[PC]Resident Evil 7 [+DLCs]

INTRIGUE : Ethan Winters reçoit un appel de sa femme Mia 3 ans après que cette dernière ait disparu. Intrigué, le jeune homme part à sa recherche, en pleine Louisiane. Il fonce tout droit vers la maison des Baker, l’épicentre d’une vague de disparitions étranges dans le secteur, depuis aussi 3 longues années…

GAMEPLAY : Dans la série canonique des Resident Evil, c’est le premier épisode à ne plus avoir une vue caméra sur l’épaule ou avec un angle extérieur, profitant ici des dernières technologies et du moteur maison RE Engine pour nous proposer une aventure 100% FPS.

Hormis cet aspect, on retrouve tous les ingrédients d’un bon vieux Resident Evil, avec ses safe rooms permettant de sauvegarder et de stocker ses victuailles dans un coffre « supra-dimensionnel », ses énigmes pour ouvrir une porte en recomposant une fresque ou en trouvant les bonnes clés, etc…

Ce volet permet de nouveau d’associer des objets entre eux, afin d’en créer de nouveaux. Cette fois, ce sont des fluides chimiques qui sont à l’honneur (des jeunes, des rouges et des bleus) vous permettant de choisir avec l’autre ingrédient désiré (comme de la poudre ou les fameuses plantes vertes indissociables de la saga) ce dont vous avez le plus besoin, càd de la vie, ou des munitions.

Hormis cela, tout le reste est très similaire aux premiers Resident Evil, avec des énigmes, beaucoup d’observation de l’environnement, des monstres, des allers-retours, des scripts, etc.

RÉALISATION : Resident Evil 7 est le premier titre de Capcom à bénéficier du moteur maison RE Engine, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il envoie du lourd, et permet l’alliance de textures photoréalistes à une gestion admirable de la lumière, ce qui donne droit à quelques portraits où on se pose pour admirer le travail. C’est beau, parfois superbe même si l’environnement est parfois crade à souhait. L’animation n’est pas en reste, et quand on voit les personnages, la plupart étant des antagonistes se mouvoir où nous parler, on sent que ce moteur, par la suite employé dans les remakes de Resident Evil 2 & 3, en a sous le capot. Du très bon boulot.

La partie audio n’est pas en manque, avec des compositions qui restent dans la thématique des précédents chapitres, et dans le genre horreur par défaut. De quoi intensifier certaines scènes pour vous faire frissonner, ou vous émouvoir durant certains scènes, parfois improbables.

La localisation française est une fois encore exemplaire. Capcom sait faire confiance aux bons studios pour avoir des voix professionnelles et collant aux personnages, avec des dialogues sans fausse note.

DURÉE DE VIE : Elle reste dans la lignée des derniers volets, avec environ 14 heures lors d’une première session en normal. En sachant que quelques eptits bonus en fin de partie vous sont accordés, on se remettra vite dans l’aventure.

Capcom ne vous prend pas non plus pour des billes, et offre un DLC prolongeant la durée de vie d’environ deux heures, avec un personnage emblématique de la série cette fois. On a droit à plus d’action, parfois soutenue, avec un nombre d’ennemis bien chiants à l’écran, et un combat final dans la stricte conformité emblématique de la saga.

Pour quelques deniers, vous aurez droit à un autre DLC (« THe End Of Zoe »), plus avare en durée (à peine plus d’une heure), avec un nouveau personnage et une autre façon de lutter contre l’ennemi, à mains nues, et un Nemesis vous pourchassant pendant l’intégralité du périple. Un DLC correct, mais rien d’extraordinaire. Ils auraient pu aussi fournir gratuitement ce DLC.

INTÉRÊT : Une chose est sûre, ce Resident Evil marque une rupture avec les précédents volets : changement de vue, d’ambiance, de bestiaire, de personnages, de contexte. Beaucoup se demandaient ce que le titre avait encore d’un Resident Evil.

Et ils n’avaient en partie pas tort, car tout l’héritage antérieur est ici balayé, hormis vers la toute fin du jeu. Alors est-ce un mal?

Oui et non. Oui car on pouvait facilement renommer le jeu avec un autre titre. S’inspirant de grands classiques du cinéma comme « Massacre à la tronçonneuse », « Evil Dead », « Saw », mais aussi d’autres jeux (« F.E.A.R. », « Silent Hill »), Resident Evil 7 oublie ses fameux zombies, sa conspiration avec Umbrella, ses personnages icôniques et aurait pu être un spin-off à la « Evil Within ».

Et non, car ce chapitre donne du sang neuf, et après une démo qui sincèrement avait refroidi mes ardeurs au point de laisser de côté l’achat de cet opus ad vitam æternam (ce qu’une baisse drastique du prix en solde sur Steam a su déjouer) et finalement est bel et bien un Resident Evil.

Les premiers pas dans le manoir des Baker renvoie directement au premier Resident Evil, et sa structure en étages et pièces à explorer, obligeant certains allers-retours après avoir trouvé la bonne clé, la gestion de la vie et des munitions. On a droit à un nouveau personnage, qui viendra compter dans les rangs auprès de Leon, Chris, Jill et Claire, et qui reste assez charismatique, même si la nouvelle vue ne permet pas de déceler son véritable visage (hormis quelques artworks permettant de savoir à qui il ressemble)

Une fois sorti de la demeure, on retrouve un peu de « Resident Evil 4 », avec ce côté crade, pauvre, poisseux, des pièges disposés un peu partout.

Le bémol reste le bestiaire, composé de la famille Baker, et d’une nouvelle forme de menace, finalement pas si originale et dont les variantes sont ultra limitées.

Mais plus on avance dans le jeu, plus on retrouve l’esprit des Resident Evil, plus cela devient flagrant. Et surtout, on retrouve le plaisir de l’aspect survie, de gérer son stock de munitions, sa vie, et même si vous vous en sortez plutôt bien au point de ne manquer de rien, le titre va vite remettre tout à zéro en fonction de vos choix, ce qui vous mettra alors de nouveau en situation de faiblesse et moins apte à foncer dans les couloirs tête baissée.

Cela ne durera pas, car la fin se laisse vite happée par un relent actionner qui pénalisaient la série depuis le quatrième chapitre.

Qu’importe, ce « Resident Evil » est un des meilleurs, redressant la barre après le naufrage assuré du 6. Faut dire aussi qu’on pouvait pas faire pire.

Capcom a su relancer sa franchise en prenant des risques, mais ils sont payants. Certes, on aurait apprécié plus de connectivités avec les premiers volets, pour vraiment appuyer son héritage et son appartenance à la licence, mais finalement, le plaisir procuré et la générosité de Capcom font mouche.

A l’heure de ce test, l’opus Village vient d’être annoncé, et remet Ethan au centre de l’échiquier. Une fois encore, des craintes concernant une aventure très très proche du 4 (un village paumé en Europe et ses habitants sortis tout droit de l’Europe de L’est des années 50, un château avec des nobles qui domine le tout) et surtout un bestiaire qu’on devine riche, mais plus en relation avec les armes bactériologiques, mais plutôt sur les mythes, comme le loup-garou.

Accordons une nouvelle fois notre confiance à Capcom, et on pourra juger du résultat final le moment venu.

Et puis d’ici là, on nous parle aussi d’un remake de Resident Evil 4 (qui risque du coup de faire doublon avec le 8, à moins que…)

17.5/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]DooM64

La sortie de « DooM Eternal » a permis de voir enfin une version de DooM64 officielle sur PC, chapeautée par les remakers de NightDive.

Et enfin, on retrouve l’esprit DooM, sur un bon nombre de niveaux, avec une amélioration notoire par rapport aux deux premiers volets. La musique, les graphismes sont un cran au dessus, et certains niveaux nous rappellent à la frénésie de meilleurs passages d’antan. D’autres niveaux n’ont pas cette chance, et s’avèrent anecdotiques, finis en quelques minutes.

Bien évidemment, si vous comptez trouver tous les secrets, il va vous en prendre plus de temps, et la difficulté peut s’avérer bien corsée une fois qu’on passe d’un cran, le niveau « normal » étant trop facile et peu peuplé d’ennemis. A la difficulté supérieure, vous allez retrouver les sensations d’un fast PFS, avec des combats nerveux, une obligation de bouger tout le temps, et des munitions parfois rares.

Seule ombre au tableau, on raccroche souvent avec le décor, certains éléments nous bloquant lors de nos strafes…Ça fait un peut rager et ça joue sur la fluidité des combats, où on privilégiera alors l’affrontement à découvert en plein milieu d’une arène, sans pouvoir compter sur un mur pour l’élimination potentielle d’une menace hors champ.

A part cela, c’est un gros kiff que de mettre enfin la main sur ce volet.

16/20

Pic

Pic

Pic

[PC]Battlefield V (Mode Stories)

INTRIGUE : Si Battlefield 1 optait pour des intrigues durant la première guerre mondiale, l’opus V prend place pendant la seconde, et vous invite durant quatre chapitres (et une introduction) à découvrir des histoires peu connues de ce conflit. Des flancs enneigés de Norvège à la création du SBS, en passant par des tirailleurs sénégalais et enfin à bord d’un char Tigre, vous allez voir la guerre sous un autre angle…

GAMEPLAY : Par rapport au précédent volet, cela n’a pas beaucoup changé, nous sommes toujours face à un FPS où la rigueur est de mise, surtout en difficulté élevée.

Les quelques innovations résident dans des emprunts à d’autres licences, comme Far Cry, avec cette possibilité de marquer les ennemis avec des jumelles, ou en les fixant en vue iron sight, ce qui vous permet alors de suivre leur halol umineux en mode infiltration, même derrière un mur.

Le titre favorise plutôt l’infiltration à la force brute, et certaines armes, bien cachées vous permettront de profiter de cette approche.

Par contre, contrairement au précédent jeu, les véhicules ne sont plus du tout imposés. Vous pouvez certes les emprunter, mais hormis le dernier chapitre du mode histoire à bord du Tigre, vous allez vous retrouver à pied…

…ou à ski, c’est la petite originalité du chapitre en Norvège, où il sera possible de chausser ses petits accessoires pour glisser d’un point stratégique à un autre.

RÉALISATION : Encore un énorme claque, car visuellement, c’est tout simplement magnifique…

Le souci du détail, l’éclairage, l’ambiance, les animations…Nous sommes dans ce qu’on pourrait qualifier de haut du panier.

Le souci du détail est omniprésent, et une fois encore, on s’arrête parfois pour souffler un peu, et admirer le paysage au loin, car c’est encore la cas, la profondeur de champ est hallucinante.

DURÉE DE VIE : Plus de 15 heures passées sur ce mode solo de « Battlefield V »…

Bien évidemment, la plupart vous diront que l’essence même du titre est son expérience multi, mais Dice a su aussi gratifier ceux qui aiment le hors-ligne avec une campagne finalement bien plus consistante que la précédente, avec encore des défis et items à débloquer, mais surtout des cartes plus grandes, donnant droit à de vraies excursions en milieu ennemi.

Et bien évidemment, si vous optez pour une avancée en mode infiltration (et en difficulté élevée), de nombreux passages vont vous donner des sueurs.

INTÉRÊT : EA délivre une seconde fournée de son mode Stories pour son FPS blockbuster, et améliore grandement la durée de vie et plusieurs autres pointss.

Mais surtout, il était difficile de faire un énième FPS solo sur une période de l’histoire qui a été vue et revue on ne sait combien de fois.

Les développeurs ont cherché l’originalité, non pas du côté du gameplay qui vous semblera très proche de tout ce qui peut se faire (quitte à piquer des idées aux autres), mais au niveau de la narration.

Le combat d’une mère et d’une fille, d’un loser prêt à redorer son image, ou encore d’un officier allemand aux commandes d’un tank, constatant l’absurdité de cette guerre, sans oublier le segment « Tirailleur »…

Ce dernier a beaucoup fait parler de lui, car il met en avant des soldats sénagalais venus combattre pour la France, et qui vont fouler pour la première fois son sol pour sans doute y mourir…

Si vous ajoutez à cela le racisme de l’époque, où ces hommes sont considérés comme des boucliers humains, supprimés des photos officielles, jamais remerciés (avant 2017) pour leur acte…

Tout le long de cette histoire, on découvre ces hommes, leur sacrifice, et on tombe sur ce final plus que poignant.

C’est rare les FPS qui délivrent de l’émotion, et pour ce coup, Dice à fait fort.

Certaines personnes crieront à un opportunisme indécent, d’autres à un racolage putassier et orienté…Bref, les haters seront toujours de la partie, mais il s’avère que le jeu vidéo s’exprime une nouvelle fois et prouve qu’il peut être plus qu’un média de divertissement.

16/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Inside

INTRIGUE : L’aventure commence dans une sombre forêt, et vous met dans la peau d’un jeune homme, dont le seul but sera de fuir des hommes à sa poursuite, de se frayer un chemin dans d’innombrables décors tous plus glacials les uns que les autres, en dévoilant au fur et à mesure votre histoire…

GAMEPLAY : Comme « Limbo » du même studio, nous sommes face à un titre qui se la joue en quelque sorte plateformes et énigmes, le tout selon un scrolling horizontal. Le gameplay est ultra rudimentaire : avancez, sauter, actionner des boutons ou tirer des objets.

A l’heure des jeux nécessitant plus de touches qu’un clavier peut en disposer, « Inside » se concentre sur un seul bouton pour les actions, le reste n’étant que déplacement.

RÉALISATION : « Limbo » étonnait par sa direction artistique glauque et monochrome, et « Inside » n’en est que le prolongement.

Mais cette fois, la technique s’envole, et les décors semblent tout droit sortir d’une uchronie, d’un épisode de « Black Mirror », et on a plus de détails que dans leur précédente œuvre. L’animation fait aussi un bon prodigieux, et est digne des plus grands studios. Que ce soit votre avatar ou les autres humains croisés (sans oublier la surprise finale), tous disposent d’un panel de mouvements et de gestuelles étonnamment réalistes. C’est un vrai petit travail d’orfèvre, qui vient se frotter à cette direction artistique superbe, où la lumière a son mot à dire, en l’absence de couleurs (mais un peu plus que dans Limbo tout de même).

Et une fois encore, la bande son nous emporte avec elle, signée Martin Stig Andersen. Elle est à l’image des décors parcourus, à la fois envoutante, glaciale, dépressive, anxiogène et mortelle.

DURÉE DE VIE : Le titre ne s’éternise pas, et se termine du coup très vite. Comptez entre deux et quatre heures pour en faire le tour, avec cependant une petite subtilité : vous avez durant votre parcours la possibilité de récolter 14 cylindres, ces derniers vous ouvrant la voix à une fin alternative.

INTÉRÊT : Le studio Playdead reste dans son univers pour leur second titre, et accouchent une nouvelle fois d’un titre marquant.

« Inside » a quasiment une approche cinématographique, et expurge tout élément pouvant le rattacher à un jeu vidéo lambda : pas de dialogues, pas de didacticiels, le titre est muet comme une carpe et ne parle qu’à travers des paysages et des scènes impressionnantes, nous livrant alors à nos propres interprétations, dans un univers qu’on devine une métaphore du nôtre.

C’est un grand jeu, une expérience qui se vit au moins une fois, un résultat supérieur en tout point à « Limbo ».

On attend maintenant de pied ferme leur troisième bébé, connu pour l’instant sous le nom de « PlayDead³ ».

17/20

JeuxVideo.com

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Lightmatter

INTRIGUE : A peine vous ouvrez les yeux, que vous constatez que vous êtes dans un étrange complexe, d’où une expérience semble avoir mal tourné. Le patron des lieux vous contacte par interphone, et va vous guider vers la sortie. Seul hic, tout contact avec l’obscurité vous tuera illico.

GAMEPLAY : Lighmatter est d’un minimalisme absolu niveau gameplay, en se basant sur les mécaniques des FPS pour les mouvements, et d’une simple touche pour prendre un objet, le poser, et activer des boutons. C’est tout simple.

Le plus dur va alors de se frayer un chemin dans le complexe, avec comme dans Portal une seule idée : résoudre un puzzle pour passer à la pièce suivante.

Ici, cela consiste à trouver des sources lumineuses, à éclairer un chemin sans jamais toucher l’obscurité. Vous trouverez à la base des lampes pour vous aider, puis des cristaux reliant des sources lumineuses.

Il faudra exploiter l’environnement pour faire en sorte que toute source de lumière puisse jouer en votre faveur.

RÉALISATION : C’est dans un pur style Cell Shading que le jeu vous invite à la réflexion, avec des dominances de tons allant du bleu au gris, en passant par quelques passages originaux.

L’ensemble est propre, ne saute pas aux yeux, mais le complexe a une certaine authenticité, et on se laisse happé par ce Portal-like.

La musique est envoutante, parfois discrète, et sait appuyer les moments forts du titre. La voix off du patron des lieux vous guidera, tout en vous livrant quelques anecdotes, comme dans « Bioshock ».

DURÉE DE VIE : Le jeu est très court, c’est un peu le genre qui veut cela. En 3/4 heures, vous aurez fait le tour des 38 tableaux composant le jeu.

Pour y revenir, c’est une autre paire de manches, le titre n’est pas vraiment taillé pour le challenge ou les axes secondaires.

INTÉRÊT : Portal a donné vie à de nombreux jeux similaires, vous lançant dans un monde étrange où sans armes ni ennemis, vous allez vous frayer un chemin à travers une multitude de salles. « Lightmatter » revendique sa paternité, s’amuse à citer Aperture Science, et d’autres références clé viennent nous rappeler le titre de Valve.

On a même droit à la même construction, c’est à dire une succession de salles similaires dans leur design pour aller à un moment plus loin, dans l’arrière du décor.

C’est donc un clone honnête, amusant, très technique parfois dans sa façon de résoudre les énigmes.

On passe un court mais agréable moment, un titre pas indispensable, mais amusant.

14/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]DooM Eternal

INTRIGUE : Le DooM Slayer reprend du service quand il constate que l’invasion démoniaque touche désormais la Terre. Sans plus tarder, il se lance sur la piste des 3 monarques responsables de cette invasion, et tuera tous ceux qui se dresseront sur son passage, partout dans l’univers…

GAMEPLAY : DooM Eternal signe un virage avec tous les précédents volets, et s’axe sur un gameplay atypique, très déroutant au début. En gros, le Slayer dispose d’un arsenal conséquent que sont ses armes (du fameux canon scié au BFG 9000), mais dispose désormais d’autres atouts comme un lanceur (de grenades), de sa tronçonneuse, d’un lance-flamme (le cracheur ardent) et des fameuses glory kills qu’on distinguait déjà dans le volet de 2016.

Cette fois, la donne a changé : peu, très peu de munition et de vie dans les niveaux, il va falloir user et jongler avec les différentes compétences pour récupérer soit de la vie (avec des glory kills), de l’armure (avec le cracheur), des munitions (via la tronçonneuse).

En sachant que l’usage d’un de ses outils videra une jauge qui la plupart du temps se remplira avec le temps, il faut éviter de l’exploiter pour rien (balancer un coup de cracheur dans le vide sans faire mouche, et pousser un râle de désespoir), Doom Eternal va vous mettre devant le constat suivant : il va falloir être réactif, très réactif. Le maître mot est de bouger constamment dans ce Fast-FPS qui vous laisse une maigre marge de manœuvre. Deux coups, et n’importe quel ennemi vous envoie au sol.

Afin d’avoir plus de chances, vous allez lors de votre périple récolter de l’expérience (permettant de débloquer des paliers et des trucs futiles), des cristaux (pour améliorer votre vie, votre nombre de munitions et votre armure), des points d’arme (pour améliorer les compétences secondaires de vos armes), des runes et points d’armure (pour disposer de nouvelles compétences, des goodies débloquant des cheat codes, des vies supplémentaires (pour reprendre là où vous avez été vaincu), ou encore des batteries pour débloquer de nouvelles skins ou d’autres collectibles (oui oui, des collectibles pour en récupérer d’autres).

Mais DooM Eternal propose aussi un changement dans le gameplay, en proposant des phases de plateformes, pour des niveaux plus en verticalité.
Afin de vous aider, vous disposerez du rush et du double saut, ce qui vous aidera aussi lors des combat (pour se rapprocher rapidement d’une ennemi ou lui sauter par dessus).

Ces phases, permettant de varier le gameplay après des combats intensifs, sont parfois déroutantes, punitives (car les développeurs ont aussi mis des pièges à divers endroits).

RÉALISATION : De l’aveu des développeurs, ce DooM ne se veut pas comme un tueur de cartes graphiques. Il est certes très agréable à l’œil, mais ici ce qui est privilégié, c’est la vitesse. On profite d’une accalmie pour de temps en temps apprécier la direction artistique, entre notre bonne vieille Terre transformée en terrain de chasse pour les démons, ou ces autres environnements parfois très « exotiques ».

La bande-son est toujours assurée par Mike Gordon, qui se fait plaisir avec de nouvelles compositions bien Metal, et on adore retrouver des grands classiques des deux premiers volets remasterisés ici pour donner un son impressionnant, en osmose avec les démembrements successifs que le Slayer va enchaîner.

DURÉE DE VIE : DooM Eternal s’étale sur 13 niveaux, et dispose aussi d’un multi. Pour l’aventure solo, ces 13 niveaux sont très longs, parfois fragmentés, et il vous faudra entre 20 et 30 heures pour le finir à 100%, avec la découverte de tous les secrets.

C’est très correct, et la replay-value dépendra de votre intérêt pour le titre, en sachant que refaire une partie avec les cheats codes pour vous donner une autre expérience (en terme de plaisir, comme de technique).

INTÉRÊT : Attention au verdict. Car oui, de l’aveu même des développeurs, ce nouvel opus de DooM est là pour bousculer vos habitudes, vous sortir de votre zone de confort, et vous rendre meilleur.

Mais pour cela, ils ont accouché d’un titre qui techniquement tient toutes ses promesses (et sans le moindre bug, à part des déconnexions avec ce fichu Bethesda qui parfois arrivent au pire moment pour vous couper dans votre séance), mais s’avère parfois indigeste en terme de contenu, tellement on veut en mettre.

Le début est alors chaotique, avec tous ces éléments à assimiler, mais aussi une difficulté à la base plus haute que la moyenne du genre, vous incitant justement à changer vos habitudes, quitte à avoir parfois un sentiment de frustration quand la vie ou les munitions commencent à manquer et rien en face pour les récupérer.

Il ne faut pas hésiter à changer la difficulté, ce n’est pas une honte, plusieurs l’ont déjà avoué, dans un contexte où les plus pédants vous rigoleront au nez en disant avoir fini le titre en ultra-cauchemar sans crever une fois (laissez les dire, sans preuve, ça vaut du vent).

Mais le problème n’est pas là, car les intentions louables des développeurs, dans un écrin parfois indigeste (car trop riche, trop éloigné de ses bases) peut frustrer une population, suivant depuis ses origines les différents DooM, et ne se reconnaissant pas, ou très peu dans ce titre.

L’intrigue, par exemple, se joue de tout. elle tente d’être étoffée, de proposer un scénario, mais qui part vite en sucette avec des entités étranges, des gladiateurs, des légendes…dans le simple but de vous présenter des niveaux différents visuellement, qui n’ont parfois aucune cohérence avec le reste (là où justement l’opus de 2016 savait allier diversité avec cohérence géographique). Commencer sur Terre pour passer par un niveau en banquise, puis débarquer dans une arène pour finir de nouveau sur Terre (en passant par la case arène avec gladiateur, ça plus la skin licorne, j’ai l’impression que les dévs tentent de nous dire quelque chose).

Bref, c’est un scénar’ tellement kitch qu’on prend celui du dernier film comme du pain béni.

Bien évidemment, le scénario des DooM n’est pas un point fort, mais pour l’immersion, c’est un facteur important. Le troisième volet et celui de 2016 s’en sortaient d’ailleurs honorablement, en respectant leurs ainés.

Et tant qu’on parle d’immersion, ces quelques kits de vie et ses munitions, qui comme les armes, sont placées avec un design visuel des plus laid (verdict des dévs : « c’est parce que ça va vite il faut que vous les voyez! »), ou encore ce bukake fluo de munitions et de vie quand on évince un ennemi…ça, ça tue encore plus l’immersion.

Donc si vous aimez l’aspect narratif d’un titre, qui va vous emporter dans un monde différent, vous y faire croire oubliez.

DooM Eternal se targue d’être le FPS du moment, mais face à ces avis dithyrambiques parfois pompeux, certains auraient préférés d’avoir le choix entre un FPS basé sur l’ambiance et la narration, qu’un titre qui se targue de vous rendre meilleur en proposant une difficulté corsée (et encore j’ai pas parlé de ces E[*****]S de Marauders qui sont là pour vous humilier, même en difficulté standard).

Un jeu doit rester du plaisir, et ne jamais devenir de la frustration, à moins de se cantonner à une élite se complaisant à insulter les « autres », qui ne cherchent dans le jeu qu’un moyen d’évasion, d’endosser l’armure du DooM Slayer avec toute l’envergure que cela représente, et pas se retrouver avec un pseudo troufion qui meurt en deux coups de poing d’Imp.

14/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Resident Evil 3 Remake

INTRIGUE : Raccoon City, petite bourgade des États-Unis, est touchée de plein fouet par un virus transformant la population en zombies. Jill Valentine, officier du S.T.A.R.S., la force d’élite de la police locale, se réveille en plein cauchemar, et va vite découvrir qu’elle est la proie d’un tueur invincible programmé pour tuer tous les membres de son équipe, le Nemesis.

GAMEPLAY : Si vous avez touché au précédent remake signé Capcom, la recette ne change pas d’un poil : vous incarnez un personnage dans un environnement vaste, où votre progression sera synonyme de trouver les bons objets pour débloquer les portes vous menant à la suite de l’aventure, avec des ennemis pouvant surgir à tout moment, un inventaire limité qu’il faudra gérer minutieusement, et bien évidemment un ennemi tenace que vous ne pourrez pas tuer avant la fin du jeu, et qui viendra vous mettre la pression durant plusieurs passages.

Mais l’original disposait de petites corrections, qui sont ici aussi adaptées. Vous aurez donc une esquive vous permettant, activée au bon moment, d’échapper à la prise d’une zombie ou l’attaque du Nemesis. Ce petit pas de côté vous permet de feinter l’ennemi, mais aussi de vous sortir de situations critiques, avec comme bonus un mode ralenti vous permettant de dégainer votre arme de de placer judicieusement quelques tirs.

Ce volet étant plus action que survival, comme l’original, vous n’aurez pas de mal à trouver une quantité non négligeable de munitions, des améliorations pour vos armes, et cette fois, votre couteau est incassable, un prérequis pour finir les zombies en économisant des munitions.

A noter que la carte pour se repérer est une nouvelle fois un modèle du genre, précise, avec tous les éléments vous permettant de nettoyer la place sans oublier le moindre détail.

RÉALISATION : C’est encore une fois une maîtrise du RE Engine qui nous est proposé, avec une gestion fabuleuse des sources de lumière, des visages impressionnants de réalisme (mettant en valeur le nouveau modèle embauché pour incarner Jill), et un souci du détail qui arrivent à donner vie à la ville de Raccoon en mode dévastation.

Côté sonore, on découvre de nouvelles pistes vraiment efficaces, rythmant la progression avec un son lourd et électrique, une revisite de certains classiques des années 90, donnant au titre un petit aspect rétro, conformément à son action située quelques décennies en arrière.

Et on retrouve un doublage français de haute voltige, parfis un peu caricatural avec des accents bien prononcés pour l’antagoniste ou le doyen de l’UBCS, mais pour ce qui en est de Jill et Carlos, c’est un sans-faute.

DURÉE DE VIE : C’est sans doute le gros point faible de ce titre, que tout le monde s’est empressé de pointer du doigt.

Il est vrai que le titre se boucle rapidement (et encore, plus de 7 heures lors de ma première escapade, mais en prenant largement mon temps pour tout apprécier et tester), mais c’est intense.

Alors oui, il y a de quoi pester quand on voit que le commissariat est de retour et n’a donc pas nécessité de grosses retouches, que le Beffroi a disparu…

Mais d’un autre côté, les passage dans l’hôpital et dans le labo sont bien meilleurs que l’original, de très loin.

Hélas, Capcom justifie cette courte durée en précisant qu’il est possible un fois le solo fini de se lancer dans le multi fourni avec le titre. On retrouve un peu la même politique qu’avec les Call Of Duty, qui vous livrent un solo anecdotique pour tout miser sur le multi. C’est vrai pour les COD, mais ici on attendait principalement un jeu solo, un remake d’un grand classique.

Le petit bonus pouvant vous inciter à vous relancer dans l’aventure est l’ajout d’une boutique, débloquée après votre premier parcours. Vous pourrez alors débloquer costume, armes, et gadgets contre les points collectés durant l’aventure, en remplissant certaines conditions.

INTÉRÊT : Ce remake peut avoir un goût amer en bouche : il propose de rejouer à un titre attendu, magnifié par les technologies actuelles, et disposant d’une refonte au départ intéressante (un film live en guise d’introduction), une vue à la première personne pour débuter et l’apparition du Nemesis dès les toutes premières minutes du jeu.

Il sacrifie l’horreur pure pour être plus accessible, vous ne manquerez quasiment jamais de munitions, et les apparitions du Nemesis sont scriptées à mort, là où Mr X du précédent remake vous terrifiait de manière oppressante lors de certains passages.

Donc si vous adoriez « Resident Evil 2 » sauf les passages avec le géant, et bien vous serez rassuré de savoir que le 3 est plus accessible (plus de munitions, moins d’aller-retour, quasiment pas d’énigmes). puisque une bonne petite grenade bien économisée suffira pour déstabiliser le colosse, et vous laisser le champ libre.

Finalement, ce remake a plus le goût d’un DLC facturé au prix fort, tandis que le multi n’a toujours pas fait ses preuves. On croise les doigts pour que Capcom soit généreux en DLC gratuits pour prolonger l’aventure, ce qui n’est pas exclu. Un titre fortement recommandable, avec une replay value importante, qu’on appréciera à sa juste valeur. Pour cela, attendez de le trouver en promo.

16/20

JeuxVideo.com

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Sniper Ghost Warrior Contracts

INTRIGUE : La Sibérie décide de prendre son indépendance avec la Russie, et nomme un premier minitre à la tête de son éxecutif. Les relations tendues entre les deux pays laissent présager d’une future guerre, sans merci.
C’est dans ce contexte qu’une agence décide d’envoyer le seeker, un assassin professionnel spécialiste des tirs à longue distance, doté d’une technologie à la pointe du progrès, lui permettant de se passer de spotter, et d’avancer seul dans un cadre hostile.
A vous maintenant d’éliminer les cadres influents, un par un.

GAMEPLAY : City Interactive abandonne le monde ouvert du précédent Ghost Warrior pour tout autre chose. Désormais, votre progression est on ne peut plus classique, avec une carte se dévoilant après l’autre, et la condition de remplir des contrats.

Les cartes (au nombre de 5) sont assez vastes pour vous donner de quoi à faire, et les développeurs en ont donc profité pour parsemer divers contrats sur une même carte, de la collecte d’informations à l’assassinat d’une cible. Héritage du précédent volet, vous pouvez sous certaines conditions vous « téléporter » à un autre endroit de la carte afin de vous rapprocher de votre (ou de vos) objectif(s).

Le sniper est bien évidemment la clé du gameplay, et on retrouve comme dans les autres volets de la série cette gestion poussée du tir à longue distance, en prenant en compte la distance, le vent, et c’est donc à vous de paramétrer votre fusil pour faire mouche. Vous aurez aussi dans votre arsenal un pistolet et une arme de courte distance, cette dernière ne disposant pas de silencieux (et ne vous servira donc que si vous optez pour une approche plus brutale, ou si vous êtes à court de munitions).

Mais l’autre élément important, c’est votre masque. Celui-ci, relié à votre employeur, vous permettra de communiquer et de recevoir de précieuses informations. Il vous permettra aussi, une fois débloquées, d’exploiter certaines technologies utiles, comme la vision thermique, ou le scan de l’environnement pour déceler les ennemis et points stratégiques (avec un petit effet slow motion pour vous permettre plus de réactivité).

Vous aurez aussi des accessoires, de la simple grande au drone vous permettant de cartographier votre parcours et d’anticiper tout belligérant aux alentours, jusqu’au fusil automatique vous permettant comme dans « Le chacal » de faire un massacre tout en étant bien planqué (ou de faire un tir synchronisé).

Les munitions sont aussi de la partie, avec perce-blindage, téléguidage, etc…

Mais la plupart de ces avantages ont un prix, et vous ne gagnerez pas que de l’argent en réussissant une mission. Vous obtiendrez aussi des points de défis quand vous en réussirez un, et des points de contrats une fois certaines cibles éliminées. Tout cela vous permettra de débloquer de nouvelles armes, de nouvelles aptitudes, de nouveaux accessoires pour vos armes et les rendre plus à votre goût (jusqu’à la customisation de son apparence physique).

RÉALISATION : On peut le dire, ce volet a désormais de la gueule. La principale critique émise sur le précédent volet concernait la distance d’affichage, qui pour un open-world, et qui puisait un jeu axé sur le tir à distance, n’était pas à la hauteur.

Cette fois, à nous les longues étendues, les distances à perte de vue, cette faculté de pouvoir zoomer avec nos jumelles jusqu’à l’horizon.

Et techniquement, le titre est loin d’être moche. Les effets de lumière, météorologiques sont très bons, et le souci du détail est tel que l’ensemble à une vraie identité, là ou les autres chapitres avaient du mal à donner dans le crédible (comme ce village composé de trois maisons dans le troisième).

ON oublie aussi les champs traditionnels de Sniper Ghost Warrior 3 pour des sonorités plus électriques, avec un rendu global qui se rapproche des derniers Hitman, notamment au niveau de l’esthétique de l’interface.

DURÉE DE VIE : La durée de vie du dernier Sniper Ghost Warrior est correcte. 5 cartes, cela peut sembler peu, mais comme dit précédemment, elles sont assez vastes pour qu’on passe largement plus d’une heure dessus, avec une volonté de nous y replonger.

Les développeurs ont en effet insisté sur les défis, ou les primes de cibles secondaires qui ne peuvent s’obtenir durant une première et seule escapade. Vous aurez donc le plaisir de retourner sur chaque carte pour tenter une nouvelle approche, tester votre nouveau fusil récemment débloqué, ou encore partir à la chasse d’une nouvelle proie.

Tout ceci vous tiendra donc en haleine sur un peu moins de 30 heures, ce qui est très correct en vue du prix de lancement du jeu, et comparé à d’autres licences qui n’excèdent pas les 6 heures de jeu durant leur campagne.

INTÉRÊT : Il est étonnant de voir comment les développeurs ont réussis à chaque nouvelle version à bonifier leur titre, que ce soit d’un point de vue technique, en terme de gameplay mais aussi d’immersion.

On voit toutes les précédentes idées recompilées ici dans un écrin très flatteur, et les premières parties nous donnent singulièrement envie de nous fondre dans le décor, et de réussir le tir parfait, magnifié par une petite cinématique à l’issue fatale.

A certains moments, et comme durant quelques phases de son prédécesseur, on a l’impression de voir devant nous l’héritier des Project IGI, où on vous permettait de vous attaquer à votre cible avec une liberté totale.

Mais, il faut l’avouer, ce bon début va au bout d’un moment s’essouffler, et sur les 5 cartes, on finit par être gagné par un sentiment de lassitude vers la fin. Il faut dire que le challenge n’évolue guère, et que seuls les environnements changent. On a donc à un moment l’impression de faire toujours la même chose, alors que pourtant, c’est symptomatique de la plupart des jeux-vidéo.

Le point à blâmer est sans doute l’aspect évolutif de votre personnage, qui gagne très vite de quoi s’équiper de façon convenable. Du coup, on n’a plus le challenge d’en faire plus pour débloquer l’ultime petit bijou, puisque celui qu’on a en main est déjà à un niveau d’excellence.

Ce « Contracts » reste un bon jeu, indéniablement. Mais il pêche là où le trois savait nous captiver avec une évolution plus distillée, un scénario sans doute plus kitch mais donnant la parole à d’autres personnages.

Ici, on tue à la carte, comme chez Hitman, et si vous ressentiez aussi cette même monotonie au bout de quelques niveaux, vous l’expérimenterez sans doute aussi ici.

14.5/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Watch_Dogs

INTRIGUE : Chicago, de nos jours. Cette belle ville cache en réalité des destins funestes, gangrenée par la pègre, les clans et autres personnages belliqueux. C’est pour cela que la ville s’est dotée du CtOS, un système de surveillance avec une IA très développée, permettant d’anticiper les crimes. Aiden Pierce vient de perdre sa nièce dans une tentative de meurtre, et le CtOS n’a rien pu faire à ce sujet. Pire, il est convaincu qu’on lui cache des choses. Hacker dans l’âme, il va utiliser son smartphone et ses connaissances en armes à feu pour faire régner la justice…

GAMEPLAY : Watch_Dogs, c’est la volonté de Ubi Soft de relancer une nouvelle licence, cette fois sous la forme d’un GTA like. Comprendre des phases de conduite et de tirs qui viendront se mêler, le tout dans une ville formidablement bien modélisée.

Mais pour se démarquer des autres, le développeur a souhaité y apporter une petite touche personnelle, avec ce personnage capable de prendre le contrôle de différentes interface dans la ville, en hackant le fameux CtOS.

Donc, en plus des classiques armes que vous collecterez sur votre chemin ou achèterez en boutique, vous aurez une arme, et pas des moindres. Votre smartphone vous permettra de prendre le contrôle de ponts, des feux de signalisation, des bornes, de hacker des caméras ou les smartphones de gens pour leur pomper de l’argent sur leur compte ou récupérer des infos précieuses, ou tout simplement faire un blackout…

Les possibilités sont multiples, et on rajoute qu’il est aussi possible de se créer des gadgets afin de s’aider pour les phases plus tactiques comme les plus brutales.

Car votre personnage peut jouer sur les deux flancs, avec un système de couverture bien conçu, plus un petit côté Desmond Miles quand il s’agit de fuir dans le décor ou sur les toits.

Enfin, la conduite est garantie avec de nombreux modèles, des deux roues aux 38 tonnes en passant par les bateaux, avec des sensations vraiment présentes, même si parfois la physique est un peu exagérée (surtout en moto).

RÉALISATION : C’est superbe, tout simplement. Le titre avait fait jazzé à sa sortie via une version downgradée par rapport à celle dévoilée au public lors de différents salons.

Le titre, sorti en 2014, a maintenant 6 ans, et force le respect. Que ce soit les halos lumineux, les textures fines et la modélisation réaliste des personnages, en passant par la peinture métallisée des voitures, c’est un vrai régal, et Chicago prend vie sous nos yeux.

La ville est grande, belle, et diversifiée. Des quartier financiers à la petite banlieue, en passant par un bout de campagne et les zones défavorisées. La ville grouille de passants, on s’amuse à les bousculer lors d’une course poursuite, pour profiter de superbes animations.

Niveau sonore, comme tout GTA, on a une bande-son éclectique au volant, et pour le reste, de l’orchestral moderne, mettant en valeur les moments de tension ponctuant le jeu.

Et on peut compter sur une excellent doublage français, avec la voix de Jean-Pierre Michaël, qui double aussi un certain Jim Caviezel dans la série « Person Of Interest ». On reconnaît aussi d’autres ténors, comme José Luccioni (la voix officielle de Al Pacino).

DURÉE DE VIE : Bien évidemment, elle est conséquente, car le jeu dispose d’une intrigue principale composée en actes, de missions secondaires, mais aussi d’autres points d’intérêts comme la filature, la neutralisation de cibles, la suppression de gangs, etc.

Viennent ensuite des mini jeux, comme les échecs, les jeux à boire, puis les collectibles.

Ces derniers ont un intérêt, car la plupart vous ouvriront une mission bonus une fois découverts à 100%. De plus, certains ont une vraie ambiance, comme ce tueur en série qu’on traque via les cadavres qu’il laisse un peu partout dans la ville.

Et même si vous avez tout complété, vous pourrez jouer les justiciers, avec des crimes aléatoires à empêcher, en scannant la foule environnante une fois sur place. Ces dernières vous gratifieront d’une réputation, car si vous êtes du côté de la justice, cela n’empêchera pas la police de vous poursuivre, mais les civils vous considérerons comme un sauveur, et vous couvriront. Inversement, si vous vous la jouez trop caïd (en tuant des civils ou des forces de l’ordre) vous n’aurez plus leur bienveillance.

Comptez donc une bonne quarantaine d’heure pour venir à bout de l’intrigue et de la majorité des missions annexes, en sachant que vous aurez toujours quelque chose à y faire.

INTÉRÊT : Vous connaissez « Person Of Interest »? Et bien Watch_Dogs, c’est un peu son adaptation en jeu vidéo, car on retrouve ce personnage justicier, l’action, la technologie avec le hacking et l’intelligence artificielle qui nous domine.

Et sous la forme d’un GTA like, c’est une excellente surprise, où Ubi Soft a mis les moyens pour développer un jeu consistant, sombre, avec de bons personnages, une bonne intrigue, et un gameplay solide.

On ne s’ennuie pas un instant, il y a toujours quelque chose à faire dans ce Chicago, et on se surprend parfois à se promener en voiture ou à pied pour découvrir la complexité de la ville, admirer ses couchers de soleil ou son rendu lors de pluies torrentielles, sans doute les plus belles pluies jamais développées dans un jeu vidéo.

Attention cependant, le jeu est très mature, non pas pour sa violence graphique, mais aussi pour la représentation d’une pègre abjecte, adepte de trafic humain, d’où une nudité parfois dérangeante.

Cela renforce cette noirceur du titre, renforçant une intrigue palpitante, et contrastant avec la beauté du décor.

Bref, « Watch_Dogs » est une petite pépite pour les amateurs du genre, et on apprécie l’effort d’Ubi pour nous livrer un nouveau produit (du moins à l’époque), avec une vraie identité.

La crainte, c’est que le second volet, sorti deux ans après, ne propose plus cette même ambiance et ces mêmes personnages charismatiques.

18/20

JeuxVideo.com

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]The Saboteur

INTRIGUE : Seconde guerre mondiale. Un irlandais fort en gueule se retrouve à Paris, ville occupée par les nazis. Il décide de se rallier à la résistance et de botter quelques culs allemands, le tout à grand renfort de dynamite…

GAMEPLAY : « The Saboteur » est un GTA like, c’est à dire un jeu à la troisième personne dans un monde ouvert, où vous trouverez des missions principales collant à l’intrigue, des missions secondaires, des défis, des courses, des objets à collectionner, etc..

Le tout dans une ambiance très 1940, avec musique en adéquation, véhicules d’époque, et une petite subtilité : votre personnage adore passer du temps sur les toits parisiens, ce qui lui permet de se faufiler discrètement dans le dos des allemands.

Car si vous êtes un as de l’explosion, et un pilote chevronné, vous avez aussi un esprit aiguisé quand il s’agit de tuer discrètement, voire de se déguiser en officier SS pour passer discrètement certains contrôles.

On retrouve un peu d’Assassin’s Creed dans les déplacements urbains, et du Hitman quand il s’agit de se fondre dans la masse. Mais tout cela avec moins de panache, ce qui après tout n’est pas le but premier du jeu.

Et le but premier, c’est de tout faire sauter. On a donc une majorité de missions où il faudra saboter des installations, des bases, des ponts, afin de libérer les zones (avec ce fameux filtre qui fait des merveilles une fois l’opération réussie).

Votre personnage aura aussi accès à des magasins, où il pourra échanger ses points de résistance (une monnaie locale attribuée à chaque bonne action) pour acheter des armes, des munitions, des améliorations.

Vous aurez aussi un système de bonus, où vous aurez aussi quelques avantages comme une meilleure résistance, plus d’emplacement pour des munitions, des armes ou des véhicules spéciaux quand vous remplirez certaines conditions (comme détruire 4 ponts, tuer deux ennemis avec un simple tir, ou collecter tous les véhicules du jeu).

RÉALISATION : Bien évidemment, le jeu est à remettre dans son contexte (son âge avancé), mais il conserve un certain charme. Il impressionne surtout par sa gestion du noir & blanc, procédé ici employé pour vous permettre de vous situer géographiquement par rapport à une zone occupée. En gros si y’a peu de couleurs, c’est que c’est occupé. Si par contre ça vous explose au niveau des couleurs, c’est que la zone est libérée.

Cela implique moins d’ennemis, et plus de chance de voir les renforts capituler.

Le hic, c’est que le N&B colle à merveille au titre, lui donne un cachet atypique, qu’il perd graduellement en fonction de la libération de la France.

Le jeu devient alors plus sommaire, avec des textures très simples, là où la réduction chromatique jouait essentiellement avec les zones d’ombres et les quelques détails de couleur rouge.

DURÉE DE VIE : Plus de 35 heures pour faire le jeu à 100%. Ceci bien évidemment dans le contexte que vous vouliez tout faire à 100%.

Car les missions principales sont peu nombreuses, et assez courtes. Du coup, le jeu se focalise sur quelques missions secondaires, anecdotiques, mais surtout sur des points d’intérêts, qui sont disséminés sur toute la carte, et visibles une fois la carte des lieux achetée. Et là, vous allez en avoir pour votre argent, car ils se comptent par centaine, si ce n’est pas un petit millier.

Ce qui est énorme, et assez redondant, car ce sont toujours les mêmes objectifs à détruire : un général S.S., un tank bien gardé, des tours, etc.

Il faut savoir que vous avez sous vos yeux une représentation très imagée de la France occupée, avec la Normandie, la Lorraine, l’Allemagne, le Centre, tous collés à Paris, divisée en plusieurs zones. Bémol, aucune téléportation ou trajet rapide d’une zone à l’autre, il faut se promener en voiture à chaque fois. Une petite prolongation de la durée de vie pas forcément judicieuse.

A voir si vous ne vous lasserez pas à la longue, d’où l’intérêt de varier les plaisirs.

INTÉRÊT : « The Saboteur » est un très bon GTA like, original de part son contexte, mais aussi pour son rendu visuel. Une belle réussite, ternie par la fermeture prématurée du studio Pandemic.

Ce qui priva le titre de patchs corrigeant quelques bugs frustrants. Un conseil à ce sujet : fuyez comme la peste la version vendue sur Origin, pour foncer direct sur celle de GOG. Cette dernière est exempte de DRM, d’une part, mais surtout elle est dotée d’un patch corrigeant certains bugs et améliorant la stabilité. Avec cette version, le titre prend toute son ampleur.

Carton rouge du coup pour EA, et sa version buguée.

Hormis cela, vous risquez de vite passer sur les missions et perdre un temps fou à vouloir nettoyer la carte. Prudence, car la monotonie pourrait alors pointer le bout de son nez. Mais le charisme des personnages, le fait de buter du nazi en version fun, et autrement que dans un « Wolfenstein », ça fait toujours plaisir.

16/20

JeuxVideo.com

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic