[PC]AER – Memories Of Old

INTRIGUE : L’humanité a subi un immense cataclysme, lié à certaines divinités.

L’humanité restante s’est réfugiée dans des cités flottantes, agglomérées comme des îles dans un ciel ombragé.
Vous incarnez une jeune métamorphe (capable de se transformer en oiseau à tout moment) , et votre mission est de retrouver trois fragments auprès de plusieurs divinités, afin de combattre à armes égales la menace qui pèse à nouveau sur ce qui reste du Monde…

GAMEPLAY : Le gameplay de AER est des plus simples : diriger un personnage dans de nombreux décors variés, dont 3 temples renfermant un fragment à collecter, avec comme seul accessoire une lanterne.

En environnement ouvert, vous aurez une belle surface à parcourir pour visiter les différents endroits, mais votre capacité à vous transformer en oiseau vous permettra d’aisément aller d’un point à un autre, tout en admirant le paysage…

En phase exploration, il vous sera simplement demandé d’activer des mécanismes pour avancer.

Un gameplay très simple, qui devient très vite intuitif

RÉALISATION : La réalisation est très atypique, puisque l’intégralité du monde et des personnages sont composés de polygones, mais sans textures. Ceci explique le faible poids du jeu (moins d’un Go), et donne au jeu un style très particulier, loin d’un rendu Playstation qu’on pourrait supposer, mais vraiment flatteur.

Les décors, s’inspirant du folklore sud américain, et avec une touche de Miyazaki pour les esprits, donne une vraie identité au jeu.

Tout cela est sublimé par des musiques envoûtantes, dans un style Zen Feng Shui ou plus sombres dans l’ambiance l’impose.

DURÉE DE VIE : La durée de vie est très courte, le jeu se voulant plus comme une expérience qu’un challenge.

D’ailleurs, on ne meurt pas dans ce jeu, à aucun moment.

Ce qui risque d’augmenter potentiellement la durée de vie, c’est la recherche. Car les trois fragments à collecter ne sont pas donnés, il faut d’abord trouver la clé ouvrant le temple, puis le parcourir pour trouver son gardien qui vous donnera son fragment.

Et si vous disposez d’une carte pour savoir où vous êtes, il n’est indiqué à aucun moment où sont vos objectifs. Il faut se concentrer sur ce qu’on vous dit à des moments précis, pour savoir où à peu près vous orienter.

Une fois sur place, une lueur vous guidera, et vous restera alors à combiner quelques actions.

Comptez alors 3 heures pour boucler l’aventure, avec une petite replay value si vous voulez passer un moment zen à voler dans les nuages.

INTÉRÊT : AER mise sur le minimalisme pour nous emporter dans une aventure courte et atypique.

On peut se prendre rapidement au jeu, où on vient plus pour l’étonnement visuel que pour le reste. Ainsi, les temples à visiter sont impressionnants de part leur envergure, et nous rappellent les meilleurs moments des Tomb Raider quand on cherchait comment accéder à tel endroit.

Il n’empêche, ce petit jeu réussit à captiver, après un démarrage laborieux où les objectifs ne sont pas aussi lisibles que dans tout autre jeu, ce qui rend parfois la reprise difficile quand on le joue en plusieurs sessions (savoir où sont les clés, où on les a déjà récupéré pour ne pas faire dans la redite, alors que quelques icônes sur la carte nous auraient bien aidés).

C’est sans doute vue pour gonfler artificiellement la durée de vie, mais ce n’est pas bien méchant, car le plaisir procuré dans les airs, mais aussi la claque en entrant dans certains lieux, compensent.

Ce jeu ne s’adressera pas à un large public, mais peut vraiment être appréciés par les amateurs du genre, des nostalgiques de Lara Croft aux personnes désirant passer un moment zen et contemplatif.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Close To The Sun

INTRIGUE : Rose part à la recherche de sa sœur Ada sur l’Hélios, un immense navire en pleine mer, développé par Nikola Tesla.

Sur place, elle ne croise personne, et se retrouve sur un bateau abandonné, sans la moindre âme. Mais elle se rendra vite compte que ce n’est pas le cas, et que plusieurs menaces sont à sa poursuite…

GAMEPLAY : « Close To The Sun » vous met donc dans la peau d’une jeune femme frêle, à bord d’un immense bateau. Empruntant un gameplay issu des FPS, vous allez donc explorer cette demeure en apparence vide, jusqu’au moment où la voix de votre sœur (mais aussi celle de Tesla et d’autres personnages) va vous guider. Vous ne pourrez pas vous battre, mais vous pourrez par contre enjamber des obstacles, manipuler des objets en vue de résolutions d’énigmes.

Et c’est tout : « Close To The Sun » privilégie avant tout l’ambiance, avec de temps en temps des courses poursuites cassant le rythme d’une exploration lambda.

RÉALISATION : Il est vrai, le jeu fait fortement penser à « Bioshock » pour son ambiance steampunk, le tout dans une ambiance maritime. On retrouve les mêmes décors démesurés, l’impression de grandeur et de luxe, et le jeu sait envoyer quelques visuels vraiment pas dégueux du tout, avec de bonnes textures, un souci du détail, et quelques effets vraiment sympa comme du raytracing sans raytracing, autrement dit des reflets réalistes sur certaines surfaces.

Sur ces dix niveaux, nous allons explorer une bonne partie du vaisseau, de la salle des machines au cabines, à l’opéra en passant par la réception, et ainsi de suite.

Niveau sonore, de belles compositions viennent agrémenter l’ensemble, et la localisation française est excellente, de très bons doubleurs, une vraie implication. On tiquera juste sur une voix un peu trop caricaturale, dévoilant un peu trop vite la personnalité du personnage.

DURÉE DE VIE : Donc dix niveaux, et certains vraiment très courts (les premiers en l’occurrence). Afin de gonfler la durée de vie, sachez que vous pourrez partir à la recherche de documents disséminés un peu partout dans le décor, et les phases de poursuites peuvent vite vous mettre un bon « game over » dans les dents.

Mais même avec tout cela, le jeu est très court, comptez de 3 à 4 heures en standard, et plus de 6 heures comme moi en fouillant tous les recoins.

INTÉRÊT : « Close To The Sun » souffle un peu le chaud et le froid. D’un côté, on lui reproche d’être similaire à un Bioshock, mais de l’autre, il possède sa propre identité, joue avec la renommée d’un inventeur, et propose une aventure avec quelques frissons.

Il est visuellement et techniquement correct, voire parfois beau, et sait nous emporter dans cet univers qu’on découvrira progressivement, qui prendra alors une tournure malsaine dès qu’on saura ce qui est arrivé à l’équipage (et là c’est un festival, âmes sensibles s’abstenir).

Mais ses plus gros défauts est de survoler par certains moments son sujet (certains niveaux auraient largement pu être rallongés), de proposer des courses poursuites peu plaisantes (avec un personnage un peu trop rigide et lent, très lent), et surtout un des maux du développement de jeu vidéo actuel : l’absence de suivi par les développeurs.

Difficile de dire d’où cela vient (certains parlent d’une exclu Epic qui aurait freiné le support post-sortie), mais il en est que le jeu n’a plus donné signe de vie après sa sortie, et que certaines fonctionnalités (comme la sacrée réassignation des touches) manquent singulièrement.

Et c’est vraiment dommage, car on peut trouver ce jeu plus que correct, avec un certain hommage au genre et de bons moments, sabordés par certains choix.

Si seulement cela pouvait être corrigé dans une suite, car on a bien évidemment la possibilité d’en faire une vu la fin (un peu brutale) proposée.

15/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Dear Esther – Landmark Edition

JeuxVideo.com

SYNOPSIS : Dear Esther est un jeu d’aventure sur PC. Inspiré d’un mod d’Half Life 2, celui-ci place le joueur sur une île désolée qui devra être explorée minutieusement afin d’en apprendre plus sur le passé du héros.

AVIS : « Dear Esther » c’est en quelque sorte l’arlésienne des walking simulators, ces simulateurs de marche où le gameplay ne consiste qu’à parcourir un monde sans quasiment la moindre interaction.

Pour le cas de « Dear Esther », on se découvre sur une île, et en suivant un chemin très défini (impossible de s’éloigner du sentier), on déclenche alors plusieurs monologues à des moments précis, où une voix suave dans un très bon anglais (heureusement que les sous-titres sont de la partie, même s’ils cassent un peu l’ambiance) et en disent long sur le personnage qu’on suppose diriger, nous parlant donc de cette fameuse Esther, mais pas que, d’un terrible accident de voiture, de récits divers qui s’apparent parfois à de la poésie.

Nous avançons lentement sur cette île (impossible de courir, le rythme est d’autant plus lent), et découvrons progressivement son charme : de maisons abandonnées à une carcasse d’un bateau échoué, à de multiples fresques étranges dessinées à même la roche, voire des phrases nous « parlant »).

Et puis le jeu décide de nous rafraîchir avec un passage absolument passionnant, visuellement parlant. Nous arrivons dans une grotte, et là, la beauté des décors, de l’éclairage, le souci du détail donne une autre dimension au jeu, ou plutôt à l’expérience.

C’est visuellement magnifique, là où les autres décors étaient plutôt sympa, mais manquaient de variété et de finesse.

Ce sera un court instant, car une fois sorti de cette grotte, on retrouve les même décors, avec une petite variation sur les conditions météo et la période de la journée.

Visuellement, ça souffle le chaud et le froid, et il en va de même pour l’ambiance sonore, où vous aurez tantôt droit à de belles musiques au piano, et parfois une certaine agitation un peu décalée.

« Dear Esther », c’est donc plus un jeu qu’une expérience, de part son gameplay ultra limité, sa durée de vie réduite (moins de deux heures) et on aurait aussi apprécié quelques ajouts (comme une localisation française, avec la voix de Tom Novembre et son timbre si particulier), pour nous éviter de lire des sous-titres à rallonge, surtout que la V.O. n’ai pas des plus aisées à comprendre (vocabulaire spécifiques et métaphores à foison).

Mais honnêtement, à bas prix, et rien que pour le passage de la grotte, il mérite qu’on s’y attarde un instant.

12/20

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[PC]Conarium

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SYNOPSIS : Seul dans un base en Antarctique, vous partez à la recherche de votre équipe, sans vous rendre compte que votre périple va vous mener sur des terres inconnues, peuplées d’anciennes divinités, dont la seule vue peut rendre fou tout imprudent qui oserait les défier du regard.

AVIS : « Corarium » s’inspire très fortement des écrits de H.P. Lovercraft, et nous envoie dans un monde étrange.

On commence l’aventure dans une base en Antarctique, seul, et notre progression se fait comme dans un jeu d’aventure à la première personne. Un peu comme un walking sim, mais avec quelques énigmes pour vous faire cogiter.

Du coup, le gameplay est très simple : se déplacer, ouvrir des passages en résolvant quelques énigmes, collecter des objets, des notes des trésors pour en savoir un peu plus…

C’est assez basique, mais le jeu tente de varier son approche, et vous proposera une petite balade en sous-marin, une course poursuite avec des momies.

Quelques petits passages stressants, venant ajouter au climat anxiogène de l’ensemble.

Car si vous connaissez l’auteur, vous savez que nous sommes dans un des canons du genre, difficilement adaptable en jeu, en film ou en série.

« Conarium » s’en tire honorablement, mais si ce n’est pas l’extase. C’est une aventure intéressante, courte (moins de 4 heures), avec un fond très détaillé, reposant sur les écrits de l’auteur.

Et si visuellement cela reste correct (le jeu est beau, sans plus, mais certains passages flattent la rétine), c’est surtout au niveau de l’ambiance sonore où tout se joue, ce qui fait qu’on appréhende certains passages alors qu’aucune menace ne figure au menu.

L’ambiance est donc au rendez-vous, mais il manque un petit plus pour en faire une bonne grosse claque.

En fait, l’aventure est sans doute trop passive, et hormis quelques événements, on traverse l’ensemble du jeu sans ressentir de la vraie peur : celle d’être tué par une entité maléfique vous traquant sans relâche).

C’est donc le même sentiment qu’un walking sim, qu’on traverse juste pour son ambiance ou son originalité, sans jamais trop avoir à se cramponner à son siège.

C’est sans doute cela qui manquait à Conarium, surtout pour une adaptation de Lovecraft.

12/20

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[PC]God’s Trigger

JeuxVideo.com

SYNOPSIS : Un ange et une démone s’associent pour déjouer les plans de l’archange Gabriel, ce dernier ayant pour motivation d’éradiquer la race humaine.

AVIS : « God »s Trigger », un excellent shooter à se faire en solo ou accompagné, l’intrigue permettant de manier deux personnages.

En solo, on passe de l’un à l’autre via une touche, et cela est utile car chaque personnage a ses propres particularités.
L’ange es plus au corps à corps avec son épée, tandis que la démone peut attaquer de loin avec sa chaîne.

Cela permet donc d’appréhender une situation avec le personnage approprié.

Mais vos armes blanches ne sont pas votre seul rempart. Vous disposez en outre de pouvoirs, certains se débloquant en franchissant un palier (le jeu possède des notions des RPG avec XP et niveaux), ou tout simplement en fouillant les niveaux, car certains bonus ont été disséminés un peu partout.

En plus, vous pouvez récupérer des armes secondaires sur le corps de vos ennemis, comme des armes à feu ou de lancer.

Bref, un véritable petit arsenal à maîtriser, assez facilement. Si en plus vous disposez de dash, d’une fonction de meurtre furtive, vous obtiendrez un gameplay bien plus étoffé qu’il n’y parait.

Il faut dire que le jeu est tout de même assez compétitif : ici, le moindre contact avec l’ennemi est mortel, et on s’approche d’un genre de die & retry, jamais frustrant, car il suffit de ne pas se ruer bêtement, voire même de se la jouer furtive (ce qui sera imposé dans un niveau). De même, les checkpoints sont placés aux endroits stratégiques, même durant les combats contre les boss.

Ces derniers représentent d’ailleurs les 4 cavaliers de l’Apocalypse. Ils disposent en outre d’univers différents, qui vont du Far West, à la base militaire en passant par une église dans le pur style gothique, à un club déboulant sur une usine, pour finir au Paradis.

Visuellement, c’est sympa : du cell shading en 3D vu du dessus, avec certes un petit manque de détails pour être dans le sublime, mais c’est propre, rapide, intuitif, et on n’est pas submergé par une profusion de détails rendant l’action illisible.

Par contre, la bande-son…Madré Mia!!! DU NECTAR!!! Le genre de B.O. aux consonances Indus qui vous poussent à mettre le volume au maximum.

Tout cela, pour une durée de vie avoisinant les 10 heures de jeu. C’est fort honorable, surtout pour un titre distribué gratuitement sur l’EGS.

Si vous avez aimé « Mr. SHIFTY« , vous ne serez surtout pas dépaysé, le jeu étant strictement dans la même veine, à savoir punitif, mais terriblement addictif.

16/20

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