[PC]Control – Ultimate Edition

INTRIGUE : Jesse Faden (vous) se rend dans les locaux du Bureau Fédéral de Contrôle, un immeuble imposant en plein centre-ville, pour avoir des réponses quant à la disparition de son frère. Soupçonnant cette agence d’être derrière tout cela, elle franchit la porte, pour se retrouver alors face à des locaux vides, hormis le technicien de surface.

Seul le directeur prône derrière son bureau, mais se suicide dès votre arrivée.

Bravo, vous voilà nommée directrice, et vous allez alors comprendre que ce bureau se charge des affaires surnaturelles, comme Fox et Mulder, et que ses locaux ont été contaminés par une mystérieuse entité, le Hiss, qui non seulement ronge et déforme les lieux, mais fait léviter les salariés, quand il ne les convertit pas en ennemis…

GAMEPLAY : « Control » est un pur MetroidVania, à la troisième personne. Vous contrôlez Jesse, et vous allez tout de même trouver quelques survivants durant votre périple, qui vous donneront vos directives (un paradoxe pour quelqu’un nommé directrice).

Vous allez alors arpenter toutes les zones du Bureau, qui s’éloigneront parfois des locaux à cols blanc que vous rencontrerez au tout début : une arrière, un monde éthéré, un sous-sol où la flore a repris ses droits, ou encore une prison aux dimensions gargantuesque : tout est possible dans Control, et cela donne droit à des environnements assez variés, mais surtout visuellement à se damner.

Vous devrez alors parcourir ces lieux, débloquer des compétences pour aller plus loin.

Votre arsenal sera composé en tout et pour tout d’une seule arme, mais attention, elle est modulable. Durant votre progression, elle pourra prendre la forme d’une mitrailleuse, d’un fusil à pompe, d’un railgun, d’un lance grenade, etc… Le jeu autorise deux formes switchables à tout moment, mais il est possible de changer cette parité en contrepartie d’un accès à un menu dédié. Il faut donc mieux se préparer pour éviter une rupture de rythme en plein combat.

L’aspect très important dans Control, c’est la personnalisation. Vos ennemis vous rapporteront des points, des matériaux, et des mods. Ces derniers ont tous un grade, et plus il est élevé, plus le mod est efficace. Certains sont prévus pour vos armes, d’autres pour vous. Ils vous permettront d’améliorer vos compétences, de booster les temps de rechargement des armes…

Car oui, si rien n’apparait concernant les munitions, c’est que ces dernières sont illimitées. Pas de risque de tomber à sec, mais attention, il faut compter sur une sacrée contrepartie : le temps de rechargement.

A vous alors de trouver les bons mods pour optimiser ce dernier. N’ayez crainte, en cas de recharge, vous pourrez tout de même vos battre.

Corps à corps, saisie, télékinésie, bouclier, dash…Beaucoup de pouvoirs évolutifs vous permettront de varier les plaisirs face à vos adversaires : on commence au fusil à pompe, pour ensuite lancer sur l’ennemi un morceau du mur, le tout dans des effets visuels impressionnants.

Ces pouvoirs, vous pourrez aussi les améliorer avec des points qui vous seront crédités une fois une mission principale ou secondaire finalisée, ou en terminant certains défis.

Les aller-retours se feront via des points de contrôle que vous débloquerez. Utiles, ils vous permettront de reprendre là où vous aviez échoué, et de voyager où bon vous semble. Concernant l’échec, notez bien que vous perdez 10% des points collectés en tuant des ennemis à chaque fois que vous mourrez. Ces point sont assez précieux, car en rapport avec les mods d’arme. En effet, ces points, combinés aux matériaux que vous collecterez sur vos ennemis, seront utiles pour améliorer les armes, débloquer des clusters pour y ajouter des mods (maximum trois par arme).

RÉALISATION : Control, c’est le savoir faire de Remedy, le studio derrière Max Payne, Alan Wake, Quantum Break.

Pour ce jeu, ils sont allés très loin, en proposant quelque chose de visuellement atypique, avec un univers bien à soit, décalé, influencé par Lynch et son univers extravaguant, dont on retrouve ici de fortes doses dans les projections de Jesse, au Motel, ou les projections tout court des personnages qui viennent se greffer au décor.

Visuellement, c’est donc d’une part étonnant, pour ne pas dire magnifique, avec une extrême finesse. Les textures ne sont pas en reste, car le level design est dantesque, vous plonge dans des endroits où la profondeur de champ va vous jouer des tours, où l’éclairage sublime l’ensemble pour vous donner l’impression d’être dans une sorte de rêve…ou de cauchemar.

Quant à l’animation, c’est du grand art : Jesse réagit au quart de tour, et on sent avec les particules voler, le décor subissant ses rushs, un sentiment légitime de puissance nous habiter.

C’est rare de voir un jeu nous en mettre tellement plein les yeux, et tourner comme une Rolls Royce.

La partie audio est quelque peu décevante, pas de thème mémorable donnant au titre des petits airs de blockbuster. C’est peut-être mieux ainsi, avec des sonorités pour intimes, plus en adéquation avec le mystère des lieux.

Le point qui fâchera, c’est celui du doublage. Certaines voix en VF font très série B, et surtout, la synchronisation labiale est totalement dans les choux.

De quoi vite vous déstabiliser, ou rire de certaines situations ne s’y prêtant pas.

DURÉE DE VIE : « Control », de part sa construction, va vous faire voyager. De multiples allers-retours sur des zones immenses. Cela donne une durée de vie conséquence, boostée si vous cherchez les documents parsemés un peu partout, et tentez de battre certains challenges.

L’ultimate Edition vous donne droit à deux niveaux supplémentaires, un dédié à Alan Wake pour un brillant hommage en clin d’œil, et l’autre sur la fondation, la conclusion du Hiss.

En tout et pour tout, comptez alors au moins une bonne quarantaine d’heures (47 au compteur) pour en faire le tour.

Remedy a promis des surprises quant à cette licence, donc on n’est pas prêt de décrocher, ou de voir débouler un probable DLC, dans l’attente d’une suite.

INTÉRÊT : Remedy a osé, et ils ont bien fait. Cette nouvelle licence, appelée à devenir une franchise vu le succès presse et critique récolté, pouvait freiner avec tant d’excentricité.

Mais force est de constater que le résultat est bluffant. Hormis quelques petits défauts (dont un lié à la localisation), ce titre étonne sur plusieurs points, avec sa narration quasi avant-gardiste, ses décors impressionnants, son intrigue, ses combats mémorables où vous pouvez sentir la force des coups…Bref, du grand art, qui demande cependant une certaine gymnastique, car le titre peut parfois s’avérer exigeant, vous demandant de faire face à des menaces lourdes qui ne vous laisseront aucun répit.

Une belle aventure, jamais lassante (sauf peut-être son dernier DLC) qui restera longtemps en mémoire.

18/20

JeuxVideo.com

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