[PC]Kholat

INTRIGUE : En 1959, 9 randonneurs disparaissent dans la région de l’Oural, et quand les corps sont retrouvés, il est impossible de savoir ce qui a pu se passer. On parle même d’événements surnaturels, jusqu’à aujourd’hui inexpliqués.
Le jeu vous met dans la peau d’un homme parti enquêter sur place bien des années plus tard, et va tenter de comprendre ce qu’il s’est passé sur place.

GAMEPLAY : « Kholat » est une combinaison de deux genres, le survival horror, et le walking sim, avec des touches de survie. En vue à la troisième personne, vous allez erreur dans une zone assez importante, représentant l’endroit où la tragédie a eu lieu. Avec en votre possession une carte des lieux, une boussole et une lampe torche, votre but va consister à vous orienter pour trouver des adresses notées en haut de la carte, sous format de coordonnées géographiques.

Sur place, vous trouverez des indices et des éléments permettant de comprendre l’explication donnée par les développeurs sur cet événement, certes un peu fantasmé car l’ensemble aura une forte connotation surnaturelle.

En effet, à certains endroits clés, vous tomberez nez à nez avec une sorte d’esprit, votre némésis tout au long de l’aventure, n’hésitant pas à vous poursuivre pour vous arracher le cœur. Il faudra alors soit courir, mais bien juger votre endurance ne vous permettant pas de sprinter un long moment, ou vous faire tout petit, pour ne pas qu’il vous voit. Et surtout éteindre votre lampe-torche, chose que votre antagoniste ne supporte pas du tout (et potentiellement le renseignant sur votre position).

RÉALISATION : « Kholat », malgré son petit âge (sorti en 2015) et sa modeste équipe de développement, fait preuve d’un certain sérieux concernant sa réalisation, avec un Oural très réaliste, avec ses tempêtes de neige, ses grottes fascinantes, et ses quelques lieux intéressants à découvrir. Le jeu est globalement assez sombre, ce qui lui permet de masquer quelques errances que pourraient être un level design pauvre ou des textures monotones et répétitives. L’ambiance vaut clairement avec son obscurité oppressante, ses jeux de lumières, quand la lune éclaire timidement une zone ou une flamme donne en quelque sorte vie à une grotte.

La partie sonore dispose de très bons thèmes, vraiment en adéquation avec le sujet, vous donnant la chair de poule dans les moments les plus glauques.

Par contre, le spectre sonore n’est pas vraiment réaliste, car un son peut disparaitre d’un simple hochement de la tête vers la droite ou la gauche, ce qui est moins réaliste et crédible qu’un étouffement de ce dernier.

A noter que les seuls dialogues entendus durant le jeu seront ceux narrés par l’acteur Sean Bean.

DURÉE DE VIE : Trouver tous les points d’intérêts se fait en plus ou moins 5 heures. Vous pouvez compter un peu plus si vous tenter de trouver toutes les notes disséminées sur la carte. A savoir que si la zone n’est finalement pas si conséquente, et que certains feux de camps vous permettent de vite vous téléporter d’un endroit à un autre, c’est le repérage à l’ancienne (avec une boussole et une carte) qui vous prendra le plus de temps, à errer régulièrement pour savoir comment rejoindre certaines coordonnées.

INTÉRÊT : « Kholat », fourni gracieusement par la plateforme Steam à un certain moment, est un jeu intéressant, même s’il est imparfait.

Son gros point fort, c’est l’ambiance, magnifiée par une réalisation plus que correcte, et vous plongeant directement dans l’Oural. On pourrait presque ressentir le froid.

Heureusement (ou malheureusement en fonction de vos attentes), le titre minimise la survie et ne joue pas avec les facteurs comme la fatigue, le fait de se réchauffer, de se nourrir…

La seule contrainte réside dans la gestion de la course, avec une endurance très faible, mais vous permettant quand même de fuir votre ennemi, ou de parcourir de bonnes distances sur la carte.

Le couac, c’est que la narration, avec l’idée de ce qui a pu se passer sur place, n’est pas vraiment mise en valeur. On doit se farcir quelques notes, ou écrits, pour savoir ce qui a pu se passer. Pas de cinématiques sous formes de flashbacks permettant de savoir quelle option a pu être envisagée, si ce n’est cette fin, assez étrange et déroutante.

Le plaisir de « Kholat » vient donc de l’exploration mesurée de l’environnement, l’envie de trouver le bon chemin, et ses petits sursauts lors de passages où on ne fera pas le fier pour trouver son chemin (la mention revient à la cabane, avec son obscurité quasi totale oppressante).

Un petit jeu plutôt sympathique, certes imparfait (quelques bugs de collision sont tout de même à recenser, vous obligeant à recharger votre partie), pouvant vous occuper et vous faire frissonner (de froid et/ou de peur) durant quelques heures.

14/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

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[PC]Little Nigthmares

INTRIGUE : Six est une petite fille vêtue d’un ciré jaune. Elle se réveille dans les cales d’un bateau, dont l’équipage a la fâcheuse tendance à être bien plus grand qu’elle, et tente de la dévorer à tout prix.

GAMEPLAY : « Little Nightmares » est un jeu de plateformes qui puise plus son inspiration du côté d' »Inside » et de « Limbo », que de Super Mario.

Comprendre par là que votre avatar va plonger dans un monde sordide, cruel, dérangeant, et puise finalement toute son inspiration de son titre, des cauchemars. D’ailleurs, comme les précédents titres de Playdead évoqués, la narration est minimaliste : pas de dialogues, pas d’aides, pas de HUD ou de barre de vie. Votre progression se fera via une exploration du monde, bien évidemment des sauts, mais aussi des énigmes à résoudre pour débloquer certains passages.

Autre point, très important, le jeu apporte dans son défilement horizontal une perspective en 3D, vous permettant de naviguer comme bon vous semble dans le décor, et pas seulement à droite et à gauche.

Ceci sera fortement utile, car une dimension supplémentaire vient se rajouter à l’ambiance lugubre du titre : l’infiltration.

Très souvent dans le jeu, on va vous demander de faire profil bas pour récupérer un clé au nez d’un résident, sans faire de bruits. Mais l’aventure scriptée va vous lancer à de multiples reprises un Nemesis à vos trousses, qu’il faudra semer en alternant sauts et prouesses physiques.

Quelques collectibles sont à récupérer en chemin, comme des poupées à casser, ou des petits lutins à câliner.

RÉALISATION : Si le jeu n’est pas à proprement parler une référence visuelle, il compense avec une identité très marquée. Ce ne seront pas les décors qui vont impressionneront le plus, ou le design de Six qui finalement est très vague.

C’est le bestiaire qui tire son épingle du jeu, avec des créatures aux formes humanoïdes difformes, répugnantes, le développeur citant « Le voyage de Chihiro » ou « La cité des enfants perdus ». Un aura les bras longs et tentera de vous attraper malgré son absence de vue, tandis que d’autres, comme le cuistot, qui vous traquera jusqu’à son stock.

L’ambiance sonore est de son côté digne d’un Tim Burton, avec ces petites notes mélancoliques et ses chœurs infantiles. Chaque musique remplit bien son rôle et s’inscrit dans le registre malsain défini par l’ensemble.

DURÉE DE VIE : Les jeux de ce genre ne brillent guère par une durée de vie conséquente. Il faudra compter environ 3 heures pour en faire le tour, un peu plus si vous tentez de tout récupérer. En ligne droite, le jeu ne vous prendra pas plus de deux heures.

Y retourner est envisageable, car l’aventure n’est pas déplaisante, et on apprécie ce petit côté furtif combiné à la peur et l’ambiance putride.

Un DLC est disponible, et le second volet est actuellement disponible.

INTÉRÊT : « Little Nightmares » est dans la même lignée que « Limbo » et « Inside », avec des phases de plateformes dans un environnement cruel, glauque et malsain, et une narration minimaliste.

Ce dernier ajoute un couche de furtivité, lui conférant en quelque sorte une dimension proche du survival-horror, où on tente de fuir une menace pesante et invulnérable.

Une bonne petite surprise, à ne pas laisser entre toutes les mains, car certains visuels, mais aussi certaines scènes liées à Six et à sa faim la dévorant (ce qui est en quelque sorte un des leitmotiv de l’intrigue : la nourriture et consommer ou être consommé) ne sont pas tout public.

En terme de griefs, on pourra pester contre la précision de certains sauts lors de passages cruciaux, des checkpoints peu nombreux vous obligeant parfois à recommencer quelques longues phases fastidieuses, et l’absence d’indices sur l’univers, qui nous incite à vouloir en savoir plus.

Mais il faut croire que c’est l’apanage d’un cauchemar, à savoir ne pas se fier sur la cohérence et vous plonger dans un univers traumatisant.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Ruiner

INTRIGUE : Ambiance cyberpunk, gangs de tarés, mafieux, créatures mutantes…il va vous falloir un sacrée paire de ****** pour sauver votre frère, prisonnier d’un immense complexe. Heureusement, une hackeuse vous donnera de précieux indices pour avancer dans les méandres malfamés…

GAMEPLAY : Si vous aimez « Hotline Miami », « God’s Trigger » ou « Mr Shifty » (bref des shooter/hack’n slash), vous allez aimer « Ruiner ».

Pour se démarquer, il embarque une vue en 3D isométrique, un peu comme ces vieux jeux comme « Sigma Seven » ou « Qbert ».

Dans des décors très industriels, comme des complexes haute technologie ou des usines, en passant par une mini ville qui fera office de hub entre quelques missions, vous allez tuer, massacrer des hordes d’ennemis qui vous sauteront tous à la gorge.

Pour vous aider à en découdre, vous aurez une arme blanche, et un pistolet de base, mais vous pourrez récupérer d’autres armes, à la durée de vie limitée mais compensant par une puissance de feu ou de dégâts accrus.

Et ce n’est pas tout, car vous avez aussi d’autres aptitudes, dont le dash, vous permettant d’esquiver ou de planifier un déplacement stratégique rapide, un bouclier pour absorber les coups et tirs, ou encore la possibilité de ralentir le temps.

Toutes ces améliorations seront soumises à des montée en niveau, via des points collectés lors d’un passage au niveau supérieur. Vous aurez en outre la possibilité de récupérer quelques goodies lors de votre périple.

RÉALISATION : « Ruiner » fait dans le haut du panier. On oublie le Pixel Art, le design minimaliste pour quelque chose de vraiment bien conçu, encore aujourd’hui : visuellement, les ambiances, même si retombe assez vite sur les mêmes décors (une carence du Cyberpunk), offrent de jolis rendus, et des effets de lumières saisissants.

C’est très propre, parfois un peu confus, mais la patte est là, et on ressent les différentes influences, notamment l’animation japonaise et le monument Akira.

La partie audio, elle, est bouleversante. Pas de voix, que des sous-titres, mais le son accompagnant votre croisade va vous emballer, avec des artistes coups de cœur comme Zamilska ou Antigone & François X, des compos de malades qui collent à la perfection à l’ambiance, et donnent envie d’en savoir plus sur ces groupes (un conseil, choppez leurs albums, c’est vraiment très bon, surtout Zamilska, recommandée par Trent Reznor et Iggy Pop!).

DURÉE DE VIE : La durée de vie est un peu le point faible du titre, avec à peine 6 heures de jeu. En même temps, une certaine lassitude se fait ressentir à la longue, et la fin arrive à point nommé pour finir en beauté. Quelques modes sont disponibles, afin de replonger dans l’ambiance et de massacrer du junkie…

INTÉRÊT : « Ruiner » est un jeu qui associe une excellente technique avec un plaisir de jeu immédiat, ne s’embête pas avec de longues cinématiques ou de gros discours : c’est nerveux, violent, et c’est une vraie ambiance arcade, comme on a pu connaître gamins avec ces bornes qui nous faisaient cracher nos pièces de 10 francs.

Mais le titre n’est pas exempt de défauts, et si sa courte durée pourrait en faire partie, elle arrive au bon moment. D’où une réflexion du pourquoi?

Tout simplement car le titre oublie de varier les plaisirs, de jouer avec l’environnement, et de ne proposer au final qu’une action bourrine.

On aurait aimer que le titre exploite le dash autrement que dans le feu de l’action, et nous permettre de nous sortir de pièges, ou encore de prospecter des endroits difficiles d’accès, histoire de briser la monotonie.

Mais bon, ce sera peut-être pour une éventuelle suite. En attendant, c’est un excellent défouloir qui a le mérite d’avoir mis en avant quelques groupes talentueux.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Lifeless Planet – Premier Edition

INTRIGUE : Après avoir repéré des signes de vie sur une planète éloignée, une expédition est envoyée sur place. Suite à des complications, un seul survivant (vous) va fouler le sol de cette planète, et vous allez alors découvrir ce qui a pu se produire, et si vous êtes réellement seul…

GAMEPLAY : « Lifeless Planet » mise tout sur l’exploration, et se présente comme un titre à la troisième vue où vous allez faire progresser votre avatar, un astronaute, dans différents décors composant la surface de cette planète, avec plusieurs phases de plateformes, et la possibilité durant certains passages de booster votre capacité de saut en trouvant une bombonne dédiée à cet effet. L’effet s’estompera une fois que le passage exploitant cette capacité sera passé.

Vous aurez aussi des énigmes peu complexes, qui vous demanderons d’utiliser un bras articulé, pour manipuler d’étranges sphères porteuses d’énergie.

Vous aurez en outre des messages audio, des logs à trouver durant votre progression, vous en apprenant un peu plus sur l’histoire de cette planète, et l’origine mystérieuse concernant la présence de vie.

RÉALISATION : C’est là le gros point faible du jeu. Si le développement est confié à une petite équipe, qu’un gros studio n’est pas derrière, la réalisation, du moins sur la partie visuelle annonce un gros retard technique. Les captures montrent un jeu daté, proche des années 2000.

Certains diront que ce n’est pas pénalisant, à l’ère du Pixel Art et du style épuré, sauf qu’ici les décors sont dignes des premiers simulateurs de vols, d’une distance d’affichage jouant parfois avec le brouillard, des procédés et moyens quelques peu désuets aujourd’hui.

Et le titre, avec son sujet, devait entre guillemets nous en mettre plein la vue, avec la découverte fascinante d’une planète à la fois vide et hostile.

La topologie du paysage aurait pu être améliorée, et certains passages, comme celui de la forêt, pouvaient alors envoyer du lourd.

Seulement certains passages s’en sortent honorablement, comme ce niveau proche d’un volcan, où ce cratère qui force le respect avec cette fois de vraies distances et proportions conservées, permettant de nous rendre humble face à cette immensité.

La partie sonore s’en sort heureusement un peu mieux, avec un bon doublage (sous-titré chez nous) et quelques musiques d’ambiance intéressantes.

DURÉE DE VIE : 5 heures, motivées par l’envie d’en savoir plus, car mine de rien, les différents environnements répondent à des interrogations qui trouveront leur conclusion via les messages laissés par d’autres (pour ne pas spoiler) sur votre chemin.

Pour la replay value, c’est plus compliqué. une fois qu’on sait de quoi il en retourne, difficile de revenir dans le jeu pour un aspect particulier, les phases d’exploration ou de plateformes n’étant pas les plus innovantes.

INTÉRÊT : L’attrait pour « Lifeless Planet » dépend de plusieurs choses : vos styles de prédilection, et votre indulgence. Si vous cherchez une intrigue intéressante, s’appuyant sur un gameplay basique, et si vous faites abstraction d’une réalisation datée, vous allez trouver dans ce jeu un certain intérêt. A noter que les débuts sont laborieux, certains moments d’errance dans le vide ne sont pas les plus réussis (la faute justement à un décor qui aurait pu minimiser cette monotonie).

Le prix peut aussi être rebutant, car annoncé à 20€, c’est un peu trop cher pour un jeu à la durée de vie réduite, à la re-jouabilité très faible.

C’est le genre de titre qu’on va jouer une seule fois, et passer rapidement à un autre sans avoir eu une réelle émotion, qui aurait pu être provoquée par une technique plus contemporaine, ou une narration plus intime (qui est ici effleurée avec la femme du protagoniste).

08/20

JeuxVideo.com

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[PC]THe World Of Others

INTRIGUE : Une invasion extraterrestre, votre femme enlevée. Vous allez devoir prendre les armes et affronter une menace sans précédent, qui vous emportera jusqu’à des mondes encore inconnus.

GAMEPLAY : Un FPS pur jus, développé par une toute petite équipe, pour ne pas dire une seule personne. Le jeu alterne entre quelques phases de plateformes où vous devrez trouver la sortie, et d’autres purement brutales où il vous faudra simplement rejoindre la sortie en tuant les ennemis qui apparaitront devant vous.

RÉALISATION : Qui dit petite équipe dit souvent petits moyens. Ceci est confirmé ici, et finalement pas de grosses surprises : nous sommes dans un jeu « amateur », dans tout ce que contient le terme. Basé sur L’Unreal Engine, les textures sont mornes, les décors sont minimalistes, dignes d’un logiciel prévu pour vous pondre un FPS en quelques minutes. La partie audio est très discrète, des sous-titres viendront vous donner quelques infos lacunaires permettant de savoir un peu ce qui se passe, et où on va.

On aura droit à quelques dialogues vers la toute fin du jeu, dans la langue de Goethe, nous assurant que le héros n’est pas victime du syndrome de mutisme à la Gordon Freeman.

DURÉE DE VIE : A peine deux heures pour venir à bout d’une dizaine de niveaux, ces derniers se parcourent assez vite et n’émettent pas de réelle résistance. Une fois fini, on désinstalle l’ensemble pour libérer quelques 16 Go de données…Autant dire qu’on n’est pas prêt d’y retourner, à moins qu’une refonte et du contenu soient de la partie.

INTÉRÊT : S’inspirant en partie de Half-Life et de scénarios de séries B d’antan, « THe World Of Others » aurait pu être une bonne surprise, car parfois, certains prodiges réussissent à développer seul dans leur coin une petite pépite.

Ici, c’est un peu loupé, même si l’intention était bonne. A vrai dire, le jeu ne plante pas, et quelques bug comme le fait de rester coincé derrière une porte sont minimes.

Le vrai souci du jeu, c’est son contenu. D’une part les niveaux qui sont soit trop tortueux quand il s’agit de plateformes (où la précision est vraiment aléatoire), soit d’une banalité, comme cette longue route en ligne droite à traverser à pied, en tuant toutes les minutes une vague de 4 ennemis téléportés devant vous.

Aucun challenge, et des ennemis toujours similaires au passage.

D’autres phases en voiture sont censées varier le gameplay, mais c’est alors la physique qui s’en mêle. En effet, et comme dans la vie réelle, la dynamique d’une Golf est insignifiante et exige que vous preniez de l’élan pour grimper une côte.

Pourtant, lors des phases de shoot, déverser son chargeur sur un ennemi, ou pilonner la base E.T. comme dans le dernier niveau, et bien c’est parfois correct, on serait même tenté de dire qu’on s’amuse un peu.

Avec des ennemis plus variés, une vraie physique, et un level design digne de F.E.A.R., on aurait pu avoir un petit titre sympa, qu’on aurait pardonné pour les lacunes visuelles (quoique certains passages comme en forêt s’avèrent agréables).

Bref, plus de travail, plus de variété, plus de méandres auraient permis au titre de sortir la tête de la boue.

Tout n’est pas totalement à jeter, mais ce n’est clairement pas un FPS qu’on pourra recommander actuellement.

06/20

Fiche Steam

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