[PC]Aefen Fall

INTRIGUE : Vous êtes Abadel, un puissant alchimiste dans un Londres très steampunk.

Le gouvernement souhaite arrêter tous les alchimistes.

Vous voilà alors engagé dans une course contre la montre pour stopper leurs noirs desseins.

GAMEPLAY : Vous aimez « Mirror’s Edge », vous adorez « Dishonored »? Et bien « Aefen Fall » n’est ni plus ni moins qu’un jeu de parkour, empruntant au premier ses mécaniques de courses spectaculaires sur les toits d’une ville, dans une environnement rappelant furieusement le second.

En tant qu’alchimiste, vous aurez quelques pouvoirs afin de progresser plus facilement de toit en toit, et aussi éviter les Mechas placés sur votre parcours.

Votre premier pouvoir vous permettra de créer un point artificiel pour prolonger votre saut, lors des passages les plus chauds.

Votre second pouvoir, lui, vous permettra de figer un élément du décor (turbine de ventilation, monorail, ennemis) durant un court laps de temps.

Bien évidemment, les aptitudes de base comme se retourner et courir le long d’un mur sont aussi de la partie.

RÉALISATION : Si la partie sonore s’en tire très bien, avec des musiques inspirées, il en est tout autre chose pour la partie visuelle, à qui il manque une certaine expérience pour devenir mémorable.

C’est au moins propre, certains décors sont agréables, mais comme nous le verrons plus tard, il s’agit d’un projet « jeune », et le manque d’expérience, sans malveillance, se fait un peu ressentir.

DURÉE DE VIE : Le prix vous mettra la puce à l’oreille, le titre se termine très vite, d’une part vu le nombre réduit de niveaux, mais aussi par la volonté du gameplay qui vous pousse à toujours courir, et ne pas vous attarder comme bon vous semble. Comptez un peu plus d’une heure pour en faire le tour, mais ce qui compte surtout avec ce jeu, c’est de pouvoir améliorer son temps en découvrant et empruntant des chemins secondaires, ce qui lui octroie une durée de vie plus conséquente.

INTÉRÊT : Pur projet d’étudiants de l’école Rubika, « Aefen Fall » est une bonne entrée dans le monde des jeux vidéo, avec tout ce que cela implique.

Un petit jeu avec un potentiel certain, trahit par sa prime jeunesse et quelques errances d’un point de vue visuel, des bugs et une optimisation à pieaufiner. Le titre n’a jamais planté chez moi, mais quelques saccades pas trop pénalisantes venaient de temps à autre perturber un passage où la fluidité se voulait exemplaire.

On pourra chipoter sur l’agencement des touches et le keybinding à revoir, mais tout cela fait partie du panel des jeux ne disposant pas d’une équipe expérimentée.

Un gros message d’encouragement pour eux, car ils ont réussi à faire parler de leur titre dans certaines revues spécialisées, et on ne peut que souhaiter pour la suite quelques patchs leur permettant d’apprendre de leurs erreurs, de les corriger, et de nous proposer, forts de cette expérience, un nouveau titre, ou pourquoi pas une suite plus consistante.

12.5/20

Site Officiel

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[PC]Sniper Elite 4 (+DLCs)

INTRIGUE : La seconde guerre continue de faire rage, et Karl Fairburne, sniper émérite, retourne sur le front pour éliminer la menace nazie et fasciste, car cette fois, il est déployé en Italie…

GAMEPLAY : Par rapport aux précédents Sniper Elite, on reste dans quelque chose de très similaire, surtout par rapport au troisième chapitre : de grandes cartes pour chaque niveau, assez ouverte pour permettre plusieurs approches, et grouillant d’objectifs afin d’y rester le plus longtemps possible.

Vous aurez toujours le choix d’un fusil sniper, bien évidemment, mais aussi d’une arme secondaire, généralement une mitrailleuse, et d’un pistolet. D’autres accessoires seront aussi à votre disposition, comme des grenades, des mines, de la TNT, des trousses de soins, etc…

Chaque niveau comporte son lots d’objectifs principaux, nécessaires pour passer au suivant, et des objectifs secondaires intéressants et variés (sabotage, collecte d’informations, assassinats) vous permettant d’approfondir le scénario, mais aussi de collecter plus d’XP, ce qui vous permettra de monter en grade, et débloquer à certains paliers des compétences supplémentaires, allant d’une récupération plus rapide de votre souffle (idéal pour le tir et la course d’endurance), à l’augmentation de votre stock de munitions.

D’autres possibilités vous sont offertes pour personnaliser votre expérience, comme la maîtrise de votre arme, vous permettant d’améliorer des points comme le zoom, le recul…

RÉALISATION : Si le jeu n’est pas une tuerie graphique, il sait encore donner de bons résultats en terme d’esthétique, et sait parfois bluffer lors d’un paysage ou deux, surtout ceux en montagne. Les décors sont assez travaillés pour vous permettre de trouver le bon point pour guetter un convoi, de vous cacher dans un buisson, avec un rendu pas forcément photoréaliste, mais assez efficace pour qu’on s’immerge.

Même constat pour l’aspect sonore, où on retrouve les mêmes thèmes que précédemment, et toujours un sound design adapté, très claquant quand notre tir part pour faire de gros dégâts.

C’est propre, et c’est déjà ça. A noter que le titre donne parfois dans des effets très novateurs, comme certains reflets dans l’eau (voir le dernier niveau du DLC), ou encore les rayons de lumière dans un bâtiment (toujours dans les DLCs).

DURÉE DE VIE : La durée de vie est tout simplement énorme, car entre le jeu de base et ses 8 niveaux (plus deux déblocables en coop only), et les 4 nniveaux des DLCs, il m’aura fallu plus de 43 heures.

Ceci s’explique du fait que chaque carte dispose d’assez d’éléments pour vous tenir en haleine, entre les objectifs principaux, les secondaires, les défis et autres items à collecter. Chaque partie est un appel pour de longues heures à planifier sa stratégie, opter pour les bons déplacements, en taguant ces ennemis aux jumelles (comme dans les Far Cry), et en choisissant soit une approche discrète, minimale, ou tout simplement dévastatrice.

INTÉRÊT : On aurait pu penser que ce 4ème volet allait sentir le réchauffé, et même si la recette n’est pas nouvelle, on prend encore son pied à flinguer du nazi à longue distance.

Enfin, longue distance, c’est vite dit, car si les cartes sont immenses, vos possibilité de fragger un ennemi à l’autre bout de la carte sont quasi nulles, du fait que la géographie et les reliefs, les obstacles, limiteront fortement votre approche.

Vous devrez vous contenter des cibles généralement à moins de 100 mètres, au plus 200, et de rares cas à 300, même si à un moment j’ai réussi un tir à plus de 500 mètres.

Cette volonté de réduire ce facteur a une bonne raison : la trop grande facilité du titre, et cela même en difficile.

Comprendre par là que vos ennemis ne seront mortels qu’à courte distance, et au delà, c’est juste du nettoyage, le son de votre arme ne sera de toute façon pas perçu par l’ennemi.

L’IA n’est pas folichonne non plus, car une fois détecté, il vous suffit de vous planquer dans un buisson pour ne pas être inquiété.

Enfin, le système de sauvegarde est assez spécial : sauvegardes manuelles, sauvegardes automatiques, et sauvegardes rapides manuelles (le fameux F5-F9).

Étrangement, les sauvegardes automatiques interviennent très très fréquemment, limite à chaque tir, ce qui fait que si vous mourrez, ou décidez de reprendre à la dernière sauvegarde, vous n’aurez pas beaucoup perdu de votre progression.

Le titre est alors nullement punitif sur ce point. Pire, il vous avertit fréquemment de menaces avec sons, flashs pour les snipers planqués, musique dynamique, en plus de vous montrer sur la carte où se trouvent les ennemis, et même de les surligner à travers le décor dès que vous collecterez sur les officiers les listes de rondes.

Heureusement, vous pouvez modifier la difficulté et certains points pour plus de réalisme et de challenge, mais il n’empêche qu’une fois qu’on a compris le principe du jeu, c’est du gâteau.

Cela n’empêche pas le titre de rester addictif, de se sentir surpuissant au point de se confronter à un tank, de savourer chaque killcam avec ses effets gore.

Une recette certes pas nouvelle, mais faite avec amour, comme un plat italien.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Devil’s Hunt

INTRIGUE : Vous, c’est Desmond, un beau gosse pour qui tout réussit, une belle carrière de boxer, une belle villa, une charmante fiancée…
Mais votre monde va basculer quand tout ce à quoi vous teniez vous est brutalement retiré, et dans un excès de colère, vous voilà à songer au suicide, à passer à l’acte, et à vous réveiller en enfer, où Lucifer vous propose un deal. Armé de super pouvoirs, vous allez combattre des hordes d’anges, et de démons…

GAMEPLAY : Le premier volet d’une possible trilogie (ce qui est de moins en moins probable avec le temps) vous place dans un beat them all, ou plus précisément dans un clone de « Devil May Cry » de Capcom : ici aussi, on incarne un humain capable de se transformer en démon, on latte des démons à coups de poings, et plus tard avec des armes virtuelles comme une épée une fois d’autres techniques de combat acquises.

c’est la petite subtilité du jeu, vous débloquerez au fur et à mesure de votre progression 3 styles de combat, tous possédant des combos et autres bottes secrètes à débloquer en échange d’âmes que vous collecterez sur vos victimes, ou cachées dans le décor.

Une idée intéressante, permettant de varier les plaisirs, mais qui finalement ne sera pas trop utile : un des styles est quasi inutile, celui de base convient pour tout le bestiaire, mais le second vous donne la faculté de vous régénérer, ce qui est très utile lors de certains combats, et vous permet aussi de sortir une sorte d’épée/extension de votre bras, pour des coups plus distants.

On peut aussi compter sur 3 pouvoirs à sélectionner, permettant de faire subir de gros dégâts à vos ennemis.

Enfin, vous aurez la possibilité de parer les coups (le même système que dans les « Batman Arkham… » ), mais aussi de dasher, une bonne idée pour vite passer dans le dos d’un ennemi ou esquiver, mais qui ici se révèle être peu pratique et un poil pénalisante.

RÉALISATION : Pour une petite société et un titre loin des AAA, le studio Layopi Games envoie par certains moments du lourd de chez lourd niveau décor. L’enfer est une vraie réussite, avec des décors et des textures qui forcent le respect.

Ce sera moins élogieux concernant la modélisation des personnages, ou les décors dans le monde « réel ».

Côté ambiance sonore, rien de bien folichon, le titre propose des voix en V.O., et certaines sont assez comiques pour propulser le titre dans le rang des nanars (on pense au principal antagoniste de l’histoire et son accent allemand prononcé » Ziss iz Zi End for you!!!! »)

DURÉE DE VIE : 13 chapitres, avec des collectibles, mais franchement, une fois bouclé, ben on passe vite à autre chose. Comptez entre 5 et 7 heures pour en faire le tour, en sachant que les premiers niveaux sont bourrés de cinématiques à se farcir, qu’on combat peu.

Heureusement, la tendance s’inverse par la suite…

INTÉRÊT : La comparaison avec « Devil May Cry » porte un sévère préjudice à « Devil’s Hunt », qui ressemble à un remake sous forme de nanar.

Pourtant, le titre s’avère parfois visuellement superbe, surtout en enfer…Mais hélas, cet environnement revient un peu trop souvent, comme les autres, où on passe le plus clair de notre temps dans l’appart’ de Desmond, dans des immeubles vides de personnel…La monotonie de certains niveaux porte un sacré coup, et ce n’est pas le seul.

Car le point crucial de ce genre de jeux, ce sont les combats. Ici, et bien on constate quelques incohérences.

D’une part, le jeu peut s’avérer un peu trop facile, surtout quand votre personnage gagne en puissance. Si en plus on vous accorde deux chances de revenir à la vie en tapotant la touche action à toute vitesse, vous allez rarement être bloqué, hormis un ou deux boss bien costauds.

Mais les combats ne sont pas vraiment gratifiant, et cela à cause d’un élément primordial, ici supprimé et remplacé par autre chose : le saut!!!

Sauter dans un beat them all vous permet d’accéder à de nouveaux coups, d’esquiver plus facilement des ennemis, là où le dash n’est pas optimisé (et c’est le cas ici, où on déplore une trop grande latence), mais surtout, vous permet de traverser les niveaux sans avoir à déplorer la redondance d’un mécanisme tout con : appuyer sur un bouton pour monter sur un endroit précis du décor pour avancer. C’est d’une part très dirigiste, mais surtout, ça n’épargne pas les bugs (comme celui de ne plus pouvoir revenir en arrière après avoir visité une salle secondaire, bloqué par un demi mur que le personnage refuse de gravir sans l’invite).

Et des bugs comme cela, y’en a d’autres, comme un au troisième chapitre où votre personnage reste bloqué dans le décor suite à une cinématique (tips : passez la cinématique pour pouvoir avancer), sans compter une optimisation parfois dans les choux, où le framerate chute parfois sans explication logique (heureusement, rarement durant les combats).

D’ailleurs ces derniers sont parfois corrects, et on finit par s’y faire. Mais en comparaison avec d’autres titres, c’est un constat de vache maigre.

« Devil’s Hunt » s’est fait démonter par le public et par la presse, mais n’est pas si mauvais que cela. Il a quelques atouts, il faut un peu s’accrocher pour vouloir continuer l’aventure.

Tentez l’aventure à vos risques et périls, seulement si vous êtes fan du genre et que vous n’avez rien à vous mettre sous la dent.

09/20

JeuxVideo.com

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