[PC]Generation Zero

INTRIGUE : A bord d’une embarcation en direction de la Suède, vous vous retrouvé expulsé suite à une immense explosion. A votre réveil, vous avez échoué sur les rives d’une immense Île suédoise, et vous allez vous rendre compte que plus une seule âme humaine n’est présente, hormis vous.

Après avoir croisé quelques cadavres, vous allez vite vous rendre compte que l’endroit a été pris d’assaut par des machines, et que vous allez devoir les esquiver ou les affronter pour survivre, et trouver un moyen de vous enfuir, s’il reste des survivants…

GAMEPLAY : « Generation Zero » se présente comme un immense monde ouvert, à l’image des derniers Far Cry.

Comme dans ces derniers, vous êtes en vue FPS dans un environnement très ouvert, et votre tâche première sera de compléter des missions principales, donnant le ton du jeu, et suivant une trame narrative spécifique.

Vous aurez aussi des missions secondaires, assez variées, ainsi que d’autres activités qui vous rapporteront de l’XP, des munitions, et des ressources.

Le loot est ici présent, voire omniprésent, pour ne pas dire essentiel. Fouiller le moindre sac, la moindre voiture, les maisons, les cabanes, les cadavres, tout cela vous permettra de collecter des munitions pour vos armes, des ressources pour vous soigner, des matières pour améliorer vos habits, produire des soins et des balles…

Tout cela sera possible via des refuges que vous débloquerez durant votre escapade, en les trouvant. Une boussole en haut de l’interface vous indique quand un est à proximité, et une fois débloqué, vous pourrez rapidement voyager entre ces derniers, vous évitant des allers-retours fastidieux.

Ils seront utiles pour gérer vos stocks (car votre inventaire est limité, avec une gestion de la surcharge comme dans les Stalkers), recycler de vieilles armes trouvées en chemin, améliorer votre arsenal, etc…

Vous pourrez par contre à tout moment améliorer votre personnage via les points de compétence gagnés à chaque changement de niveau. Ces compétences seront liées à des thèmes, comme la survie, le combat, la coopération.

Vous pourrez ainsi porter plus de biens, viser mieux, être plus discret.

Ce ne sera pas les seuls points de personnalisation, car outre le choix préalable de votre personnage, de son sexe et de son look, vous pourrez choisir vos habits, dont certains vous gratifieront d’aptitudes, comme la résistance aux flammes ou une discrétion plus poussée.

Bref, le jeu semble assez complet d’un point de vue gameplay. Il vous imposera de trouver des bunkers dans chaque zone de la carte (correspondant à des décors particuliers), à trouver des codes d’accès sur les ennemis pour débloquer les missions principales.

Il vous proposera aussi de jouer la carte de la subtilité, avec une jauge de furtivité. Idéale pour se frayer un chemin face à une horde, ou coller un coup fatal au plus prêt de l’ennemi (les hitbox sont bien gérés, avec des zone sensibles pour chaque ennemi). Par contre, n’en attendez pas trop de la part de vos ennemis, qui n’ont pas de réelle stratégie hormis vous mitrailler à foison (les pires étant les attaques au gaz). Un conseil, les combats en se réfugiant dans un habitacle comme une maison vous permettent de souffler un peu (les ennemis rentrent très rarement dans ces lieux, sauf cas de collision).

RÉALISATION : Les développeurs ont opté pour le moteur Avalanche, exploité dans les derniers « Just Cause ».

Un bon choix, car ce moteur a de quoi offrir quelques rendus absolument superbes, avec une gestion impressionnante des effets de lumière, surtout avec cette gestion des cycles jour/nuit vous donnant de superbes couchers de soleil ou de belles aurores.

Pour la partie audio, hormis quelques musiques très synthé pour coller avec le contexte du jeu (situé dans les années 80). La suite est composée de musiques dynamiques lors de la présence d’un ennemi ou des phases de combat.

DURÉE DE VIE : Deux écoles s’affrontent : ceux qui aiment et ceux qui détestent. Un constat après avoir parcouru de nombreux avis sur la toile, et bien évidemment une durée de vie qui va basculer entre une dizaine d’heures en ligne droites pour celles et ceux ne voulant pas trop y passer du temps en se concentrant essentiellement sur les quêtes principales, sans fouiller le moindre recoin, et les autres (perso, 66 heures).

Le titre peut être chronophage pour qui souhaite visiter un maximum de terrain, trouver les meilleurs armes, remplir toutes les quêtes et défis, etc..

INTÉRÊT : « Generation Zero » est un drôle de titre, qu’on aime détester, ou qu’on déteste aimer. Techniquement, c’est propre, très propre, c’est joli, c’est fluide.

On pourrait résumer ce jeu à un Terminator chez Far Cry, avec de gros bémols : s’il est possible de jouer en coop, le titre souffre de l’absence totale de PNJ. Vous n’avez que des rapports à lire, parfois avec des enregistrements audio.

Ensuite, la carte est quoi qu’on en dise assez vide, et les assets (les maisons, les granges) deviennent vite redondantes, toutes basées sur les mêmes modèles, peu nombreux.

Idem pour les ennemis, car sortis des tiques, des chiens et autres T-800 (sans oublier les drones), vous n’aurez pas beaucoup de variété. Il faudra tout de même compter sur les Tank et Collecteurs, des machines immenses faisant office de challenge, pour avoir de la variété, des moments de tension et des combats à rallonge (avec en récompense du bon loot une fois le combat gagné).

Un superbe monde, mais quelque peu vidé et redondant. C’est l’un des bémols du titre. Ses autres soucis sont d’ordres conceptuels, avec des choix quelque peu controversés pour la gestion de l’inventaire.

Le titre n’étant pas totalement en version finale, il se cherche encore au niveau de son interface, avec ce comble de voir que les premières versions disposaient d’une gestion de l’inventaire contemporaine et intuitive, désormais remplacée par un foutoir sans nom qu’il est difficile d’apprécier.

Heureusement, les développeurs semblent être à l’écoute, et proposent des améliorations via les patchs à venir.

« Generation Zero » souffle donc le chaud et le froid, se cherche encore, mais part sur certaines bases stables. Avec une meilleure gestion de l’univers, de la narration, de l’interface, de la gestion des endroits découverts, on pourrait avoir un titre au gros potentiel, pour celles et ceux qui ont envie de buter de la machine dans la nature suédoise, tout en profitant de magnifiques paysages.

15/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

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[PC]Control – Ultimate Edition

INTRIGUE : Jesse Faden (vous) se rend dans les locaux du Bureau Fédéral de Contrôle, un immeuble imposant en plein centre-ville, pour avoir des réponses quant à la disparition de son frère. Soupçonnant cette agence d’être derrière tout cela, elle franchit la porte, pour se retrouver alors face à des locaux vides, hormis le technicien de surface.

Seul le directeur prône derrière son bureau, mais se suicide dès votre arrivée.

Bravo, vous voilà nommée directrice, et vous allez alors comprendre que ce bureau se charge des affaires surnaturelles, comme Fox et Mulder, et que ses locaux ont été contaminés par une mystérieuse entité, le Hiss, qui non seulement ronge et déforme les lieux, mais fait léviter les salariés, quand il ne les convertit pas en ennemis…

GAMEPLAY : « Control » est un pur MetroidVania, à la troisième personne. Vous contrôlez Jesse, et vous allez tout de même trouver quelques survivants durant votre périple, qui vous donneront vos directives (un paradoxe pour quelqu’un nommé directrice).

Vous allez alors arpenter toutes les zones du Bureau, qui s’éloigneront parfois des locaux à cols blanc que vous rencontrerez au tout début : une arrière, un monde éthéré, un sous-sol où la flore a repris ses droits, ou encore une prison aux dimensions gargantuesque : tout est possible dans Control, et cela donne droit à des environnements assez variés, mais surtout visuellement à se damner.

Vous devrez alors parcourir ces lieux, débloquer des compétences pour aller plus loin.

Votre arsenal sera composé en tout et pour tout d’une seule arme, mais attention, elle est modulable. Durant votre progression, elle pourra prendre la forme d’une mitrailleuse, d’un fusil à pompe, d’un railgun, d’un lance grenade, etc… Le jeu autorise deux formes switchables à tout moment, mais il est possible de changer cette parité en contrepartie d’un accès à un menu dédié. Il faut donc mieux se préparer pour éviter une rupture de rythme en plein combat.

L’aspect très important dans Control, c’est la personnalisation. Vos ennemis vous rapporteront des points, des matériaux, et des mods. Ces derniers ont tous un grade, et plus il est élevé, plus le mod est efficace. Certains sont prévus pour vos armes, d’autres pour vous. Ils vous permettront d’améliorer vos compétences, de booster les temps de rechargement des armes…

Car oui, si rien n’apparait concernant les munitions, c’est que ces dernières sont illimitées. Pas de risque de tomber à sec, mais attention, il faut compter sur une sacrée contrepartie : le temps de rechargement.

A vous alors de trouver les bons mods pour optimiser ce dernier. N’ayez crainte, en cas de recharge, vous pourrez tout de même vos battre.

Corps à corps, saisie, télékinésie, bouclier, dash…Beaucoup de pouvoirs évolutifs vous permettront de varier les plaisirs face à vos adversaires : on commence au fusil à pompe, pour ensuite lancer sur l’ennemi un morceau du mur, le tout dans des effets visuels impressionnants.

Ces pouvoirs, vous pourrez aussi les améliorer avec des points qui vous seront crédités une fois une mission principale ou secondaire finalisée, ou en terminant certains défis.

Les aller-retours se feront via des points de contrôle que vous débloquerez. Utiles, ils vous permettront de reprendre là où vous aviez échoué, et de voyager où bon vous semble. Concernant l’échec, notez bien que vous perdez 10% des points collectés en tuant des ennemis à chaque fois que vous mourrez. Ces point sont assez précieux, car en rapport avec les mods d’arme. En effet, ces points, combinés aux matériaux que vous collecterez sur vos ennemis, seront utiles pour améliorer les armes, débloquer des clusters pour y ajouter des mods (maximum trois par arme).

RÉALISATION : Control, c’est le savoir faire de Remedy, le studio derrière Max Payne, Alan Wake, Quantum Break.

Pour ce jeu, ils sont allés très loin, en proposant quelque chose de visuellement atypique, avec un univers bien à soit, décalé, influencé par Lynch et son univers extravaguant, dont on retrouve ici de fortes doses dans les projections de Jesse, au Motel, ou les projections tout court des personnages qui viennent se greffer au décor.

Visuellement, c’est donc d’une part étonnant, pour ne pas dire magnifique, avec une extrême finesse. Les textures ne sont pas en reste, car le level design est dantesque, vous plonge dans des endroits où la profondeur de champ va vous jouer des tours, où l’éclairage sublime l’ensemble pour vous donner l’impression d’être dans une sorte de rêve…ou de cauchemar.

Quant à l’animation, c’est du grand art : Jesse réagit au quart de tour, et on sent avec les particules voler, le décor subissant ses rushs, un sentiment légitime de puissance nous habiter.

C’est rare de voir un jeu nous en mettre tellement plein les yeux, et tourner comme une Rolls Royce.

La partie audio est quelque peu décevante, pas de thème mémorable donnant au titre des petits airs de blockbuster. C’est peut-être mieux ainsi, avec des sonorités pour intimes, plus en adéquation avec le mystère des lieux.

Le point qui fâchera, c’est celui du doublage. Certaines voix en VF font très série B, et surtout, la synchronisation labiale est totalement dans les choux.

De quoi vite vous déstabiliser, ou rire de certaines situations ne s’y prêtant pas.

DURÉE DE VIE : « Control », de part sa construction, va vous faire voyager. De multiples allers-retours sur des zones immenses. Cela donne une durée de vie conséquence, boostée si vous cherchez les documents parsemés un peu partout, et tentez de battre certains challenges.

L’ultimate Edition vous donne droit à deux niveaux supplémentaires, un dédié à Alan Wake pour un brillant hommage en clin d’œil, et l’autre sur la fondation, la conclusion du Hiss.

En tout et pour tout, comptez alors au moins une bonne quarantaine d’heures (47 au compteur) pour en faire le tour.

Remedy a promis des surprises quant à cette licence, donc on n’est pas prêt de décrocher, ou de voir débouler un probable DLC, dans l’attente d’une suite.

INTÉRÊT : Remedy a osé, et ils ont bien fait. Cette nouvelle licence, appelée à devenir une franchise vu le succès presse et critique récolté, pouvait freiner avec tant d’excentricité.

Mais force est de constater que le résultat est bluffant. Hormis quelques petits défauts (dont un lié à la localisation), ce titre étonne sur plusieurs points, avec sa narration quasi avant-gardiste, ses décors impressionnants, son intrigue, ses combats mémorables où vous pouvez sentir la force des coups…Bref, du grand art, qui demande cependant une certaine gymnastique, car le titre peut parfois s’avérer exigeant, vous demandant de faire face à des menaces lourdes qui ne vous laisseront aucun répit.

Une belle aventure, jamais lassante (sauf peut-être son dernier DLC) qui restera longtemps en mémoire.

18/20

JeuxVideo.com

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