[PC]Quantum Break

INTRIGUE : Jack Joyce vient rendre visite à son frère, étudiant en université, et bossant sur un projet plus qu’ambitieux.

En effet, ce dernier travaille sur une machine à voyager dans le temps. Et bien évidemment, cette dernière est activée, et les ennuis commencent. Jack, victime collatérale du déclenchement de la machine, n’est pas affecté par la faille temporelle, où le temps s’arrête, où les événements se croisent. Pire, il découvre des pouvoirs insensés.

Hélas, il n’est pas le seul, et dans un monde où le temps est sur le point de cesser, il est le dernier rempart pour sauver l’humanité, et vaincre la mystérieuse société Monarch…

GAMEPLAY : Remedy, les papas de « Alan Wake » et de « Max Payne » reviennent dans un genre qu’ils affectionnent, le Third Person Shooter.

En contrôlant Jack (mais pas que…), vous allez affronter les soldats de Monarch, contrôlés par votre ancien ami, Paul Serene.

Armé d’un pistolet à munitions illimité, d’une mitrailleuse et d’une autre arme plus puissante (de la carabine au fusil à pompe), vous allez faire parler la poudre.

Mais dans un environnement où le temps fait des caprices, vous pourrez compter sur vos pouvoirs grandissants, comme le fait de courir vite, de faire des « Dash », de scanner votre environnement (pour déceler armes, munitions et emplacement des ennemis) ou encore d’exploiter des bulles temporelles à lancer sur vos ennemis pour les ralentir, en passant par un bouclier pour vous protéger des balles.

Etrangement, pas de pouvoir pour ralentir ou figer le temps, à l’image d’un « Max Payne ». Cela rend d’un côté le titre plus nerveux, où le mouvement est primordial pour s’en sortir face à des hordes d’ennemis, parfois très costauds.

Vous aurez l’occasion d’améliorer vos pouvoirs, via des sources de chronons à récolter un peu partout, en même temps que des documents étoffant l’histoire, du frère de Jack à la puissante Monarch.

Un petit bémol pour les déplacements de notre avatar, qui ne s’avère pas des plus habiles à manipuler, loin d’être un champion quand il s’agit de sauter par dessus un obstacle minuscule, ou une couverture automatique qui n’est pas des plus harmonieuses.

RÉALISATION : Visuellement, le titre est propre, mais souffre de graphismes quelque peu « flous », come si le titre tournait à une basse définition. Des textures pas vraiment baveuses, mais cela manque de grain (hormis un filtre qu’on peut activer ou non), de finesse et de précision.

Mais ce n’est pas moche, et les différents environnements se parcourent avec plaisir, et varient être des lieux froids et concentrés pour des environnements parfois plus ouverts.

Et surtout, on constate quelques détails très intéressants, comme les reflets dans le sol, la réverbération, ou encore ce flot de particules impressionnant quand on déclenche un pouvoir, sans que cela n’empiète sur les performances.

La localisation française est de très bonne facture, avec un doublage faisant honneur aux acteurs digitalisés pour le jeu, comme Shawn Ashmore, Aidan Gillen, Dominic Monaghan ou Lance Reddick, des têtes qu’on a déjà vu dans des films ou plutôt dans des séries. Un plaisir d’entendre leurs doubleurs officiels sur ce coup. Du très bon boulot.

Les compositions audio sont pour le moins classiques, elles accompagnent le joueur en le positionnant comme personnage central dans un film interactif, avec toutes les sonorités que cela implique.

DURÉE DE VIE : Le jeu est court, moins de 14 heures pour venir à bout des 5 chapitres, avec une réelle aisance pour dénicher tous les documents disséminés un peu partout. Sur ce temps, enlevez 4 x 2à minutes d’épisodes filmés en live, qui assurent la transition entre chaque acte.

La replay value est assurée par des choix moraux qui interviendront à la fin de chaque acte, et modifiant alors l’épisode qui viendra conclure et assurer la transition avec le nouvel acte. Donc si vous voulez découvrir le jeu sous plusieurs angles, vous pourrez refaire l’aventure plusieurs fois…

INTÉRÊT : Remedy a voulu tenter un gros coup en faisant du cross-media, à savoir livrer un jeu ET une série, sur une base intéressante liée aux failles temporelles.

Un concept original, doté de quelques bonnes idées (les choix moraux interagissant sur la série), mais si on ne doit juger que le jeu (la série étant plutôt bien conçue et livrant son lot d’action).

Alors c’est un bon TPS, pas exceptionnel car notre héros est parfois un peu trop rigide quand il s’agit de sauter, ou quand il doit changer d’arme, mais la progression est intéressante, on veut en savoir plus et on se propulse dans cette histoire, plus que dans un autre jeux avec ces épisodes qui mettent en avant des personnages secondaires parfois très attachants (mention pour Liam Burke).

L’action est plutôt soutenue, on déplore parfois l’IA ennemie qui vient se jeter sur nos balles, tandis que les plus costauds, solidement armés et dangereux, vont nous donner quelques sueurs.

En dehors de ces rixes, « Quantum Break » se la joue un peu « plateformer » avec des passages où vous devrez abuser de vos pouvoirs pour vous frayer un chemin.

Finalement, cette fusion de deux médias est plutôt originale et fonctionne plutôt bien. Elle n’est pas parfaite, quelques détails auraient pu être corrigés et les graphismes auraient gagnés sur PC à être plus détaillés, ou moins flous.

Mais globalement, on s’amuse, on suit avec intérêt avec l’histoire, comme dans un film dans le lequel on est le héros, de temps en temps…

15/20

JeuxVideo(JV)

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[PC]Layers Of Fear 2

INTRIGUE : En tant qu’acteur, vous allez vivre l’expérience ultime : le rôle de votre vie, à bord d’un paquebot. Mais le réalisateur vous-a t-il tout dit sur ce que vous alliez endurer, sur ces errances dans les couloirs de ce navire déserté, du moins en apparence, où vos souvenirs vont ressurgir et vous glacer d’effroi?
Et quelle est donc cette menace qui vous poursuit occasionnellement?

GAMEPLAY : Comme son prédécesseur, « Layers of Fear 2 » est un walking-sim à la première personne, où vous aurez quelques énigmes à résoudre pour avancer.

Ces dernières s’appuieront sur de la pure logique, ou de l’observation. Rien de bien méchant cependant.

Comme dans le premier, le gameplay est très réduit : une touche pour zoomer, et une autre pour l’interaction avec des objets, qui seront soit à récupérer, soit à manipuler.

Dans ce dernier cas, et quand vous serez face à une porte, un tiroir, il faudra mimer l’action d’ouvrir en tirant, en poussant, ou en tournant.

Une façon de pousser un peu plus l’immersion.

Un petit plus du titre : un ennemi qui viendra vous poursuivre à des moments clé du jeu. Il faudra alors courir, bloquer le passage. Des moments qui rappellent les Outlast et leur chasse à l’homme, dans un environnement très scripté et linéaire (en gros, vous devez prendre le bon chemin sans heurt).

RÉALISATION : Visuellement, c’est très très beau, très propre, très soigné, et les décors, qu’ils soient dans le bateau ou dans d’autres « univers », sont saisissants. Une petite prouesse visuelle, jouant avec les dimensions, les lumières, mais aussi les teintes, car à de nombreuses reprises, vous allez basculer dans un univers tout en noir & blanc, au rendu magnifique, ou dans d’autres teintes, comme ce passage où le rouge prédomine.

La partie sonore est correcte, on ne peut pas dire que les musiques d’ambiance nous transpercent. Par contre, les voix sont excellentes, et c’est un plaisir d’entendre Tony Todd comme narrateur, sa voix particulière nous ayant glacé depuis « Candyman ».

DURÉE DE VIE : Un peu plus long que son prédécesseur, à savoir 4 heures pour voir le bout des 5 actes. C’est un peu court, mais suffisant pour ce genre de jeu.

On pourra y revenir pour débloquer les trois fins disponibles, ou dénicher toutes les affiches et autres objets secondaires.

INTÉRÊT : « Layers Of Fear 2 » nous parle de peur, comme son nom l’indique. Alors, le jeu fait-il peur? Et bien oui et non? Notre Némésis a le don de nous faire sursauter (il est possible de désactiver sa létalité dans les options pour une aventure dénuée de morts à son contact), et certains jumpscares sont de la partie.

Mais le titre se veut plus intelligent, et pioche dans l’horreur psychologique, la perte de repères.

Constamment, vous allez être confronté à du non sens, en ouvrant une porte, vous retourner, et vous retrouver dans un autre univers.

Le contexte général est assez glauque, avec ces pantins aux formes humanoïdes qui miment les pires atrocités (la pendaison, le meurtre…).

En cela, cette suite est plus réussie car elle innove lors de cette plongée dans les abîmes. On veut en savoir plus, on veut connaître notre « rôle » (au propre comme au figuré), et surtout, on adore ce voyage dans les confins du psyché, et ses références à de grands classiques comme « Shining » ou « Seven », en passant par un clin d’œil à Meliès 🌚🚀.

Le studio Bloober accouche d’un titre plus mature, plus abouti, et surtout plus captivant que le premier, avec un savant dosage de peur, de narration, et d’univers fascinant.

14/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

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[PC]Fight’N Rage

INTRIGUE : Quand un village est attaqué par des mutants, quelques combattants décident de livrer bataille et de mettre un terme à l’hégémonie du dictateur responsable de cette discorde.

GAMEPLAY : Pur Beat Them All dans la tradition du genre, avec des canons comme « Final Fight », « Double Dragon », Streets Of Rage », « Fight’N Rage est un brillant hommage qui va a l’essentiel, et propose un gameplay comme nous le connaissions à l’époque, à savoir une aventure rythmée seul ou à plusieurs, un scrolling horizontal pour arriver à un boss clôturant le niveau, une touche pour sauter, une touche pour frapper et balancer des combos, et une touche spéciale, qui ici sera le SP : un coup spécial qui se recherche après emploi, mais que vous pourrez enchainer.

Dans ce dernier cas, s’il n’est pas rechargé, il puisera directement dans votre barre de vie.

RÉALISATION : C’est du 100% nostalgique! Pas de 3D, des gros pixels comme dans le bon vieux temps, avec parfois quelques effets que n’aurait pas renié la Super-Famicon ou la Neo-Geo.

Le design des personnages est correct, avec les profils usuels : une femme, un gros balaise et un ninja. Des personnages variés, avec chacun leurs points forts et leurs points faibles.

Constat similaire pour les décors, avec des niveaux variés, et les gros classiques que sont le fief du grand méchant, la plage, les ruelles, la forêt.

La partie audio est correcte, des musiques rock avec parfois des moments un peu plus calmes. Les bruitages, eux, sont semblables à ce qu’on pouvait entendre dans les sommets du genre.

DURÉE DE VIE : Comptez 1h30 pour voir le bout du jeu, ce qui n’est qu’un début. Car votre progression vous permettra de récupérer des golden coins, et avec ces derniers acheter un nombre conséquent d’addons (comme des niveaux de difficultés supplémentaires), des costumes pour vos personnages, de nouveaux modes de jeux, et aussi des antagonistes à débloquer et à exploiter dans ces différents modes.

Autre point important, votre progression ne sera pas 100% linéaire. A plusieurs endroits du jeu (dont un subtil dès le début), vous pourrez prendre des axes secondaires.

Ces derniers bouleverserons votre progression, et auront un impact sur la fin du jeu, qui en recense un peu moins d’une dizaine.

Mais surtout, vous aurez alors accès à des niveaux inédits.

Ce qui fait que sur les 8 à 10 niveaux qui composeront votre aventure, vous aurez des ambiances différentes, des univers inédits.

Une très bonne idée, permettant au jeu de casser une certaine monotonie.

INTÉRÊT : Comment faire du neuf avec du vieux? C’est en gros la question que s’est posé le développeur de ce jeu, travaillant quasiment seul sur ce projet.

Et pour cela, il n’a pas changé drastiquement la recette qui fonctionnait à l’époque, mais joue sur la fibre nostalgique des joueurs, sur un plaisir immédiat, sur la qualité de son produit, et ajoute même quelques composantes comme les niveaux annexes pour varier, et faire en sorte que chaque partie ne ressemble pas à la précédente.

Il permet en plus de passer par des filtres bien gérés pour se rapprocher de l’affichage d’un écran CRT d’époque, propose différents rendus visuels, et des ennemis qui varient en fonction du niveau.

Si on devait parler de défauts, on peut parler de certains pics de difficulté durant quelques passages, et des checkpoints distants les uns des autres, vous obligeant à vous « retaper » certains passages corsés.

Dans l’ensemble, un très bon BTA, fortement recommandé, que ce soit seul ou à plusieurs.

14/20

JeuxVideo.com

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