[PC]Resident Evil 3 Remake

INTRIGUE : Raccoon City, petite bourgade des États-Unis, est touchée de plein fouet par un virus transformant la population en zombies. Jill Valentine, officier du S.T.A.R.S., la force d’élite de la police locale, se réveille en plein cauchemar, et va vite découvrir qu’elle est la proie d’un tueur invincible programmé pour tuer tous les membres de son équipe, le Nemesis.

GAMEPLAY : Si vous avez touché au précédent remake signé Capcom, la recette ne change pas d’un poil : vous incarnez un personnage dans un environnement vaste, où votre progression sera synonyme de trouver les bons objets pour débloquer les portes vous menant à la suite de l’aventure, avec des ennemis pouvant surgir à tout moment, un inventaire limité qu’il faudra gérer minutieusement, et bien évidemment un ennemi tenace que vous ne pourrez pas tuer avant la fin du jeu, et qui viendra vous mettre la pression durant plusieurs passages.

Mais l’original disposait de petites corrections, qui sont ici aussi adaptées. Vous aurez donc une esquive vous permettant, activée au bon moment, d’échapper à la prise d’une zombie ou l’attaque du Nemesis. Ce petit pas de côté vous permet de feinter l’ennemi, mais aussi de vous sortir de situations critiques, avec comme bonus un mode ralenti vous permettant de dégainer votre arme de de placer judicieusement quelques tirs.

Ce volet étant plus action que survival, comme l’original, vous n’aurez pas de mal à trouver une quantité non négligeable de munitions, des améliorations pour vos armes, et cette fois, votre couteau est incassable, un prérequis pour finir les zombies en économisant des munitions.

A noter que la carte pour se repérer est une nouvelle fois un modèle du genre, précise, avec tous les éléments vous permettant de nettoyer la place sans oublier le moindre détail.

RÉALISATION : C’est encore une fois une maîtrise du RE Engine qui nous est proposé, avec une gestion fabuleuse des sources de lumière, des visages impressionnants de réalisme (mettant en valeur le nouveau modèle embauché pour incarner Jill), et un souci du détail qui arrivent à donner vie à la ville de Raccoon en mode dévastation.

Côté sonore, on découvre de nouvelles pistes vraiment efficaces, rythmant la progression avec un son lourd et électrique, une revisite de certains classiques des années 90, donnant au titre un petit aspect rétro, conformément à son action située quelques décennies en arrière.

Et on retrouve un doublage français de haute voltige, parfis un peu caricatural avec des accents bien prononcés pour l’antagoniste ou le doyen de l’UBCS, mais pour ce qui en est de Jill et Carlos, c’est un sans-faute.

DURÉE DE VIE : C’est sans doute le gros point faible de ce titre, que tout le monde s’est empressé de pointer du doigt.

Il est vrai que le titre se boucle rapidement (et encore, plus de 7 heures lors de ma première escapade, mais en prenant largement mon temps pour tout apprécier et tester), mais c’est intense.

Alors oui, il y a de quoi pester quand on voit que le commissariat est de retour et n’a donc pas nécessité de grosses retouches, que le Beffroi a disparu…

Mais d’un autre côté, les passage dans l’hôpital et dans le labo sont bien meilleurs que l’original, de très loin.

Hélas, Capcom justifie cette courte durée en précisant qu’il est possible un fois le solo fini de se lancer dans le multi fourni avec le titre. On retrouve un peu la même politique qu’avec les Call Of Duty, qui vous livrent un solo anecdotique pour tout miser sur le multi. C’est vrai pour les COD, mais ici on attendait principalement un jeu solo, un remake d’un grand classique.

Le petit bonus pouvant vous inciter à vous relancer dans l’aventure est l’ajout d’une boutique, débloquée après votre premier parcours. Vous pourrez alors débloquer costume, armes, et gadgets contre les points collectés durant l’aventure, en remplissant certaines conditions.

INTÉRÊT : Ce remake peut avoir un goût amer en bouche : il propose de rejouer à un titre attendu, magnifié par les technologies actuelles, et disposant d’une refonte au départ intéressante (un film live en guise d’introduction), une vue à la première personne pour débuter et l’apparition du Nemesis dès les toutes premières minutes du jeu.

Il sacrifie l’horreur pure pour être plus accessible, vous ne manquerez quasiment jamais de munitions, et les apparitions du Nemesis sont scriptées à mort, là où Mr X du précédent remake vous terrifiait de manière oppressante lors de certains passages.

Donc si vous adoriez « Resident Evil 2 » sauf les passages avec le géant, et bien vous serez rassuré de savoir que le 3 est plus accessible (plus de munitions, moins d’aller-retour, quasiment pas d’énigmes). puisque une bonne petite grenade bien économisée suffira pour déstabiliser le colosse, et vous laisser le champ libre.

Finalement, ce remake a plus le goût d’un DLC facturé au prix fort, tandis que le multi n’a toujours pas fait ses preuves. On croise les doigts pour que Capcom soit généreux en DLC gratuits pour prolonger l’aventure, ce qui n’est pas exclu. Un titre fortement recommandable, avec une replay value importante, qu’on appréciera à sa juste valeur. Pour cela, attendez de le trouver en promo.

16/20

JeuxVideo.com

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Sniper Ghost Warrior Contracts

INTRIGUE : La Sibérie décide de prendre son indépendance avec la Russie, et nomme un premier minitre à la tête de son éxecutif. Les relations tendues entre les deux pays laissent présager d’une future guerre, sans merci.
C’est dans ce contexte qu’une agence décide d’envoyer le seeker, un assassin professionnel spécialiste des tirs à longue distance, doté d’une technologie à la pointe du progrès, lui permettant de se passer de spotter, et d’avancer seul dans un cadre hostile.
A vous maintenant d’éliminer les cadres influents, un par un.

GAMEPLAY : City Interactive abandonne le monde ouvert du précédent Ghost Warrior pour tout autre chose. Désormais, votre progression est on ne peut plus classique, avec une carte se dévoilant après l’autre, et la condition de remplir des contrats.

Les cartes (au nombre de 5) sont assez vastes pour vous donner de quoi à faire, et les développeurs en ont donc profité pour parsemer divers contrats sur une même carte, de la collecte d’informations à l’assassinat d’une cible. Héritage du précédent volet, vous pouvez sous certaines conditions vous « téléporter » à un autre endroit de la carte afin de vous rapprocher de votre (ou de vos) objectif(s).

Le sniper est bien évidemment la clé du gameplay, et on retrouve comme dans les autres volets de la série cette gestion poussée du tir à longue distance, en prenant en compte la distance, le vent, et c’est donc à vous de paramétrer votre fusil pour faire mouche. Vous aurez aussi dans votre arsenal un pistolet et une arme de courte distance, cette dernière ne disposant pas de silencieux (et ne vous servira donc que si vous optez pour une approche plus brutale, ou si vous êtes à court de munitions).

Mais l’autre élément important, c’est votre masque. Celui-ci, relié à votre employeur, vous permettra de communiquer et de recevoir de précieuses informations. Il vous permettra aussi, une fois débloquées, d’exploiter certaines technologies utiles, comme la vision thermique, ou le scan de l’environnement pour déceler les ennemis et points stratégiques (avec un petit effet slow motion pour vous permettre plus de réactivité).

Vous aurez aussi des accessoires, de la simple grande au drone vous permettant de cartographier votre parcours et d’anticiper tout belligérant aux alentours, jusqu’au fusil automatique vous permettant comme dans « Le chacal » de faire un massacre tout en étant bien planqué (ou de faire un tir synchronisé).

Les munitions sont aussi de la partie, avec perce-blindage, téléguidage, etc…

Mais la plupart de ces avantages ont un prix, et vous ne gagnerez pas que de l’argent en réussissant une mission. Vous obtiendrez aussi des points de défis quand vous en réussirez un, et des points de contrats une fois certaines cibles éliminées. Tout cela vous permettra de débloquer de nouvelles armes, de nouvelles aptitudes, de nouveaux accessoires pour vos armes et les rendre plus à votre goût (jusqu’à la customisation de son apparence physique).

RÉALISATION : On peut le dire, ce volet a désormais de la gueule. La principale critique émise sur le précédent volet concernait la distance d’affichage, qui pour un open-world, et qui puisait un jeu axé sur le tir à distance, n’était pas à la hauteur.

Cette fois, à nous les longues étendues, les distances à perte de vue, cette faculté de pouvoir zoomer avec nos jumelles jusqu’à l’horizon.

Et techniquement, le titre est loin d’être moche. Les effets de lumière, météorologiques sont très bons, et le souci du détail est tel que l’ensemble à une vraie identité, là ou les autres chapitres avaient du mal à donner dans le crédible (comme ce village composé de trois maisons dans le troisième).

ON oublie aussi les champs traditionnels de Sniper Ghost Warrior 3 pour des sonorités plus électriques, avec un rendu global qui se rapproche des derniers Hitman, notamment au niveau de l’esthétique de l’interface.

DURÉE DE VIE : La durée de vie du dernier Sniper Ghost Warrior est correcte. 5 cartes, cela peut sembler peu, mais comme dit précédemment, elles sont assez vastes pour qu’on passe largement plus d’une heure dessus, avec une volonté de nous y replonger.

Les développeurs ont en effet insisté sur les défis, ou les primes de cibles secondaires qui ne peuvent s’obtenir durant une première et seule escapade. Vous aurez donc le plaisir de retourner sur chaque carte pour tenter une nouvelle approche, tester votre nouveau fusil récemment débloqué, ou encore partir à la chasse d’une nouvelle proie.

Tout ceci vous tiendra donc en haleine sur un peu moins de 30 heures, ce qui est très correct en vue du prix de lancement du jeu, et comparé à d’autres licences qui n’excèdent pas les 6 heures de jeu durant leur campagne.

INTÉRÊT : Il est étonnant de voir comment les développeurs ont réussis à chaque nouvelle version à bonifier leur titre, que ce soit d’un point de vue technique, en terme de gameplay mais aussi d’immersion.

On voit toutes les précédentes idées recompilées ici dans un écrin très flatteur, et les premières parties nous donnent singulièrement envie de nous fondre dans le décor, et de réussir le tir parfait, magnifié par une petite cinématique à l’issue fatale.

A certains moments, et comme durant quelques phases de son prédécesseur, on a l’impression de voir devant nous l’héritier des Project IGI, où on vous permettait de vous attaquer à votre cible avec une liberté totale.

Mais, il faut l’avouer, ce bon début va au bout d’un moment s’essouffler, et sur les 5 cartes, on finit par être gagné par un sentiment de lassitude vers la fin. Il faut dire que le challenge n’évolue guère, et que seuls les environnements changent. On a donc à un moment l’impression de faire toujours la même chose, alors que pourtant, c’est symptomatique de la plupart des jeux-vidéo.

Le point à blâmer est sans doute l’aspect évolutif de votre personnage, qui gagne très vite de quoi s’équiper de façon convenable. Du coup, on n’a plus le challenge d’en faire plus pour débloquer l’ultime petit bijou, puisque celui qu’on a en main est déjà à un niveau d’excellence.

Ce « Contracts » reste un bon jeu, indéniablement. Mais il pêche là où le trois savait nous captiver avec une évolution plus distillée, un scénario sans doute plus kitch mais donnant la parole à d’autres personnages.

Ici, on tue à la carte, comme chez Hitman, et si vous ressentiez aussi cette même monotonie au bout de quelques niveaux, vous l’expérimenterez sans doute aussi ici.

14.5/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic