Jindosh, et sa possibilité à se restructurer à sa guise, le niveau 7 est absolument divin.

Ce dernier vous propose de visiter une vieille demeure abandonnée, mais réussissant quand même à absorber tous vos pouvoirs. Vous trouverez alors un pendule, qui vous permet à tout moment de sauter dans le temps.

Ce n’est plus une carte qu’on visite, mais bien deux, à deux époques différentes. Et le fait d’avoir une lentille pour jeter un œil sur l’époque différente annonce un gameplay des plus jouissifs.

Exemple : vous parcourez tranquillement le monde actuel, repérez un garde dans le passé, vous téléportez dans le temps pour arrivez juste derrière lui, l’assommez, cachez son corps et repartir dans le présent, ni vu ni connu.

C’est carrément une réinterprétation du gameplay lors de ce niveau, épatant par sa richesse visuelle sur deux époques.

Si l’aspect visuel est époustouflant, avec cette volonté de regarder au loin ces décors si détaillés, de fouiller les moindres recoins fourmillant de détails, l’aspect sonore est une nouvelle fois réussi, avec une excellente localisation française, et un sound design une nouvelle fois maîtrisé.

DURÉE DE VIE : 9 nivaux, ça semble peu, mais quand on sait que certains de ces niveaux sont tellement vastes qu’il faut entre 3 et 5 heures pour en venir à bout (en se la jouant furtif bien évidemment), et bien on monte très vite dans le nombre d’heures. Et finir le jeu sans victimes, et sans s’être fait remarqué, ça a un prix : 38 heures de jeu.
Et comme le premier, l’envie de se refaire une partie (surtout que le New Game + est possible) est bien là.

INTÉRÊT : Comme le premier, « Dishonored 2 » est un vrai petit bijou, une réalisation technique de haute voltige couplé à une leçon de level design. On s’en prend plein la tête, que ce soit visuellement, mais aussi en terme de perfidie quand il s’agit de déceler toutes les possibilités offertes à nous pour accomplir au mieux notre besogne.

Plus que jamais, le fait d’observer son environnement, de fouiller les notes et documents mis à disposition, enrichissement l’aventure. Et comme le gameplay est parfait, avec un bon nombre de touches employées (pas trop pour ne pas gâcher l’expérience), le plaisir est permanent.

On s’étonne à recommencer x fois une manœuvre dans le but de faire l’exécution ultime, sans jamais se lasser. Et on se surprend parfois à se promener dans le niveau sans même faire attention aux ennemis (et à marcher sur la queue d’un cerbère <–True Story).

Si le jeu a souffert d’une optimisation calamiteuse dès sa sortie sur PC en 2016, commencer l’expérience en 2018 sur un jeu patché et solide fait plaisir à voir (même si on peut déplorer les temps de chargement longuets au démarrage).

« Dishonored 2 » fait donc partie de mes jeux cultes, pour toutes ces raisons. Si comme moi vous adorez l’infiltration, si vous jeux de chevet sont « Project I.G.I. », « No One Lives Forever », « Return To Castle Wolfenstein », et bien vous avez sous vos yeux le tout dernier jeu à proposer une aventure avec un grand A, où l’infiltration n’a jamais été aussi jouissive et enrichie (n’est ce pas, code 47!!!). Un MUST!!!!

19/20

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[PC]Dishonored : Death of The Outsider

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INTRIGUE : L’intrigue de ce Dishonored prend place après les événements des deux premiers, et met en scène Billie Lurke, bras droit de Daud, l’assassin de « vous savez qui ».
Billie décide de partir à la recherche de Daud, et rapidement, un nom revient. Celui de l’Outsider. Autrefois un homme, ce personnage est pour Daud la source de tous les malheurs tombés sur le royaume. Sa mort est donc plus que souhaitée. Billie trouve donc un nouveau sens à sa vie : traquer l’Outsider, et le tuer!

GAMEPLAY : Si on résume, « Death Of The Outsider » est comme une extension pour « Dishonored 2 ». Il hérite donc du même moteur graphique, des mêmes techniques, des mêmes ennemis, et des mêmes traits de gameplay. A deux trois choses près, car Billie n’a plus de contraintes liées au Mana, mais au Grand Vide. C’est un peu près la même chose, sauf qu’on n’a plus à stocker de fioles de mana (mais le grand vide s’épuise tout autant, et demande aussi un peu de temps pour se régénérer).

Billie part aussi avec certains pouvoirs, qui sont à peu près similaires à ceux de Corvo ou Emily : on retrouve le clignement, où plutôt sa charmante variation vous permettant de poser un repère pour vous téléporter plus tardivement, un autre pouvoir vous permet de stopper le temps, de quitter votre enveloppe charnelle et de vagabonder où bon vous semble, tout en pouvant marquer des personnages (et suivre leur évolution) ou des objets.

Si on couple ces deux pouvoirs ensemble, on arrive même à se téléporter dans certains endroits quasi inaccessibles.

Un autre pouvoir, assez original et digne du genre infiltration : on peut dérober une seule fois l’apparence d’un personnage, à condition de ne pas le tuer.

Toujours limité par sa consommation de Grand Vide, ce pouvoir vous permet de vous faire passer pour n’importe quel personnage, et ainsi traverser une zone sans user de force ou de patience.

A certains moments, ce pouvoir vous permet même de débloquer quelques scènes inédites.

Le dernier pouvoir, c’est celui qu’on récupérera après avoir mis la main sur une certaine arme.

En parlant de ces dernières, pas de grosses nouveautés, les tirs létaux ou non, une balle pouvant distraire les ennemis, voire les assommer, et un gadget sympa, des grenades aspirant un ennemi pour le clouer au décor (idéal pour cacher un corps au plafond), avec toujours un mode létal, ou non.

RÉALISATION : C’est encore une fois magnifique, et on retrouve avec plaisir le moteur utilisé dans « Dishonored 2 ». Rien à rajouter cependant, pas de nouveaux effets ou de mises à jour améliorant l’esthétique du jeu, déjà fort réussi.

DURÉE DE VIE : Ce standalone, cette petite extension est en fait un jeu à part entière, et malgré ces 5 niveaux (ce qui fait maigre sur papier), on arrive facilement à une quinzaine d’heures sans s’en rendre compte. Ne pas se fier au premier niveau, sorte de mise en bouche assez rapide, car le reste va vous proposer des environnements immenses, avec toujours des quêtes secondaires à accomplir.
Idem que « Dishonored 2 », la replay value est conséquente, et le fait d’avoir un « New Game+ » une fois le jeu fini une première fois n’est pas là pour rien.

INTÉRÊT : Si on pensait que le studio Arkane allait se moquer des joueurs avec une exploitation de leur précédent titre pour faire un clone, et bien c’est faux. Certes, on retrouve certains décors du précédent volet, ce qui est un peu normal vu l’intrigue. Mais honnêtement, et même si tous les niveaux se valent pas tous (le 01 et 04, sympas mais sans plus), le niveau 03, assimilable au braquage d’une banque donne droit à la mention épique (surtout si on tente l’accomplissement de contrat). Alors que cette banque devait être calme avec tout le personnel endormi (en fonction de vos choix), vous allez quand même en baver, toujours grâce à un level design somptueux.

« Dishnonored : Death Of The Outsider » est donc une noble extension à une saga frôlant la perfection. Elle permet de se replonger dans l’aventure avec nostalgie et passion, en attendant une hypothétique suite.

17/20

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[PC]Call Of Duty : Black Ops III

INTRIGUE : L’épopée « Black Ops » continue. Après avoir côtoyé un aspect un poil futuriste dans le précédent chapitre, on arrive ici en pleine anticipation, où le transhumanisme est à son apogée. N’importe quel soldat peut retourner sur le terrain, après avoir perdu un ou plusieurs de ses membres. C’est votre cas, et vous allez constater certains effets de bord. Mais plus encore, vous allez mettre en évidence une sombre histoire de conspiration mêlant CIA et groupe obscurantiste, manipulations et intelligence artificielle…

GAMEPLAY : Sans surprise, cela reste du COD pure souche. La seule originalité notable de ce volet est de proposer une personnalisation de votre avatar, et de votre arsenal. Vous pourrez tout d’abord choisir le sexe de votre personnage, puis son apparence physique, de la tête en passant par la tenue. Cette personnalisation n’est pas des plus poussées, mais a le mérite d’exister. On regrette juste que le choix soit un peu trop limité, ne serait-ce que dans les visages, où les changements sont juste la couleur des cheveux, de la peau, et de la pilosité pour ces messieurs. Il en est autrement pour les armes, où votre arsenal s’étoffera en fonction de vos succès et de l’expérience acquise lors de missions. Ces derniers vous gratifieront de « badges » à dépenser pour débloquer des armes et compétences, voire les améliorer. La customisation des armes prend un peu plus d’ampleur, pour celles et ceux souhaitant prolonger l’expérience en solo ou multi.
Face à un solo d’une dizaine de niveau, on retrouve bien évidemment un multi, un mode zombie, un mode arcade avec vue du dessus plutôt sympa, etc.

RÉALISATION : On ne peut pas dire que sur ce titre le studio Treyarch se soit foulé. Même s’il n’est pas moche, « Black Ops 3 » accroche moins la rétine que ses petits frères, à savoir « Infinite Warfare » ou « Advanced Warfare ». La faute à des textures pas toujours convaincantes, une profondeur de champ ridicule, et un manque de détail flagrant.
Idem sur l’aspect sonore, rien de transcendant. Le job est assuré, mais sans la volonté de livrer un produit révolutionnaire. Seul aspect vraiment bien rendu, la modélisation des personnages, et surtout des visages assez réalistes.

DURÉE DE VIE : A peu près 15 heures en solo, mais bien évidemment l’aspect multi et autres modes rallongent cette expérience. C’est plutôt pas mal, surtout quand on compare aux précédents COD…
Par contre, pour ce qui est de la rejouabilité, et bien on va dire que c’est pas le meilleur épisode, même si certaines qualités (comme la durée de chaque mission) ne sont pas à négliger.

INTÉRÊT : Grosse grosse déception avec ce volet, et cela pour plusieurs raisons. Déjà la customisation du personnage, sans doute anecdotique, n’est pas des plus poussées. Mais ce sont surtout des aspects solo vraiment nivelés par le bas qui assènent le coup de grâce : niveaux visités sans saveur, déjà vu, pas de verticalité par rapport à « Advanced Warfare », des niveaux parfois trop longs, un arsenal et des compétences mal gérés (une fois votre arme idéale trouvée, vous n’aurez qu’à faire des autres, ce qui est plutôt du gâchis). Même l’intrigue n’est pas fameuse, et on a parfois du mal à établir un lien avec les deux précédents chapitres (un faible lien vient juste vous titiller lors d’un dialogue dans un des derniers niveaux). Ok, on a droit à quelques combats en véhicule, mais c’est bien loin de ceux d’ « Infinite Warfare ». Ok, un niveau est vraiment pas mal, jouant la carte du paradoxe temporel à la mode « Inception ». ok, ils ont réussi à nous placer des zombies dans le mode solo, et ok, l’intrigue est parfois captivante, notamment vers la fin et certains destins tragiques, preuve que certains personnages étaient plutôt travaillés.
Mais voilà, plus on ajoute des chiffres à un titre, plus on se doute que l’effet de surprise s’amenuise. Et c’est bien évidemment le cas avec ce troisième volet. Autant « Advanced » et « Infinite » (voire même « Ghosts ») étaient accrocheurs car proposant leur propre univers, sans attache particulière, et avec une technique en adéquation.
Alors maintenant, on va plutôt être critique sur « Black Ops IIII », prévu cette année, en croisant les doigts pour qu’il ne s’enlise pas plus dans cette configuration, et joue un peu l’épisode Phoenix, celui redorant l’emblème de cette licence.

09/20

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[PC]Rise Of The Tomb Raider [20 Year Celebration]

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INTRIGUE : la jeune Lara Croft part en Sibérie, persuadé que son père tenait la piste d’une source d’immortalité ancestrale, enfouie dans une cité millénaire. Afin de redorer l’image de sa famille, elle part en expédition, sans se douter que sa vie sera menacée, l’amenant à survivre dans un environnement glacial…et hostile.

GAMEPLAY : La même recette que le précédent volet, serait-on tenté de dire. Mais quand une recette fonctionne, autant l’utiliser.
Ici, point de changement majeur, il s’agit toujours de contrôler Lara dans de multiples environnements ouverts, remplis d’objets à collecter, de secrets ou tombeaux à découvrir.

En l’occurence, on pourrait même dire qu’on est proche de la saturation, tant le craft est conséquent : végétaux, chasse, minéraux, pétrole, munitions, or, documents, cartes et autres parsèment le terrain, et on passe un temps énorme à vouloir tout collecter.

Cependant, cet aspect crafting n’est pas indispensable, les développeurs laissent le choix de se concentrer sur l’aventure sans avoir à atteindre tel niveau, ou dénicher tel objet. En fait, tout du long, vous obtiendrez automatiquement les accessoires indispensables à votre progression.

Le seul point, c’est que cela passera par quelques allez-retour, certains points de la carte n’étant pas accessible tout de suite. En gros, on arrive comme précédemment dans un Metroidmania-like.

Et vers la fin, quand vous compétences et arsenal seront complets, c’est toujours avec une grande aisance qu’on se déplace. Utiliser l’arc pour la chasse, combattre des ennemis ou encore parcourir l’environnement, comme avec le piolet, sont toujours d’une facilité déconcertante.

Idem pour les combats, où Lara change de posture automatiquement à l’approche d’un danger, ou d’un ennemi. Il est possible de se la jouer infiltration, en se cachant dans le décor, comme dans un buisson ou sur une branche.

L’esprit du précédent volet est intact, et embelli par quelques petites nouveautés.

RÉALISATION : « Rise Of The Tomb Raider » est magnifique…la plupart du temps. Hormis deux trois passages peu flatteurs, l’ambiance est là, avec des décors magnifiés par une profondeur de champ et des textures haute résolution hors-norme. Idem pour les cinématiques, formidablement orchestrées, et donnant littéralement vie à Lara, plus belle que jamais. Franchement, du très bon boulot, et le TressFX remplit encore le contrat. Pareil pour la musique, pas mémorable, mais efficace pour nous plonger dans un contexte hostile où la survie est permanente.

DURÉE DE VIE : Excellente, surtout pour cette version « 20 Year Celebration », rajoutant beaucoup de contenus (DLCs) plutôt intéressants (comme le fait de parcourir le manoir des Croft, ou encore lutter contre des vagues de possédés). En souhaitant terminer le jeu à 100%, plus quelques tenues, on cumule à 42 heures, ce qui est pleinement rentable. Et l’envie d’y retourner se fait pressante.

INTÉRÊT : on pourrait reprocher à Crystal Dynamics de ne pas trop avoir fait évoluer la recette précédente, et d’avoir forcé l’aspect Craft. Pourtant, le résultat est un jeu maîtrisé de bout à bout, tant sur le plan technique, narratif et ludique.

Pour les fans des premiers Tomb Raider (surtout le 2), à certains moments, on retrouve vraiment l’ambiance d’antan, avec notre Lara plongé dans un milieu hostile, quasi surnaturel, et devant examiner l’environnement pour s’en sortir (mention au passage dans les mines).
Cette « suite » s’en sort donc à merveille, et propose encore une grande et belle aventure, en attendant la prochaine, teasée à la fin de ce volet. Rendez-vous prochainement en Amérique du Sud…

18/20

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[PC]WOLFENSTEIN II : The New Colossus

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INTRIGUE : Après avoir mis fin aux agissements du Boucher, on croyait B.J. Blazkowicz mort. Mais le bougre est sauvé in-extremis par ses camarades, et s’enfuient à bord du Marteau d’Eva, un sous-marin Nazi. Ils entreprennent de former une armée en vue de reprendre les Etats-Unis aux mains des Nazis, en se joignant à toutes les cellules de résistance encore en vie.

GAMEPLAY : Si vous avez joué aux précédents volets (« The New Order » et « The Old Blood »), le studio MachineGames a conservé les mêmes mécaniques, à quelques nuances près.
Le sous-marin, le fameux marteau d’Eva, vous servira de Hub entre les différentes missions de l’intrigue. Vous pourrez vous y entraîner, dérouler des missions secondaires, papoter avec vos frères d’arme, chercher des bonus. Vous aurez aussi l’occasion de refaire certaines missions, légèrement modifiées par rapport au modèle original parcouru durant l’intrigue principale. Ces missions ne sont pas anodines, car elle vous permettrons de collecter des cartes sur les officiers Nazi. Avec ces dernières, et une fois décodées, vous obtiendrez d’autres niveaux alternatifs secondaires.
Blazkowicz a une nouvelle fois droit à des améliorations, se débloquant au fur et à mesure que vous accumulez certaines actions (comme des assassinats furtifs ou des tirs dans la tête, des frags en mode akimbo, etc…).
Une nouveauté cependant, liée au scénario et à un moment bien précis. Cette petite surprise vous permettra d’étoffer en fonction de votre choix, votre furtivité, votre mode bourrin, ou un compromis entre les deux.
Précision concernant ce volet, il est désormais possible de recourir à des sauvegardes rapides, via la touche F5. A l’époque où les checkpoints sont le modèle établi (et c’est encore le cas ici), on peut saluer le fait qu’on puisse à tout moment sauvegarder, et ainsi gérer soi-même sa progression.

RÉALISATION : Ce Wolfenstein s’avère techniquement un poil au dessus de ses prédécesseurs, mais alterne entre le bon, et le correct. Certains décors ont un cachet indéniable, et d’autres font dans le quelconque, à la limite du manque d’inspiration (surtout en vue des précédents volets variant les environnements avec délice). On passera donc des ruines de Manhattan et son métro, vu et revu on ne sait plus combien de fois dans les FPS, pour d’autres paysages plus ou moins concluants (la Nouvelle-Orleans, la base secrète d’un personnage tristement célèbre, ou encore un des meilleurs passages du jeu avec une Amérique dans son jus 60’s, et des scènes/dialogues truculents).

DURÉE DE VIE : En accumulant l’intrigue principale, les cartes secondaires, la recherche de tous les bonus disséminés un peu partout, on peut vite monter à 38 heures de jeu pour du 100%. Pour la rejouabilité, on repassera, le fait de se refaire certains niveau durant les missions secondaires, même s’ils sont légèrement modifiés, use et lasse.

INTÉRÊT : Des avis dithyrambiques, élu FPS de l’année 2017, la suite directe d’un excellent FPS…Ce new Colossus avait du charme, mais les promesses s’estompent une fois le titre en main.
Certes, on ne va pas revenir sur l’écriture : l’histoire est intéressante, la dystopie bien restituée, et la fameuse scène chamboulant tout est réussie, pour toute personne ayant réussi à passer au travers des différents spoilers.

Mais voilà, le titre il faut l’admettre peut décevoir, et donne finalement une impression de déjà vu, de « facilité » en pensant se focaliser sur une trame narrative mouvementée, avec quelques scènes épiques (comme sur Venus). Les griefs en sa défaveur sont des environnements trop similaires, tout comme les ennemis, une trop grande facilité ou comment détruire une fois les armes améliorées les plus puissants ennemis en quelques fractions de seconde (en difficulté élevée). On a aussi cette impression de titre ne faisant pas d’efforts, comme ce menu minimaliste qui n’a rien à voir avec celui des précédents volets (ou rien que l’illustration et le score de Mick Gordon vous dressait le poil).

Idem pour l’infiltration, plus aussi jouissive qu’avant, et moins gratifiante (la faute à une carte totalement inutile et illisible). Heureusement, quand ça bourrine, les sensations sont là, mais mal gérées : pas de sentiment d’urgence, votre personnage devient progressivement un surhomme, et l’overdose de munitions, de soins à collecter à ses pieds frise l’indécence (quand on sait que sa vie se régénère en plus, pourquoi encore disposer de kits de soin!!!).

Dans le même ordre, la frénésie d’ennemis avançant en vagues successives, à l’image d’un « Serious Sam », aurait apporté une certaine dynamique. Ici, il faudra se contenter de quelques cyborgs pas folichons, fragile comme du verre. Pour dire, certaines scènes de « Call Of Duty Infinite Warfare », fini dans la même période, s’en sortait mieux.

En plus, d’un point de vue technique, c’est pas folichon : textures mornes à Manhattan, ambiance Doom sur Venus…seul un passage retient toute notre attention, avant la fameuse surprise. Et on essuie encore quelques bugs de jeunesse (comme un retour bureau lié aux crash dump, limité après avoir désactivé une option dans le jeu, sans incidence sur la qualité visuelle, ni les performances).

« Wolfenstein II : The New Colossus » n’est pas un mauvais FPS, il s’appuie juste sur une recette gagnante, propose un scénario barré avec un gameplay parfois nerveux, mais manque d’originalité. Ce qu’on peut souhaiter pour la suite? Un nouveau volet, mais cette fois plus varié et mieux orchestré que son scénario, avec une difficulté adaptée. Bref, un « Return to Castle Wolfenstein »?

10/20

Fiche Jeuxvideo.com

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[PC]Call Of Duty : Infinite Warfare

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INTRIGUE : Dans un futur proche, l’humanité a décidé de coloniser d’autres planètes, dont Mars. Progressivement, un vent d’indépendance souffle, causant une nouvelle ère fragile où une guerre sans merci va décider du sort de la population terrienne. Vous incarnez un jeune capitaine pris dans ce conflit, où toutes vos actions vous mènerons à sacrifier bien des vies.

GAMEPLAY : Ce qui est un « Call of Duty » reste un « Call Of Duty ». Hormis son contexte spatial/futuriste, presque une conclusion du pavé « Black Ops », on retrouve exactement tout l’esprit COD : des compagnons d’arme, des moments épiques, un gameplay nerveux.

Bien évidemment, le fait que l’action se déroule dans le futur permet l’ajout de gadgets sympathiques, comme les drones, les mines à recherche de cibles, les fusils à munitions énergétiques, des grenades anti gravité,…

Mais la plus grosse nouveauté, ce sont ces missions dans l’espace, à bord de chasseurs appelés Jackals. Loin d’être anecdotiques, ces missions sont très plaisantes à jouer, avec un gameplay rudimentaire mais efficace, permettant de naviguer avec une aisance sans équivoque, et de se prendre pendant un instant pour un Maverick des temps futurs. Vous aurez aussi la possibilité de jouer en mode zéro gravité sur certains passages, où un grappin ne sera pas un gadget pour vous faire avancer.

RÉALISATION : Comme les derniers volets, le titre bénéficie d’une bonne réalisation technique, pas un fer de lance d’une nouvelle génération de graphismes, mais c’est propre, fluide, et même bluffant durant certains passages, où l’éclairage s’en sort à merveille pour nous retranscrire des passages d’un beauté saisissante.

DURÉE DE VIE : Moins de 11 heures pour la campagne solo, où des missions secondaires facultatives, plutôt intéressantes (avec ou sans Jackal) viennent gonfler la durée de vie. Comme les autres COD, on y retournera sans doute, le plaisir de fragger en masse des cyborgs et autres envahisseurs martiens étant toujours intact.

INTÉRÊT : Alors qu’il peut être considéré, comme l’opus « Ghosts », comme un mauvais « Call Of Duty », cet Infinite Warfare s’avère être très efficace, voire jouissif. Malgré quelques faiblesses d’un point de vue technique (méchant bug sur le remappage des touches, corrigé sans patch de la part de l’éditeur avec un éditeur de touches signé Razer), une difficulté parfois gênante (être bloqué dès la première mission par un timer figé sur un temps beaucoup trop court pour s’en sortir, et donc obligé de passer de façon irréversible de la difficulté Commando à Seconde Classe) et un méchant (Kit Harrington) pas vraiment mis en avant et une intrigue un peu trop simpliste (et pompée sur les « Red Faction »), le titre permet d’avoir sa dose annuelle de COD avec un changement d’environnement.

14/20

JeuxVideo.com

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[PC]DMC : Devil may Cry

INTRIGUE : Le monde est presque sous le contrôle total de Mundus, roi des démons, qui le tient par la dette. Dante, fils de Sparda (un démon) et Eva (un ange), est un jeune chasseur de démon arrogant. Ils sont, avec son frère jumeau Vergil, les derniers « nephilims ». Selon la légende, seul un nephilim (hybride né du croisement entre un démon et un ange) serait capable de tuer le roi démon. Traqué par Mundus, Dante aidé de Kat et Vergil et armé de son épée Rébellion et de ses pistolets Ebony et Ivory va tenter de sauver le monde…(Wikipedia)

GAMEPLAY : Cette version « actualisée » de « Devil May Cry » (pour ne pas dire un reboot), reprend les mêmes ficelles que les précédents volets, tout en prenant soin d’adapter légèrement le gameplay. Ainsi, on se retrouve avec plusieurs armes, dont le fonctionnement peut toujours être amélioré, acheter de nouveaux combos, mais surtout certaines fonctionnalités spécifiques à des armes (distinguées par des couleurs).
Ainsi, vous aurez une arme pouvant démolir des murs, une autre déployant une chaîne pour tracter un ennemi ou un objet, une autre pour l’effet opposé, etc.
Un gameplay très riche, adapté aussi aux combats, où des ennemis seront sensibles à certaines armes, et pas d’autres. D’où une complexité certaine à jongler entre les touches, et dans les moments frénétiques où les flots d’ennemis sont légion, on a vite fait de perdre pied et de faire n’importe quoi. Les phases de plateformes sont aussi de la partie, exploitant dans certains passages les fonctionnalités spécifiques de chaque arme.
Pour le reste, c’est toujours le même principe : Dante affrontant des démons dans des niveaux/arènes, avec une intrigue un peu plus mature que par le passé.

RÉALISATION : De là à dire que le jeu est beau, il ne faudrait pas abusé. Si la modélisation des personnages est correcte, le level design est un poil bancal, pas trop inspiré, et ces couleurs vives frôlant la saturation dans certains passages ne sont pas du meilleur goût. Quelques niveaux sont plutôt inspirés (comme celui en boîte ou le combat du boss des médias), mais trop rares pour compenser un sentiment de déception visuelle.
un petit point sur la bande-son, sans doute la plus belle surprise de ce titre, avec le groupe CombiChrist aux commandes. Adeptes du métal à la sauce electro, vous allez être servis (et si vous ne connaissez pas, foncez sur « Never Surrender », titre au potentiel purement jouissif).

DURÉE DE VIE : 10 heures pour venir à bout de l’histoire, avec quelques salles mystères dévoilées. C’est honorable comme durée de vie, mais la replay value, à moins d’être fan du genre, est quasi nulle. Dans le genre, d’autres jeux font mieux.

INTÉRÊT : le but pour Capcom de relancer la franchise « Devil May Cry » n’est pas anodin, ils commencent à le faire avec la plupart de leurs grosses licences. En confiant le bébé aux petits gars de chez Ninja Theory (habitués au genre, de « Enslaved » en passant par « Heavenly Sword », en passant par le récent « Hellblade »), l’éditeur nippon a voulu donner une touche occidentale, ce que se ressent avec un humour très spécial (voir la scène d’introduction), imbibé par le côté british omniprésent, et surtout une maturité plaçant le titre dans les jeux à ne pas mettre dans toutes les mains (les connotation sexuelles étant nombreuses, et certains passages sont vraiment malsains).
Mais de part un gameplay un peu trop complexe, une réalisation pas exceptionnelle, cette version a peine à se dresser au niveau des premiers jeux de la saga. Un ponte de Capcom parle d’ailleurs d’un changement d’orientation, comme quoi ils ont fait le tour de ce qui pouvait être fait dans le genre avec cette saga.

09/20

JeuxVideo.com

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