[PC]Shadow Of The Tomb Raider (Definitive Edition)

INTRIGUE : Lara Croft revient dans cet ultime volet de la nouvelle trilogie, et part cette fois en Amérique du Sud pour déjouer les plans des Trinitaires, à la recherche d’une relique pouvant détruire le monde.

GAMEPLAY : Par rapport à « Tomb Raider » et « Rise of the Tomb Raider« , nous sommes face à la même mécanique bien huilée, avec de grandes zones à explorer, du loot, de la progression à base d’XP, des compétences à gagner, des zones accessibles tardivement vous obligeant à cumuler les allers-retours, etc.

Quelques petites nouveautés sont pourtant au rendez-vous, et permettent d’étoffer le jeu de Lara : elle peut désormais se suspendre via son grappin, et se balancer pour atteindre certains points stratégiques.

Une nouveauté aussi concernant les combats, avec la faculté de s’imbiber de boue et de se la jouer à la Rambo 2, en se collant à un mur. Un point purement réservé pour la partie infiltration.

RÉALISATION : Sincèrement, ce titre envoie du lourd. C’est très souvent visuellement magnifique, avec des décors à perte de vue, des textures très fines et photoréalistes, un éclairage impressionnant qui donne du relief à l’ensemble.

Très souvent, car ce sentiment a tendance à disparaître dans les zones plus communes, où on constate que le titre est un peu moins majestueux, par rapport à certains tombeaux en profondeur qui vous donnent l’impression de ressentir l’humidité et le manque de clarté.

Le score audio est peu inspiré, ou alors il faut aimer le thème remanié à la sauce sud-américaine. Cela fonctionnera chez certains, tandis que d’autres auraient préféré des thèmes plus proches de ceux d’antan, où les chorales venaient se greffer à des sonorités ambiant pour une exaltation de chaque instant.

Juste un petit coup de gueule concernant un point certes futile : les cheveux de Lara. Pour les précédents volets, une technologie était employée et donnait un résultat à l’écran bluffant, avec une chevelure pour Lara impressionnante de réalisme, des cheveux suivant une physique cohérente, et surtout une technique bluffante sans aliasing. Ici, on se demande ce qui a pu se produire, car la chevelure de Lara, si elle a conservé cette malléabilité, et devenue bien plus « moche », avec un aliasing incompréhensible. Un point qu’on retrouve sur certains forums dédiés au jeu, et aucune réaction de la part des développeurs à ce sujet.

DURÉE DE VIE : A peine plus conséquente que le précédent volet, avec un peu plus de 40 heures pour boucler le jeu à 100%, DLCs inclus (des tombeaux venant se greffer à l’intrigue principale, et vous procurant de nouvelles aptitudes).

Gros hic, pour la replay value, une fois les 100% acquis, c’est mort. Contrairement aux autres volets, plus un seul ennemi dans les parages…
Il reste des défis pour s’amuser de temps en temps, comme des contre-la-montre sur des tombeaux avec différents objectifs (temps, score,…)

Heureusement, une partie New Game + vous donne droit de rejouer l’aventure sous certaines nouvelles conditions, ce qui peut être un bon point. Encore faut-il avoir envie de replonger dans l’aventure une seconde fois.

INTÉRÊT : Si on ne peut nier les qualités techniques du titre, quelque chose dérange un peu avec ce Tomb Raider.

En fait, on se retrouve très vite devant un titre extrêmement similaire aux autres, si ce n’est ce flashback bien vu qui aurait mérité plus de profondeur.

Le gros souci de ce volet, c’est donc d’une part peu innover à part le contexte (et se rendre compte que le bestiaire, les pièges, les tombeaux se ressemblent tous d’un volet à un autre), mais surtout, une volonté de laisser de côté l’aspect combat pour proposer plus d’énigmes, et cela avec un rythme très irrégulier.

Les premières heures vont mettront direct dans le bain, avec la satisfaction de retrouver Lara dans de nouvelles aventures. Après quelques heures de haute voltige, on retombe sur du plus classique, puis vient une grande phase où une zone va littéralement vous solliciter pour une très grande partie du jeu, à base de quêtes fedex secondaires, de restriction du gameplay lié à la zone et à ses conditions.

Une énorme zone qu’il faudra encaisser, et les premiers signes de lassitudes, face à un manque de combats, une frustration de ne pas utiliser des armes très correctes, voir et revoir les mêmes décors sur plus de 20 heures…

Suite à cela, le rythme enivrant des premières heures revient, pour un final certes convenu, mais qui envoie encore du lourd.

Cette trilogie se clôt ainsi sur un volet qui a trop tendance à tirer sur la corde, propose une aventure mitigée, et peine parfois à nous captiver, en imposant plus d’énigmes au détriment de combats, qui eux n’ont pas été dépoussiérés et peinent encore à convaincre du fait d’une IA parfois dans les choux (planquez-vous et tuez à la chaîne dans certains cas).

« Shadow… » n’est pas mauvais. C’est un bon Tomb Raider, mais derrière les précédents. Il souffre bien évidement de la comparaison avec les autres, de certains choix, et son final laisse présager de nouvelles aventures.

On espère que cette fois, nous aurons droit à d’autres environnements. On n’est pas contre la visite de certains musées qui cacheraient bien des trésors, et pousser le vice du fantastique, ici très souvent esquissé, pour de plus grandes perspectives. Et surtout, retrouver cette variété d’environnements qui faisant le charme des premiers épisodes, à l’image de « Tomb Raider II », un chef-d’œuvre jamais égalé.

16/20

JeuxVideo.com

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Rétrospective 2020

A toute année son bilan vidéoludique, et 2020 fut l’occasion, contexte actuel, de rééquilibrer les charges…

Plus de jeux, moins de films, tel est le leitmotiv actuel, le télétravail aidant à repartager la donne.

Cela m’a aussi permis de faire un gros dépoussiérage dans plus d’une centaine de titres qui étaient encore en WIP dans mon inventaire, avec chaque semaine de nouveaux titres gratuits (GOG, Epic, Prime Gaming) venant s’ajouter.

Voici donc la rétrospective de cette année riche (dans tous les sens du terme). Merci GOG Galaxy pour gagner du temps dans la réalisation de cette tâche, en attendant que l’implémentation de Twitch soit aussi activée 😉

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Pour les autres rétrospectives, c’est par ici


LES JEUX

28 jeux finis, soit 9 de plus par rapport à 2019. Ceci s’explique d’une part par le temps libre gagné en télétravail, mais aussi par la volonté de finir plusieurs petits titres se finissant généralement en « deux-trois heures » .

Je dis généralement car pour un complétiste, il faut toujours doubler ce temps par deux 😉

Les jeux finis (un clic pour arriver à la critique):

Du FPS, du TPS, du walking sim, du jeu de plateforme, encore beaucoup de variété et quelques gros gros coups de cœurs :

1 – Supraland, découvert via un commentaire sur Nofrag, et c’est dommage que le jeu ne soit pas plus mis en avant. Une vraie petite pépite chronophage!

2 – The Occupation : rare jeu fini en une nuit, un concept excellent, et si on adhère, on ne le lâche plus.

3 – Resident Evil 3 Remake : connu pour être trop court, le jeu est digne d’intérêt si on ne se gave pas et si on le déguste avec modération.

4 – Resident EVII : la démo m’avait refroidi, les soldes m’ont convaincu de l’acheter, de me lancer dans l’aventure sans plus de convictions, et de ravaler mes préjugés sur ce qui figure comme l’un des meilleurs Resident Evil, finalement très proche du premier.

5 – Planet Alpha : typiquement le genre de jeu inattendu, captivant via sa réalisation, sa bande-son admirable.

6 – Watch_Dogs : Ubi m’a conquis : un GTA like visuellement très propre, avec un gameplay très habile, et une ambiance « Person Of Interest » comme j’adore.

D’autres coups de cœur bien évidemment, des titres commencés en 2020 et qui seront en théorie finis cette année (comme « Ruiner », ou « Lifeless Planet »).

Des déceptions comme « DooM Eternal » qui n’a de DooM que le nom…et qui s’est vu vite remplacé par « Prodeus », encore en early access, dont je suis backer. Un conseil, foncez dessus, c’est une petite bombe (et la bande-son est dispo sur la toile, histoire de vous donner une idée de l’ambiance qui peut s’en dégager) :

Hélas, d’autres titres ont aussi fait leurs adieux à ma liste, comme les « Darksiders », « Brutal Legend », « Killer Is Dead », « Just Cause 2 », « Sleeping Dogs », « Lego : the Hobbit », certains « Batman Arkham » et consorts.

Des titres avec du potentiel, certes, mais n’étant plus dans mes attentes.

2021 commence plutôt bien, avec « Shadow Of The Tomb Raider », « Gears 5 », « Prey », « Hitman », « ReCore », « Metro Exodus », « Watch_Dogs 2 », « Mass Effect 3 ».

Et pour un petit panel des jeux en image, direction l’album photo.


LES FILMS

175 films en 2020…on n’est pas loin des 192 de 2019. On pense toujours que le cinéma ne pourra pas se réactualiser, et pourtant, encore de bonnes grosses claques. Palmarès des films avec une note supérieure ou égale à 16 :

(Cliquer sur l'affiche pour vous rendre sur l'avis)


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De la variété, de l’horreur au thriller en passant par la science-fiction, le drame et la comédie. Mais s’il ne fallait en retenir que quelques-uns, le haut du podium serait défini avec des films comme « Promare », « Ne coupez pas », « Midsommar, « The Hunt », « Les figures de l’ombre » et « Bohemian Rhapsody ».


SERIES/ANIMATION

(Cliquer sur l'affiche pour vous rendre sur l'avis)

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Suite et fin de « The Man in the High Castle », superbe série, et suite pour « The Boys », qui confirme sa suprématie de série culte.

Côté animation japonaise, on reste sur du classique, sans grosses surprises :

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MUSIQUE

Bon ben là par contre, c’est plutôt maigre, pas grand chose à se mettre sous la dent. On retrouve tout de même le dernier album de « Woodkid », et la découverte de « Chvrches », une sorte de pop acidulée entre Depeche Mode, Garbage, et les 80’s.

Reste encore quelques valeurs sûres comme « Deftones » ou « Sepultura »…

Et oui oui, y’a bien du Mylène Farmer dans la liste (éclectique qu’on vous dit!!! :p )

Sur ce, une bonne et heureuse année 2021, tous les avantages de 2020 sans les inconvénients 😉

Bonus track : un morceau tout en légèreté, on en bien besoin en ce moment

[PC]Supraland

INTRIGUE : En tant que rouge et personnage dans un bac à sable, vous êtes convié par votre reine à discuter avec les bleus situés de l’autre côté du jardin, pour leur demander de rétablir l’eau.

Ce qui devait être une petite mission va se transformer en quête initiatique…

GAMEPLAY : « Supraland », c’est en quelque sorte un mélange de « Portal » et de « Metroïd ». Votre personnage va déambuler dans un monde très ouvert, pourra se déplacer via des catapultes, et arrivera à progresser en étoffant son arsenal, que ce soit une épée en bois, un canon laser, un téléporteur, une ceinture aimant, un faisceau rose, un cube rose et bien d’autres possibilités que vous débloquerez au fil de votre progression, en ouvrant des coffres bien cachés, ou en les achetant chez les quelques vendeurs qui parsèment l’environnement.

L’aspect Metroïd est donc bien là, et pour l’aspect Portal, il s’agira d’énigmes, où l’environnement et vous outils devront être exploités à bon escient, à coup de projectiles pour activer des interrupteurs, mais attention à valider la bonne couleur…

Vous aurez aussi de nombreux ennemis pour vous empêcher de progresser correctement. Rien de bien méchant (du moins au début), mais il est conseillé d’améliorer votre condition pour vite en venir à bout.

RÉALISATION : Sous ses petits airs enfantins, « Supraland » bénéficie tout de même d’une bonne et solide réalisation : fluide, sans bug, une belle distance d’affichage même si on déplore un certain abus du flou, des couleurs vives et chatoyantes et une direction artistique appropriée, se permettant même quelques nombreuses touches d’humour.

Si les musiques ne sont pas mémorables, elles ne sont pas heureusement trop soûlantes, et les dialogues se limiteront à des onomatopées, vous obligeant à lire quelques sous-titres.

DURÉE DE VIE : Elle est conséquente, sans non plus être phénoménale. La première chose que l’on constate en débutant une partie, c’est qu’il y a tellement de choses à faire, à découvrir, qu’on se demande comment on va faire pour obtenir le 100%.

Finalement, en prenant son temps, et en gérant correctement ses allers-retours, on tombe sur une bonne vingtaine d’heures, et comptez bien moins pour celles et ceux ne courant pas derrière les 100%

Pour la replay value,, et bien une fois les 100% réalisés, il n’y a plus grand chose à faire, à part se promener, car les ennemis, eux aussi, font partie des objectifs à compléter pour obtenir les 100% en supprimant leur nid, ce qui du coup réduit grandement leur présence.

INTÉRÊT : « Supraland », c’est un peu comme une drogue, une forme d’addiction sévère vous poussant à toujours vouloir aller plus loin, explorer l’univers ultra vivant, le tout saupoudré d’une bonne humeur et de quelques guests à découvrir.

Mais c’est surtout un jeu qui arrive à concilier l’aspect FPS avec ennemis, des énigmes assez capillotractées (qui vont vous faire revoir vos cours de physique et les codes couleur) avec beaucoup d’harmonie.

On bloque rarement, d’une part car on peut toujours faire autre chose, mais aussi parce que le jeu n’est pas ultra rigide dans ses résolutions.

Un exemple tout simple est celui concernant vos aptitudes de déplacements. Vous allez progressivement acquérir le double saut, puis le triple saut, le téléporteur, et la possibilité de flotter dans les airs (sans oublier l’excellent bonus de l’Happiness pour les plus endurcis).

Avec tous ces éléments, vous arriverez à « tricher » durant certains passages pour passer à travers le décor, ou atteindre une plateforme censée être inaccessible en temps normal. A l’image d’un « Dishonored », vos possibilités sont étendues, et il n’y a pas forcément qu’une méthode pour y arriver.

Beau, intelligent, fun, riche, « Supraland » a tout d’un beau gosse premier de la classe. Ce qui est étonnant, c’est qu’il s’agit de l’œuvre de quelques passionnés, qui vont retenter l’exploit avec un deuxième volet, à venir prochainement. On souhaite vivement qu’il soit dans la même veine.

18/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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