[PC]A Plague Tale : Innocence

INTRIGUE : Amicia De Rune est la fille d’un sir régnant sur une petite contrée de France, en l’an 1348. La peste envahit peu à peu le pays, et décime de nombreuses personnes. Mais un beau jour, Amicia voit ses parents se faire massacrer par l’inquisition, qui cherche à mettre la main sur son frère Hugo, dont la valeur semble inestimable. Mais pourquoi? Lui qui est rongé par un mal étrange. Notre jeune duo va donc fuir à travers champs er bourgs pour trouver un remède pour Hugo, croiser de nouveaux alliés…et se venger.

GAMEPLAY : Un Splinter Cell médiéval ça vous dit? Tandis que Sam se fait languir, nous avons ici un très bon jeu d’infiltration, qui reprend les bases même du genre. Durant votre périple, vous allez incarner à 90% Amicia, capable de se faufiler dans le dos de ses adversaires, mais aussi de manipuler la fronde.

Cet accessoire sera indispensable pour vous frayer un chemin, et sera évolutif. Au départ, il vous servira à ricocher sur des casques pour éloigner les gardes, et vous offrir un chemin. Mais en collectant de nombreuses ressources sur votre chemin, vous pourrez améliorer votre arsenal, puis découvrir de nouvelles munitions, qui vous permettront de faire face à d’autres menaces, comme les rats.

Ces saloperies seront votre deuxième source d’ennuis après l’inquisition, et le feu aura une importance cruciale, afin de les faire fuir et de vous frayer un chemin. Il convient alors de scruter l’environnement, et de dénicher la bonne astuce pour résoudre un parcours qui semble à la base bloqué. Puis en progressant, vous allez pouvoir moduler vos techniques, comme par exemple éteindre les torches de garde en armure afin qu’ils se fassent dévorer par les rongeurs. Tandis que l’obscurité sera votre alliée face aux humains, cette dernière deviendra votre pire cauchemar face aux hordes velues. De quoi varier les situations, et permettre, quand cela est possible, d’étoffer les possibilités de résolution.

RÉALISATION : C’est tout simplement magnifique, une immersion totale dans cette période avec de superbes graphismes, des textures très fines, des personnages parfaitement modélisés, un doublage VF de qualité, et une bande-son qui vous mettra les poils quand la menace se profilera à l’horizon.

Un quasi sans-fautes, sans bug à déplorer, et extrêmement fluide.

DURÉE DE VIE : Moins de 14 heures pour venir à bout des 17 chapitres, c’est une durée de vie fort honorable. Mais sincèrement, on ne voit pas ses heures passer, tant on est pris dans la narration fluide et le challenge constant, entre énigmes et combats tactiques. Et puis certains paysages vous obligent parfois à prendre une pause, et admirer soit la beauté des paysages à l’état sauvage, soit la barbarie omniprésente et ses abjectes conséquences.

Une chose est sûre, on a sitôt envie de replonger dans l’aventure, de fouiller le moindre coin pour découvrir d’autres petits passages bien cachés, et des items à collectionner (qui ne servent pas à grand chose, à part une simple gratification).

INTÉRÊT : Cocorico, le studio Asobo livre ici un petit bijou! Si vous aviez testé la démo disponible, elle ne donne qu’un faible aperçu du potentiel énorme du titre, qui se vit comme un excellent film où le fantastique vient distiller sa petite aura, face à des personnages ultra-charismatiques.

Amicia est une merveille de personnage, une jeune femme atteignant la maturité plus vite que prévu avec la gestion de son frère, et la mort de ses parents.

Le titre se veut très adulte, dévoile quelques scènes atroces où la violence et la mort pourraient suinter de nos écrans ou de nos enceintes.

Le seul reproche notoire qu’on puisse faire au jeu, c’est son dirigisme : dès le début du jeu, votre faible arsenal ne vous permettra d’avancer que d’une seule façon, ce qui nous laisse supposer que le jeu sera ultra dirigiste, en attendant de vous ce que les développeurs ont prévu.

C’est vrai au début, et c’est parfois frustrant car on a l’impression d’être face à une succession d’énigmes (ennemis comme environnement) qui ne peuvent se régler que d’une seule façon. Et comme les niveaux sont assez linéaires, c’est au début une sensation de « rail-shooting », point désagréable tant l’ensemble est harmonieux, mais parfois frustrant (sans oublier une difficulté moindre du fait du peu d’options à votre disposition).

Mais par la suite, les choses s’améliorent, et les personnages secondaires, la variété des munitions, le fait d’améliorer sa fronde (pour la rendre par exemple plus silencieuse), va vous permettre d’aborder de multiples situations avec plusieurs angles d’approche, et d’élaborer la meilleure stratégie. Un vrai régal, quand on voit comment on arrive à piéger plusieurs gardes avec un certain sadisme.

Hormis le fait de vouloir se replonger directement dans l’aventure, on a qu’une seule hâte, que « Requiem », la suite annoncée pour 2022, débarque sur nos écrans. Le premier trailer nous dévoile Amicia avec une arbalète, de quoi nous exciter au plus au point, et donner au jeu un petit air de « Thief »

18/20

JeuxVideo.com

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