[PC]DUSK

INTRIGUE : La petite ville de Dusk, aux Etats-Unis, semble être l’épicentre de phénomènes inquiétants. Vous allez le découvrir par vous-même, lors d’une campagne sur 30 niveaux, à combattre des membres d’un culte obscur, des militaires possédés, des boucs maléfiques et des pin-ups qui couinent, sans oublier des loups à roulette…Bienvenue dans DUSK!

GAMEPLAY : DUSK, c’est une lettre d’amour aux genre FPS, et en particulier à ceux qui ont forgé le genre. Vous allez donc trouver du DooM, du Quake, de l’Hexen.

Le jeu est un FPS pur-jus, ultra-classique dans son déroulement : vous progressez dans de longs niveaux à la recherche de clés pour ouvrir des portes, et trouver la sortie.

Des ennemis vous barreront le passage, et leur mort vous gratifiera de points de vie pour vous refaire une santé, une jauge de moral sert en quelque sorte de bouclier avant que vous pissiez le sang, et vous aurez aussi de nombreux secrets à découvrir, vous permettant de mettre la main sur un arsenal conséquent, vous refaire une petite santé, etc.

A part se déplacer, actionner des mécanismes, et tirer sur tout ce qui bouge, votre personnage n’aura pas vraiment d’aptitudes spécifiques. Quelques bonus récoltés viendront vous permettre d’accélérer votre cadence de tir, de ralentir le temps pour un effet assez space, ou encore grimper aux murs comme Spider-Man, une petite originalité qui permet de gagner en verticalité dans de nombreux niveaux.

Dusk se dote d’armes complètes, l’akimbo pour certaines (comme le pistolet ou le fusil Winchester Model 1887) ou encore d’autres bien plus originales comme cette arbalète vous permettant de toucher votre cible à travers n’importe quelle partie du décor, pour un plaisir des plus sadiques.

RÉALISATION : Le développeur (puisqu’il s’agit d’une équipe réduite) vous propose un jeu qui tournera sûrement sur la majorité des PCs actuels. Certes, c’est un peu moche vu le nombre de polygones, les textures fades et les animations rudimentaires, mais d’une part, c’est un jeu hommage au genre, et d’autre part, la partie graphique ne fait pas tout.

Car le fun est assurément là, et parfois on n’a même l’impression que le jeu est beau, car il fonctionne avec son ambiance.

Et que serait une ambiance sans une bonne bande-son? Sur ce point, c’est du nectar, avec aux commandes Andrew Hulshult, un compositeur de génie qui a récemment officié sur « Prodeus » et les DLC de « DooM Eternal ». Un nom respecté dans le milieu, et le gars signe ici une bande-son étonnante, à la fois métal bien énervé, mais aussi des plages plus calmes, dont l’ambiance va rappeler à beaucoup quelques grands classiques du cinéma.

Et retient aussi les bruitages et les voix, permettant de reconnaitre directement le bestiaire ou l’arsenal, et là encore, ça pète et ça vous met les poils…

DURÉE DE VIE : Comme à l’époque des DooM, « Dusk » propose une campagne scindée en trois épisodes, chacun composé de 10 missions, plus un niveau secret. 33 niveaux, tous agréables, et les secrets à dénicher permettent de prolonger l’exploration. Comptez en moyenne de 10 à 20 minute pour faire le tour de chaque, et au final vous obtiendrez une durée de vie d’environ 16 heures, ce qui est fort respectable (certaines campagnes solo de COD n’arrivent même pas au tiers).

On y reviendra sûrement, pour l’envie de chatouiller un fast FPS nerveux qui respecte les codes du genre et offre un bel hommage.

INTÉRÊT : Vous l’aurez compris, ce « Dusk », et sa découverte tardive, et bien c’est un gros kiff. D’un côté, nous avons cette nostalgie de jouer à un jeu qui se concentre sur l’essentiel, sur les bases du fast-fps (vite bouger et tuer), et de l’autre un titre visuellement pas étonnant, mais qui se rattrape avec le reste.

Mais surtout, « Dusk » développe son univers, nous plonge dans un monde où les amateurs de films d’horreur s’amuseront à chopper les références. Le premier épisode vous plonge dans une Amérique crade, paysanne, proche de celle qu’on a pu voir dans les Texas Chainsaw ou Jeepers Creepers, puis l’épisode deux vous envoie dans le charme des séries B avec ses usines et autres laboratoires militaires où des expériences douteuses ont lieu, pour finir dans un dernier chapitre totalement halluciné, où le médiéval vient se confondre avec l’Au-delà, un peu comme dans « Evil Dead 3 ».

Mais s’il fallait résumer « Dusk », ou pourrait tout simplement dire qu’il s’agit de l’essence des premiers DooM, avec la technique de Quake, dans un univers à la Blood ou Redneck Rampage.

Avec un tel pedigree, on se dit que Dusk part sur de bons rails, et on se rappellera encore longtemps de certains passages, comme celui avec la gravité dans un monde éthéré, ou ce laboratoire qui évolue constamment.

Du grand FPS, à essayez sans tarder si cela n’était pas encore fait!

16.5/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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