[PC]Watch_Dogs

INTRIGUE : Chicago, de nos jours. Cette belle ville cache en réalité des destins funestes, gangrenée par la pègre, les clans et autres personnages belliqueux. C’est pour cela que la ville s’est dotée du CtOS, un système de surveillance avec une IA très développée, permettant d’anticiper les crimes. Aiden Pierce vient de perdre sa nièce dans une tentative de meurtre, et le CtOS n’a rien pu faire à ce sujet. Pire, il est convaincu qu’on lui cache des choses. Hacker dans l’âme, il va utiliser son smartphone et ses connaissances en armes à feu pour faire régner la justice…

GAMEPLAY : Watch_Dogs, c’est la volonté de Ubi Soft de relancer une nouvelle licence, cette fois sous la forme d’un GTA like. Comprendre des phases de conduite et de tirs qui viendront se mêler, le tout dans une ville formidablement bien modélisée.

Mais pour se démarquer des autres, le développeur a souhaité y apporter une petite touche personnelle, avec ce personnage capable de prendre le contrôle de différentes interface dans la ville, en hackant le fameux CtOS.

Donc, en plus des classiques armes que vous collecterez sur votre chemin ou achèterez en boutique, vous aurez une arme, et pas des moindres. Votre smartphone vous permettra de prendre le contrôle de ponts, des feux de signalisation, des bornes, de hacker des caméras ou les smartphones de gens pour leur pomper de l’argent sur leur compte ou récupérer des infos précieuses, ou tout simplement faire un blackout…

Les possibilités sont multiples, et on rajoute qu’il est aussi possible de se créer des gadgets afin de s’aider pour les phases plus tactiques comme les plus brutales.

Car votre personnage peut jouer sur les deux flancs, avec un système de couverture bien conçu, plus un petit côté Desmond Miles quand il s’agit de fuir dans le décor ou sur les toits.

Enfin, la conduite est garantie avec de nombreux modèles, des deux roues aux 38 tonnes en passant par les bateaux, avec des sensations vraiment présentes, même si parfois la physique est un peu exagérée (surtout en moto).

RÉALISATION : C’est superbe, tout simplement. Le titre avait fait jazzé à sa sortie via une version downgradée par rapport à celle dévoilée au public lors de différents salons.

Le titre, sorti en 2014, a maintenant 6 ans, et force le respect. Que ce soit les halos lumineux, les textures fines et la modélisation réaliste des personnages, en passant par la peinture métallisée des voitures, c’est un vrai régal, et Chicago prend vie sous nos yeux.

La ville est grande, belle, et diversifiée. Des quartier financiers à la petite banlieue, en passant par un bout de campagne et les zones défavorisées. La ville grouille de passants, on s’amuse à les bousculer lors d’une course poursuite, pour profiter de superbes animations.

Niveau sonore, comme tout GTA, on a une bande-son éclectique au volant, et pour le reste, de l’orchestral moderne, mettant en valeur les moments de tension ponctuant le jeu.

Et on peut compter sur une excellent doublage français, avec la voix de Jean-Pierre Michaël, qui double aussi un certain Jim Caviezel dans la série « Person Of Interest ». On reconnaît aussi d’autres ténors, comme José Luccioni (la voix officielle de Al Pacino).

DURÉE DE VIE : Bien évidemment, elle est conséquente, car le jeu dispose d’une intrigue principale composée en actes, de missions secondaires, mais aussi d’autres points d’intérêts comme la filature, la neutralisation de cibles, la suppression de gangs, etc.

Viennent ensuite des mini jeux, comme les échecs, les jeux à boire, puis les collectibles.

Ces derniers ont un intérêt, car la plupart vous ouvriront une mission bonus une fois découverts à 100%. De plus, certains ont une vraie ambiance, comme ce tueur en série qu’on traque via les cadavres qu’il laisse un peu partout dans la ville.

Et même si vous avez tout complété, vous pourrez jouer les justiciers, avec des crimes aléatoires à empêcher, en scannant la foule environnante une fois sur place. Ces dernières vous gratifieront d’une réputation, car si vous êtes du côté de la justice, cela n’empêchera pas la police de vous poursuivre, mais les civils vous considérerons comme un sauveur, et vous couvriront. Inversement, si vous vous la jouez trop caïd (en tuant des civils ou des forces de l’ordre) vous n’aurez plus leur bienveillance.

Comptez donc une bonne quarantaine d’heure pour venir à bout de l’intrigue et de la majorité des missions annexes, en sachant que vous aurez toujours quelque chose à y faire.

INTÉRÊT : Vous connaissez « Person Of Interest »? Et bien Watch_Dogs, c’est un peu son adaptation en jeu vidéo, car on retrouve ce personnage justicier, l’action, la technologie avec le hacking et l’intelligence artificielle qui nous domine.

Et sous la forme d’un GTA like, c’est une excellente surprise, où Ubi Soft a mis les moyens pour développer un jeu consistant, sombre, avec de bons personnages, une bonne intrigue, et un gameplay solide.

On ne s’ennuie pas un instant, il y a toujours quelque chose à faire dans ce Chicago, et on se surprend parfois à se promener en voiture ou à pied pour découvrir la complexité de la ville, admirer ses couchers de soleil ou son rendu lors de pluies torrentielles, sans doute les plus belles pluies jamais développées dans un jeu vidéo.

Attention cependant, le jeu est très mature, non pas pour sa violence graphique, mais aussi pour la représentation d’une pègre abjecte, adepte de trafic humain, d’où une nudité parfois dérangeante.

Cela renforce cette noirceur du titre, renforçant une intrigue palpitante, et contrastant avec la beauté du décor.

Bref, « Watch_Dogs » est une petite pépite pour les amateurs du genre, et on apprécie l’effort d’Ubi pour nous livrer un nouveau produit (du moins à l’époque), avec une vraie identité.

La crainte, c’est que le second volet, sorti deux ans après, ne propose plus cette même ambiance et ces mêmes personnages charismatiques.

18/20

JeuxVideo.com

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[PC]The Saboteur

INTRIGUE : Seconde guerre mondiale. Un irlandais fort en gueule se retrouve à Paris, ville occupée par les nazis. Il décide de se rallier à la résistance et de botter quelques culs allemands, le tout à grand renfort de dynamite…

GAMEPLAY : « The Saboteur » est un GTA like, c’est à dire un jeu à la troisième personne dans un monde ouvert, où vous trouverez des missions principales collant à l’intrigue, des missions secondaires, des défis, des courses, des objets à collectionner, etc..

Le tout dans une ambiance très 1940, avec musique en adéquation, véhicules d’époque, et une petite subtilité : votre personnage adore passer du temps sur les toits parisiens, ce qui lui permet de se faufiler discrètement dans le dos des allemands.

Car si vous êtes un as de l’explosion, et un pilote chevronné, vous avez aussi un esprit aiguisé quand il s’agit de tuer discrètement, voire de se déguiser en officier SS pour passer discrètement certains contrôles.

On retrouve un peu d’Assassin’s Creed dans les déplacements urbains, et du Hitman quand il s’agit de se fondre dans la masse. Mais tout cela avec moins de panache, ce qui après tout n’est pas le but premier du jeu.

Et le but premier, c’est de tout faire sauter. On a donc une majorité de missions où il faudra saboter des installations, des bases, des ponts, afin de libérer les zones (avec ce fameux filtre qui fait des merveilles une fois l’opération réussie).

Votre personnage aura aussi accès à des magasins, où il pourra échanger ses points de résistance (une monnaie locale attribuée à chaque bonne action) pour acheter des armes, des munitions, des améliorations.

Vous aurez aussi un système de bonus, où vous aurez aussi quelques avantages comme une meilleure résistance, plus d’emplacement pour des munitions, des armes ou des véhicules spéciaux quand vous remplirez certaines conditions (comme détruire 4 ponts, tuer deux ennemis avec un simple tir, ou collecter tous les véhicules du jeu).

RÉALISATION : Bien évidemment, le jeu est à remettre dans son contexte (son âge avancé), mais il conserve un certain charme. Il impressionne surtout par sa gestion du noir & blanc, procédé ici employé pour vous permettre de vous situer géographiquement par rapport à une zone occupée. En gros si y’a peu de couleurs, c’est que c’est occupé. Si par contre ça vous explose au niveau des couleurs, c’est que la zone est libérée.

Cela implique moins d’ennemis, et plus de chance de voir les renforts capituler.

Le hic, c’est que le N&B colle à merveille au titre, lui donne un cachet atypique, qu’il perd graduellement en fonction de la libération de la France.

Le jeu devient alors plus sommaire, avec des textures très simples, là où la réduction chromatique jouait essentiellement avec les zones d’ombres et les quelques détails de couleur rouge.

DURÉE DE VIE : Plus de 35 heures pour faire le jeu à 100%. Ceci bien évidemment dans le contexte que vous vouliez tout faire à 100%.

Car les missions principales sont peu nombreuses, et assez courtes. Du coup, le jeu se focalise sur quelques missions secondaires, anecdotiques, mais surtout sur des points d’intérêts, qui sont disséminés sur toute la carte, et visibles une fois la carte des lieux achetée. Et là, vous allez en avoir pour votre argent, car ils se comptent par centaine, si ce n’est pas un petit millier.

Ce qui est énorme, et assez redondant, car ce sont toujours les mêmes objectifs à détruire : un général S.S., un tank bien gardé, des tours, etc.

Il faut savoir que vous avez sous vos yeux une représentation très imagée de la France occupée, avec la Normandie, la Lorraine, l’Allemagne, le Centre, tous collés à Paris, divisée en plusieurs zones. Bémol, aucune téléportation ou trajet rapide d’une zone à l’autre, il faut se promener en voiture à chaque fois. Une petite prolongation de la durée de vie pas forcément judicieuse.

A voir si vous ne vous lasserez pas à la longue, d’où l’intérêt de varier les plaisirs.

INTÉRÊT : « The Saboteur » est un très bon GTA like, original de part son contexte, mais aussi pour son rendu visuel. Une belle réussite, ternie par la fermeture prématurée du studio Pandemic.

Ce qui priva le titre de patchs corrigeant quelques bugs frustrants. Un conseil à ce sujet : fuyez comme la peste la version vendue sur Origin, pour foncer direct sur celle de GOG. Cette dernière est exempte de DRM, d’une part, mais surtout elle est dotée d’un patch corrigeant certains bugs et améliorant la stabilité. Avec cette version, le titre prend toute son ampleur.

Carton rouge du coup pour EA, et sa version buguée.

Hormis cela, vous risquez de vite passer sur les missions et perdre un temps fou à vouloir nettoyer la carte. Prudence, car la monotonie pourrait alors pointer le bout de son nez. Mais le charisme des personnages, le fait de buter du nazi en version fun, et autrement que dans un « Wolfenstein », ça fait toujours plaisir.

16/20

JeuxVideo.com

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