[PC]Sniper Ghost Warrior Contracts

INTRIGUE : La Sibérie décide de prendre son indépendance avec la Russie, et nomme un premier minitre à la tête de son éxecutif. Les relations tendues entre les deux pays laissent présager d’une future guerre, sans merci.
C’est dans ce contexte qu’une agence décide d’envoyer le seeker, un assassin professionnel spécialiste des tirs à longue distance, doté d’une technologie à la pointe du progrès, lui permettant de se passer de spotter, et d’avancer seul dans un cadre hostile.
A vous maintenant d’éliminer les cadres influents, un par un.

GAMEPLAY : City Interactive abandonne le monde ouvert du précédent Ghost Warrior pour tout autre chose. Désormais, votre progression est on ne peut plus classique, avec une carte se dévoilant après l’autre, et la condition de remplir des contrats.

Les cartes (au nombre de 5) sont assez vastes pour vous donner de quoi à faire, et les développeurs en ont donc profité pour parsemer divers contrats sur une même carte, de la collecte d’informations à l’assassinat d’une cible. Héritage du précédent volet, vous pouvez sous certaines conditions vous « téléporter » à un autre endroit de la carte afin de vous rapprocher de votre (ou de vos) objectif(s).

Le sniper est bien évidemment la clé du gameplay, et on retrouve comme dans les autres volets de la série cette gestion poussée du tir à longue distance, en prenant en compte la distance, le vent, et c’est donc à vous de paramétrer votre fusil pour faire mouche. Vous aurez aussi dans votre arsenal un pistolet et une arme de courte distance, cette dernière ne disposant pas de silencieux (et ne vous servira donc que si vous optez pour une approche plus brutale, ou si vous êtes à court de munitions).

Mais l’autre élément important, c’est votre masque. Celui-ci, relié à votre employeur, vous permettra de communiquer et de recevoir de précieuses informations. Il vous permettra aussi, une fois débloquées, d’exploiter certaines technologies utiles, comme la vision thermique, ou le scan de l’environnement pour déceler les ennemis et points stratégiques (avec un petit effet slow motion pour vous permettre plus de réactivité).

Vous aurez aussi des accessoires, de la simple grande au drone vous permettant de cartographier votre parcours et d’anticiper tout belligérant aux alentours, jusqu’au fusil automatique vous permettant comme dans « Le chacal » de faire un massacre tout en étant bien planqué (ou de faire un tir synchronisé).

Les munitions sont aussi de la partie, avec perce-blindage, téléguidage, etc…

Mais la plupart de ces avantages ont un prix, et vous ne gagnerez pas que de l’argent en réussissant une mission. Vous obtiendrez aussi des points de défis quand vous en réussirez un, et des points de contrats une fois certaines cibles éliminées. Tout cela vous permettra de débloquer de nouvelles armes, de nouvelles aptitudes, de nouveaux accessoires pour vos armes et les rendre plus à votre goût (jusqu’à la customisation de son apparence physique).

RÉALISATION : On peut le dire, ce volet a désormais de la gueule. La principale critique émise sur le précédent volet concernait la distance d’affichage, qui pour un open-world, et qui puisait un jeu axé sur le tir à distance, n’était pas à la hauteur.

Cette fois, à nous les longues étendues, les distances à perte de vue, cette faculté de pouvoir zoomer avec nos jumelles jusqu’à l’horizon.

Et techniquement, le titre est loin d’être moche. Les effets de lumière, météorologiques sont très bons, et le souci du détail est tel que l’ensemble à une vraie identité, là ou les autres chapitres avaient du mal à donner dans le crédible (comme ce village composé de trois maisons dans le troisième).

ON oublie aussi les champs traditionnels de Sniper Ghost Warrior 3 pour des sonorités plus électriques, avec un rendu global qui se rapproche des derniers Hitman, notamment au niveau de l’esthétique de l’interface.

DURÉE DE VIE : La durée de vie du dernier Sniper Ghost Warrior est correcte. 5 cartes, cela peut sembler peu, mais comme dit précédemment, elles sont assez vastes pour qu’on passe largement plus d’une heure dessus, avec une volonté de nous y replonger.

Les développeurs ont en effet insisté sur les défis, ou les primes de cibles secondaires qui ne peuvent s’obtenir durant une première et seule escapade. Vous aurez donc le plaisir de retourner sur chaque carte pour tenter une nouvelle approche, tester votre nouveau fusil récemment débloqué, ou encore partir à la chasse d’une nouvelle proie.

Tout ceci vous tiendra donc en haleine sur un peu moins de 30 heures, ce qui est très correct en vue du prix de lancement du jeu, et comparé à d’autres licences qui n’excèdent pas les 6 heures de jeu durant leur campagne.

INTÉRÊT : Il est étonnant de voir comment les développeurs ont réussis à chaque nouvelle version à bonifier leur titre, que ce soit d’un point de vue technique, en terme de gameplay mais aussi d’immersion.

On voit toutes les précédentes idées recompilées ici dans un écrin très flatteur, et les premières parties nous donnent singulièrement envie de nous fondre dans le décor, et de réussir le tir parfait, magnifié par une petite cinématique à l’issue fatale.

A certains moments, et comme durant quelques phases de son prédécesseur, on a l’impression de voir devant nous l’héritier des Project IGI, où on vous permettait de vous attaquer à votre cible avec une liberté totale.

Mais, il faut l’avouer, ce bon début va au bout d’un moment s’essouffler, et sur les 5 cartes, on finit par être gagné par un sentiment de lassitude vers la fin. Il faut dire que le challenge n’évolue guère, et que seuls les environnements changent. On a donc à un moment l’impression de faire toujours la même chose, alors que pourtant, c’est symptomatique de la plupart des jeux-vidéo.

Le point à blâmer est sans doute l’aspect évolutif de votre personnage, qui gagne très vite de quoi s’équiper de façon convenable. Du coup, on n’a plus le challenge d’en faire plus pour débloquer l’ultime petit bijou, puisque celui qu’on a en main est déjà à un niveau d’excellence.

Ce « Contracts » reste un bon jeu, indéniablement. Mais il pêche là où le trois savait nous captiver avec une évolution plus distillée, un scénario sans doute plus kitch mais donnant la parole à d’autres personnages.

Ici, on tue à la carte, comme chez Hitman, et si vous ressentiez aussi cette même monotonie au bout de quelques niveaux, vous l’expérimenterez sans doute aussi ici.

14.5/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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