[PC]Hitman [2016]

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INTRIGUE : L’agent 47 repart pour de nouveaux contrats commandités par l’ICA, en contact avec Diana, son agent de liaison. Il va devoir faire ses preuves lors d’un test, puis va être envoyés à différents endroits du globe pour assassiner au minimum deux cibles à chaque fois, le tout saupoudré de consipration, d’une menace d’un nouvel ordre…

GAMEPLAY : depuis le tout premier « Hitman », la saga a bien évolué, et la dernière trilogie en date a su apporter quelques changements notoires dans son gameplay. Votre but reste toujours le même : assassiner une ou plusieurs cibles, très souvent protégées ou situées dans des endroits bien gardés.

En tant qu’as de l’infiltration, à vous de trouver le bon déguisement pour berner la sécurité, vous infiltrer par des voies secondaires, et tuer votre cible soit de manuelle traditionnelle, soit en prétextant un accident.

Chaque début de mission se prépare avec votre inventaire, limité mais extensible via des caches d’armes dans le niveau, votre costume de base, et le point d’accès.

Tous ces aspects sont fortement limités au début, vous n’aurez pas trop de choix, mais après avoir fini un niveau, vous serez gratifié en fonction de votre score de nouvelles possibilités, armes, gadgets, etc…

Si Diana vous parle de temps en temps et vous tient à jour avec la situation, vous aurez à votre disposition un excellent atout: l’instinct. ce dernier vous permet de cerner les présences hostiles à travers les murs, de repérer l’emplacement de votre cible, mais aussi tous les éléments susceptibles de vous aider, comme les armes de fortune, les caisses pour cacher les corps, etc.

RÉALISATION : Ce qui étonne à chaque fois avec les « Hitman », c’est comment on est passé d’un titre classique de l’infiltration (avec cette référence qu’est « Hitman 2: Silent Assassin ») à un titre bac à sable, d’immenses niveaux où la foule impressionne.

Le titre est très propre, encore aujourd’hui il fait son petit effet, mais dès qu’arrive une foule, on est fasciné par ce nombre impressionnant de sprites rendant vivant le titre, bien plus que la plupart. C’est très vivant, ça fourmille de détails, et le niveau à Paris est juste sublime.

Côté ambiance sonore, pas de localisation française, ce qui est un peu dommage, et autre bémol, Jesper Kyd, petit prestige et compositeur attitré de la licence, n’est pas présent, remplacé par Niels Bye Nielsen. Si l’univers des deux compositeurs est proche, l’absence de Kyd se fait sentir.

DURÉE DE VIE : 7 niveaux, cela peut sembler court, mais l’essence même de ce « Hitman » est la faculté à aborder chaque nouveau avec une nouvelle approche, appuyée par un score vous permettant de débloquer plusieurs items à chaque fois. En ligne droite, il vous faudra 10 heures pour en faire le tour. La durée de vie devient alors exponentielle à votre désir de tester plusieurs approches sur chaque niveau, et/ou de débloquer votre arsenal.

INTÉRÊT : Si on devait dresser un bilan du genre Infiltration dans le monde vidéoludique, on pourrait dresser comme constat qu’une seule licence est encore active, celle d’Hitman. Son alter ego Sam Fisher ne donne plus signe de vie.

Mais nos deux hommes ne concourrent plus totalement dans la même catégorie.

Hitman, au fil du temps, s’apparente bien plus à un jeu d’aventures qu’à un jeu d’action, où la résolution d’un contrat passera par un bon timing et les bons accessoires.

Bien sûr, il est possible de se la jouer plus violente, car le titre propose tout de même un arsenal, des techniques spécifiques à une approche létale.

Mais cela est moins gratifiant, et surtout plus complexe, avec l’adjonction de la foule, un élément présent depuis quelques volets, un argument technique qui fait son effet, mais inhibe le titre d’un vrai potentiel furtif, dans le sens de ne pas s’appuyer sur un déguisement autr que celui d’un ninja.

Pour faire simple, si vous aimez chercher les trappes, les conduits vous permettant de passer au dessus d’une foule, d’exploiter l’obscurité pour berner vos cibles, et bien « Hitman » n’a plus vraiment adopté ce style.

Et se la jouer comme Sam, surtout dans un des derniers niveaux, reste possible, mais ardu et nécessitant tout de même le recours aux déguisements, preuve que le titre impose tout de même une certaine voie.

On aurait aimé, comme nouveaux axes de gameplay, se voir proposer un gameplay bien plus dense et complexe, pouvoir trimbaler une arme lourde sur les toits à la recherche de sa cible, s’infiltrer sans jamais se faire repérer pour collecter des informations.

« Hitman » est un très bon bac à sables, mais pouvait encore améliorer sa recete, quitte à empiéter chez ses homologues, trop discrets en ce moment.

De quoi satisfaire tout le monde, trouver son propre style. Cela reste néanmoins un très bon jeu, mais il pourra procurer chez certaines personnes, ce sentiment de frustration quant à se prendre pour un vrai agent de terrain, et non pas un Arturo Brachetti cantonné à lancer des lustres sur deux bourgeois.

15/20

JeuxVideo.com

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