[PC]Rime

INTRIGUE : L’intrigue de Rime réside dans le fait de ne rien vous dire au début du jeu. Vous allez vous même découvrir votre histoire, pourquoi vous êtes dans la peau de cet enfant échoué sur cette île, et vos actions, sans le moindre dialogue ou aide visuelle, va vous propulser vers un voyage initiatique…

GAMEPLAY : Rime s’apparente à un jeu de plateformes en 3D, votre avatar déambulant dans un univers assez vaste, à la recherche d’énigmes à résoudre, le tout sans la moindre aide.

C’est sans doute frustrant au début, mais dès qu’on a compris le principe, tout s’enchaîne alors rapidement.

Vos seules actions seront de crier, ce qui aura pour effet d’activer des mécanismes sensibles au bruit, mais aussi d’escalader des parois afin de passer d’un plan à un autre, ou tout simplement tirer des blocs.

La majorité des énigmes ont un lien avec la lumière, l’alignement d’objets, voire le temps s’écoulant après l’activation d’un mécanisme.

RÉALISATION : Que dire, si ce n’est que c’est somptueux. Certes, les graphismes sont loin d’égaler les plus belles productions du genre, mais « Rime » a un style, une âme…

Difficile de ne pas reconnaître plusieurs influences, mais une m’a particulièrement sauté aux yeux, avec Hayao Miyazaki.

Le bestiaire, notamment vers la fin, renvoie directement à l’univers du maître (on pense notamment aux esprits lugubres et gluants et leur masque).

On n’a pas droit aux dernières technologies, aux textures 4K, mais on s’extasie devant tel décor, devant ce ciel étoilé, ou encore ces vestiges d’une civilisation ancienne.

Seul bémol, des chutes de framerate qui viennent parfois ternir le tableau. Rien de méchant, mais on passe d’un titre ultra-fluide à quelques saccades inexpliquées. Rien de bien méchant, cela ne pénalise pas la jouabilité au point de rendre frustrant certaines phases de plateformes.

Côté audio, c’est magnifique, une des plus belles B.O. composée par un jeu vidéo, au même titre que celle de « Ori And The Blind Forest« . Les violons sont à l’honneur, et le compositeur David García Díaz a même invité Lindsay Sterling sur un des titres.

L’O.S.T. est par ailleurs disponible à cette adresse.

DURÉE DE VIE : 8 heures de jeux en prenant largement le temps de visiter les moindres recoins des 5 niveaux composant le titre.

C’est certes peu, mais le titre est pensé pour être une petite aventure, développée par une petite équipe. On peut se pencher sur le développement houleux pour comprendre que le titre aurait pu être différent.

Mais au final, on retient une variété de situations bien pensée (cette poursuite dans le niveau 2), et une envie d’y retourner, pour avoir la globalité des collectibles, ces derniers permettant de mieux cerner l’intrigue (et sont aussi les seuls indices dans ce titre totalement muet).

INTÉRÊT : Attention! Pépite en vue. Donné gracieusement par Epic avec leur politique d’ « un titre gratis par semaine », « Rime » est resté un bout de temps sur mon disque avant que je ne me décide à le lancer.

Dès les premières minutes, on sent le potentiel du titre, mais on a vite fait de rebuter face à un mutisme complet nous décontenançant, ce qui donne droit à de longues errances sur l’île avant de comprendre que certains objets peuvent être collecter, peuvent interagir entre eux, et ainsi nous ouvrir certaines voies…

Il faut donc persévérer, car le jeu en vaut la chandelle.

Il faut se dire que nous sommes face à un titre qui m’a aussi rappelé une référence culte : « Tomb Raider », et surtout les premiers.

Notre avatar s’agrippe aux corniches et saute de l’une à l’autre dans des temples et autres vestiges, résout des énigmes, pousse des cubes et les place correctement.
Si vous aimez Lara Croft, « Rime » risque fort de vous parler.

Mais avant toute chose, il faut bien se dire, et sans trop spoiler, que l’histoire est bien là. Vous allez la découvrir, ou plutôt la deviner au fur et à mesure, au point de vous prendre dans les dents une claque monumentale au chapitre 5, de quoi vous vider de toutes les larmes de votre corps. Le sujet parlant à tout le monde, on se rend compte après coup, et après une recherche sur la toile, que ce final n’a laissé personne de marbre, loin de là.

« Rime », c’est donc un événement marquant, mon jeu de 2019, malgré ces quelques années et le fait que j’aurai pu passer totalement à côté, car un poil éloigné des mes standards. Mais comme « Life is Strange » et « Ori And The Blind Forest« , mes deux précédentes claques sans le moindre frag en vue, « Rime a su me captiver par son harmonie visuelle et auditive, et me balancer en pleine tronche des sentiments qu’on pensait alors réservés à d’autres médias comme les films et les livres.

Et ça, cela ne fait plus d’un titre un jeu vidéo, mais une œuvre d’art.

18.5/20

JeuxVideo.com

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