[PC]Ion Fury

INTRIGUE : Neo DC : Shelly “Bombshell” Harrison appartient à la Global Defence Force, et va affronter le vil Dr. Jadus Heskel, un transhumaniste qui déploie dans la ville ses troupes.

GAMEPLAY : Dans le pur style rétro, avec un design très prononcé à la sauce Duke Nukem 3D, « Ion Fury » vous invite à nettoyer des zones où les ennemis fleurissent à perte de vue, à dénicher des secrets bien cachés, le tout avec un arsenal bien étoffé, allant de votre colt à une arbalète, en passant par des grenades et gatling.

Chaque arme a un mode secondaire, assez intéressant, comme celui du colt qui permet un mode de visée à tag, très efficace pour faire le ménage.

Vous aurez aussi, et souvent dans les zones secrètes, de petits bonus comme des bottes à double saut, des dégâts amplifiés et des grenades infinies, le tout dans un temps limité.

Pour le reste, nous sommes en face d’un FPS pur jus, sans fioriture, sans gestion de l’inventaire, sans une centaine de touches pour s’y retrouver.

Bref, tout ce qu’on attend d’un fast FPS sans prise de tête, ni gestion de l’armure ou des munitions à prendre en compte (attention cependant à ne pas négliger le rechargement d’une arme en plein combat, vous rendant vulnérable).

RÉALISATION : Si vous avez connu « Duke Nukem 3D », « Ninja Warrior » ou « Blood », vous ne serez pas dépaysé avec le style atypique, très rétro, mais conférant au jeu un certain charme. Oubliez toute texture, ici c’est du pixel et sans modèle 3D, ce qui est amusant quand on voit du dessus les ennemis, qui n’ont aucune épaisseur (ce qui explique que le jeu ne fasse qu’une centaine de Mo).

Mais ça fonctionne, hormis quelque décors souvent trop similaires, le rendu est très correct, ça bouge très vite, les musiques ne sont pas inoubliables mais restent dans l’esprit, alors que les voix sont plutôt sympas, très cliché avec une femme badass jurant et envoyant des piques à l’instar du Duke, alors que les armes ont des bruitages somme toute corrects.

DURÉE DE VIE : Afin de venir à bout des nombreuses zones, il m’aura fallu un peu plus de 27 heures, ce qui est énorme mais s’explique par la volonté durant les derniers niveaux à faire du 100% en terme d’ennemis et de secrets.

Replay value faible, car une fois le titre torché, et à moins d’être fan, on n’a pas vraiment l’envie de s’y remettre de sitôt.

INTÉRÊT : 3D Realms joue à fond la carte de la nostalgie, et donne une fille spirituelle au Duke.

On retrouve les mêmes sensations, les mêmes décors, le même genre d’ennemis et des armes à peu prêt similaires. Ca bouge très vite, c’est assez corsé niveau difficulté et heureusement les checkpoints et sauvegardes manuelles « à l’ancienne » aident à progresser sans trop de mal.

Pourtant, c’était pas gagné, car les premiers niveaux sont laborieux, fouillis, peu intéressants et mal agencés. Un level design pauvre, qui empêche de s’immerger à fond dans le titre.

Il faut alors persévérer, car la suite vaut le détour : les décors varient, on se retrouve avec des univers intéressants (du labo au manoir sorti tout droit de Resident Evil, en passant par un stade, un centre commercial, des égouts et un hôpital abandonné), et les nouveaux ennemis ont de quoi vous donner du fil à retordre (surtout les méchas, et les espèces de Terminator Dhalsim).

On finit par prendre son pied après quelques heures de jeu, et on s’amuse à recenser toutes les références des développeurs disséminées un peu partout (des messages persos aux références à Portal, DooM, Hellraiser, Aliens, Rednek Rampage, Predator, Robocop, Blade Runner, The Thing…

Ion Fury nécessite donc de faire un effort sur les premières heures pour qu’il exhume son vrai parfum : un fast FPS pur rétro qui a su s’adapter aux nouvelles technologies, propose des headshots qui font exploser les cervelles (le jeu est très gore, comme ses aïeuls), et dispose de niveaux assez vastes et variés par la suite (avec la possibilité de revenir en arrière entre certaines zones), le tout dans un univers futuriste un poil décalé.

Un FPS à tester si possible avant de se lancer dans un achat, ou à récupérer en solde, car il se peut que la sauce ne prenne pas avec tout le monde (et certaines personnes n’auront pas l’envie ou le courage de se farcir les premiers niveaux).

14.5/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

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